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Archive pour la catégorie 'Maisons de retraite'

Un dossier unique pour les admissions en maison de retraite

Mercredi 25 avril 2012

actuL’entrée en maison de retraite est souvent compliquée par la nécessité de remplir différents dossiers d’admission pour chaque établissement envisagé. La création d’un dossier unique devrait simplifier ces procédures tant pour les familles que pour le médecin traitant.

Un dossier unique à partir du 1er juin

La recherche d’une place en maison de retraite est souvent ressentie par les familles comme un véritable parcours du combattant. Trouver un établissement correspondant aux critères importants pour la personne âgée et sa famille (médicalisation, emplacement géographique, budget…) est loin d’être simple. Cependant, devoir remplir un dossier d’admission différent pour chaque établissement envisagé ne fait que compliquer la vie des familles à la recherche d’une solution pour leur proche âgé ne pouvant ou ne souhaitant plus rester à domicile.

Pour remédier à ce problème, le gouvernement a finalement mis en place un dossier unique de demande d’admission dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Publié en annexe d’un arrêté et d’un décret le 17 avril 2012 au Journal Officiel, le dossier unique compte sept pages réparties en deux volets :

  • Un volet administratif à remplir par la personne âgée ou par son représentant légal, comprenant des informations sur l’état civil du futur résident et les coordonnées des personnes à contacter suite à la demande d’admission,
  • Un volet médical, renseigné par le médecin traitant de la personne âgée ou par un autre médecin, portant sur l’autonomie de la personne âgée, ses antécédents médicaux, ses traitements actuels, etc. Il permettra notamment au médecin coordonnateur de l’établissement de donner son avis sur la possibilité de l’Ehpad d’accueillir le postulant.

Simplifier les procédures

La mise en place de ce dossier unique vise à simplifier les procédures d’admission en maison de retraite pour la personne âgée et sa famille. « Au cours des débats sur la dépendance, j’ai souvent été interpellée sur le parcours du combattant des familles confrontées à la perte d’autonomie d’un proche. Ce dossier unique soulagera les familles à un moment délicat pour elles », explique la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot-Narquin.

Le dossier unique vise également à diminuer la charge de travail des médecins traitants, qui devaient jusqu’à présent remplir un dossier médical pour chaque établissement dans lequel la personne âgée présentait sa demande d’admission.

La famille et le médecin n’auront plus qu’un seul dossier à remplir. Et il suffira de le photocopier pour le remettre à autant d’établissements que nécessaire, accompagné de différents documents, notamment le dernier avis d’imposition et les justificatifs des pensions. 225 000 admissions par an seraient concernées par cette simplification des procédures.

Le prêt viager, un bon moyen de financer sa retraite ?

Mercredi 25 avril 2012

droitsEn 2007, le Crédit Foncier lançait le « Foncier Réversimmo », un prêt viager permettant d’emprunter des fonds en les garantissant sur son bien immobilier. Cette forme d’hypothèque inversée permet de financer l’accueil en maison de retraite ou l’aménagement de la maison de retraite afin d’assurer un maintien à domicile en toute sécurité.

Emprunter des fonds en hypothéquant un bien

Le prêt viager hypothécaire représente une façon d’emprunter des capitaux en garantissant l’emprunt sur un bien immobilier, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou secondaire, voire d’un bien à usage collectif.

Cette forme de prêt, qui existe depuis longtemps dans les pays anglo-saxons, n’a été rendue possible en France que par la réforme de l’hypothèque survenue en 2006. A la suite de cette réforme, le Crédit Foncier s’est lancé en 2007 et a commencé à proposer un nouveau produit financier : le « Foncier Réversimmo ».

Cette formule a l’avantage de préserver le bien du vivant de l’emprunteur, qui n’a rien à rembourser avant son décès. Les héritiers sont aussi protégés puisque la dette ne peut pas dépasser la valeur du bien. Ainsi, lorsque la banque vend le bien au décès de l’emprunteur, si l’argent obtenu suffit pour couvrir la dette (égale au montant emprunté majoré des intérêts accumulés pendant la période concernée), les héritiers reçoivent les fonds excédants. Si la somme est insuffisante, la banque supporte la différence.

L’emprunteur est-il libre d’utiliser l’argent comme bon lui semble ?

La personne âgée qui bénéficie d’un tel prêt peut continuer à vivre dans son logement et le faire aménager pour l’adapter à la perte d’autonomie, grâce aux fonds qui se sont ainsi libérés. Elle peut choisir de s’installer en maison de retraite et d’utiliser cet argent pour financer son hébergement. L’emprunteur peut librement louer sa maison à un tiers et bénéficier de ces revenus supplémentaires. Il doit cependant s’assurer de préserver la valeur de son bien et donc l’entretenir en « bon père de famille » (en effectuant des travaux d’entretien courant…).

Le prêt viager hypothécaire diffère de la vente en viager par le fait qu’il est réversible. L’emprunteur peut rembourser sa dette à tout moment et ainsi récupérer son bien. S’il décède précocement, ses héritiers auront la possibilité de conserver le bien en remboursant la dette.

Par ailleurs, les fonds reçus par l’emprunteur ne sont pas considérés comme des revenus et n’entrent donc pas dans le calcul des ressources du bénéficiaire, s’il fait une demande d’Aide Sociale à l’Hébergement.

Attention : le taux d’intérêt annuel du prêt viager hypothécaire est cependant élevé : 8,5 % par an. Il ne faut pas non plus oublier les frais de dossier : 4 % du capital versé.

Lorsque hospitalisation à domicile rime avec maison de retraite

Mercredi 25 avril 2012

sante-institutionQui dit hospitalisation à domicile (HAD) dit domicile, pourrait-on logiquement penser. Et pourtant cette pratique se développe de plus en plus dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Une alternative à l’hospitalisation qui rend service aux maisons de retraite et aux résidents.

L’HAD s’invite en établissement

L’hospitalisation d’une personne âgée est toujours vécue comme un traumatisme par cette dernière. Elle perd ses repères et doit s’habituer à un nouveau cadre de vie avant de rentrer chez elle et devoir à nouveau se réadapter. Ce constat est d’autant plus vrai lorsque le lieu de vie de la personne âgée est en maison de retraite. Après avoir changé d’environnement et dû s’adapter à un nouvel endroit avec ses règles propres, la personne âgée se trouve à nouveau déracinée pour intégrer un univers médical souvent oppressant.

Devenir patient dans un établissement hospitalier peut être traumatisant pour le résident déjà fragilisé par la perte d’autonomie qui l’a conduite à vivre en maison de retraite. Les transferts en ambulance, l’arrivée aux urgences, l’attente dans les couloirs, le manque de place dans les services… Autant de situations délétères qu’il est possible d’éviter en recevant des soins directement en maison de retraite.

C’est pourquoi l’Hospitalisation à Domicile (HAD) est devenue une pratique de plus en plus fréquemment adoptée dans les maisons de retraite, dont les locaux sont d’ailleurs déjà adaptés à ce genre de soins.

Lorsque l’hôpital vient au patient…

Plutôt que d’envoyer le résident à l’hôpital, c’est ce dernier qui se rend directement au chevet du patient. L’HAD permet de développer autour de la personne âgée tous les moyens humains et matériels nécessaires à sa prise en charge médicale. Le personnel soignant (infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeute) est étroitement impliqué dans la réussite d’une telle hospitalisation. En cas de manque de disponibilité, le service d’HAD envoie ses propres intervenants (médecins, infirmiers, ergothérapeutes…)

L’HAD permet d’assurer sur place des soins médicaux et paramédicaux continus et coordonnés : analgésie, alimentation artificielle, surveillance post-chirurgicale, antibiothérapie, pansements, prise en charge de la douleur, accompagnement de fin de vie, etc.

C’est le médecin traitant du résident qui choisit entre l’hospitalisation classique et l’HAD en fonction de la situation du patient. Pour que l’HAD soit possible, la maison de retraite doit cependant avoir signé une convention avec l’organisme en charge d’organiser l’hospitalisation à domicile.

La société a également tout à gagner de ce genre d’hospitalisation. Le prix moyen d’une journée d’hospitalisation à domicile s’élève en effet à 196 euros, contre 703 euros dans un centre hospitalier classique, d’après le Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie.

La zoothérapie s’invite à l’hôpital

Lundi 12 mars 2012

chien_et_paQui ne connaît les bienfaits d’un  animal de compagnie pour les enfants, comme pour les adultes ? Les animaux sont aujourd’hui utilisés aussi dans le cadre de thérapies pour les personnes âgées dans les maisons de retraite. A l’hôpital de Lyon, le labrador Eliott aide les patients à faire leurs exercices de rééducation.

Eliott, un chien qui assiste les thérapeutes

Si les animaux font de plus en plus leur apparition dans les maisons de retraite dans le cadre d’animations et moins souvent d’activités thérapeutiques, ils n’ont pas encore conquis les hôpitaux. Sauf à l’hôpital gériatrique des Charpennes à Lyon, qui accueille depuis six moi un charmant labrador de trois ans.

Eliott, destiné à devenir chien d’aveugle, avait peur des camions. Ne pouvant accomplir la mission qui aurait dû être la sienne, le chien s’est reconverti dans l’aide aux malades de l’Unité neuro-vasculaire de la personne âgée (UNV) de l’hôpital des Charpennes.

Accueilli à bras ouverts par le médecin-chef de l’établissement, le professeur Pierre Krolac-Salmon, Eliott participe aux exercices de rééducation des personnes âgées qui ont subi un accident vasculaire cérébral (AVC).

Le labrador assiste l’ergothérapeute et le kinésithérapeute au cours de deux ateliers d’une heure et demie, matin et soir.

La présence du chien permet notamment de motiver les personnes déprimées après un AVC, qui refusaient de participer à la rééducation. Il apaise aussi les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et présentant des troubles de comportement débutants.

Au cours des ateliers de rééducation, le chien aide par exemple une patiente qui a perdu la motricité et a du mal à se repérer dans l’espace. La dame âgée de 79 ans se concentre sur le chien auquel le kinésithérapeute ordonne de se déplacer de droite à gauche pour élargir le champ de vision de la patiente.

La zoothérapie encore peu utilisée en France

La zoothérapie consiste à améliorer la santé physique et mentale de patients grâce à la médiation d’un animal. L’animal le plus souvent utilisé est le chien, pour ses qualités d’obéissance et la facilité d’entraînement de celui-ci.  Mais, on peut également utiliser des chats, des poissons, des animaux de la ferme…

L’animal et la personne qui procède à la médiation doivent avoir suivi une formation spécifique, dispensée notamment par l’Institut français de zoothérapie. La zoothérapie diffère des activités assistées par l’animal (AAA), qui vise à éduquer, divertir ou motiver les personnes. La zoothérapie doit être pratiquée par un professionnel de santé.

Si elle s’installe peu à peu dans certains Ehpad, la zoothérapie reste encore peu pratiquée en France, beaucoup moins qu’au Canada par exemple.

On lui prête de nombreuses vertus. Plusieurs études montrent ainsi qu’elle améliore le bien-être des personnes âgées souffrant de solitude ou de dépression.

Dans le cadre de thérapies de groupe, l’animal favorise les interactions sociales. La sympathie éprouvée par la personne âgée à l’égard de l’animal diminue son stress, l’aide à se sentir aimée et utile. L’animal offre un soutien dans les moments difficiles et aide la personne à communiquer ses émotions.

Des études de plus petite envergure semblent indiquer que la zoothérapie améliore également la qualité de vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés.

L’action sociale de l’Assurance retraite

Dimanche 12 février 2012

L’Assurance retraite (CNAV) propose plusieurs services de prévention visant à faciliter le maintien à domicile de ses affiliés.  Pour faire connaître ces prestations, la caisse de retraite a publié une brochure résumant son offre.

Des services pour prévenir la perte d’autonomie

cnavbienvivre_chezsoiLa CNAV propose des services de prévention personnalisés pour aider les retraités du régime général dont l’autonomie est fragilisée à rester vivre à domicile dans les meilleures conditions possibles.

Les services de la CNAV sont regroupés sous l’appellation générale “Plan d’action personnalisé” (PAP), qui comprend des prestations diverses : aide ménagère, portage des repas, aide à l’aménagement du domicile, ateliers d’information et de conseils…

Le PAP est réservé aux titulaires d’une retraite du régime général à titre principal, âgés d’au moins 55 ans et rencontrant des difficultés dans la vie quotidienne. Le bénéficiaire ne doit pas être éligible à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), ni être hébergée chez un accueillant familial.

Si la demande d’aide est acceptée, la caisse régionale de retraite de la personne âgée envoie une équipe d’évaluation à son domicile, pour donner des conseils et élaborer un plan d’aide personnalisé. Ce plan d’aide, qui peut inclure des aides à domicile, un kit de prévention ou de l’aide à l’habitat, sera ensuite soumis à l’accord de la caisse régionale.

De l’aide au quotidien

Le Plan d’actions personnalisé comprend différentes aides au maintien à domicile :

-          Des aides à domicile : aide ménagère, aide aux courses, portage des repas, garde de nuit…

-          Des services de téléalarme,

-          Un accueil de jour ou un hébergement temporaire,

-          Un accompagnement pour les transports et les sorties,

-          Des aides aux vacances, dans le cadre du programme “Seniors en vacances” de l’Agence nationale pour les chèques-vacances,

-          Des ateliers préventifs : nutrition, mémoire, équilibre, prévention des chutes…

Le plafond annuel des dépenses pouvant être partiellement prises en charge dans le cadre du Plan d’actions personnalisé est fixé à 3000 € par bénéficiaire. Selon les ressources, le bénéficiaire doit s’acquitter d’une participation de 10 à 73 %.

La CNAV propose également une aide au retour à domicile après hospitalisation. Pour assurer le retour à domicile en toute sécurité, le PAP prévoit des services d’aide à domicile, pris en charge dans la limite d’un plafond de dépense de 1 800 €, pour une durée maximale de 3 mois à partir du retour à domicile.

Vivre à domicile en toute sécurité

L’évaluateur envoyé par la caisse de retraite  au domicile du demandeur a également pour rôle de donner des conseils pour la sécurisation du domicile. Il pourra proposer un kit de prévention, rassemblant plusieurs aides techniques.

Pour un forfait de 100 à 300 €, la CNAV prend en charge l’achat et la pose de matériel permettant de sécuriser le domicile : rehausseurs de WC, barres d’appui, kits de balisage lumineux…

L’Assurance retraite propose une aide à l’habitat, dans le cadre de laquelle un professionnel de l’habitat est envoyé au domicile du bénéficiaire pour faire des préconisations d’aménagement. Les travaux recommandés pourront être partiellement pris en charge par la CNAV (accessibilité du logement, aménagement des sanitaires et des toilettes, installation du chauffage central…)

L’Assurance retraite octroie une aide complémentaire dans le cadre du programme “Habiter mieux” lancé par l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH), pour réaliser des travaux de rénovation thermique à la maison.

Pour en savoir plus sur les aides de l’Assurance retraite, consultez la brochure “Bien vivre chez soi” et contactez votre caisse régionale de retraite.