Accueil du Site


Accueil du Blog





Archives

Catégories



Les Ehpad au centre du programme de travail de l’Anesm

8 février 2010

L’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médicosociaux (Anesm) a publié au début de l’année son programme de travail pour 2010. Une bonne partie du programme, qui reprend les grands thèmes déjà abordés en 2009, sera consacrée à la qualité de vie des personnes âgées.

Les Ehpad au centre du programme de travail de l'Anesm - Source de l'image: http://www.789radiosociale.orgL’Anesm : une agence pour développer la culture de bientraitance
Créée par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007, l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médicosociaux (Anesm) a pour objectif de développer une culture de la bientraitance au sein des établissements et services qui accueillent des personnes vulnérables – âgées, handicapées, enfants et adolescents en danger et personnes en situation d’exclusion. Dans ce cadre, l’Anesm publie chaque année des recommandations de bonnes pratiques professionnelles, qui font aujourd’hui référence dans le secteur social et médicosocial.

Un programme axé sur quatre grandes priorités
L’Anesm a présenté en janvier son programme de travail pour l’année 2010. L’Agence a l’intention de poursuivre le travail entamé en 2008 et 2009, années pour lesquelles elle avait retenu 28 thèmes de recommandations, dont 16 ont finalement été publiées, respectant le rythme de 8 recommandations par an prévu par l’Etat. L’Ansem prévoit de publier en 2010 des recommandations dans quatre secteurs principaux :
•    l’éthique et le cadre déontologique
•    l’expression et la participation, c’est-à-dire le partage de l’information dans le secteur de la Protection judiciaire de la jeunesse et de l’Aide sociale à l’enfance
•    Le soutien aux professionnels, ce qui comprend l’évaluation interne dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et dans les services à domicile
•    La qualité de vie dans les Ehpad

Promettre une meilleure qualité de vie aux personnes âgées
Plusieurs recommandations porteront cette année sur les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). En été 2009, l’Ansem a entamé une étude des indicateurs de suivi de la qualité à l’international dans les Ehpad. Un groupe de travail a été chargé de poursuivra cette mission d’évaluation en 2010, afin de publier des recommandations à l’adresse des professionnels du grand âge. L’Ansem prévoit également de publier un document énumérant un ensemble de recommandations sur la qualité de vie des personnes accueillies en Ehpad. Ces recommandations porteront sur la qualité des soins, le maintien de l’identité personnelle et sociale, l’intégration, l’environnement, l’intimité et l’effectivité des droits, ainsi que l’accompagnement en fin de vie. Un programme ambitieux donc pour assurer le bien-être de nos aînés et de toutes les personnes vulnérables.

Haïti : la terrible détresse des personnes âgées

3 février 2010

Haïti, 12 Janvier 2010. Ce jour-là, la terre a tremblé. Le séisme laisse derrière lui le chaos et un désarroi profond pour les habitants de l’île. De nombreux Haïtiens ont perdu des proches ou leur toit. Les medias nous abreuvent des images terribles de la situation que traverse la population. Pourtant, il semble que certaines victimes de cette calamite ont été oubliées. Que sont devenues les personnes âgées de Port-au-Prince? Comment cette population déjà fragile traverse-t-elle l’épreuve du lendemain de la catastrophe?

 Haïti : la terrible détresse des personnes âgées  - Source de l'image: http://s.tf1.frVivre ou survivre ?
Le terrible séisme survenu voici trois semaines est une dure épreuve supplémentaire pour les aînés haïtiens, déjà exposés au quotidien à une réalité de vie difficile. Comme en témoigne Jean Emmanuel, le responsable de l’Asile Communal de la capitale Port-au-Prince, l’aide internationale tarde à arriver et même le personnel de la maison de retraite fait défaut. En proie à la faim et à de graves problèmes d’hygiène, les personnes âgées sont dans une situation plus précaire que jamais, vivant proche des décombres de deux des trois bâtiments que comptait la structure avant la tragédie. Leur  désespoir est immense, il n’y a nulle part ou aller, car les hôpitaux sont détruits ou bien débordent de victimes. Malgré cette situation extrême, aucun représentant légal de la Ville ne s’est déplacé auprès d’eux. La survie de ces citoyens âgés dépend donc en grande partie de l’efficacité des équipes de secours internationales et de l’action des ONG telle que HelpAge, une organisation vouée à l’aide aux personnes âgées en difficultés.

Une existence déjà difficile avant le séisme
Au sud-est d’Haïti, à Jacmel, il n’est pas rare de voir des vieillards s’adonner à la mendicité, toujours aux mêmes endroits, comme s’ils y avaient élu domicile. Ce sont le plus souvent des femmes, et elles espèrent ainsi gagner les quelques gourdes (monnaie locale) qui leur permettront de se procurer de quoi restaurer leur estomac affamé. En interrogeant Régine, 71 ans, ou Sophie, 70 ans, sur leur précaire mode de vie, elles répondent presque fatalement que c’est pour elles le seul moyen de survivre. Aux difficultés financières s’ajoutent les problèmes de santé du grand âge pour bon nombre d’habitants de Port-au-Prince, qui ne dispose d’aucune enveloppe dédiée à ce secteur de population. Les seules aides à espérer proviennent de congrégations religieuses ou d’initiatives isolées. Un homme affaires local distribue ainsi tous les samedis cinq gourdes à chaque mendiante.

Comment en est-on arrivé là?
La situation de dénuement des personnes âgées de Port-au-Prince est le reflet d’un problème d’échelle nationale. La principale allocation pour les aînés provient de la Caisse d’assistance sociale. Son budget est très limité, sa source provenant d’une maigre cotisation d’1% prélevée sur le salaire des fonctionnaires. Le CAS centralise les dossiers, étudiés ensuite par le ministère des Finances. En cas d’acceptation, trois mois d’attente sont encore nécessaires avant de percevoir une première allocation, versée ensuite mensuellement. Rappelons  qu’Haïti est l’Etat le plus pauvre des Amériques. Les demandes d’assistance financière sont nombreuses et les moyens d’y répondre demeurent très limités.  Ces aides insuffisantes sont malgré tout indispensables pour la survie d’un 3ème âge fragilisé par les rigueurs de la vie dans ce pays. Espérons que le mouvement de solidarité internationale pour Haïti engendré par le séisme permette de délivrer rapidement un soutien concret aux aînés en détresse ainsi qu’à l’ensemble de la population de ce pays durement éprouvé.

Faut-il légiférer pour protéger les personnes âgées ?

1 février 2010

Après le terrible assassinat vendredi 29 janvier d’un couple de personnes âgées de l’Oise, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a annoncé la mise en place d’une série de mesures pour renforcer la sécurité des aînés et sanctionner plus sévèrement leurs agresseurs. Mais ces déclarations tonitruantes ouvrent-elles vraiment la voie à un changement de la situation ?

Faut-il légiférer pour protéger les personnes âgées ? - Source de l'image: http://www.cyberpresse.caVers une aggravation des mesures pénales ?
« La protection des quelque sept millions de personnes de plus de 70 ans constitue un véritable défi », estime le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux. Réagissant lors du journal de TF1 au meurtre du couple âgé dans l’Oise, le ministre a proposé trois mesures pour mettre au terme au phénomène des agressions envers les personnes âgées. Premièrement, il est question de mettre en place une opération “tranquillité senior”. Dans le cadre ce dispositif, les aînés se sentant isolés ou menacés pourront s’adresser au commissariat ou à la gendarmerie. Le ministre promet “une vigilance accrue”, avec des rondes dans les quartiers à risque. Deuxièmement, la police sera informée “lorsqu’un délinquant qui a agressé des personnes âgées sera libéré de prison, de manière à ce qu’on connaisse son lieu de résidence.” Enfin, Brice Hortefeux prône une aggravation des peines contre les agresseurs de personnes âgées, car – affirme-t-il – “ce n’est pas la même chose d’agresser ou de cambrioler un quadragénaire ou quelqu’un qui a 85 ans”.

Des propositions sans lendemain ?
De nombreuses communes n’ont pas attendu les recommandations du ministre et elles effectuent déjà des rondes. En outre, peut-on vraiment promettre une “vigilance accrue”, lorsqu’on sait qu’il y aura 10 000 emplois de policiers en moins d’ici 2012 ? Le durcissement des sanctions pénales contre les agresseurs de personnes âgées n’est pas non plus une nouvelle sensationnelle. D’une part, les juges appliquent déjà des circonstances aggravantes lorsque les agressions sont commises à l’égard de personnes vulnérables. D’autre part, “ça n’est pas le ministre de l’Intérieur qui fait la loi, c’est le parlement”, a rappelé la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie à l’antenne d’Europe 1. La garde des Sceaux estime qu’une modification de la loi n’est pas une bonne solution, car “aujourd’hui 40% des incriminations qui existent en matière pénale ne sont jamais utilisées par le juge, qui s’appuie sur des textes plus généraux pour rendre son jugement.” Les propositions du ministre Hortefeux risquent donc bien de rester sans lendemain.

LCS, la gérontechnologie qui veille sur les malades d’Alzheimer

1 février 2010

Un système innovant de gérontechnologie a été lancé par la société Link Care Services (LCS). Il s’agit d’un dispositif de vidéosurveillance et d’assistance développé spécialement pour les personnes atteintes d’Alzheimer. Plébiscité par le jury du prix “Technologie-Autonomie” du groupe Malakoff Médéric, ce nouveau système sécurise discrètement les malades désorientés tout en accordant un répit salutaire à leurs aidants. Le lancement du service LCS constitue un progrès supplémentaire dans le développement des gérontechnologies spécifiquement adaptées aux besoins des malades d’Alzheimer.

 LCS, la gérontechnologie qui veille sur les malades d'Alzheimer  - Source de l'image: http://www.linkcareservices.com/Un système de surveillance efficace et discret

Le dispositif de Link Care Services est un système de vigilance mis au point avec l’aide de professionnels tels que des gériatres et des ergothérapeutes.
La surveillance de la personne atteinte d’Alzheimer s’effectue au moyen d’un système de capteurs discrets disposés dans les principales pièces de vie du malade d’Alzheimer (excepté WC et salle de bain). Le dispositif veille en permanence sur le malade grâce à un système informatique révolutionnaire conçu pour analyser les comportements et identifier les situations dangereuses telles qu’une chute ou une immobilité prolongée.  Ce n’est qu’en cas d’urgence détectée par l’ordinateur que l’équipe du centre de contrôle de LCS visionne les images captées afin d’évaluer la situation et alerter si nécessaire les secours et l’aidant.

Un répit salutaire pour les aidants des malades d’Alzheimer

A domicile comme en maison de retraite, le système de LCS a pour avantage de prendre la relève des aidants ou du personnel d’accompagnement désirant se reposer, sortir et surtout souffler un peu! Disponible 24 heures sur 24, le dispositif de vigilance est activé de façon très simple et les aidants des malades d’Alzheimer peuvent ainsi vaquer à leurs occupations en toute quiétude. C’est un soulagement pour eux de savoir qu’en cas de problème ils seront avertis immédiatement par le centre de contrôle de Link Care Services. Ce répit contribue naturellement à préserver la santé physique et psychique des aidants, ce qui a une influence directe sur le bien-être du patient. Les multiples avantages du système LCS justifient certainement la décision d’attribuer à ses créateurs le grand prix “Technologie-Autonomie”, décerné par groupe Malakoff Médéric aux meilleurs innovations dans le domaine de la gérontechnologie.

Une protéine pour combattre la maladie d’Alzheimer

29 janvier 2010

Les maladies dégénératives touchent une partie importante de la population du grand âge. Elles représentent un véritable défi pour les scientifiques qui cherchent un traitement.  Chaque piste trouvée éveille de nombreux espoirs dans le monde entier. C’est le cas avec la dernière découverte d’une équipe française dirigée par le professeur Etienne-Emile Baulieu, qui a identifié une protéine dont le rôle pourrait être décisif dans la prévention et la lutte contre la maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés.

Une protéine pour combattre la maladie d'Alzheimer - Source de l'image: http://www.24heures.ch/Un espoir dans la recherche thérapeutique sur les démences
On sait aujourd’hui qu’au cours du développement de la maladie d’Alzheimer, des plaques amyloïdes se forment entre les neurones et des agrégats de protéines tau s’accumulent dans les cellules nerveuses. Une équipe de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), dirigée par le professeur Etienne-Emile Baulieu, a décidé d’étudier l’effet d’une autre protéine qui se trouve dans le cerveau sur les peptides « tau », dont le dérèglement est responsable de plusieurs maladies dégénératives. Les chercheurs français ont découvert une interaction entre cette protéine appelée FKBP52 – mise en évidence dès 1992 par le professeur Baulieu – et le peptide problématique, qu’elle détruit, prévenant ainsi son accumulation dans les cellules nerveuses. La portée médicale de la découverte de cette protéine « anti-tau » offre un nouvel espoir aux 25 millions de personnes atteintes d’Alzheimer dans le monde.

Une possibilité d’anticiper l’apparition de la maladie d’Alzheimer ?

Les chercheurs vont à présent tenter de renforcer l’action de la protéine FKBP52 sur le peptide tau. Des expériences seront effectuées sur des animaux génétiquement modifiés pour présenter des symptômes de maladies neurodégénératives. Etant donné que le manque de protéine FKBP52 dans le cerveau serait l’un des facteurs entraînant l’apparition de ces pathologies, les scientifiques veulent élaborer un procédé pour mesurer le taux de cette protéine chez l’homme. En décelant chez leur patient un manque de protéine FKBP52 par une simple de prise de sang, les médecins pourraient identifier très tôt les signes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Le développement d’un traitement médical pour renforcer le taux de protéine FKBP52 permettrait ensuite de prévenir l’apparition de la maladie. Mais il faudra s’armer de patience avant que tout cela se concrétise : le professeur Baulieu prévoit au moins trois années de recherches avant d’aboutir à des progrès significatifs.

Copyright 2008 Cap Retraite © - Mentions légales - Contactez nous - Plan du site - Guide de l'APA - Guide de l'entrée en maison de retraite
Le Blog | Tous les fils RSS | Syndication de contenu Cap Retraite | Ils nous Référencent | Partenariats | Espace Emploi