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16 mai 2012
Quelque 150 000 Français sont atteints de la maladie de Parkinson. Pour mieux connaître cette maladie et trouver du soutien pour eux et pour leurs proches, ils peuvent se tourner vers différentes associations ou vers la Maison départemental des Personnes Handicapées de leur département. Cap Retraite a réuni quelques adresses utiles.
France Parkinson
Association visant à favoriser la recherche, mieux informer sur la maladie, les traitements et les aides, sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics, et soutenir les malades et leurs proches.
37 bis, rue de La Fontaine, 75016 Paris
Tél. : 01 45 20 22 20 Fax : 01 40 50 16 44
www.franceparkinson.fr
Fédération française des groupements de Parkinsoniens (FFGP)
Fédération regroupant une trentaine d’associations et proposant des informations et des conseils aux malades et à leurs familles.
Route de Boulleret
18240 Savigny en Sancerre
Tél. : 0820 222 206
http://parkinson-ffgp.net
La Maison départementale des Personnes Handicapées (MDPH)
Lieu destiné à l’accueil, l’information, le conseil et l’accompagnement des personnes handicapées et de leurs aidants.
Retrouvez les coordonnées de la MDPH de votre département sur le site de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie : www.cnsa.fr
Les différentes associations de soutien aux malades de Parkinson ont des branches locales dans les départements. Voici quelques adresses qui pourront vous être utiles :
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Les associations de soutien aux malades de Parkinson en IDF
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France Parkinson
Association visant à favoriser la recherche, mieux informer sur la maladie, les traitements et les aides, sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics, et soutenir les malades et leurs proches. www.franceparkinson.fr
Paris : Jean Bornet – Paris EST – Tèl. : 09 54 26 97 71 – E-mail : bornetjean@gmail.com
Essonne : Eliane Baucher – Ris Orangis - Tél. : 01 69 06 93 11 – E-mail : ebaucher@live.fr
Seine-et-Marne : Antoine Carretero – Tèl. : 01 60 63 14 56 E-mail : antoine.carretero@orange.fr
Pour trouver l’adresse de l’association dans votre département, consultez la carte interactive du site France Parkinson, en cliquant ici.
Fédération française des groupements de Parkinsoniens (FFGP)
Fédération regroupant une trentaine d’associations et proposant des informations et des conseils aux malades et à leurs familles. http://parkinson-ffgp.net
Val d’Oise : M Pinel – 16, rue Lucien Bossoutrot 95150 Taverny – Tél. : 09 75 85 29 99
Yvelines : Mme Miralles – 70 rue de Neukirchen 78111 Mantes la ville – Tél. : 01 30 92 15 27
Maison Départementale des Personnes Handicapées
Paris : 69 rue de la Victoire 75009 Paris – Tél. : 0 805 800 909
contact@mdph.paris.fr – www.handicap.paris.fr
Seine-et-Marne : 16 rue de l’Aluminium 77176 Savigny-le-Temple – Tél. : 01 64 19 11 40
contact@mdph77.fr – www.mdph77.fr
Retrouvez les coordonnées de la MDPH de votre département sur le site de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie : www.cnsa.fr
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Les associations de soutien aux malades de Parkinson en PACA
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France Parkinson
Association visant à favoriser la recherche, mieux informer sur la maladie, les traitements et les aides, sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics, et soutenir les malades et leurs proches. www.franceparkinson.fr
Bouches-du-Rhône : Mme Havlik Muriel – 13260 Cassis – Tél. : 06 79 49 74 07 – E-mail : muriel.havlik@gmail.com
Vaucluse : M. Floréal Palau – 84000 Avignon – Tél. : 04 90 82 71 54 – E-mail : franceparkinson84@yahoo.fr
Pour trouver l’adresse de l’association dans votre département, consultez la carte interactive du site France Parkinson, en cliquant ici.
Fédération française des groupements de Parkinsoniens (FFGP)
Fédération regroupant une trentaine d’associations et proposant des informations et des conseils aux malades et à leurs familles. http://parkinson-ffgp.net
Hautes Alpes : Mme Bozino Elisabeth - 1, cours Emile Zola – les lucioles A 05000 Gap – Tél. : 04 92 52 46 23
Var : Dr Tork - 157, av de la Moyenne Corniche 83370 Saint Aygulf - Tél. : 04 94 45 02 94
Alpes-Maritimes : M. LAPALUS Le Louisiane – 156 boulevard de Cessole 06100 NICE
Mme BAILET 15 rue de Beaumont 06300 NICE
Tél./Fax : 04 93 56 61 25
Maison Départementale des Personnes Handicapées
Bouches-du-Rhône : 8 rue Ste Barbe – Espace Colbert 13002 Marseille – Tél. : 08 11 46 01 11 – E-mail : eric.schneider@cg13.fr
Vaucluse : 6 boulevard Limbert 84092 Avignon – Tél. : 0 800 800 579 – E-mail : brun-d@cg84.fr
Retrouvez les coordonnées de la MDPH de votre département sur le site de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie : www.cnsa.fr
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Les associations de soutien aux malades de Parkinson en Rhône-Alpes
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France Parkinson
Association visant à favoriser la recherche, mieux informer sur la maladie, les traitements et les aides, sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics, et soutenir les malades et leurs proches. www.franceparkinson.fr
Haute-Savoie : Mme Michèle Grangier – Seynod – Tél. : 04 50 27 82 50 – E-mail grangier.michele@neuf.fr
Rhône : Mme Christiane Gachet – Ecully – Tél. : 01 78 33 54 18 – E-mail : cgachet@numericable.com
Pour trouver l’adresse de l’association dans votre département, consultez la carte interactive du site France Parkinson, en cliquant ici.
Fédération française des groupements de Parkinsoniens (FFGP)
Fédération regroupant une trentaine d’associations et proposant des informations et des conseils aux malades et à leurs familles. http://parkinson-ffgp.net
Ain : Mme Pirard – 8 bis, rue des Crêts 01000 Bourg-en-Bresse – Tél/Fax : 04 74 23 90 45
Roannais : Mme Puravet – Chez Cassins 42310 Sail-les-Bains – Tél. : 04 77 64 16 58
Association des parkinsoniens de la Loire
Association proposant soutien et activités, mais aussi un accueil de jour spécialisé.
4, rue Etienne Mimard 42000 Saint-Etienne
Tél. : 04 77 74 19 56 – agpl2@wanadoo.fr – www.agpls.fr
Maison Départementale des Personnes Handicapées
Savoie : 12, avenue de Chevêne – BP 20123 ,74003 ANNECY CEDEX – Tél. : 04 50 33 22 54
mdph@mdph74.fr – www.mdph74.fr
Rhône : 29-31 cours de la Liberté 69483 Lyon – Tél. : 0 800 869 869
nicole.berliere-merlin@rhone.fr
Retrouvez les coordonnées de la MDPH de votre département sur le site de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie : www.cnsa.fr
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Les associations de soutien aux malades de Parkinson dans le Grand-Ouest
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France Parkinson
Association visant à favoriser la recherche, mieux informer sur la maladie, les traitements et les aides, sensibiliser l’opinion et les pouvoirs publics, et soutenir les malades et leurs proches. www.franceparkinson.fr
Nantes (44) : Mme Anne Bodin – Tél. : 02 53 45 75 95 – francannebodin@gmail.com
Poitiers (86) : M. Raymond Guichard – Tél. : 05 49 45 18 30 – raymguichard@free.fr
Pour trouver l’adresse de l’association dans votre département, consultez la carte interactive du site France Parkinson, en cliquant ici.
Fédération française des groupements de Parkinsoniens (FFGP)
Fédération regroupant une trentaine d’associations et proposant des informations et des conseils aux malades et à leurs familles. http://parkinson-ffgp.net
Eure : Mme Nazon – 12 ter rue de Conches 27180 Arnières-sur-Iton – Tél : 02 32 37 21 86
Maine-et-Loire : M. ROBERT – 20 rue Géricault 49000 Angers – Tél. : 02 41 47 53 70
Maison Départementale des Personnes Handicapées
Loire-Atlantique : 4, rue Louis Barthou 44000 Nantes – Tél. : 02 28 09 40 50
accueil.mdph@loire-atlantique.fr
Calvados : 17 rue du 11 novembre 14000 Caen – Tél. : 0 800 100 522 – mdph@cg14.fr
Retrouvez les coordonnées de la MDPH de votre département sur le site de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie : www.cnsa.fr
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15 mai 2012
L’Inserm a récemment procédé à une étude sur les prescriptions de traitements aux personnes âgées dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette analyse effectuée à partir des données de remboursement de l’Assurance maladie met à jour un trop grand nombre de prescriptions potentiellement inappropriées, pouvant présenter un danger pour la personne âgée.
Le bon usage des médicaments en question
Passé un certain âge, le corps réagit différemment aux médicaments. Les changements physiologiques entraînent notamment une modification de l’absorption et de l’excrétion des molécules contenues dans les médicaments. Ces changements, doublés de la présence de pathologies multiples, rendent les aînés plus vulnérables à certains traitements. Il est donc important de tenir compte de ces modifications au moment de la prescription d’un traitement.
On constate cependant que les aînés consomment beaucoup de médicaments, du fait de leur état de santé dégradé. En France, les personnes de 60 ans et plus reçoivent en moyenne 5 molécules différentes par jour, ce qui peut entraîner des situations à risque.
Ainsi, quelque 3,6 % des hospitalisations sont liées à un mauvais usage des médicaments, dans l’ensemble de la population et plus encore chez les patients âgés.
Face à cette situation, la Haute Autorité de Santé a mis en place en 2006 un programme d’amélioration des prescriptions chez le sujet âgé. Ce programme vise à diminuer les risques, favoriser le bon respect des traitements et éviter les prescriptions inutiles.
Une étude sur les prescriptions potentiellement inadaptées
Des chercheurs de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) ont décidé d’évaluer les pratiques de prescription de médicaments aux personnes âgées et l’efficacité de la prévention. Ils ont ainsi analysés les données de remboursement de l’Assurance maladie en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour les personnes âgées de 70 ans et plus.
Les chercheurs se sont concentrés sur les classes de médicaments pouvant présenter un danger potentiel pour les patients âgés : les psychotropes, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les anti-vitamines K et les antiagrégants plaquettaires. Ils ont cherché les situations à risque, telles que l’excès de traitements, les prescriptions inadaptées ou l’absence de coprescriptions nécessaires avec certains traitements.
Plusieurs situations à risque décelées
Les chercheurs ont constaté un mésusage fréquent des médicaments chez les personnes âgées. A titre d’exemple, ils ont noté que près de 12 % des ordonnances prescrivaient des traitements au long cours par anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). Or ces molécules peuvent provoquer des hémorragies digestives surtout chez les personnes de 65 ans et plus. Ces traitements doivent donc être ponctuels pour soulager les douleurs et toujours accompagnés de la prescription d’un protecteur gastrique, lequel est absent dans 28 % des ordonnances.
Autre prescription inappropriée : les benzodiazépines prescrites dans 21,5 % des ordonnances pour l’anxiété et la dépression. Or cette molécule à demi-vie longue est plus lente à s’éliminer et s’accumule davantage dans l’organisme avec l’âge, entraînant ainsi un risque accru de chute chez la personne âgée, avec des conséquences souvent graves.
En conclusion, les chercheurs constatent que les prescriptions potentiellement inadaptées augmentent particulièrement avec l’âge et sont plus élevées chez les femmes et les personnes souffrant d’affection de longue durée.
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25 avril 2012
L’entrée en maison de retraite est souvent compliquée par la nécessité de remplir différents dossiers d’admission pour chaque établissement envisagé. La création d’un dossier unique devrait simplifier ces procédures tant pour les familles que pour le médecin traitant.
Un dossier unique à partir du 1er juin
La recherche d’une place en maison de retraite est souvent ressentie par les familles comme un véritable parcours du combattant. Trouver un établissement correspondant aux critères importants pour la personne âgée et sa famille (médicalisation, emplacement géographique, budget…) est loin d’être simple. Cependant, devoir remplir un dossier d’admission différent pour chaque établissement envisagé ne fait que compliquer la vie des familles à la recherche d’une solution pour leur proche âgé ne pouvant ou ne souhaitant plus rester à domicile.
Pour remédier à ce problème, le gouvernement a finalement mis en place un dossier unique de demande d’admission dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).
Publié en annexe d’un arrêté et d’un décret le 17 avril 2012 au Journal Officiel, le dossier unique compte sept pages réparties en deux volets :
- Un volet administratif à remplir par la personne âgée ou par son représentant légal, comprenant des informations sur l’état civil du futur résident et les coordonnées des personnes à contacter suite à la demande d’admission,
- Un volet médical, renseigné par le médecin traitant de la personne âgée ou par un autre médecin, portant sur l’autonomie de la personne âgée, ses antécédents médicaux, ses traitements actuels, etc. Il permettra notamment au médecin coordonnateur de l’établissement de donner son avis sur la possibilité de l’Ehpad d’accueillir le postulant.
Simplifier les procédures
La mise en place de ce dossier unique vise à simplifier les procédures d’admission en maison de retraite pour la personne âgée et sa famille. « Au cours des débats sur la dépendance, j’ai souvent été interpellée sur le parcours du combattant des familles confrontées à la perte d’autonomie d’un proche. Ce dossier unique soulagera les familles à un moment délicat pour elles », explique la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot-Narquin.
Le dossier unique vise également à diminuer la charge de travail des médecins traitants, qui devaient jusqu’à présent remplir un dossier médical pour chaque établissement dans lequel la personne âgée présentait sa demande d’admission.
La famille et le médecin n’auront plus qu’un seul dossier à remplir. Et il suffira de le photocopier pour le remettre à autant d’établissements que nécessaire, accompagné de différents documents, notamment le dernier avis d’imposition et les justificatifs des pensions. 225 000 admissions par an seraient concernées par cette simplification des procédures.
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25 avril 2012
En 2007, le Crédit Foncier lançait le « Foncier Réversimmo », un prêt viager permettant d’emprunter des fonds en les garantissant sur son bien immobilier. Cette forme d’hypothèque inversée permet de financer l’accueil en maison de retraite ou l’aménagement de la maison de retraite afin d’assurer un maintien à domicile en toute sécurité.
Emprunter des fonds en hypothéquant un bien
Le prêt viager hypothécaire représente une façon d’emprunter des capitaux en garantissant l’emprunt sur un bien immobilier, qu’il s’agisse d’une résidence principale ou secondaire, voire d’un bien à usage collectif.
Cette forme de prêt, qui existe depuis longtemps dans les pays anglo-saxons, n’a été rendue possible en France que par la réforme de l’hypothèque survenue en 2006. A la suite de cette réforme, le Crédit Foncier s’est lancé en 2007 et a commencé à proposer un nouveau produit financier : le « Foncier Réversimmo ».
Cette formule a l’avantage de préserver le bien du vivant de l’emprunteur, qui n’a rien à rembourser avant son décès. Les héritiers sont aussi protégés puisque la dette ne peut pas dépasser la valeur du bien. Ainsi, lorsque la banque vend le bien au décès de l’emprunteur, si l’argent obtenu suffit pour couvrir la dette (égale au montant emprunté majoré des intérêts accumulés pendant la période concernée), les héritiers reçoivent les fonds excédants. Si la somme est insuffisante, la banque supporte la différence.
L’emprunteur est-il libre d’utiliser l’argent comme bon lui semble ?
La personne âgée qui bénéficie d’un tel prêt peut continuer à vivre dans son logement et le faire aménager pour l’adapter à la perte d’autonomie, grâce aux fonds qui se sont ainsi libérés. Elle peut choisir de s’installer en maison de retraite et d’utiliser cet argent pour financer son hébergement. L’emprunteur peut librement louer sa maison à un tiers et bénéficier de ces revenus supplémentaires. Il doit cependant s’assurer de préserver la valeur de son bien et donc l’entretenir en « bon père de famille » (en effectuant des travaux d’entretien courant…).
Le prêt viager hypothécaire diffère de la vente en viager par le fait qu’il est réversible. L’emprunteur peut rembourser sa dette à tout moment et ainsi récupérer son bien. S’il décède précocement, ses héritiers auront la possibilité de conserver le bien en remboursant la dette.
Par ailleurs, les fonds reçus par l’emprunteur ne sont pas considérés comme des revenus et n’entrent donc pas dans le calcul des ressources du bénéficiaire, s’il fait une demande d’Aide Sociale à l’Hébergement.
Attention : le taux d’intérêt annuel du prêt viager hypothécaire est cependant élevé : 8,5 % par an. Il ne faut pas non plus oublier les frais de dossier : 4 % du capital versé.
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25 avril 2012
Qui dit hospitalisation à domicile (HAD) dit domicile, pourrait-on logiquement penser. Et pourtant cette pratique se développe de plus en plus dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Une alternative à l’hospitalisation qui rend service aux maisons de retraite et aux résidents.
L’HAD s’invite en établissement
L’hospitalisation d’une personne âgée est toujours vécue comme un traumatisme par cette dernière. Elle perd ses repères et doit s’habituer à un nouveau cadre de vie avant de rentrer chez elle et devoir à nouveau se réadapter. Ce constat est d’autant plus vrai lorsque le lieu de vie de la personne âgée est en maison de retraite. Après avoir changé d’environnement et dû s’adapter à un nouvel endroit avec ses règles propres, la personne âgée se trouve à nouveau déracinée pour intégrer un univers médical souvent oppressant.
Devenir patient dans un établissement hospitalier peut être traumatisant pour le résident déjà fragilisé par la perte d’autonomie qui l’a conduite à vivre en maison de retraite. Les transferts en ambulance, l’arrivée aux urgences, l’attente dans les couloirs, le manque de place dans les services… Autant de situations délétères qu’il est possible d’éviter en recevant des soins directement en maison de retraite.
C’est pourquoi l’Hospitalisation à Domicile (HAD) est devenue une pratique de plus en plus fréquemment adoptée dans les maisons de retraite, dont les locaux sont d’ailleurs déjà adaptés à ce genre de soins.
Lorsque l’hôpital vient au patient…
Plutôt que d’envoyer le résident à l’hôpital, c’est ce dernier qui se rend directement au chevet du patient. L’HAD permet de développer autour de la personne âgée tous les moyens humains et matériels nécessaires à sa prise en charge médicale. Le personnel soignant (infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeute) est étroitement impliqué dans la réussite d’une telle hospitalisation. En cas de manque de disponibilité, le service d’HAD envoie ses propres intervenants (médecins, infirmiers, ergothérapeutes…)
L’HAD permet d’assurer sur place des soins médicaux et paramédicaux continus et coordonnés : analgésie, alimentation artificielle, surveillance post-chirurgicale, antibiothérapie, pansements, prise en charge de la douleur, accompagnement de fin de vie, etc.
C’est le médecin traitant du résident qui choisit entre l’hospitalisation classique et l’HAD en fonction de la situation du patient. Pour que l’HAD soit possible, la maison de retraite doit cependant avoir signé une convention avec l’organisme en charge d’organiser l’hospitalisation à domicile.
La société a également tout à gagner de ce genre d’hospitalisation. Le prix moyen d’une journée d’hospitalisation à domicile s’élève en effet à 196 euros, contre 703 euros dans un centre hospitalier classique, d’après le Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie.
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