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Archive pour la catégorie 'Dépendance'
Mercredi 18 janvier 2012
Interlocutrice privilégiée du patient âgé et de sa famille, l’assistante sociale à l’hôpital a plusieurs missions : écoute, soutien, information, évaluation… Son aide est précieuse pour élaborer le plan de sortie de la personne âgée.
Une mission d’écoute et d’information
L’assistante sociale à l’hôpital intervient à la demande du patient, de son entourage ou de l’équipe soignante de l’établissement. Elle est là pour conseiller, orienter et soutenir le patient et sa famille, et si besoin, intervenir auprès de l’équipe soignante à laquelle elle peut exposer leur situation particulière.
L’assistante sociale est à l’écoute du patient et de sa famille pour déterminer avec eux quelles sont les possibilités qui s’offrent à la personne âgée lors de la sortie d’hôpital : maintien à domicile, accueil dans une structure d’hébergement temporaire ou permanent… La famille, accompagnée par l’assistante sociale, est amenée à prendre conscience de ses ressources et de ses limites.
Quel que soit le choix de la famille, l’assistante sociale est là pour l’informer et l’aider à faire valoir les droits du patient âgé. De nombreuses familles ne connaissent pas leurs droits sociaux et ne savent pas où s’adresser. L’assistante sociale informe la famille sur les aides dont peut bénéficier le patient et l’aide à monter les dossiers de demande.
Organiser le maintien à domicile
L’assistante sociale conduit des évaluations au début et à la fin de l’hospitalisation. Elle va ainsi déterminer quels matériels seront nécessaires pour permettre le maintien à domicile en toute sécurité : faut-il un lit médicalisé ? Le domicile a-t-il besoin d’être aménagé ? L’assistante sociale informe alors la famille sur les aides à l’aménagement du logement.
Elle évalue également l’autonomie et le besoin en aides humaines. L’assistante sociale aide la famille à élaborer un plan d’aide pour faciliter le retour à domicile.
Elle assiste alors la famille dans la mise en place d’un réseau d’intervenants en contactant les organismes de services à la personne ou d’hospitalisation à domicile, lorsque la continuité des soins doit être assurée.
Et bien sûr pour permettre au patient âgé de bénéficier de toutes les prestations dont il a besoin, l’assistante sociale renseigne la famille sur les aides au retour à domicile après hospitalisation (servies par les caisses de retraite), l’Allocation Personnalisée d’Autonomie ou l’aide sociale légale (du Conseil général), la téléalarme et le portage des repas (souvent organisé par les Conseil communal d’action sociale CCAS du lieu de résidence).
Envisager un accueil en établissement
L’assistante sociale aide la famille à évaluer quand le retour à domicile n’est plus possible ou trop compliqué et coûteux pour les aidants sur le plan humain. Elle donne alors les informations nécessaires sur les différents types d’accueil possibles en fonction de l’autonomie du patient, évaluée par l’équipe soignante. Elle informe la famille sur la tarification et les aides financières (aide au logement et/ou aide sociale à l’hébergement). Elle peut également aider la famille dans sa recherche d’une place en maison de retraite.
Cap Retraite accompagne de nombreuses assistantes sociales à la recherche d’un établissement répondant aux besoins de patients âgés dont l’hospitalisation se termine. Ces situations sont souvent délicates et les conseillers Cap Retraite savent être à l’écoute et trouver les solutions les plus adaptées.
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Dimanche 15 janvier 2012
Pour une personne âgée qui entre en maison de retraite, vendre sa maison est un pas difficile à réaliser. Lorsque cette vente devient nécessaire, la décision peut prendre plusieurs mois ou années. Pour ne pas pénaliser les personnes âgées qui ont du mal à se séparer de leur maison et de tout ce qu’elle incarne, la loi de Finance 2012 a été amendée de façon à les exonérer des taxations sur la plus-value.
L’ancien logement exonéré de la taxation des plus-values
Dans une dizaine de jours, les nouvelles règles de taxation des plus-values immobilières entreront en vigueur. Le nouveau dispositif introduit dans le cadre de la Loi de finance 2012 alourdit la taxation pour les particuliers qui vendent une résidence secondaire.
En effet, les gains réalisés lors de la cession à titre onéreux d’un bien immobilier (vente, échange…), autre que la résidence principale, sont taxés au titre des plus-values. Cette taxation va être sensiblement alourdie à partir du 1er fevrier 2012 : il faudra attendre 30 ans, au lieu de 15 pour être exonéré de la taxe.
Un amendement assouplissant ces règles a cependant été adopté pour les personnes âgées ou handicapées. Sont concernées les personnes résidant dans un établissement d’hébergement (Ehpad, foyers d’accueil spécialisés…) et qui cèdent leur ancienne résidence principale.
L’ancien logement de la personne âgée devrait théoriquement être considéré comme une résidence secondaire et être sujet aux nouvelles taxations en vigueur. Mais grâce à cet amendement, il reste considéré comme une résidence principale sous certaines conditions.
Les conditions de l’exonération
Pour bénéficier de cette exonération de la taxation des plus-values, plusieurs conditions doivent être remplies :
- la personne âgée ou handicapée doit résider dans un établissement social ou médico-social, tel qu’il est défini par le Code de l’action sociale et des familles (Art. L 312-1 6e et 7e alinéas),
- la cession de la maison doit survenir dans les deux ans à partir de l’entrée dans l’établissement d’hébergement,
- le logement ne doit pas avoir été occupé depuis qu’il a été quitté par la personne âgée ou handicapée,
- le cédant doit avoir des revenus inférieurs à certains plafonds.
Ainsi, la situation financière de la personne âgée ou handicapée doit répondre à des critères précis :
- la personne ne doit pas être redevable de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune), c’est-à-dire qu’elle doit détenir un patrimoine net inférieur à 1 300 000 € (à partir du 1er janvier 2011),
- son revenu fiscal de référence ne doit pas excéder la limite permettant de bénéficier des abattements d’impôts locaux, soit 23 572 € pour la première part de quotient familial de 2011 et 2012.
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Mercredi 11 janvier 2012
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Plusieurs associations se sont données pour objectif d’aider les particuliers dans leurs démarches d’amélioration de leur habitat. Evaluation des besoins, projet de travaux, aide à la constitution de dossier de demande d’aides financières… Autant de services que ces organismes octroient gratuitement.
L’amélioration des conditions d’habitation des particuliers fait partie des préoccupations des pouvoirs publics. Des aides nationales sont ainsi disponibles pour lutter contre l’insalubrité des logements, mais aussi pour permettre aux personnes handicapées ou en perte d’autonomie de vivre en toute sécurité dans leur domicile.
Les conditions d’attribution de ces aides sont toutefois complexes. Des associations ont été créées pour aider les particuliers à s’y retrouver dans ces démarches administratives. Ces organismes connaissent par ailleurs toutes les sources de financement : assurance retraite, aides locales, etc.
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Les principales associations
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Le PACT-ARIM
Le PACT-ARIM est un réseau associatif national au service des personnes et de leur habitat, regroupant nos 145 associations et organismes PACT locaux. Son but est d’accompagner les particuliers sur le terrain dans la réalisation de leurs projets Habitat.
www.pact-habitat.org
L’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL)
L’ANIL, qui réunie des associations départementales, les ADIL, offre gratuitement aux particuliers un conseil complet sur les aspects juridiques, financiers et fiscaux liés au logement.
www.anil.org
La Fédération nationale d’habitat et développement (H&D)
L’H&D est un est au service de l’amélioration de l’habitat et des conditions de vie. Il participe notamment à la production d’une offre locative à loyers maîtrisés, au maintien à domicile des personnes âgées et à la lutte contre l’habitat indigne.
www.habitat-developpement.tm.fr
Toutes ces associations ont des branches départementales. Retrouvez ci-dessous les principales adresses dans votre région.
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Les associations d’aide à l’amélioration de l’habitat en Ile-de-France
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PACT-ARIM
Union Régionale PACT Ile de France : 3 rue Jules César – 75012 PARIS
Tél. : 01 40 01 06 72 – contact@urpactidf.org – www.urpactidf.org
PACT Paris : 29, rue Tronchet 75008 PARIS
Tél. : 01 42 66 35 98 – info@pact75.org – www.pact75.org
PACT Hauts de Seine : 27-31 rue d’Arras 92741 NANTERRE CEDEX
Tél. : 01 55 17 19 60 – contact@pact-hauts-de-seine.org – www.pact-hauts-de-seine.org
Plus d’associations : voir la carte interactive.
L’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL)
ADIL DE PARIS : 46 bis, boulevard Edgar Quinet 75014 PARIS
Tél. : 01 42 79 50 50 – www.adil75.org – contact@adil75.org
ADIL DE SEINE-ET-MARNE : 52, rue de l’Abreuvoir 77100 MEAUX
Tél. : 08 20 16 77 7 – www.adil77.org – info@adil77.org
ADIL DU VAL-D’OISE : 13, boulevard de l’Hautil 95092 CERGY CEDEX
Tél. : 08 20 16 95 95 – www.adil95.org – secretariat@adil95.org
Plus d’associations : voir la carte interactive.
La Fédération nationale d’habitat et développement (H&D)
H&D Ile-de-France : Le Mozart 39 – 41 rue Paul Claudel 91000 EVRY
Tél. : 01 69 13 04 92 – www.hd-idf.fr – contact@hd-idf.fr
HD Paris 13e : 54 Rue du Moulin de la Pointe 75013 PARIS
Tél. : 01 69 13 04 92 – contact@hd-idf.fr
Plus d’associations : voir la carte interactive.
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Les associations d’aide à l’amélioration de l’habitat en PACA
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PACT-ARIM
Union Régionale PACT PACA : L’Estello – 1 chemin des Grives – 13013 MARSEILLE
Tél. : 04 91 11 63 10 – pact-arim13@pact-arim13.org
PACT Alpes de Haute Provence : 15 Allée des Fontainiers 04000 DIGNE LES BAINS
Tél. : 04 92 36 11 35 – digne@pact04.org
PACT Bouches du Rhône : BP 69- L’Estello, 1, Chemin de Grives 13013 MARSEILLE
Tél. : 04 91 11 63 10 – contact@pact13.fr
Plus d’associations : voir la carte interactive.
L’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL)
ADIL DES ALPES-MARITIMES : 5, rue du Congrès 06000 NICE
Tél. : 04 93 98 77 57 – www.adil06.org
ADIL DES BOUCHES-DU-RHÔNE : 7, cours Jean Ballard CS 10117 13231 MARSEILLE CEDEX 1
Tél. : 04 96 11 12 00 – www.adil13.org
ADIL DU VAUCLUSE : 2, rue Saint-Etienne Place Campana 84000 AVIGNON
Tél. : 04 90 16 34 34
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La Fédération nationale d’habitat et développement (H&D)
H&D Vaucluse : Place du Marché 84510 Caumont sur Durance
Tél. : 04 90 23 12 12 – hd84@orange-business.fr – www.hd84.com
H&D Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse (ADRIM) : 38, Bvd de Strasbourg 13003 MARSEILLE
Tél. 04 91 50 18 68 – hd13@adrim.fr
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Les associations d’aide à l’amélioration de l’habitat en Rhône-Alpes
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PACT-ARIM
Union Régionale PACT Rhône Alpes : 87, Avenue du Maréchal de Saxe – 69003 LYON
Tél. : 04 72 84 62 84 – urpact@pact-rhone-alpes.org – www.pact-rhone-alpes.org
PACT Ain : 11, rue Brillat Savarin 01000 BOURG EN BRESSE
Tél. : 04 74 21 02 01 – accueil@pact01.fr – http://pact01.adalogis.fr/
ARIM du Rhône : 51, Av Jean Jaures – BP 7114 69007 LYON cedex 07
Tél. : 04 37 28 70 23 – caissou@pact-habitat.org – http://pact69.adalogis.fr/
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L’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL)
ADIL DE L’AIN : 34, rue du Général Delestraint 01000 BOURG-EN-BRESSE
Tél. : 04 74 21 82 77 – adil.01@wanadoo.fr
ADIL DU RHÔNE : 9, rue Vauban 69006 LYON
Tél. : 04 78 52 84 84 – www.adil69.org – contact-adil69@orange.fr
ADIL DE L’ISÈRE : 2, boulevard du Maréchal Joffre 38000 GRENOBLE
Tél. : 04 76 53 37 30 – www.adil38.org – contacts@adil-isere.com
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La Fédération nationale d’habitat et développement (H&D)
PACT H&D Ardèche : 6 cours du Palais BP 409 07004 Privas cedex
Tél. 04.75.66.13.80 – cal-07@wanadoo.fr – www.logement07.fr
H&D Rhône : 24 Chemin des Verrières 69260 CHARBONNIERES LES BAINS
Tél. 09.61.05.00.02 – contact@hdrhone.fr – www.hdrhone.fr
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Les associations d’aide à l’amélioration de l’habitat dans le Grand Ouest
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PACT-ARIM
Union Régionale PACT Basse Normandie : 8, Boulevard du Gal Weygand 14053 CAEN CEDEX 4
Tél. : 02 31 86 70 50 – contact@pactarim.fr
Union Régionale PACT Bretagne : 22 Rue Poullain Duparc 35000 RENNES
Tél. : 02 99 79 51 32 – urpact.bretagne@orange.fr
Union Régionale PACT Pays de la Loire : BP. 58729 – 33, rue Lamoricière 44187 NANTES CEDEX 4
Tél. : 02 40 44 99 – ur-pdl.pact-arim@centrehabitat44.org
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L’Agence nationale pour l’information sur le logement (ANIL)
ADIL DE LA VIENNE : 60 boulevard du Grand Cerf Espace Toumaï – 1er étage 86000 POITIERS
Tél. : 05 49 88 31 93 – www.adil86.com – administration@adil86.com
ADIL DES DEUX-SÈVRES : 28, rue du Bas Paradis 79000 NIORT
Tél. : 05 49 28 08 08 – www.adil79.org – adil79@wanadoo.fr
ADIL DE LA GIRONDE : 105, avenue Emile Counord 33300 BORDEAUX
Tél. : 05 57 10 09 10 – www.adil33.org – adil33@wanadoo.fr
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La Fédération nationale d’habitat et développement (H&D)
H&D du Morbihan : 8, Avenue Borgnis Desbordes BP 181 56005 Vannes cedex
Tél. : 02 97 40 22 88 – bcourtin@chdpactarim56.fr – www.chdpactarim56.fr
H&D Vienne (Vienne Habitat) : 17, rue Carnot 86000 Poitiers
Tél. : 05 49 61 61 86 – contact@vienne-habitat.asso.fr – www.vienne-habitat.asso.fr
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Mardi 13 décembre 2011
Encore insuffisamment prise en charge par la sécurité sociale, la santé bucco-dentaire est pourtant un facteur important pour l’état de santé général et la qualité de vie de la personne âgée. Face à cette constatation, plusieurs expériences ont été tentées dans différents Ehpad pour améliorer l’état bucco-dentaire des résidents.
Les maladies parodontales responsables de bien des maux
Jusqu’à présent souvent oublié, l’état sanitaire des dents s’avère pourtant faire partie des facteurs agissant sur la dégradation de l’état de santé général et de la qualité de vie des personnes âgées. Plusieurs études ont mis en avant les effets délétères de l’état parodontal sur différentes maladies présentes au grand âge.
Ainsi, la plaque dentaire et les prothèses représentent des réservoirs pour les bactéries pathogènes respiratoires. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire augmentant ainsi les affections respiratoires et pulmonaires. De même, l’état parodontal augmente 1,5 à 3 fois les risques de maladies cardio-vasculaires. Les caries quant à elles multiplient les risques de maladies rénales. En outre, les abcès cérébraux et les AVC peuvent être dus à un mauvais état de santé bucco-dentaire.
Et bien sûr, une mauvaise dentition et les douleurs qui accompagnent les maladies parodontales peuvent être à l’origine de troubles de la mastication et de l’alimentation en général, risquant d’entraîner chez la personne âgée la malnutrition et les troubles qui vont avec : chutes, escarres, etc.
Des initiatives bienvenues pour améliorer la santé bucco-dentaire en Ehpad
Face au véritable enjeu de santé publique que représente la prise en charge bucco-dentaire en établissement, des associations de dentistes et plusieurs Ehpad ont lancé des projets visant à améliorer la santé bucco-dentaire des personnes âgées accueillies.
Ainsi, l’UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire) a lancé une expérimentation sous la forme d’un Buccobus, aménagé en cabinet dentaire, et d’une mallette pour les chirurgiens dentistes intervenant en Ehpad. Le Buccobus, a permis d’améliorer la prise en charge bucco-dentaire des résidents de 12 Ehpad de la région parisienne.
L’UFSD a également signé des partenariats avec des Ehpad d’autres départements (d’abord en Isère en 2008, puis dans 13 établissements du Nord) dans le but de sensibiliser et former les chirurgiens-dentistes intervenant auprès des résidents et des personnels des Ehpad, mais aussi d’améliorer la prise en charge et la réalisation des soins.
Face à la demande de plusieurs Ehpad, la Mutualité de Bourgogne a mis en place un projet visant à former les professionnels soignants et médicaux des établissements et à permettre l’évaluation systématique de l’état buccodentaire des résidents et l’amélioration de l’hygiène buccodentaire quotidienne.
Soutenues par des associations, les mutuelles et les conseils généraux, de telles expérimentations se multiplient dans toutes les régions.
Toutefois, ces expérimentations encore confinées à la sphère locale gagneraient fortement à être soutenues à l’échelle nationale par les autorités publiques. Le débat sur la dépendance, reporté à 2012, aboutira-t-il également sur la reconnaissance des soins bucco-dentaires au titre du cinquième risque ?
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Lundi 12 décembre 2011
Aujourd’hui, ce sont majoritairement les femmes qui sont concernées par la dépendance : elles sont plus nombreuses à recevoir de l’aide à domicile, mais ce sont aussi plus souvent les femmes qui assurent le rôle d’aidant familial. L’évolution démographique des prochaines années changera-t-elle ce tableau ? C’est la question que se posent les auteures d’une étude de l’Institut national d’études démographiques (INED).
Les femmes au cœur de l’aide à domicile
Conséquence d’une espérance de vie plus longue, qui fait que les femmes vivent plus longtemps en situation de perte d’autonomie et plus souvent seules (puisque le conjoint décède avant elles), les femmes sont les principales bénéficiaires (74 %) de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA).
En 2008, 35 % des femmes de 60 ans ou plus déclaraient recevoir une aide régulière contre 19 % des hommes des mêmes âges. Les femmes sont d’ailleurs plus nombreuses à chaque niveau de dépendance.
Plus d’aidantes que d’aidants
Mais ce n’est pas tout… Les femmes ne sont pas seulement les principales bénéficiaires de l’aide à domicile, elles en sont aussi les principales pourvoyeuses au sein de la famille.
Huit personnes âgées sur dix bénéficient de l’aide d’un de leur proche (en plus ou non d’une aide professionnelle). Hors ce rôle est le plus souvent assumé par une femme : fille ou conjointe, dans les trois quarts des cas.
Lorsque les hommes aident, ils n’y consacrent pas le même temps que les femmes. Celles-ci passent ainsi en moyenne deux heures de plus par jour que leur homologue masculin à s’occuper d’un parent ou conjoint dépendant.
Cette aide à domicile modifie davantage les activités professionnelles des femmes, qui réduisent leur temps de travail (dans 25 % des cas) plus souvent que les hommes (seulement 10 %). Au long terme, cet aménagement professionnel a une influence négative sur le niveau de retraite des aidantes.
Une situation amenée à changer ?
Les projections démographiques anticipent une forte augmentation de personnes dépendances dans les années à venir. Si les femmes resteront majoritaires parmi les personnes ayant besoin d’aide à domicile, le rapprochement des espérances de vie entre hommes et femmes pourrait bien changer la situation.
En effet, les femmes continueront à vivre en couple plus longtemps et leur conjoint pourrait être un aidant potentiel. Ainsi, si aujourd’hui parmi les personnes âgées dépendantes de 75 ans et plus vivant en couple seules 38 % sont des femmes, dans 30 ans cette proportion pourrait atteindre 47 %. Le nombre d’aidants masculins potentiels augmentant parallèlement.
Reste cependant que le nombre de couples doublement dépendants pourraient bien augmenter également, nécessitant de trouver des solutions spécifiques.
Les hommes s’impliqueront-ils davantage dans la prise en charge de leurs ascendants ou de leurs conjointes ? Ou observera-t-on un recours accrus aux services professionnels d’aide à domicile ?
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