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Archive pour la catégorie 'Actu des Seniors'
Lundi 12 décembre 2011
A l’occasion de son congrès annuel, qui s’est tenu en novembre, l’Association dentaire française (ADF) a consacré plusieurs conférences à la santé bucco-dentaire des personnes âgées. L’association a ainsi rappelé quelques principes importants pour aider les aînés à protéger leurs dents.
Garder son capital dentaire
D’après le Dr Jacques Wemaere, secrétaire général adjoint de l’Union française pour la santé bucco-dentaire (UFSBD), perdre ses dents lorsque l’on vieillit n’a rien d’une fatalité, malgré le vieillissement dentaire.
S’il est vrai que les tissus constituant les dents (email, dentine…) vieillissent et deviennent plus fragiles, une bonne hygiène dentaire, une alimentation saine et des détartrages réguliers permettent de garder le plus longtemps possible un bon capital dentaire.
Car avoir de bonnes dents est d’autant plus important pour les aînés que ces derniers doivent garder un régime alimentaire varié, malgré un appétit parfois diminué. En effet, moins on a de dents, plus la mastication devient malaisée et plus les menus sont limités ! D’où un risque de dénutrition accru, lequel a vite fait d’entraîner chutes et dépendance.
Par ailleurs les dents, ce n’est pas seulement une question de santé, mais aussi de lien social. Car le sourire et la parole sont des instruments sociaux qui gardent leur importance à tout âge. Pouvoir sourire et parler avec ses interlocuteurs facilite les relations entre la personne âgée et ses proches ou les professionnels qui la côtoient.
Examiner ses dents régulièrement
L’ADF préconise la tenue d’un bilan bucco-dentaire systématique à l’âge de 65 ans, afin de déceler d’éventuels problèmes et prévenir la détérioration de l’état des dents de la personne âgée.
En attendant que cet examen soit proposé de façon systématique, il est possible de procéder soit même régulièrement une auto-observation de sa bouche. Il s’agit de rechercher des signes de problèmes nécessitant d’être soignés en étant attentifs à d’éventuels saignements des gencives, douleurs, etc.
Pour procéder à cet examen, il suffit de faire quelques gestes simples :
- Se laver les mains,
- Enlever son dentier ou sa prothèse dentaire, le cas échéant,
- Regarder dans le miroir son visage et son cou à la recherche d’éventuelles grosseurs, de chercher un changement de teints des lèvres ou des bosses, de même avec les joues,
- Examiner l’intérieur de sa bouche, en vérifiant les gencives, à la recherche de saignements, gonflements…, puis les dents (changement de teinte, cassures…), la langue (en la tirant). Enfin, basculer la tête en arrière pour vérifier le palais (de préférence avec un petit miroir comme celui des dentistes).
- Vérifier son haleine en expirant à proximité du miroir,
- Vérifier la sensibilité des dents lors des repas froids ou chauds.
Lorsqu’un problème est repéré, il est recommandé de prendre rapidement rendez-vous avec le dentiste, car traités à temps, les problèmes sont généralement bénins.
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Lundi 27 septembre 2010
La Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer a été l’occasion de faire le point sur les démences et leur portée économique et humaine à l’échelle mondiale. Une étude anglo-suèdoise révèle ainsi que le coût de la maladie d’Alzheimer et de troubles apparentés pour la société est tentaculaire. En outre, au rythme où vont les choses, le nombre de malades d’Alzheimer pourrait bien doubler d’ici 2020. Un rapport alarmant, que seuls les progrès de la science pourront contredire. C’est dire l’importance pour le monde entier d’investir dès aujourd’hui dans la recherche.
Alzheimer : une maladie qui coûte cher
Un rapport publié mardi estime à 604 milliards de dollars le coût de la maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés pour la société pour l’année 2010. Cette somme impressionnante dépasse 1 % du PIB mondial, un coût équivalent à la 18e économie mondiale, entre la Turquie et l’Indonésie.
Ce rapport commandé par l’association Alzheimer’s Disease International (ADI) estime à 35,6 millions de personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer et les autres démences. Un chiffre qui devrait doubler d’ici 2030 et même tripler en 2050. Les auteurs du rapport, les professeurs Anders Wimo du Karolinska Institutet à Stockholm et Martin Prince de l’Institut de psychiatrie du King’s College à Londres, estiment en effet que le nombre de malades doublera tous les 20 ans, atteignant ainsi quelque 66 millions de personnes en 2030 et 115 millions en 2050.
Si aujourd’hui, la maladie d’Alzheimer touche essentiellement les pays développés, le nombre de cas va augmenter plus rapidement dans les pays en voie de développement, de même que le coût pour la société. Aujourd’hui les dépenses des pays développés (et plus particulièrement l’Europe occidentale et l’Amérique du Nord) sont les plus élevées : 89 % du coût total pour 46 % des cas. Alors que celles des pays moyennement développés représentent seulement 10 % pour 40 % des cas. Enfin, les pays en voie de développement sont loin derrière avec 1 % pour 14 % des cas.
Développer l’effort financier pour faire face à Alzheimer
A travers ce rapport, l’association Alzheimer’s Disease International (ADI) appelle tous les gouvernements à reconnaître les démences comme une priorité nationale et à investir d’avantage dans la prévention et le développement de “plans Alzheimer”. Seuls six pays ont déjà lancé de tels plans, dont la France, l’Angleterre et l’Australie. Les Etats-Unis en revanche ne sont pas préparés à faire face à ce fléau humain et économique, explique Harry Johns, le PDG de l’ Alzheimer’s Association, l’un des 73 membres d’ADI. Le gouvernement américain dépense ainsi chaque année quelque 6 milliards de dollars pour la recherche sur le cancer, 4 milliards pour les maladies cardiovasculaires et environ 3 milliards pour le SIDA. Pourtant, lorsqu’on en vient à la maladie d’Alzheimer, la dépense n’est plus que de 469 millions de dollars par an, une somme qui ne fait pas le poids face à une maladie se développant de façon exponentielle.
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Mercredi 15 septembre 2010
Pour sa quatrième édition, le Salon des Services à la personne propose à ses visiteurs de découvrir la maison de demain, du 25 au 27 novembre prochain, à Paris. Construit grandeur nature, ce logement du futur intègre les dernières innovations technologiques en matière de domotique et de sécurité. Le projet, digne des meilleurs films de science-fiction, s’inscrit pleinement dans la volonté de faciliter le maintien à domicile des personnes âgées.
Un logement truffé d’innovations en faveur des aînés
Un quotidien entièrement sécurisé même à domicile ? Ce sera possible demain. C’est en tout cas ce que tendent à prouver les concepteurs de la Maison du Futur. A grands renforts de robots et d’alarmes en tout genre, ce logement de 192 mètres carrés devrait permettre aux personnes âgées de demeurer autonomes, chez elles, le plus longtemps possible. Les capteurs capables de détecter une fuite de gaz, les alarmes sonores et visuelles et la baignoire à porte, ne sont qu’une partie des équipements offerts par la Maison du Futur, pour assurer le bien-être des aînés. Parmi les dernières innovations technologiques proposées, il faut souligner le chemin lumineux s’enclenchant lors du trajet toilettes-chambres la nuit, un produit récompensé lors des Trophées du Grand Age 2010.
Le plus surprenant pour les visiteurs petits et grands restera sans doute le robot domestique humanoïde, capable de déceler un malaise chez la personne âgée et d’envoyer un courrier électronique au médecin !
Allier la technologie à l’écologie
La Maison du Futur, destinée à limiter les accidents domestiques, est également conçue dans le souci constant du respect de l’environnement. Dans l’air du temps, l’éco-habitat gagnera le logement de nos grands-parents, et fera baisser les factures d’eau et d’électricité, grâce à des solutions d’économies d’énergies. Ainsi, l’appartement comporte une centrale de gestion des températures, des systèmes d’économiseurs d’eau ou d’extinction automatique des appareils électriques. Des démonstrations de l’utilisation de ces solutions ”mieux-vivre” sont prévues lors du Salon. Les visiteurs seront aussi invités à tester les installations.
Malgré le nombre impressionnant d’équipements de pointe, la Maison du Futur possède un design soigné et chaleureux. Cette esthétique participe au sentiment de bien-être de l’occupant. Pour s’en rendre compte, rien ne vaut un petit tour du propriétaire, à la Maison du Futur les 25,26 & 27 novembre 2010, Porte de Versailles à Paris.
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Jeudi 9 septembre 2010
Le Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) vient de publier un guide méthodologique pour la mise en œuvre de la procédure d’autorisation par appel à projet et l’élaboration du cahier des charges des Ehpad. Cette réforme devrait permettre une plus grande transparence dans la sélection de projets d’Ehpad, et écourtera le délai précédant la construction de l’Ehpad. Ainsi, la demande des usagers et des collectivités sera plus rapidement satisfaite, et répondra mieux à leurs besoins.
La réforme de la création des Ehpad
A l’avenir, la création d’Ehpad fera l’objet d’appels à projets, en vertu de la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires (HPST) datant du 21 Juillet 2009.
En vue de l’application de la loi, le Conseil National de Pilotage des ARS a chargé la CNSA de développer un projet pilote, afin de généraliser la réforme, qui concerne en outre l’ensemble des établissements médico-sociaux. Des expériences menées en Bourgogne, dans le Centre et le Pays de la Loire ont permis d’ajuster les recommandations pratiques pour la mise en œuvre de la nouvelle procédure d’ouverture d’un Ehpad.
Les processus d’appels à projets par les autorités locales devront suivre un cahier des charges très précis, destiné au respect de plusieurs principes de base, dont la transparence et l’équitabilité entre les candidats. Ces derniers, mieux informés des attentes des décideurs, pourront adapter leurs projets d’Ehpad en amont.
La nouvelle procédure d’autorisation d’Ehpad
La procédure d’appels à projets pour l’ouverture d’Ehpad comporte 10 étapes-clés :
1. Planification des appels à projet
2. Réalisation du cahier des charges
3. Diffusion du cahier des charges
4. Réception des projets
5. Instruction des projets par les instructeurs
6. Evaluation des projets par la commission de sélection d’appel à projet
7. Avis de la commission de sélection d’appel à projet
8. Notification de la décision d’autorisation
9. Communication de la décision aux candidats
10. Enregistrement, suivi de la mise en œuvre et retour d’expérience
Les autorités locales pourront au besoin aménager certains points de la procédure, à la condition que ces modifications n’aillent pas à l’encontre des dispositions légales.
Ce processus de mise en concurrence des candidats a pour objectif d’apporter la meilleure offre d’Ehpad en fonction du schéma départemental ou régional.
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Mercredi 1 septembre 2010
Les occupants de la maison de retraite Saint-Joseph à Ceilhes-et-Rocozels dans l’Hérault, ont été évacués le 26 août dernier, sur décision préfectorale. Michel Gleizes, président de l’association en charge de la gestion de la maison de retraite, crie au scandale. Alors que les autorités sanitaires dénoncent de graves manquements au sein de la maison de retraite, le responsable accuse l’administration de brider les projets de mise aux normes pour améliorer le bien-être des pensionnaires.
Le projet d’une maison de retraite évolutive remis en question
Michel Gleizes ne cache pas son amertume. Il investissait depuis des mois son temps et son énergie à la réalisation d’un projet unique dans la région : un complexe gérontologique réunissant plusieurs structures d’accueil, hébergeant les personnes âgées selon l’évolution de leur degré d’autonomie. Un foyer-logement, une maison de retraite médicalisée et une structure de soins gériatriques devaient sortir de terre, garantissant ainsi une prise en charge totale des pensionnaires quel que soit leur état de santé. Ce système présente l’avantage d’éviter aux résidents de partir pour une autre maison de retraite en cas d’aggravation de leur niveau de dépendance.
Au grand désespoir des partisans de la construction de ce pôle innovant, les pouvoirs publics ont pris la décision de fermer la maison de retraite existante, mettant fin au projet. En effet, plusieurs inspections ont mis en lumière un manque d’équipement et de personnel pour assurer la prise en charge des personnes dépendantes résidant alors dans l’établissement.
Le combat débute pour la maison de retraite
L’affaire prend des proportions inattendues : suite à l’évacuation de la maison de retraite, Michel Gleizes promet d’entamer une grève de la faim pour défendre ce projet d’envergure, estimé à 3 millions d’euros. Les plans de cette structure innovante, dont l’exécution était confiée à l’architecte Yves Guiter, prévoient une construction écologique, respectueuse de l’environnement et entièrement équipée pour assurer un accompagnement de qualité aux aînés.
Le maire de la commune, Jacques Cambon, se montre quant à lui optimiste mais déterminé. Le pôle gérontologique s’inscrit dans une démarche d’amélioration de l’économie rurale. Il pourrait engendrer une dynamique positive pour la région, tant sur le plan financier qu’humain. Son maintien constitue par conséquent un enjeu de taille. Le complexe se voulait ouvert sur la vie du village, favorisant le maintien d’une vie sociale de qualité pour les pensionnaires de la maison de retraite et générant des emplois. Les instigateurs du projet et les douze salariés de la maison de retraite, désormais au chômage, comptent aujourd’hui sur le soutien de l’État.
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