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Archive pour octobre 2010
Lundi 25 octobre 2010
Avec seulement trois touches et une coque orangée, le design du téléphone Témo est loin de ressembler à celui des fameux smartphones qui envahissent le marché actuellement. Pourtant, Témo est promis à un bel avenir. En effet, l’engin est combiné à une palette de services, destinées à sécuriser les personnes âgées demeurant à leur domicile. Choisi pour être testé parmi les personnes âgées résidant au sein de la Communauté de Communes du Pays Saint-Pourcinois, les usagers ne tarissent pas d’éloges à son propos.
Une expérience réussie auprès des personnes âgées d’Auvergne
Depuis 18 mois, les seniors âgés de 75 à 95 ans résidant dans la communauté des communes de Saint-Pourçain-sur-Sioule dans l’Allier, se sont vus attribuer des téléphones Témo, fonctionnant avec le réseau SFR. Ces outils très simples d’utilisation, permettent aux personnes âgées de joindre rapidement l’un de leurs proches, dont le numéro est préenregistré sur la touche droite du téléphone.
De plus, par simple pression sur la touche centrale, la personne âgée sera mise en relation avec un service d’assistance 24h heures sur 24, et 7 jours sur 7. Cette option est particulièrement rassurante en cas de malaise, ou de chute. Elle est également conçue pour faciliter le quotidien de la personne âgée. Les opérateurs peuvent en effet répondre à plusieurs types de demandes comme fixer un rendez-vous chez le médecin, trouver un réparateur, commander un taxi etc.
Enfin, la touche droite sert simplement à couper la communication. Rien de plus simple!
Une initiative en faveur des personnes âgées récompensée
L’appareil, d’un poids de 100 grammes seulement, possède encore d’autres atouts. Il est relié à un système de navigation par GPS, qui permet aux secours de localiser instantanément la personne âgée en cas de problème. En outre, lorsque le téléphone reste immobile pendant une longue période (onze heures), un signal d’alarme est généré automatiquement. Le service d’assistance se charge de vérifier les raisons de cette inactivité, et faire parvenir l’aide nécessaire le cas échéant.
Interrogés, les personnes âgées utilisatrices paraissent très satisfaits de ce système qui leur permet de rester autonomes à leur domicile, tout en bénéficiant d’une assistance.
La valeureuse initiative des élus de ce secteur géographique rural n’est pas passée inaperçue. La Communauté vient de recevoir deux distinctions, attribuées par Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée des Aînés : le prix de l’excellence géronto-technologique et le label de pôle d’excellence territoriale.
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Lundi 18 octobre 2010
Une étude scientifique menée par des chercheurs de la prestigieuse université américaine d’Harvard, a permis de mettre en lumière le rôle de la génétique dans le développement de la maladie de Parkinson. L’apparition précoce des symptômes de la maladie neurodégénérative serait liée à la présence de gènes défaillants dans la stimulation des centrales énergétiques des cellules, les mitochondries.
Les causes génétiques de la maladie de Parkinson
Le Professeur Clemens Scherzer de l’Université Harvard et ses collègues issus d’un consortium international, ont analysé la substance noire de 185 échantillons de tissus prélevés sur des personnes décédées.
La substance noire abrite les neurones produisant la dopamine. A l’aide d’un rayon laser, les scientifiques ont isolé les neurones anormaux, avant d’analyser l’activité des gènes contenus dans ces cellules, en comparaison avec l’activité génétique de neurones appartenant à des cerveaux sains. Ce travail minutieux a permis de tirer des conclusions intéressantes.
L’expression de 10 gènes était réduite dans le cerveau des malades de Parkinson dès les premiers stades de la maladie. Ce groupe de gènes est régulé par une seule protéine, la PGC-1Alpha, qui se trouvait à des taux très faibles chez les malades de Parkinson. Cette manifestation biologique est retrouvée à des phases très précoces de la maladie, ce qui permettrait de soigner les patients avant le développement de symptômes handicapants.
Bientôt un nouveau traitement contre Parkinson
Publiées dans la revue Science Translational Medicine, les conclusions de l’étude laissent présager un nouvel espoir de thérapie pour les malades de Parkinson. Le but serait de stimuler de manière précoce les mitochondries, pour permettre de retarder ou d’éviter l’apparition de la maladie de Parkinson.
Les auteurs de l’étude suggèrent donc d’administrer des médicaments activant la PGC-1alpha, tels que le Avandia ou Actos, deux substances conçues initialement contre le diabète et qui pourraient être adaptés pour prévenir les dommages au cerveau causés par Parkinson.
Parkinson est une maladie neurodégénérative, dont souffre environ 5 millions de personnes à travers le monde. Elle se manifeste d’abord par la mort des cellules cérébrales produisant la dopamine. Ce n’est que des années plus tard qu’apparaissent les symptômes physiques de la maladie, comme les tremblements, la rigidité musculaire et le ralentissement des mouvements.
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Lundi 11 octobre 2010
Rencontrer deux sœurs demeurant ensemble en maison de retraite, c’est plutôt rare. Et lorsque celles-ci sont jumelles et centenaires, cela relève même de l’exceptionnel. Pourtant, de l’autre côté des Ardennes, en Belgique, Gabrielle Vaudremer et Marie Hendrix ont bel et bien fêté leurs 100 ans le 2 octobre dernier, à la maison de retraite de Spa, dans le sud-est du pays. L’anniversaire, joyeusement célébré en compagnie des proches et des résidents de la maison de retraite, a réuni près de 200 personnes. Au programme : champagne, cadeaux, et souvenirs….
Elles supplantent les jumelles de la maison de retraite de Saint-Georges de Didone
Après le tollé médiatique annonçant Raymonde et Lucienne, jumelles françaises âgées de 98 ans, comme détentrices du record officiel de longévité d’après le Guinness des Records, la presse a communiqué l’identité de deux sœurs jumelles belges, de deux ans plus âgées. Gabrielle et Marie ne souhaitent toutefois pas déposer de demande officielle auprès du Guinness, nécessaire à l’obtention du titre. Damien Berteau, responsable de la maison de retraite Château Sous Bois, explique que les jumelles sont d’un naturel humble et modeste, elles ne recherchent aucune reconnaissance. Pour l’heure, ce sont donc Raymonde et Lucienne, vivant en maison de retraite à Saint-Georges de Didone en Charente-Maritime qui sont enregistrées.
Un anniversaire réussi à la maison de retraite
Nées à Beauvais en Picardie le 2 octobre 1910, Gabrielle et Marie se sont installées dans la région de Liège avec leurs parents quelques années plus tard. C’est là qu’elles ont passé la plus grande partie de leur existence. Marie exerça le métier d’institutrice et épousa le directeur de l’école. Quand à Gabrielle, modiste passionnée, elle confectionnait des chapeaux et resta célibataire. Les deux sœurs n’eurent pas d’enfants. Toutefois, la fête organisée à la maison de retraite a réuni vingt-huit de leurs proches, présents pour témoigner aux deux aînées leur affection. Ainsi, la famille prononça un discours émouvant retraçant leur long parcours, avant d’entonner une chanson traditionnelle liégeoise. Le bourgmestre (maire de la commune) Joseph Houssa s’est déplacé à la maison de retraite pour l’événement tout comme l’échevin des affaires sociales, Francis Bastin.
En souvenir de leur carrière, Gabrielle et Marie se sont vues remettre respectivement un tableau, et un modèle vêtu d’une robe. Elles ont également reçu un châle et un bouquet de fleurs.
Une fois n’est pas coutume, les deux sœurs ont dégusté une coupe de champagne pour accompagner leur gâteau d’anniversaire, un délicieux moka.
Le bourgmestre a donné rendez-vous aux jumelles dans cinq ans, pour un nouvel anniversaire. D’ici là, nous souhaitons à Gabrielle et Marie de continuer à couler des jours paisibles à la maison de retraite.
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Lundi 4 octobre 2010
Le vendredi 1er octobre a été marqué par la journée internationale des personnes âgées. Instauré par l’ONU en 1991, cet événement est l’occasion de renouveler la réflexion collective sur l’intégration des personnes âgées dans la société, mais aussi de multiplier les témoignages de solidarité à cette population de plus en plus fragilisée. Si une prise de conscience semble avoir été amorcée, des progrès restent à accomplir pour garantir le bien-être des aînés d’aujourd’hui et de demain.
L’opération ‘’Les fleurs de la fraternité’’ pour les personnes âgées
L’association caritative les Petits Frères des pauvres a mis en place l’opération ‘’Les fleurs de la fraternité’’ en faveur des personnes âgées. Dans 120 villes de France et dans plusieurs pays où l’association est implantée, les bénévoles ont distribué une fleur aux passants, afin qu’eux-mêmes l’offrent à une personne âgée de leur entourage. Un beau geste destiné à réchauffer le cœur des anciens et à resserrer les liens intergénérationnels. Jean-François Serres, secretaire général de l’organisme, a par ailleurs rappelé l’importance de modifier la vision « médicale et gestionnaire de la vieillesse » de notre société. A l’aube de la reforme des retraites, le responsable s’inquiète de la précarité qui sévit auprès des ainés français. Cette situation serait étroitement corrélée au niveau de revenus si l’on croit les statistiques de la Fondation de France. Les personnes âgées en perte d’autonomie, disposant de revenus inférieurs à 1 000 euros présentent deux fois plus de risque de souffrir d’isolement par rapport à celles qui jouissent de revenus supérieurs à 2 500 euros.
Des progrès dans la situation des personnes âgées au niveau mondial
L’association les Petits Frères des pauvres n’est pas la seule à constater l’appauvrissement des aînés. D’autres organismes tels qu’Emmaüs ou ATD Quart Monde font part de l’augmentation inquiétante du nombre de personnes âgées sollicitant une assistance ou de la nourriture. Ainsi près d’un million de français âgés de plus de 65 ans vivent sous le seuil de pauvreté, fixé à 950 euros mensuels. La situation tend à s’aggraver avec l’âge, notamment pour les dames de plus de 75 ans, issues d’une génération de femmes n’ayant pas suffisamment cotisé. Elles vivent avec le minimum vieillesse ou la pension de reversion de leur époux.
Toutefois, le secrétaire général de l’ONU, Ban-Ki Moon, souligne que de nombreux progrès ont été accomplis dans l’amélioration des conditions de vie des personnes âgées, avec un recul de la faim et un meilleur accès aux soins. Ces constations, discutables pour l’Hexagone, doivent encourager les pouvoirs publics à se soucier davantage des anciens, dont le nombre devrait atteindre 2 milliards en 2050.
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Vendredi 1 octobre 2010
Le laboratoire Lusage est un projet établi par l’Hôpital Broca en partenariat avec l’université parisienne René Descartes. Unique en France, cet espace vise à étudier l’effet de divers outils technologiques sur les personnes âgées, qu’elles soient en bonne en santé, ou atteintes de troubles cognitifs. A terme, le projet devrait donner lieu à l’adaptation et à la diffusion de produits technologiques améliorant le quotidien des personnes âgées.
Utiliser le high-tech pour le bien-être de nos personnes âgées
Maribel Pino et Mélodie Boulay sont toutes deux responsables du projet Lusage. Leur manière de procéder est simple. Elles commencent par repérer les produits high-tech ayant une utilité potentielle pour les personnes âgées, dans divers domaines. Par exemple, le laboratoire étudie la console de jeux Wii pour son aspect ludique et stimulant ou encore les smartphones, dont certaines applications peuvent faciliter l’organisation du quotidien des personnes âgées. Ensuite, en fonction de l’objet analysé, des testeurs sont sélectionnés d’après leur niveau d’autonomie et leurs capacités cognitives. Par exemple, un outil d’aide au repérage spatio-temporel sera testé sur des personnes âgées souffrant de problèmes de désorientation. Les volontaires proviennent de l’hôpital de jour de Broca ou de diverses associations de seniors.
Les évaluations sont réalisées dans les locaux de la Collégiale à Paris, adaptés pour accueillir des personnes âgées à mobilité réduite. Les conditions sont réunies pour que les testeurs réalisent les exercices dans des conditions optimales.
Les personnes âgées participent à des tests bien encadrés
Les responsables déploient en effet tous les efforts possibles pour que les personnes âgées utilisatrices soient à leur aise : les consignes sont expliquées autant de fois que nécessaire, une aide est disponible au cours de l’expérience, des temps de pause sont aménagés…
Le protocole d’investigation est simple, mais rigoureux. L’utilisateur doit réaliser une tâche prédéfinie, comme utiliser un logiciel informatique, au cours d’une ou plusieurs séances. L’efficacité d’un objet testé se mesure selon les normes ISO 9241-11. Ce standard de qualité permet de définir la validité d’un produit de manière quantitative (nombre d’erreurs enregistrées, temps d’exécution de la tâche etc.) mais aussi qualitative, grâce à des questionnaires de satisfaction transmis aux testeurs.
A terme, l’objectif du Laboratoire Lusage est d’intégrer au mieux les innovations technologiques au quotidien des aînés, par des formations aux personnes âgées et à leurs aidants. L’équipe œuvrant en son sein est principalement composée de neuropsychologues et de psychologues en ergonomie cognitive.
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