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Archive pour août 2010

Vers un dépistage précoce de la maladie d’Alzheimer ?

Vendredi 20 août 2010

La maladie d’Alzheimer est actuellement diagnostiquée au moyen d’examens cliniques et par imagerie médicale. Cependant, la découverte d’une équipe scientifique belge, récemment publiée dans la revue scientifique Archives of Neurology, pourrait bien révolutionner ces méthodes. En effet, Geert de Meyer, chercheur à l’université de Ghent, a identifié trois marqueurs biologiques présents dans le liquide cérébrospinal. La présence de ces éléments représenterait une ‘’signature biologique” permettant de dépister Alzheimer de façon précoce et très fiable.

Alzheimer : Vers un dépistage précoce ? - Source de l'image : http://a6.idata.over-blog.com/Un diagnostic d’Alzheimer d’une grande fiabilité

Soutenue financièrement par l’ADNI (Alzheimer’s Disease Neuroimaging Initiative), l’équipe scientifique belge a menée dès 2004 des travaux de grande envergure. Les chercheurs ont recueilli les données d’un groupe composé de 400 personnes âgées volontaires. 114 d’entre elles en bonne santé, 200 atteints de troubles cognitifs à un stade débutant et 102 atteintes de la maladie d’Alzheimer. Un échantillon de liquide céphalo-rachidien a été prélevé chez chacun des patients pour analyse. Les marqueurs biologiques (deux protéines et un peptide) ont été retrouvés chez 90 % des malades d’Alzheimer, chez 72 % des personnes atteintes de légers troubles cognitifs et chez 36 % des patients a priori en bonne santé. Ces résultats ont pu être validés suite par une d’autopsie de 68 cerveaux.
La signature biologique a été retrouvée chez 94 % des patients décédés atteints d’Alzheimer.
Les responsables de cette étude déclarent ce dépistage efficace dix ans avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

Diagnostiquer Alzheimer sans offrir de traitement ?

Le diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer serait une avancée scientifique remarquable. Pourtant, la mise au point de ce test n’est pas sans soulever des questions éthiques. Existe-il une quelconque utilité à diagnostiquer de manière précoce une maladie pour laquelle il n’existe pas encore de remède ?
Les patients susceptibles de développer la maladie pourront certes appliquer certaines méthodes pour ralentir l’évolution, mais il faut rappeler que la médecine actuelle ne permet pas de stopper Alzheimer.
Quoiqu’il en soi, un tel dépistage ne sera pas proposé à la population avant plusieurs années, des études complémentaires devant confirmer l’efficacité de ces marqueurs biologiques.
Enfin, si le dépistage s’avérait fiable, sa mise en œuvre serait particulièrement délicate puisqu’elle présuppose le recueil du liquide céphalo-rachidien au moyen d’une ponction lombaire. Une procédure délicate et douloureuse qui s’effectue par l’introduction d’une longue aiguille dans la moelle épinière.

Zoom sur les maisons de retraite aux Etats-Unis

Jeudi 19 août 2010

Les aînés américains sont nombreux à opter pour l’entrée en maison de retraite médicalisée. Les tarifs des ”nursing home” sont assez coûteux, sachant que 94% des maisons de retraite américaines sont privées. Toutefois, la création de programme gouvernementaux permettent depuis quelques années une prise en charge partielle des frais d’hébergement et de soins.

Les tarifs des maisons de retraite aux Etats Unis - Source de l'image : http://www.lexpansion.com/Le coût des maisons de retraite aux USA

En 2006, le tarif d’hébergement moyen en maison de retraite s’élevait a 35 000 dollars par an, soit près de 25 000 euros. Cependant, ce chiffre varie fortement en fonction du lieu d’implantation de la maison de retraite. Les structures les plus onéreuses se trouvent à Hawaï (52000 dollars à l’année), et les moins chères sont situées dans le Dakota du Nord, (23 000 dollars à l’année).
Malgré la crise économique, l’entrée en maison de retraite s’impose a bon nombre de personnes âgées, c’est pourquoi le taux d’occupation des établissements américains reste stable, et frise les 90%. Ceci ne veut pas dire que les seniors américains paient sans difficultés les sommes importantes. Simplement, les maisons de retraite consentent à des facilités de paiement, et il n’est pas rare de voir des familles faire appel à des organismes de crédit pour financer le séjour. Ce phénomène, impensable chez nous, est très courant au pays du libéralisme.

Le financement public des maisons de retraite

Les aînés américains peuvent sous conditions de ressources bénéficier d’aides gouvernementales par le biais du Medicare ou du Medicaid. Le coût annuel de ces subventions s’élève à 75 milliards, une somme colossale. Les maisons de retraite habilitées à percevoir ces aides font l’objet d’un contrôle particulièrement rigoureux de la part des autorités. Elles doivent répondre à des normes fédérales très strictes, et sont visitées a l’improviste au minimum une fois tous les quinze mois. Au nombre de 16 000, ces maisons subventionnées présentent le label NF (Nursing Facility) ou SNF (Skill Nursing Facility).
Par ailleurs, les établissements jugés défaillants suite aux inspections officielles sont listés sur les sites internet gouvernementaux pour encourager leur rapide remise aux normes. Enfin, afin d’assurer une bonne information aux usagers, de nombreux sites se consacrent à l’évaluation des maisons de retraite, qui aboutit à un classement par nombre d’étoiles, semblables à celui des hôtels.

Où sont passés les centenaires japonais ?

Mercredi 18 août 2010

Le site Internet du Figaro a révélé la semaine dernière une affaire quelque peu embarrassante pour le pays du soleil levant. Deux personnes âgées décédées il y a plusieurs années ont été découvertes alors que leur mort n’avait pas été déclarée à l’état-civil. Pour l’administration, ces cas ne seraient pas isolés. Une situation également inquiétante d’un point de vue économique, car les ‘’morts-vivants’’ continuent ainsi de percevoir une pension de retraite.


Où sont passés les centenaires japonais ? - Source de l'image : http://fr.news.yahoo.com/

Deux découvertes étranges

Tout a commencé à la fin du mois de juillet, lorsque le ministère de la Santé fait une macabre découverte. Un homme, enfermé dans sa chambre et mort depuis trente ans.
Interrogée par les enquêteurs, la famille plaide la retraite spirituelle. Elle affirme que leur proche aurait souhaité observer un jeûne afin de devenir un ‘’Bouddha Vivant’’. Sa mort, n’a donc pas été déclarée aux autorités.
Parallèlement à ce sombre dossier, l’administration de Tokyo a mis le doigt sur le cas étrange de Mme Fusa Furuya âgée de 113 ans. Celle-ci serait, selon les registres du secteur, la doyenne de l’agglomération de Tokyo. Pourtant, sa fille, chez qui elle est officiellement domiciliée, n’a pas eu de contact avec sa mère depuis 25 ans et ignore totalement où elle se trouve.
Entre fait divers et escroquerie, les autorités ont commandé une enquête, qui s’avère fastidieuse.

Les défunts perçoivent encore une pension de retraite

De vastes investigations ont été lancées pour découvrir peut être d’autres centenaires disparus. L’enquête, qui n’en est qu’à ses balbutiements, indique déjà que 200 centenaires sont introuvables.
Le Japon, qui déclarait jusqu’à lors plus 30 000 centenaires parmi la population, devra sûrement revoir ce chiffre, en raison des évolutions sociales que connaît le pays. En effet, la solitude des personnes âgées est un phénomène qui prend de l’ampleur, avec pour conséquence une mise à jour des fichiers très difficile. Les lois japonaises protègent de prés la vie privée des administrés, ce qui complique encore la recherche des disparus.
S’il est essentiel de retrouver ces personnes d’un point de vue moral, c’est également important d’un point de vue financier. Les familles de ces centenaires, toujours vivants pour l’administration, continueraient de percevoir les pensions de retraites du défunt, ce qui n’est pas sans conséquence sur la situation des caisses de l’État, déjà fragiles.

Plan Canicule : Nora Berra a achevé le Tour de France des régions

Lundi 16 août 2010

Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée des Aînés, a lancé le 26 juillet 2010, à l’occasion d’un déplacement à Strasbourg, son tour de France des régions pour évaluer le bon fonctionnement du Plan Canicule 2010. Les fortes chaleurs de juillet ont en effet déclenché les plans de vigilance dans de nombreux départements.  Le dispositif  indiquant les mesures à adopter en cas de canicule avait été lancé par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des sports, le 1er juin dernier.

Plan Canicule : Nora Berra a achevé le Tour de France des régions - Source de l'image : http://www.expressions-venissieux.fr/Mesurer l’efficacité du Plan Canicule
Lors de ses déplacements, Nora Berra a examiné soigneusement l’organisation mise en place pour les aînés de la région, par le biais de réunion avec les acteurs-clés du système socio-sanitaire local. La secrétaire d’Etat s’est longuement entretenue avec les responsables des différentes Agences régionales de santé (ARS) et des services d’aide à domicile. Elle a par ailleurs visité plusieurs structures d’accueil pour personnes âgées dépendantes.
Mme Berra a, par la même occasion, pu vérifier la mise en œuvre satisfaisante des mesures contenues dans le Plan Alzheimer (2008-2012). Ces mesures, développées par Eric Woerth, ministre du Travail, sont destinées à améliorer la prise en charge en faveur des personnes âgées atteintes de la maladie au niveau national comme au niveau local.

Maintenir la vigilance face à la canicule
La première visite de la secrétaire d’Etat a eu lieu à Strasbourg, dans une région placée en vigilance orange canicule les 9 et 10 août dernier. Mme Berra a pu visiter la maison de retraite et le Service de soins infirmiers à domicile d’ABRAPA , accompagnée du député André Schneider, du préfet de la région et du directeur de l’Agence régionale de Santé (ARS).
Nora Berra s’est également rendue au domicile de personnes âgées bénéficiant d’un service d’aide à domicile. La visite s’est ensuite achevée sur une réunion au siège de l’ARS Alsace.
Les 9 et 10 juillet dernier, la région Alsace avait été placée sous vigilance orange canicule.
La tournée estivale s’est  poursuivie à Toulouse le 29 juillet, à Montpellier le 30 juillet et enfin à Lille le 2 août. Ce programme a permis de promouvoir l’application des recommandations éditées par les autorités sanitaires, jusqu’au terme du Plan Canicule, qui devrait prendre fin le 31 août. La vigilance et la mobilisation sont en effet les mots d’ordre pour que les personnes âgées puissent traverser la période estivale de manière agréable et sécurisée.

Le calendrier des déplacements :

Strasbourg (Alsace), le lundi 26 juillet 2010
Toulouse (Midi-Pyrénées), le jeudi 29 juillet 2010
Montpellier (Languedoc-Roussillon), le vendredi 30 juillet 2010
Lille (Nord-Pas-de-Calais), le lundi 2 août 2010

Un télescope miniature pour soigner la DMLA chez les personnes âgées

Vendredi 13 août 2010

La FDA (Food and Drug Administration) vient d’annonçer l’autorisation de mise sur le marché du premier télescope miniature implantable, destiné aux personnes âgées atteintes de Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) à un stade avancé de la maladie. Ce petit télescope doit être implanté chirurgicalement dans l’œil pour remplacer le cristallin. Une procédure risquée, mais dont les résultats sont très prometteurs.

Améliorer la qualité de vie des personnes âgées atteintes
La DMLA est une pathologie oculaire touchant principalement les personnes âgées. Elle entraîne un handicap certain au fur et à mesure que la maladie progresse, le champ de vision central étant significativement réduit du fait de l’atteinte de la rétine. Lire, regarder la télévision ou simplement reconnaitre un visage, sont des actions qui deviennent difficiles, voire impossible, selon le degré d’avancement de la maladie. Atteignant 8 millions de personnes aux Etats-Unis et plus d’un million en France, la DMLA affecte dans une large mesure la qualité de vie de nombreuses personnes âgées. C’est pour restaurer un certain confort que le télescope miniature implantable (IMT) est proposé aux patients.
Existant en deux modèles, il permet un agrandissement des images de 2,2 à 2,7 fois. L’IMT est inséré dans l’un des deux yeux seulement. Les images sont ainsi amplifiées sur une partie saine de la rétine, tandis que l’autre œil permet la vision périphérique.

Une chirurgie efficace mais risquée pour les personnes âgées

Pour l’heure, l’opération n’est proposée qu’aux personnes âgées de plus de 75 ans,  souffrant de DMLA à un stade terminal et présentant une déficience visuelle stabilisée.
Les patients répondant à ces critères devront d’abord faire un essai avec un télescope extérieur, afin de juger si une amélioration sera possible avec le télescope implanté.
Une étude clinique démontre que l’IMT améliore significativement la vision du patient opéré dans 75 % des cas, passant du niveau ‘’grave’’ à ‘’modéré’. Cependant, les risques liés à l’opération ne sont pas négligeables.  Cette chirurgie peut entraîner une perte de cellules cornéennes, très dommageable pour l’œil. C’est pour avertir les patients de ces risques  que la FDA et le fabricant de cet instrument, la société VisionCare Ophthalmic Technologies Inc., ont prévu la signature d’un document détaillé intégrant un consentement au risque, accompagné d’une brochure explicative. Les personnes âgées candidates à l’opération devront peser le pour et le contre avec leur médecin.