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Archive pour août 2010

La socio-esthétique : la beauté en maison de retraite

Lundi 30 août 2010

Le métier de socio-esthéticienne est encore mal connu du grand public. Prodiguant des soins aux personnes fragilisées socialement ou physiquement, ces professionnelles ont beaucoup à apporter aux aînés en maison de retraite. Les soins de bien-être et de beauté aident les pensionnaires en maison de retraite à restaurer une bonne estime d’eux-mêmes et un sentiment de confiance en soi, souvent altérés par le grand âge et la dépendance.


La socio-esthétique : la beauté en maison de retraite - Source de l'image : http://www.pigier.com/Une formation adaptée pour exercer en maison de retraite

Environ 300 socio-esthéticiennes diplômées exercent en France et prodiguent leurs soins à plus de 30 000 personnes fragilisées chaque année. Leurs domaines d’intervention sont larges : maisons d’arrêt, centres de réinsertion sociale, services hospitaliers et bien sûr maisons de retraite.
Depuis 1979, la faculté de médecine de Tours propose l’unique formation reconnue du métier de socio-esthéticienne, intitulée cours d’esthétique à option humanitaire et sociale (CODES). Déjà diplômées en esthétique, les étudiantes suivant cette spécialisation acquièrent les méthodes spécifiques relatives à la prise en charge de personnes parfois très atteintes par la maladie. Les cours théoriques sont complétés par des mises en situation, en hôpital ou en maison de retraite.
Si cette formation est extrêmement enrichissante pour exercer dans de tels milieux, elle n’a toutefois aucun caractère obligatoire, et de nombreuses esthéticiennes interviennent en maison de retraite, uniquement formées sur le terrain.

Un soin esthétique qui prend une dimension sociale

Cette discipline professionnelle s’inscrivant dans le projet de soins établi par l’équipe de la maison de retraite constitue un outil complémentaire des thérapies ordinaires.
Les prestations proposées par la socio-esthéticienne sont multiples et adaptées : un massage pour soulager un patient souffrant d’arthrose, un maquillage pour redonner le sourire à une patiente souffrant de dépression… Le choix est vaste, l’essentiel étant d’apporter bien-être et réconfort aux patients, toujours en accord avec les membres de l’équipe soignante.
Pendant la séance, la socio-esthéticienne tisse une réelle relation de confiance avec le patient. Ce contact favorise l’échange et brise la solitude des personnes âgées en maison de retraite, qui apprécient de se confier à une oreille extérieure, tout en se relaxant entre des mains expertes. L’écoute et le toucher améliorent le moral des résidents en maison de retraite. Ces derniers sont plus détendus et ceci se ressent sur l’ambiance générale régnant au sein de la maison de retraite.

Signy l’Abbaye : La construction d’un nouvel Ehpad fait débat

Vendredi 27 août 2010

Le maire de Signy l’Abbaye, Alain Devillard, ne s’attendait pas à un tel scandale. Lors d’une réunion publique le 27 juillet dernier, l’élu était fier de présenter le projet d’implantation d’un nouvel Ehpad dans cette ville tranquille des Ardennes. Les dirigeants du groupe Famili Santé, responsable de la construction, étaient également présents. Ils ont dû faire face aux questions d’un public très peu convaincu par la création d’un Ehpad en plein centre-ville, en lieu et place de la salle des fêtes communale.

Signy l’Abbaye : La construction d’un nouvel Ehpad fait débat  - Source de l'image : http://www.lunion.presse.fr/Un Ehpad en centre-ville, sinon rien

Les 200 personnes venus assister à la présentation du projet ont débattu pendant plus de trois heures avec les créateurs de l’Ehpad et les responsables politiques locaux. Les Signaciens, ayant appris deux semaines auparavant que l’implantation de l’Ehpad était prévue au centre-ville, sont venus en masse pour tenter de faire annuler le projet. Jean-Marie Clabaux à la tête du collectif souhaite clarifier le thème du débat. Si la création d’un Ehpad à Signy l’Abbaye est d’une utilité sociale incontestable, c’est sa localisation qui pose problème. Pourquoi entreprendre de tels travaux en plein cœur de la commune, alors que des terrains plus excentrés pourraient accueillir l’édifice ? Paul Violet, à la tète du groupe Famili Santé, a développé les contraintes légales et administratives entourant la création des Ehpad. Ce terrain paraît plus favorable aux autorités sanitaires ainsi qu’au Conseil Général.


Une association pour redéfinir le lieu d’implantation de l’Ehpad

Se sentant victimes d’un chantage pur et simple, les habitants de Signy l’Abbaye ne comptent pas en rester là et exigent un référendum. Le collectif, qui a déjà recueilli 450 signatures, promet d’user de tous les moyens légaux pour défendre la cause et repenser la localisation de l’Ehpad. Pour ce faire, une association ‘’Vigie Signy’’ a d’ores et déjà été créée. Alors que le permis de construire est sur le point d’être déposé, les opposants au projet demandent l’arrêt provisoire de la procédure.
Jean Violet, se dit pour sa part être consterné par l’attitude des membres du collectif. Le projet de l’Ehpad de Signy a été le seul accepté parmi les 15 dossiers présentés au Comité régional des organisations sociales et médico-sociales (CROSMS). C’est donc maintenant ou jamais l’occasion de bâtir l’Ehpad dans l’intérêt général, quitte à faire quelques sacrifices.

Ehpad : Les coûts sont à la hausse

Jeudi 26 août 2010

L’Observatoire des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) a récemment publié un audit réalisé par le cabinet de conseil KMPG, à partir des indicateurs de gestion recueillis en 2008 auprès de 85 Ehpad. Cette étude révèle que le coût moyen de la prise en charge d’un résident en Ehpad a augmenté de 10 %. Malgré cette augmentation, les Ehpad ne désemplissent pas.

Ehpad : Les coûts sont à la hausse - Source de l'image : http://www.adci.frLes tarifs en EHPAD influencés par plusieurs critères

Difficile de trouver une place en Ehpad ? La réputation des Ehpad français se confirme dans les chiffres. Avec un taux d’occupation moyen de 97 %, les structures d’hébergement pour personnes âgées dépendantes affichent complet. Malgré les difficultés financières rencontrées par un certain nombre de familles suite à la crise, l’entrée en Ehpad n’est pas une décision que l’on peut repousser, d’autant plus que le maintien à domicile s’avère encore plus onéreux.
Le rapport signé KMPG nous enseigne que le coût total moyen par résident a connu une augmentation de 10 % de 2007 à 2008, passant ainsi de 28 973 à 31 860 euros.
Attention : cette donnée est une moyenne, sachant que des écarts importants existent en fonction des structures. Le prix de journée en Ehpad est en effet compris entre 55 et 200 euros par jour, pour les établissements les plus huppés. Cette variable est influencée par plusieurs critères : le statut de la résidence (public ou privé), son lieu d’implantation et le ratio personnel/résident.

La gestion financière des Ehpad est satisfaisante

Le résident hébergé en Ehpad devra, s’il ne bénéficie pas de l’aide sociale, supporter en moyenne 63 % du coût de la prise en charge, ce qui représente 1 509 euros. Les sommes restantes sont couvertes par l’assurance maladie (à hauteur de 28 %) et  par le département (à hauteur de 9 %). Encore une fois, des écarts importants subsistent entre les structures et les zones géographiques. En région parisienne, le reste à charge du résident est plutôt de 2 200 euros.
Le ratio d’encadrement souffre également d’écarts importants. Il s’élève en moyenne à 0,52 agent par lit, avec un minimum de 0,33 et un maximum de 0,77.
Par ailleurs, le rapport de KMPG a analysé le coût moyen annuel d’un salarié en Ehpad. Avec de grandes disparités en fonction du poste occupé, l’Ehpad doit débourser en moyenne 39 200 euros par employé (salaire plus charges patronales).
Enfin, la gestion financière des Ehpad paraît globalement satisfaisante. 85 % des Ehpad présentent une trésorerie positive, seuls 15 % sont dans le rouge.

Parkinson : vers un traitement des troubles de la marche ?

Mercredi 25 août 2010

La maladie de Parkinson, qui touche quelque 150 000 Français, est la deuxième cause de handicap d’origine neurologique chez les aînés. On sait aujourd’hui que l’altération des neurones véhiculant la dopamine est à l’origine des tremblements et raideurs caractéristiques de la maladie de Parkinson. Deux équipes de scientifiques de l’Inserm et du CNRS ont maintenant découvert que les troubles de la marche observés chez les malades à un stade avancé de Parkinson pourraient être également dus à la dégénérescence d’une autre catégorie de cellules nerveuses, les neurones cholinergiques.

Parkinson : vers un traitement des troubles de la marche ? - Source de l'image : http://www.ladepeche.fr/Parkinson : une autre structure cérébrale responsable des troubles de la marche ?
Les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson sont provoqués par la mort des neurones qui utilisent un messager chimique appelé dopamine. Un traitement à base de dopamine permet d’éliminer ces symptômes. Malheureusement, lorsque la maladie de Parkinson progresse, le traitement perd de son efficacité et les troubles de la marche reprennent de plus belle. Les scientifiques sont arrivés à la conclusion qu’une autre structure cérébrale, constituée entre autres de neurones dont le messager chimique n’était pas la dopamine, intervenait dans le contrôle de l’équilibre. Ils ont choisi d’étudier le rôle d’un candidat potentiel, le noyau pédonculopontin (PPN), constitué de neurones cholinergiques, dans le contrôle de la marche et de la posture. Des tests combinant l’IRM, l’anatomie et la neurochirurgie ont permis de vérifier l’hypothèse selon laquelle une lésion ou un dysfonctionnement du noyau PPN serait à l’origine des troubles de la marche dont souffrent les malades de Parkinson.

Vers une nouvelle piste de recherche pour un traitement de Parkinson ?
En étudiant une cohorte de sujets sains et de malades de Parkinson, les scientifiques ont effectivement découvert l’importance de cette structure cérébrale dans le contrôle de la marche. Chez les sujets sains, le noyau “s’active” lorsque ces derniers s’imaginent marcher le long d’un couloir. D’autre part, une analyse post-mortem a révélé que seuls les cerveaux des malades de Parkinson chez lesquels des troubles de la marche et de l’équilibre avaient été observés présentaient une perte de neurones cholinergiques dans le noyau PPN. Conclusion renforcée par une étude sur des primates âgés atteints de Parkinson. Inversement, une altération expérimentale des neurones cholinergiques de la dite structure provoquait des troubles de la marche et de la posture. Les scientifiques Chantal François et Etienne Hirsh estiment que ces
« Ces résultats sont très prometteurs, et constituent une nouvelle piste de recherche pour développer des stratégies thérapeutiques différentes. Par exemple, chez les patients parkinsoniens à un stade avancé de la maladie, on peut imaginer stimuler les neurones cholinergiques au niveau du tronc cérébral pour améliorer de façon efficace leurs troubles de l’équilibre. »

Les soins palliatifs en Ehpad mieux réglementés

Lundi 23 août 2010

La secrétaire d’État chargée des aînés, Nora Berra, annonçait au mois de juin le développement de nouvelles mesures permettant d’accélérer l’application du Programme national Soins palliatifs 2008-2012, notamment au sein des Ehpad. Peu médiatisé, ce dispositif revêt pourtant une grande importance, car il vise à un meilleur accompagnement des personnes en fin de vie par l’intervention d’équipes mobiles de soins palliatifs en Ehpad.

Les soins palliatifs en Ehpad mieux réglementés - Source de l'image : http://www.lexpress.frIntégrer les soins palliatifs au projet de soins des Ehpad
Le programme de développement des soins palliatifs 2008-2012, piloté par le ministère du Travail et le ministère de la Santé et des Sports a pour objectif la diffusion d’une ‘’culture palliative’’ dans l’ensemble des établissements médico-sociaux et notamment dans les Ehpad. En effet, les Ehpad ont pour vocation d’accueillir les personnes âgées dépendantes jusqu’au terme de leur vie. Le dispositif ministériel pourrait améliorer le confort de résidents vivant leurs derniers jours, en faisant venir à l’Ehpad le personnel et l’équipement nécessaire à leur bien-être, leur évitant ainsi des transferts vers les hôpitaux, source de fatigue et d’incommodité.
L’intervention des équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP) en Ehpad devrait offrir une prise en charge continue et de qualité. Une mesure qui s’inscrit dans le projet de soins de l’Ehpad.

Aider les malades et soutenir le personnel de l’Ehpad

Les modalités d’intervention des EMSP sont stipulées dans une instruction ministérielle datée du 15 juillet dernier. Il est précisé que ces unités agiront d’une part pour assurer la mission d’accompagnement des malades, mais également pour soutenir le personnel soignant de l’Ehpad, notamment dans la gestion de situations complexes. En effet, l’équipe soignante en Ehpad est plutôt habituée à confier les résidents en grande souffrance aux soins de services de soins palliatifs hospitaliers. Le projet vise à ce que cette démarche de soins soit désormais entreprise au cœur des Ehpad. Une des mesures du programme vise par ailleurs à expérimenter la présence d’infirmières de nuit formées aux soins palliatifs pour parfaire la prise en charge des résidents à toute heure du jour ou de la nuit. Pour cela, le personnel concerné devra acquérir les compétences techniques, en suivant des formations professionnelles spécifiques.