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Archive pour juillet 2010

La maison de retraite de Saint-Jean-le-Vieux verra bientôt le jour

Jeudi 22 juillet 2010

Le vendredi 16 Juillet est une date historique pour la commune de Saint-Jean-le-Vieux. Ce jour marque la pose de la première pierre de la maison de retraite Lutxiberri. Cet événement, qui peut sembler banal, représente l’espoir de toute une commune, qui attendait la mise a exécution du projet depuis maintenant cinq ans. Bien que les travaux de la maison de retraite aient en réalité débuté en mars dernier, les élus ont tout de même souhaiter célébrer l’événement au cours d’une cérémonie qui rassembla une trentaine d’invités.

La maison de retraite de Saint-Jean-le-Vieux verra bientôt le jour - Source de l'image: http://www.sudouest.fr/Remplacer l’ancienne maison de retraite du bourg
Dès 2005, l’Association d’Action Sanitaire et Sociale d’Aquitaine (AASSA) s’est jointe aux élus de la commune de Saint-Jean-le-Vieux pour demander la construction d’une nouvelle maison de retraite auprès de l’Office Public des Habitats des Pyrénées-Atlantiques. Tous espéraient pouvoir loger les anciens dans des locaux plus modernes que ceux de la maison de retraite Lutxiborda, ne répondant plus aux normes actuellement en vigueur.
Il aura fallut attendre cinq pour voir éclore ce projet magistral, en grande partie grâce à la volonté de deux hommes : Pierre Eyherabide, maire de la commune, et Jean-Louis Dussouchaud, président de l’AASSAA.
La maison de retraite Lutxiborda, ouverte il y a de cela quarante ans dans le quartier de la Madeleine, fermera ses portes en mai 2011 et cédera alors sa place à la maison de retraite Lutxiberri en cours de construction au centre de la commune.

Une maison de retraite moderne et agréable
Les futurs résidents de ce bijou d’architecture n’auront pas patienté en vain. Construite sur un terrain de 6000 mètres carrés offert par la ville, la maison de retraite Lutxiberri offrira des prestations de qualité, et un agencement tout à fait ingénieux. La maison de retraite sera organisée comme un village, et accueillera au rez-de-chaussée les espaces communs tels que la salle de restauration, la chapelle etc…. C’est à ce niveau que seront hébergés les résidents atteints de la maladie d’Alzheimer, au sein d’une unité spécialisée de 12 chambres. A l’étage, on trouvera 28 logements supplémentaires. Les occupants pourront profiter d’une terrasse, d’un salon et bien entendu d’un pôle de soins médicaux.
L’Office 64 responsable du chantier assurera également l’entretien technique du bâtiment.
Le coût de cet édifice estimé à 4 445 825 euros sera assuré par des subventions à hauteur de 15%, et par un prêt de la Caisse des Dépôts pour le reste.

Le plan “Tranquillité Séniors” pour un été en toute quiétude

Mercredi 21 juillet 2010

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a annoncé le 4 juillet dernier le lancement du plan ‘’Tranquillité Seniors’’. Ce dispositif est destiné à améliorer les mesures de protection des personnes âgées d’une part et à durcir les sanctions à l’encontre des agresseurs d’autre part. La période estivale étant réputée sensible pour les ainés souvent isolés de leurs famille et voisins, un plan de cette envergure paraît le bienvenu.

Le plan ‘’Tranquillité Sénior’’ pour un été en toute quiétude - Source de l'image : http://www.senioractu.com/Un dispositif indispensable au vu d’une situation inquiétante
Inspiré du plan ‘’Tranquillité Vacances’’ contre les cambriolages, le plan ‘’Tranquillité Seniors’’ est devenu une réelle nécessité.
En effet, le rapport rédigé par le député UMP Edouard Courtial au mois de mai indique que sur les 2,5 millions de crimes et délits recensés en 2008, 12,6 % ont frappé des personnes de 60 ans et plus. Les actes révoltants de vols et d’escroqueries financières ont par ailleurs augmenté de 42,3 % entre 2002 et 2008 pour cette tranche d’âge.
Afin de dissuader les malfaiteurs, les peines encourues sont désormais alourdies. Sur vote de l’Assemblée Nationale le 16 février dernier, les vols et les violences commises à l’encontre des personnes âgées seront punis d’une peine allant jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende.
Le ministre souhaite également que la prise de plainte au domicile de la personne âgée soit systématique pour qu’aucun de ces crimes ne reste impuni.

Une campagne de sensibilisation à destination des aînés
Le plan Canicule a permis de procéder à un repérage en amont des personnes âgées vulnérables. Ces données seront donc utilisées pour offrir à cette population fragilisées une surveillance accrue.
Le dispositif tranquillité Senior prévoit notamment la mise en place de patrouilles régulières des forces de police et de gendarmerie dans les zones d’habitation de personnes âgées. Par ailleurs, 1,5 million d’aide-mémoires contenant des consignes de sécurité seront distribués ainsi que 300 000 brochures. Ces documents contiennent également les coordonnées des services à contacter en cas de problème. De plus, une rubrique dédiée au plan Tranquillité Senior est consultable sur le site Internet du ministère de l’Intérieur.
Une meilleure information permettra, nous l’espérons, une amélioration de la sécurité des personnes âgées et des personnes vulnérables.

La Cnil souhaite contrôler l’usage du bracelet électronique en maison de retraite

Lundi 19 juillet 2010

De plus en plus de maisons de retraite équipent les résidents souffrant de désorientation de bracelets électroniques, leur permettant de circuler de manière sécurisée, et de faire appel à un soignant en cas de besoin. Cependant, au cours d’une enquête menée en Juin dans plusieurs maisons de retraite, la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) relève que certains responsables d’établissements font également usage de cet outil pour surveiller d’une manière détournée leurs employés.

La Cnil souhaite contrôler l’usage du bracelet électronique en maison de retraite - Source de l'image:http://portail-formation.poussin-web.fPréserver la fonction première du bracelet électronique en maison de retraite

Les résidents atteints de troubles cognitifs ou d’Alzheimer se voient fréquemment équipées d’un bracelet électronique, ce qui leur permet de déambuler librement hors des unités protégées de la maison de retraite. A l’approche d’une zone prédéfinie jugée dangereuse, un signal se déclenche auprès de l’équipe soignante. De la même manière, en cas de besoin, la personne âgée a la possibilité d’émettre une alerte, par la pression d’un simple bouton.
Le temps d’intervention du personnel suite à l’appel, est enregistré dans le logiciel relié au bracelet. La Cnil considère que le bracelet électronique ne doit pas être destiné à contrôler le temps de réponse du personnel a l’appel du résident, ni à la collecte d’informations conservées en vue d’un éventuel litige avec le salarié. Dans le cas présent, l’infraction a été commise par le directeur d’un établissement (dont le nom n’a pas été communiqué), qui aurait prononcé des sanctions à l’encontre d’un employé, sur la base des informations collectées par le système.

Plusieurs recommandations délivrées aux maisons de retraite
Il ne fait aucun doute que le bracelet électronique participe à la sécurité de la personne âgée hébergée en maison de retraite. Ainsi, la Cnil n’entend pas en entraver l’usage. Toutefois, des ajustements paraissent nécessaires, dans le but de préserver la confidentialité des utilisateurs. C’est pourquoi la Cnil préconise une sécurisation accrue des postes informatiques vers lesquels parviennent les signaux émis par le bracelet, une mesure indispensable suite aux contrôles lors desquels les enquêteurs avaient constaté des failles. Le logiciel relié au bracelet électronique gardait en mémoire les informations pour une durée illimitée, et son accès n’était pas suffisamment restreint.
Les résidents, leurs familles, ainsi que les organismes représentatifs comme le conseil de la vie sociale en maison de retraite devraient être clairement informés des droits des personnes équipées d’un tel système de surveillance, au même titre que le personnel travaillant au sein de la maison de retraite.
Au vu de ces irrégularités, la Cnil n’a pas encore statué sur d’éventuelles poursuites.

La technologie mobile au service des aînés

Vendredi 16 juillet 2010

A l’heure ou les portables ultra-sophistiqués fleurissent sur le marché, certaines entreprises de téléphonie mobile créent des appareils destinés aux novices en technologie. C’est notamment le cas du fabriquant Doro, qui propose des téléphones mobiles simplifiés, tant au niveau du maniement que sur le plan des fonctions proposées. Evitant les gadgets inutiles qui encombrent les derniers-nés de la téléphonie, les appareils de Doro se veulent adaptés au public des seniors. Une initiative judicieuse qui présente un intérêt social, en permettant aux aînés de maintenir un contact permanent avec le monde qui les entoure.

La technologie mobile au service des aînés - Source de l'image: http://www.gps-mobiles.comUn mobile simplifié pour répondre aux besoins des aînés
La société européenne Doro, spécialisée dans la téléphonie, fabrique des appareils mobiles conçus spécialement pour le public senior. Alors que les “smartphones” conquièrent le marché, Doro propose des appareils simplifiés, tout particulièrement adaptés aux personnes âgées. Leur maniement est plus facile, grâce à de larges touches, un affichage clair, une bonne prise en main et un son amplifié. En outre, les fonctions disponibles sur ces mobiles sont réduites à l’essentiel : téléphoner et envoyer des SMS. Doro propose également une option payante de télé-assistance mobile, par l’intermédiaire de Mondial Assistance, permettant d’alerter des secours et les proches de la personne âgée en cas d’urgence. Le fabriquant a aussi développé un téléphone portable adapté aux personnes qui risquent de se perdre, comme les aînés souffrant de la maladie d’Alzheimer. Face à une population âgée en forte augmentation, ce type de produits pourrait connaître un succès grandissant.

Les aînés français savent profiter de leurs mobile

Avec plus de 10 millions de personnes âgées de plus de 65 ans en France, ce public représente un marché en pleine expansion. Pour mieux connaître le goût des seniors, le fabriquant commande régulièrement des sondages. Réalisée par la compagnie Synovate, la dernière étude a été effectuée auprès d’un échantillon de 2 000 seniors de cinq pays : Etats-Unis, Allemagne, Grande-Bretagne, France et Suède, en janvier et février 2010. Alors que 91 % des Suédois de plus de 65 ans possèdent un mobile, en France on traîne largement à l’arrière avec seulement 41 %. En revanche, si moins de Français âgés ont réussi à surmonter leurs réticences à l’égard de cette technologie, 73 % d’entre eux choisissent eux-mêmes leur appareil, pour une moyenne de 56 % des aînés des cinq pays étudiés. En outre, ils l’utilisent le plus fréquemment : 96 % des seniors français dotés d’un mobile ont passé ou reçu des appels dans les deux dernières semaines précédant le sondage, contre 73 % de leurs voisins britanniques ou allemands. Toutefois, si les seniors utilisent de plus en plus le téléphone cellulaire (71 % dans les cinq pays concernés), les 65-74 ans sont plus nombreux que leurs aînés à posséder un appareil. Près de 90 % des 65-74 ans ont un mobile, pour seulement deux tiers des 75 ans et plus.

Les crèches et les maisons de retraite font bon ménage

Jeudi 15 juillet 2010

Quel est le point commun entre une crèche et une maison de retraite ? Aucun, à première vue. Mais en y regardant de plus près, on s’aperçoit que les deux structures peuvent être complémentaires. La maison de retraite héberge des personnes âgées qui apprécient les échanges avec l’extérieur notamment avec les enfants, qui sont un vrai rayon de soleil pour eux. Quant aux bambins, ils sont ravis de côtoyer les aînés, qui leur offrent de l’affection comme le ferait leurs grands-parents. La crèche Coccinelle et la Résidence de l’Étang expérimentent cette cohabitation avec succès depuis de nombreuses années.

Les crèches et les maisons de retraite font bon ménage - Source de l'image: http://www.ouest-france.fUn projet réussi pour la maison de retraite et la crèche
L’idée consistant à développer les échanges intergénérationnels entre les maisons de retraite et les crèches paraît très novatrice. Pourtant,  la Résidence de l’Étang à Marcillé-Robert en Ille-et-Vilaine, a initié l’expérience dès 1992. La halte-garderie cohabite avec la maison de retraite. Les bambins, de 4 mois à 4 ans, sont accueillis dans cette structure ouverte trois jours par semaine. Grâce à un personnel composé d’une auxiliaire de puériculture, d’une maman de permanence et d’une mamie bénévole, la structure peut recevoir jusqu’à 16 enfants. Inutile de préciser que la halte-garderie Coccinelle affiche souvent complet, tant l’environnement proposé y est agréable. Ce système, favorisant grandement les échanges intergénérationnels a vu le jour grâce à l’association d’aide à domicile milieu rural de Retiers, dont dépend la halte-garderie.

Un programme d’échanges prédéfini avec la maison de retraite

Un programme annuel complet a été établi par l’animatrice de la maison de retraite, en collaboration avec le personnel de la halte-garderie. Chaque midi, les enfants, accompagnés de l’auxiliaire de puériculture, vont chercher leurs repas, préparés dans les cuisines de la maison de retraite, pour favoriser les contacts avec leurs aînés. De plus, une animation mensuelle conviviale est organisée entre petits et grands autour d’activités diverses, comme le jardinage, la cuisine, etc. Par ailleurs les visites spontanées des pensionnaires de la maison de retraite sont fréquentes et les petits ont également leurs repères dans les locaux de la maison de retraite. Ils y s’y rendent toujours avec le sourire, surtout quand les papys et mamies leur offrent bonbons et friandises…
Ce type de complexe intergénérationnel est depuis peu imité dans d’autres secteurs de l’Hexagone, comme à la Chapelle-sur-Erdre, en Loire-Atlantique.