La vitamine D efficace pour prévenir la maladie de Parkinson ?
Une étude scientifique finlandaise publiée le 11 juillet dernier montre que les individus présentant un taux élevé de vitamine D dans le sang seraient mieux protégés contre le risque de développer la maladie de Parkinson. Alors qu’une exposition au soleil régulière est nécessaire pour maintenir un bon taux de vitamine D, les carences sont très répandues dans les pays de l’hémisphère nord faute d’ensoleillement suffisant. Les conclusions de ces travaux pourraient donc encourager le corps médical à revoir à la hausse les apports en vitamine D recommandés, afin de prévenir la maladie de Parkinson.
Une étude d’envergure sur les effets de la vitamine D contre Parkinson
Les travaux menés par une équipe de scientifiques finlandais sous la responsabilité du Dr Paul Knekt, semblent confirmer une hypothèse simple, selon laquelle un déficit chronique de vitamine D entraînerait une destruction de neurones dopaminergiques dans le cerveau et favoriserait donc l’apparition de Parkinson. Cette étude, dont les résultats ont été récemment publiés dans la revue Archives of Neurology, porte sur une cohorte de 3173 patients hommes et femmes, au départ en bonne santé. Ils ont régulièrement été suivis depuis 1978, par des dosages sanguins, des questionnaires de santé et des examens médicaux. Les chercheurs ont pu observer que le pourcentage de patients ayant développé la maladie de Parkinson était trois fois plus important chez dont le taux sanguin de vitamine D était faible, que chez les patients dotés d’un taux sanguin de vitamine D jugé normal.
Toutefois, aucune recommandation n’a été donnée concernant la consommation de suppléments de vitamine D, car les scientifiques étudient pour l’heure le dosage optimal.
Une substance utile contre Parkinson et d’autres affections neurodégénératives
La vitamine D pourrait bien être efficace contre d’autres pathologies. Les conclusions d’une étude scientifique supplémentaire, parue dans la revue Archives of Internal Medicine révèlent qu’il existe un lien de corrélation entre le taux de vitamine D dans le sang et la perte des capacités cognitives chez les personnes âgées de plus de 65 ans. L’évolution des performances cérébrales de 858 individus a été contrôlée pendant six ans au moyen de divers tests, sous la direction du docteur David Llewellyn, de l’université d’Exeter (Royaume-Uni) . Les chercheurs ont observé que les personnes atteintes d’un grave déficit de vitamine D (taux inférieur à 25nmol/l), présentaient 1,6 fois plus de chances de voir leurs capacités cognitives décliner par rapport aux individus dont le taux était jugé normal ( compris entre 75 et 80 nmol/l). La vitamine D serait une piste très prometteuse pour la prévention de maladies telles que Parkinson et Alzheimer.
Alors, profitons de l’été pour faire le plein de vitamine D!



