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Archive pour juin 2010

Parkinson : Les cellules souches pour combattre la maladie

Mercredi 30 juin 2010

Pour la deuxième année consécutive, le Québec a accueilli un congrès scientifique d’envergure consacré aux nouvelles perspectives de traitement contre les affections neurodégénératives et notamment la maladie de Parkinson. Les dernières découvertes des chercheurs venus du monde entier laissent entrevoir l’efficacité des cellules souches dans le traitement de Parkinson. Les membres de ce symposium, rassemblé les 3 et 4 juin à l’Hôtel-Musée Premières Nations à Québec, ont présenté des travaux très prometteurs.

Parkinson : Les cellules souches pour combattre la maladie - Source de l'image : http://www.lefigaro.fr/
Transplanter des cellules souches au cerveau pour soigner Parkinson

Le cerveau, siège de la maladie de Parkinson, est un organe fragile et complexe à la fois, qui a toujours intrigué les scientifiques. Les thérapies consistant à le manipuler paraissent impressionnantes et sont risquées pour le patient. Les chercheurs découvrent pourtant qu’elles sont les plus efficaces dans le traitement de Parkinson.
La stimulation cérébrale par électrodes, mise au point il y a quelques années, était alors considérée comme une avancée majeure. La thérapie à base de cellules souches va encore plus loin. Les premières recherches, menées en laboratoires, correspondent à la phase théorique du projet. Elles ont pour but de repérer les cellules souches convenant à une transplantation dans le cerveau. Viendra ensuite la phase pratique, correspondant à des tests sur des patients humains. Ceux-ci devraient intervenir dans les cinq prochaines années. La France s’est par ailleurs associée à cette démarche tout comme plusieurs pays d’Asie et d’Europe.


Un nouvel espoir pour les malades de Parkinson

La fréquence de la maladie de Parkinson augmente nettement ces dernières décennies en raison du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux divers. L’accroissement du nombre de malades de Parkinson pousse donc les chercheurs à explorer les pistes novatrices offertes par les progrès de la technologie. Alors que le traitement à base de dopamine n’accorde qu’un répit temporaire aux patients atteints de Parkinson, les thérapies fondées sur les cellules souches greffées au cerveau auraient des vertus curatives à long terme. Les recherches fondamentales menées en ce sens doivent être confirmées par de prochains essais cliniques. Les équipes canadiennes voient dans ces méthodes futuristes l’espoir de l’amélioration de la qualité de vie de millions de personnes atteintes de Parkinson à travers le monde. Pour mener à bien leurs expériences, elles enjoignent le gouvernement à leur octroyer les fonds nécessaires au financement de la recherche contre Parkinson.

La Coupe du monde de football s’invite en maison de retraite

Lundi 28 juin 2010

En maison de retraite, les férus du ballon rond n’ont aucun souci à se faire : les matchs de la Coupe du monde de 2010 sont retransmis dans la plupart des structures pour le plus grand bonheur des pensionnaires ! Grâce à un décalage horaire minime, les rencontres peuvent être regardées une par une pour ensuite être décortiquées autour d’une tasse de thé.

La Coupe du monde de football s’invite en maison de retraite - Source de l'image : http://www.coupe-du-monde-football-2010.frUn moment d’échange et de convivialité en maison de retraite
Plutôt que de visionner les rencontres dans leurs chambres, les pensionnaires préfèrent de loin se réunir ensemble dans la salle de télévision commune. Chacun y va de son commentaire, et les salons feutrés de la maison de retraite prennent des allures de tribune de stade ! Se remémorant un passé de sportif ou de supporter de club, les résidents de la maison de retraite ne manquent pas de donner leur avis sur les buts, penalties et autres hors-jeu.  En revanche, les animations organisées par les maisons de retraite sont boudées pour un temps par les messieurs, car la Coupe du monde est un évènement qui ne se déroule qu’une fois tous les quatre ans. Mais c’est promis, après la finale prévue le 11 juillet, tout rentrera dans l’ordre.


Et les dames alors ?

Les dames, moins intéressées que ces messieurs par le sport, tendent pourtant l’oreille pour connaître les derniers développements des événements houleux qui ont entourés la prestation de l’équipe de France en Afrique du Sud. Il faut dire que nos Bleus, malheureusement éliminés au premier tour, ont fait couler beaucoup d’encre. Cette Coupe du monde est désormais le sujet de conversation favori des résidents bien sûr, mais aussi du personnel soignant. La compétition sportive a su rapprocher les cœurs, malgré la défaite. Il est vrai que les fans seniors sont déçus, tout comme les plus jeunes. Toutefois le Mondial continue et les grands-pères se veulent philosophes. Après tout, que le meilleur gagne.

Mem-X : L’aide-mémoire vocal pour personnes âgées

Vendredi 25 juin 2010

L’ère du high-tech profite aussi aux personnes âgées. Ces dernières, souvent victimes de troubles de la mémoire, disposent désormais d’un nouvel outil pour y faire face : le Mem-X. De la taille d’un téléphone portable, le Mem-X délivre des messages pré-enregistrés pour rappeler à la personne âgée la date du jour, ou un rendez-vous par exemple. Le Mem-X pourrait donc améliorer l’autonomie de nombreuses personnes âgées en proie à la peur d’oublier.


Des messages pour organiser le quotidien des  personne âgée
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Trois sortes de messages peuvent être enregistrés dans le Mem-X. Les messages quotidiens, délivrés à une heure précise, rappelleront à la personne âgée de prendre ses médicaments par exemple. D’autres messages, hebdomadaires, signaleront les tâches à effectuer un jour précis de la semaine, comme les courses au marché le mardi, ou le rendez-vous chez le coiffeur le samedi. Enfin, des annonces ponctuelles, telles que les fêtes du calendrier et les anniversaires.
Ces communiqués peuvent être pré-enregistré par plusieurs personnes de l’entourage. L’auxiliaire de vie, tout comme le conjoint ont la possibilité de créer des rappels, seul le destinataire est unique. Les voix familières rappellent donc en douceur à la personne âgée les obligations à remplir. Et si le Mem-X servait également à enregistrer des messages de tendresse ?

Une innovation en faveur des personnes âgées largement récompensée

Les aide-mémoire classiques se révèlent la plupart du temps inefficaces. Les agendas sont ouverts trop tard et les post-it souvent perdus. Conscients de ce problème le Dr William Pezé,  a inventé cet outil technologique pour remédier aux pertes de mémoires de sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer.
Bien entendu, le Mem-X n’a aucunement vocation de traitement des troubles de la mémoire. Cette absence d’usage thérapeutique n’enlève rien à son efficacité dans l’amélioration de la qualité de vie de la personne âgée. Celle-ci se sentira plus sereine et confiante dans la gestion de son quotidien. L’innovation a été distinguée par un prix lors des Trophées du Grand Age 2009, dans la catégorie ”Initiative Alzheimer”. Le Mem-X est disponible à la vente au prix de 130 euros.

Maintien à domicile : des salariés motivés par l’envie d’aider

Jeudi 24 juin 2010

L’ANSP a entrepris dès 2007 de mieux évaluer, quantitativement et qualitativement, le secteur des services à la personne, lequel comprend entre autres l’assistance apportée aux personnes âgées dans le cadre du maintien à domicile. Après avoir publié un Observatoire économique du secteur (selon lequel, il regroupe près de 2 millions de salariés), l’ANSP a décidé fin 2009 de catégoriser les salariés selon leur activité (aide maternelle, maintien à domicile, soutien scolaire…) et leur professionnalisation.

Maintien à domicile : des salariés motivés par l’envie d’aider- Source de l'image : http://www.servicesalapersonne.gouv.fr/Les services à la personne pour favoriser le maintien à domicile
L’Agence nationale des services à la personne (ANSP) a récemment publié les résultats du premier baromètre de la qualité et de la professionnalisation des emplois de services à la personne. Cette enquête a été réalisée auprès de 1 200 salariés et 200 employeurs du secteur des services à la personne, dans lequel l’aide au maintien à domicile des personnes âgées occupe une place essentielle. Grâce à cette enquête et à celles qui suivront chaque année, les pouvoirs publics pourront suivre les progrès réalisés dans ce secteur qui garantit, entre autres, la réussite du maintien à domicile.
Les services à la personne regroupent en fait plusieurs catégories d’activités : travaux ménagers, livraison et repas, soutien scolaire, assistance informatique et administrative, assistantes maternelles, garde d’enfants, assistance aux publics fragiles (dans le cadre du maintien à domicile) et travaux divers.

Des conditions de travail satisfaisantes pour les employés du maintien à domicile.

97 % des salariés travaillant dans l’assistance aux publics fragiles (handicapés, personnes âgées qui ont choisi le maintien à domicile) sont des femmes. 64 % sont âgés de 40 à 59 ans, c’est dire la place des jeunes seniors dans les métiers liés au maintien à domicile. La rémunération horaire des salariés qui assistent les personnes fragiles est supérieure au SMIC (+ 18 %), avec une moyenne de 9 € net de l’heure. Bien que la rémunération soit satisfaisante, de nombreux salariés ont des difficultés à effectuer un nombre d’heures suffisant et ils travaillent chez plusieurs employeurs. Les salariés du secteur du maintien à domicile effectuent en moyenne 21 à 26 heures par semaine (selon qu’ils sont employés par un particulier ou par un organisme). Leur rémunération s’élève ainsi autour de 790 € net par mois chez un particulier et 910 € dans un organisme. Plus de 90 % des salariés assistant des publics fragiles se sentent respectés par les personnes pour lesquelles ils travaillent. Ils sont ainsi nombreux (environ 80 %) à ne pas songer à travailler dans un autre secteur. Enfin, point important s’il en est : la principale motivation de ces employés est l’envie d’aider autrui.

La Haute Autorité de Santé agit pour les aidants de malades d’Alzheimer

Mercredi 23 juin 2010

Le Plan Alzheimer définit par le gouvernement français insiste non seulement sur une prise en charge améliorée des malades d’Alzheimer, mais également sur un meilleur soutien à leurs aidants familiaux, souvent fragilisés par les responsabilités qui leur incombent. En ce sens, l’HAS (Haute Autorité de Santé)  a exposé des recommandations visant à établir des consultations médicales spécifiques pour les accompagnants, afin de détecter d’éventuels difficultés et de gérer au mieux les moments difficiles tels que l’annonce du diagnostic Alzheimer, ou encore l’organisation de la prise en charge du malade.

La Haute Autorité de Santé agit pour les aidants de malades d'Alzheimer - Source de l'image : http://3.bp.blogspot.com/
Améliorer le soutien aux aidants du malade d’Alzheimer

La mesure numéro 3 du Plan Alzheimer 2008-2012 s’attache à la mise en place systématique du “suivi médical des aidants naturels”.
Les aidants naturels, aussi appelés aidants familiaux, sont les proches qui assurent en grande partie la prise en charge du malade d’Alzheimer. L’objectif de cette mesure 3 du Plan Alzheimer est d’offrir une consultation annuelle à 70 % d’entre eux..
Ces aidants vivent des moments psychologiquement difficiles tout au long de leur travail d’accompagnement  depuis l’annonce du diagnostic d’Alzheimer jusqu’à la gestion des crises. Ces responsabilités s’ajoutent aux nombreuses obligations personnelles et professionnelles auxquelles doit faire face l’aidant.
Ceci explique en grande partie la fréquence élevée de la dépression chez les aidants, et un taux de surmortalité atteignant 60 % dans les trois années suivant le début de l’accompagnement. L’HAS conseille donc un suivi médical annuel de ces personnes, au moyen d’une consultation avec le médecin traitant.

Le médecin traitant au cœur de la prise en charge de l’aidant au malade d’Alzheimer

D’après les recommandations de l’HAS, le médecin de famille revêtira un nouveau rôle. Il sera formé pour déceler les éventuelles difficultés rencontrées par  l’accompagnant du malade d’Alzheimer. Interlocuteur de confiance, le médecin devra rechercher des troubles du sommeil, des problèmes d’anxiété, fréquents chez les aidants. Dans le cas ou l’aidant familial est le conjoint, le niveau d’autonomie physique et psychique devra également être évalué car il n’est pas rare de constater que la prise en charge du malade d’Alzheimer dépasse la capacité de l’époux, lui-même fragile.
Par conséquent, le but de la consultation est d’offrir à l’aidant les solutions disponibles pour faciliter son quotidien et celui du malade d’Alzheimer. Elle doit amener le médecin à les orienter vers les structures compétentes, comme les CCAS, les associations de malades d’Alzheimer, ou des structures d’accueil temporaires pour permettre à l’aidant de se reposer.