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Archive pour mai 2010
Vendredi 21 mai 2010
Une étude scientifique parue le 12 mai dernier dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) pourrait bien révolutionner les thérapies destinées à combattre la maladie d’Alzheimer. Grâce à une extraordinaire coopération scientifique impliquant des équipes de chercheurs américains et européens, deux nouveaux gènes responsables du développement de la maladie d’Alzheimer ont pu être isolés. Ces résultats confirment par ailleurs le poids du facteur héréditaire dans l’apparition d’Alzheimer.

Des moyens sans précédents mis en œuvre contre Alzheimer
Les équipes scientifiques en charge de cette nouvelle étude contre Alzheimer, n’ont pas lésiné sur les moyens employés dans le protocole de recherche. Le code génétique de 35 000 malades d’Alzheimer a été recueilli, dont 8000 ayant développé la maladie d’Alzheimer. Ce travail de fourmi, ayant nécessité des années d’efforts, a été largement récompensé puisqu’il a permis l’isolation de deux nouveaux gènes, ce qui porte à neuf le nombre de gènes identifiés et impliqués dans la maladie d’Alzheimer. La principale auteure de cette recherche, le Dr Seshadri de l’Université de Boston, a fait part de son enthousiasme suite à cette découverte, qui révèle de nouveaux mécanismes biologiques d’Alzheimer. Le premier gène, placé sur le chromosome 2, est proche d’un gène appelé BIN1, tandis que le second, placé sur le chromosome 19 est proche de plusieurs gènes dont le EXOC3L2.
Les conséquences de cette découverte pour les malades d’Alzheimer
Les causes d’apparition de la maladie d’Alzheimer chez l’individu sont multiples et mal connues pour la plupart. Cependant, l’identification de gènes ‘’coupables’’, ouvre la voie à la mise au point d’éventuelles thérapies géniques curatives. Alors que l’on estime que plus d’un baby-boomer sur dix développera Alzheimer, cette recherche constitue un espoir important.
En revanche, l’identification de ces gènes ne pourra en aucun cas donner lieu a un dépistage préventif, car même en cas de prédisposition génétique, il semblerait que plusieurs facteurs associés interviennent dans le développement de la maladie d’Alzheimer, tels que le mode de vie ou encore l’environnement. Toutefois, il faudra être patient avant de voir les fruits de cette étroite collaboration scientifique, puisque les éventuels traitements consécutifs à cette découverte ne verront pas le jour avant une dizaine d’années.
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Jeudi 20 mai 2010
Le Musée grenoblois des sciences médicales a exposé durant deux mois une exposition intitulée “Parkinson, créativité, dopamine”. Cette exposition a présenté les œuvres de treize artistes atteints de la maladie de Parkinson. La passion créative développée par ces patients traités au CHU de Grenoble semble liée au traitement dopaminergique qu’ils reçoivent pour soigner leur maladie de Parkinson.

“Parkinson, créativité, dopamine”, une exposition pas comme les autres
Dans l’esprit du grand public, la maladie de Parkinson est généralement associée à la déchéance physique et morale. L’exposition “Parkinson, créativité, dopamine” qui s’est déroulée au Musée grenoblois des sciences médicales, démontre que ce devenir n’est pas inéluctable. Treize malades, suivis à la clinique de Neurologie du CHU de Grenoble dirigée par le Pr Paul Krack, ont présenté leurs œuvres dans le contexte de leur maladie et de leurs traitements. Sont au rendez-vous tant la peinture, que la sculpture, la photographie et le conte. L’exposition a été réalisée avec le soutien du Conseil Général de l’Isère, de la Ville de Grenoble et du CHU de Grenoble et la vente du catalogue était au profit de l’association France Parkinson.
Des malades de Parkinson qui renouent avec l’art
La maladie de Parkinson est une pathologie neurologique qui provoque des troubles moteurs progressifs (hypertonie musculaire, tremblements au repos et lenteur des mouvements appelée akinésie). C’est pourquoi elle semble synonyme de dégénérescence motrice et certainement pas de créativité. Pourtant, l’équipe du Pr Paul Krack a découvert que le traitement dopaminergique que reçoivent les malades de Parkinson qui fréquentent la clinique de Neurologie leur permettait de retrouver une vie enrichissante pendant de nombreuses années. L’équipe de psychologues et de médecins de la clinique de Neurologie de Grenoble, et de son unité des Troubles du Mouvement dirigée par le Pr Pierre Pollak, assurant le suivi de ces patients, a en effet constaté que le comportement et la motivation des patients parkinsoniens pouvaient être influencés par la maladie et par le traitement dopaminergique utilisé.
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Mercredi 19 mai 2010
Ne plus avoir à se déplacer pour acheter ses médicaments, n’est-ce pas le rêve de bien des personnes âgées ? La ministre de la Santé a récemment annoncé qu’elle envisageait de permettre la vente de médicaments non remboursés par l’intermédiaire de sites internet. Une bonne nouvelle ou une menace pour la santé des personnes âgées, qui risquent de se tromper dans la posologie et de recevoir des contrefaçons ?
Les médicaments sur Internet, un progrès pour la santé des personnes âgées ?
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé que la vente de médicaments OTC sur Internet serait permise dès 2011. Pour l’heure, la France interdit la vente de produits pharmaceutiques en ligne, bien que plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Pays-Bas…) aient déjà adopté cette pratique depuis longtemps. En Allemagne, notamment, le marché des ventes de médicaments OTC par Internet est en nette progression par rapport à d’autres marchés liés à la santé. Au premier abord, cette décision semble avantageuse pour les personnes âgées. Pouvoir commander un médicament en ligne éviterait aux personnes âgées qui ne peuvent se déplacer d’avoir à se tourner vers leurs proches ou vers leurs aides à domicile, qui ne sont pas toujours disponibles. Mais ce procédé ne présente-t-il pas des risques pour la santé des personnes âgées ?
Une menace potentielle pour la santé des personnes âgées
Certes, les sites Internet de vente de médicaments ne pourront être tenus que par des pharmaciens et devront être labellisés par le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP). En outre, chaque site devra prévoir une section ”conseil”, avec la possibilité pour le patient de s’entretenir avec un pharmacien dûment identifié. Toutefois qu’en sera-t-il du contact humain et personnel avec le pharmacien du quartier, si important pour les personnes âgées ? Car si les médicaments sont importants pour la santé des personnes âgées, le contact social est lui aussi primordial. Par ailleurs, la personne âgée qui achèterait un médicament “à l’aveuglette” sur Internet ne risque-t-elle pas de se tromper dans la posologie, sans les recommandations de son pharmacien ? Les organisations représentant les officines françaises craignent en outre l’afflux de contrefaçons qui mettront plus encore en danger la santé des personnes âgées. Le Collectif national des Groupements de Pharmaciens d’Officine (CNGPO) exige également que la commande soit récupérée à la pharmacie. Si cette condition est acceptée, quel avantage pourront alors trouver les personnes âgées dans l’achat de médicaments sur la toile ?
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Lundi 17 mai 2010
Pour la deuxième année consécutive, le budget 2009 de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) n’a pas été entièrement utilisé. Quel va donc être le sort de ces millions d’euros destinés à la prise en charge de la dépendance des personnes âgées ? Certains exigent déjà de reverser ces fonds aux Conseils Généraux qui peinent à financer les coûts de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie.
300 millions d’euros inutilisés par la CNSA pour l’APA
L’agence de presse médicale (APM) a publié un rapport indiquant que la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a enregistré en 2009 un excédent de 300 millions d’euros. Cet excédent est dû entre autres aux décalages entre le vote des crédits et la concrétisation des projets. La CNSA gère les crédits pour l’accompagnement de la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées. Elle verse aux départements un concours au financement de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la Prestation de compensation du handicap (PCH). Elle répartit aussi les crédits destinés au fonctionnement des établissements et services médico-sociaux accueillant seniors ou handicapés. D’aucuns se demandent pourquoi l’utilisation du budget de la CNSA n’est pas optimisée, alors qu’il y a tant à faire. Avec le vieillissement de la population, le nombre de bénéficiaires de l’APA ne cesse en effet d’augmenter.
Reverser les excédents aux départements pour l’APA
L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale des finances (IGF) ont effectué une mission d’enquête sur les excédents de la CNSA. Ces deux organismes ont recommandé aux ministères du Travail, de la Santé et du Budget de reverser 90 % des excédents à la Caisse maladie. Mais devant les besoins grandissants des Conseils généraux pour financer la prise en charge de la dépendance des personnes âgées et handicapées, “une telle décision serait incompréhensible” affirme l’Assemblée des départements de France (ADF). L’ADF demande que les excédents soient reversés aux départements. Elle préconise de revoir le financement des postes de psychologues dans les maisons de retraite, actuellement assumé par les Conseils généraux et les résidents. L’ADF souhaite également modifier la méthode de répartition des frais de recrutement des aides soignantes des EHPAD. Enfin, elle propose que la CNSA augmentent son concours au financement de l’APA et de la PCH.
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Vendredi 14 mai 2010
La cérémonie annuelle des Trophées du Grand Age s’est tenue Lundi 3 mai, au Casino de Paris. Cet évènement de grande envergure a réuni les principaux acteurs du secteur de la gérontologie. Son objectif était de récompenser les meilleures initiatives d’entreprises et de collectivités en faveur de nos aînés. Lors de cette seconde édition, les projets des sept catégories présentées ont surpris le public par leur qualité et leur originalité. La cérémonie fut par ailleurs ponctuée par de pertinentes interventions de professionnels, qui ont abordé des thématiques touchant au bien-être des seniors. Cette soirée, orchestrée d’une main de maître par Marc Dumas et Jérôme Pigniez, s’est ouverte par un discours prononcé par Norra Berra, la Secrétaire d’État chargée des Aînés.
Les innovations récompensées
- Catégorie 1 : Habitat – Environnement
Le lauréat de cette catégorie est la société LEGRAND pour son innovation technologique destinée à sécuriser le déplacement nocturne des personnes âgées.
-Catégorie 2 : Gérontechnologie et technologie pour l’autonomie
Les candidats ont ici rivalisés d’excellence puisque deux lauréats sont ex-æquo.
• La société SIEMENS a développé un système polyvalent permettant la détection des personnes âgées en danger d’errance et l’appel d’urgence.
• L’entreprise INNOVOX a quant à elle été récompensée pour sa plateforme visiophonique facilitant le recours aux services nécessaires à la personne âgée isolée à son domicile.
-Catégorie 3 : Initiative EHPA – EHPAD
Le concepteur d’EHPAD AUVENCE est l’heureux gagnant de cette catégorie grâce à la création de blogs permettant aux résidents de conserver un lien social avec l’extérieur.
-Catégorie 4 : Services à la personne
Le lauréat est la célèbre entreprise ADECCO A DOMICILE, avec la ‘’Carte Assistance’’ destinée à assurer des prestations à domicile régulières et de qualité.
-Catégorie 5 : Initiatives Alzheimer et maladies neurodégénératives
La société LINKS CARE SERVICES innove par un dispositif de télésurveillance capable de détecter les situations à risque (chute, errance…)
-Catégorie 6 : Dynamisme des associations et des territoires
L’association COMPAGNIE LARUBALIZ a été distinguée pour ses spectacles dynamiques, donnés dans les services gériatriques.
-Catégorie 7 : Recherche et Développement
Le lauréat de cette dernière catégorie n’est autre que l’Hôpital Européen GEORGES POMPIDOU, récompensé grâce à sa plateforme CiscoHealthPresence permettant les consultations à distance et évitant ainsi le déplacement de personnes fragilisées.
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