Crise des services de maintien à domicile : une mission d’inspection est lancée
Alors que la prise en charge de la dépendance apparait comme l’une des préoccupations principales en France cette année, les associations de maintien à domicile connaissent de grandes difficultés financières qui pourraient affecter leurs services aux ainés. Afin de faire la lumière sur les raisons de cet embarras, une évaluation du financement et de la tarification des prestations sera confiée aux inspections générales des finances, de l’administration, et des affaires sociales.
Le maintien à domicile, un rempart contre la dépendance en passe de s’effondrer
L’Allocation Personnalisée à l’Autonomie, créée en 2001 par le gouvernement, avait pour but d’améliorer le quotidien des personnes âgées par l’intervention d’auxiliaires de vie subventionnée. Mais neuf ans plus tard, les finances ne suivent plus. Au total, 1600 associations gérant ces systèmes d’assistance seraient dans l’impasse financière. Bon nombre de redressements judiciaires ont déjà été prononcées, dont celui de l’UNA, premier réseau national d’aide à domicile. Par conséquent, les syndicats estiment que près de 60 000 usagers ne recevraient plus l’aide nécessaire. Le constat est d’autant plus amer que le domaine du maintien à domicile était désigné comme un pôle créateur d’emploi. Aujourd’hui, 10 000 emplois sont menacés. Les trois instances d’inspections vont enquêter sur ce phénomène alarmant pour tenter de comprendre pourquoi le secteur est en crise malgré une forte demande.
L’Etat appelé à la rescousse pour sauver le maintien à domicile
Bien qu’un manque de rigueur dans la gestion soit fortement suspecté, les associations évoquent quant à elles un durcissement de la concurrence.
Les entreprises privées ont été nombreuses à investir le secteur du maintien à domicile depuis le plan Borloo en 2005. Les organismes associatifs, n’ont pour la plupart, pas su réagir à cette compétition. La secrétaire d’Etat aux ainés, Nora Berra, parle même de ‘’concurrence déloyale’’ à leur encontre. Alors, les organisations syndicales et patronales réclament d’une même voix une enveloppe financière gouvernementale afin de sortir du gouffre financier et garantir aux usagers une continuité de soins satisfaisante. La seconde raison principale de cette faillite serait la mauvaise répartition du cout de l’APA. Alors que cette allocation devait être financée à parts égales par l’état et les conseils généraux, voila que ces derniers supportent aujourd’hui plus de deux tiers du cout de ces prestations, une charge bien au dessus de leurs possibilités.



mai 17th, 2010 à 18:27
je suis révoltée en effet je dois payer 20 E de l’heure si je veux me faire aider et cela quelque soit l’organismeje veux bien que les assocation qoit créateur d’emplois mais est ce nous de payer ? et quel gaspillage Je me suis occupée moi meme de l’UNSSAD de 1966 a 1975 mais j’étais bénévole ainsi que les pesonnes de l’association que j’avaix crée seul les femmes aide ménagère étaient payées, donc n’accusez donc pas toujours l’état mais regardé un peu ce que gagne une aide ménagère qui souvent ne sais pas faire grand chose et ceque cela nous coutepour un revenu d’environ 1500 E
mai 17th, 2010 à 21:31
je suis fort etonné de voir la participation de l’APA qui était de 60 heures alors que maman pouvait restée seule chez elle, soit environ 1000 euros , vient de passer a 211 euros car nous avons ete dans l’obligation de la placer en maison de retraite.
l’aide pour le maintien a domicile est une bonne chose, mais pourquoi ne pas aider les personnes qui ne peuvent faire autrement et qui doivent payer 2500€ par mois .
la securite sociale s’en trouve la principale beneficiaire car l’intervention deux fois par jour des infirmières n’as plus lieu d’etre, la maison de retraite etant medicalisé, mais a quel prix.
Quels sont les retraités qui peuvent survenir seul a supporter un tel cout, les 800€ de differentiel de l’APA seraient les bienvenus
a vous lire
mai 17th, 2010 à 22:20
je pense que la sélection des prestataires de soins à domicile est normale…En effet je suis certaine que ceux qui rencontrent des difficultés financières n’ont pas été aptes à gérer ce type d’activité…
le soin à la personne âgée ne s’improvise pas….C’est un véritable métier.
Maman, qui est à domicile avec un GIR 2 a une prise en charge bien adaptée mais il a fallu que je sélectionne les différents prestataires, aide ménagère, portage des repas et téléassistance. Cette prise en charge est 7 jours sur 7. Par contre il est indispensable qu’une présence familiale soit là pour tout coordonner.
mai 18th, 2010 à 11:04
maman bénéficie d’une petite aide de l’APA à 90 ans pour rester à domicile, mais pour un maximum de 12 h par mois alors que nous avions demandé 20 h. Mais c’est mieux pour elle que d’aller en maison de retraite, car elle est terrifiée par les reportages sur les “mouroirs” !
toutefois, on peut dire que les associations qui gèrent ce personnel ont de gros soucis avec des personnes mal formées, ou qui sont peu fiables (absences non justifiées, fatigue ! permanente) avec beaucoup de personnes d’origine étrangère qui ne sont pas habituées aux habitudes ménagères françaises d’une certaine rigueur dans la propreté… c’est la limite aussi du système.
Que l’on récupère l’APA sur les successions importantes serait juste, et permettrait de pallier aux déficits annoncés.
mai 19th, 2010 à 18:22
Je voudrais que l’on cesse de dire que le personnel est mal formé ou incompétent.
Il existe d’excellents centres de formations qui proposent des formations complétes en 3 modules sur une durée de 6 mois, des stages sont obligatoires en maison de retraite et au sein d’associations
et sont pris en compte pour l’examen final. Nous sommes selectionnés pour intégrer ces centres. Dès que nous avons obtenu notre diplôme, je peux vous assurer que nous sommes tout de suite sollicités par les employeurs.
A chacun d’entres vous de trouvez l’association qui répondra à vos attentes.
Posez les bonnes questions!
juin 16th, 2010 à 13:47
Bonjour,
Ces situations résultant de l’orgueil des chercheurs qui allongent la durée de vie, sont d’une tristesse infinie mais
N’ont à mon sens rien à voir avec l’indignité et la dignité.
Le pauvre et l’exclu ne sont pas indigne.
La misère ne fait pas perdre la dignité.
La haine, l’indifférence sont indignes
Vieillir et mourir dans la dignité c’est vieillir et mourir avec une Âme propre.
Les gens dépendants n’ont pas à être traité d’indigne.
NR