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Archive pour mai 2010

L’IPAD fait son entrée en maison de retraite !

Lundi 31 mai 2010

Les aînés de la maison de retraite « Le Foyer du Romarin » ont été parmi les premiers en France à s’initier au dernier-né de haute technologie d’Apple, le fameux IPAD. Comme on peut le constater dans la vidéo publiée par la maison de retraite, les anciens ont montré beaucoup d’intérêt pour l’IPAD. Ce mini-ordinateur doté d’écran tactile permet entre autres d’agrandir d’un coup de doigt des textes autrefois illisibles pour les yeux fatigués des aînés. L’IPAD présenté à l’initiative du directeur de l’EHPAD est ainsi passé de main en main afin de permettre à chaque résident de découvrir cette nouvelle merveille technologique qui devrait sans doute encourager les liens intergénérationnels !


Un sol détecteur de chutes dans les maisons de retraite

Vendredi 28 mai 2010

On n’arrête plus le progrès et lorsque ce dernier est mis au service des personnes âgées en maisons de retraite, on ne peut que le saluer. Une jeune compagnie toulousaine a ainsi mis au point un revêtement de sol permettant de détecter les chutes des pensionnaires de maisons de retraite. Cette invention est une première: elle permettra au personnel soignant de la maison de retraite d’agir immédiatement et ainsi, de limiter les conséquences fâcheuses de la chute.

Un sol détecteur de chutes dans les maisons de retraite ! - Source de l'image : http://www.ladepeche.frUne invention qui renforce la sécurité dans les maisons de retraite
La société VigiMetric, créée début 2010, a mis au point une invention qui, loin d’être un gadget, peut apporter beaucoup aux personnes âgées en perte d’autonomie. La jeune compagnie toulousaine a testé fin 2009 dans plusieurs maisons de retraite un revêtement de sol permettant de détecter et prévenir les chutes de personnes âgées. Le projet, soutenu par l’incubateur Midi-Pyrénées, a été lancé par Michel Eymeri, un pharmacien et ancien cadre des services de santé. Parti du constat que chaque année quelque 3 millions de personnes âgées de plus de 65 ans  sont victimes des chutes à répétition, M. Eymeri a décidé de développer un système favorisant la sécurité des personnes âgées. Pour éviter les cas malheureux d’aînés tombés et restés longtemps cloués au sol avant que quelqu’un s’en aperçoive, M. Eymeri a inventé un revêtement de sol capable de détecter les chutes et d’alerter le personnel de la maison de retraite.

Une intervention rapide pour limiter les séquelles

Le TapisMetric inventé par la société toulousaine est composé d’une fine sous-couche de détecteurs qui se place sous le revêtement du sol (en Lino ou en PVC) de la maison de retraite. Le système est relié à un écran qui permet au personnel soignant de l’établissement de contrôler en temps réel les déplacements de chaque résident. En cas de chute, l’alerte est donnée par le système et l’équipe soignante de la maison de retraite peut venir immédiatement en aide à la personne âgée. De cette façon cette dernière reste beaucoup moins longtemps au sol, ce qui limite considérablement les risques de traumatismes et de graves séquelles. Cette invention pourra profiter dès septembre à plusieurs maisons de retraite, surtout celles qui sont en construction ou en travaux de mises aux normes. Le TapisMetric a été breveté et a reçu en 2008 le premier prix de la bourse de recherche et d’innovation pour l’autonomie de la personne âgée du pôle Charles-Foix. Il a aussi été labellisé par le pôle de compétitivité Cancer-Bio-Santé de Toulouse.

L’APA, une allocation perçue en moyenne pendant 4 ans

Jeudi 27 mai 2010

Une récente étude de la DREES (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) révèle que les personnes âgées bénéficiaires de l’APA perçoivent les prestations pendant une durée de 4 ans. Cette moyenne est principalement influencée par le lieu de vie de l’individu (domicile ou maison de retraite) et par son degré de dépendance à l’ouverture des droits de l’APA.

L’APA, une allocation perçue en moyenne pendant 4 ans - Source de l'image : http://media.paperblog.fr
La dépendance : un critère déterminant dans la durée de perception de l’APA

Les résultats obtenus par la DREES se basent sur la simulation de plusieurs cas-types de personnes âgées entrées dans le dispositif APA pendant l’année 2007, tous âges et lieux de vie confondus. Il est intéressant de constater que le degré de dépendance (Gir) est un facteur prépondérant dans la durée de perception de l’aide. Ainsi, un individu âgé de 60 à 64 ans, fortement dépendant, bénéficiera des prestations APA pendant 4 ans et 8 mois, alors qu’une personne âgée de 95 ans et plus, légèrement dépendante a l’ouverture de ses droits, percevra l’aide pendant 3 ans et 2 mois. Soit un écart mineur au vu de la différence d’âge des deux individus! Cette donnée prouve que l’âge d’entrée dans le système APA est un facteur secondaire dans la durée moyenne de perception, contrairement au Gir, qui lui, sera déterminant.


Les  facteurs secondaires

Les conclusions de l’étude montrent par ailleurs que les individus résidant en établissement percevront l’APA en moyenne 3 ans et 4 mois tandis que les personnes âgées vivant à domicile en bénéficieront 4 ans et 2 mois, ce qui représente plus d’un an de différence en fonction du lieu de résidence! En outre, l’espérance de vie des femmes étant plus longue que celle des hommes, la durée moyenne de perception de l’APA s’en trouve naturellement accrue. Ainsi, les femmes perçoivent l’APA pendant 4 ans et 5 mois contre 2 ans et 11 mois pour les hommes, tous lieux de vie confondus. Enfin, l’étude de la DREES enseigne que l’aide de l’APA (allocation personnalisée a l’autonomie) compte aujourd’hui plus d’un million d’allocataires à travers la France avec une moyenne d’âge de 83 ans.

Paris renforce la solidarité entre les personnes âgées et les étudiants

Mercredi 26 mai 2010

Lorsqu’on parle de solidarité et de personnes âgées, on voit généralement ces dernières comme demandeuses. Mais on oublie souvent que les personnes âgées ont aussi beaucoup à apporter aux jeunes générations. Car la solidarité ne va pas que dans un sens. C’est ce principe qui est à l’origine du concept de la colocation intergénérationnelle. Les personnes âgées accueillent des étudiants moyennant quelques menus services et une présence. Le problème du logement à Paris est ainsi résolu et la solidarité renforcée.

Paris renforce la solidarité entre les personnes âgées et les étudiants - Source de l'image : http://a10.idata.over-blog.com
Solidarité intergénérationnelle : des personnes âgées ouvrent leurs portes

A l’occasion de la Journée européenne de la solidarité entre les générations, qui a eu lieu le 29 avril dernier, la ville de Paris a organisé diverses manifestations pour renforcer les liens entre les personnes âgées et les plus jeunes. L’un des points forts de cette journée a été la signature d’une charte intergénérationnelle. Ce document a pour but d’officialiser un phénomène apparu il y a environ quatre ans : la cohabitation entre des personnes âgées et des étudiants. En fixant des règles claires, cette charte améliore l’encadrement de la colocation intergénérationnelle. Notons qu’elle reprend essentiellement les grands principes préconisés par les associations qui s’occupent de former des binômes entre les personnes âgées et les étudiants : solidarité, respect, discrétion, tolérance… La charte signée fin avril définit les rôles et engagements de chacun, pour assurer le bon fonctionnement du système.


La colocation, une relation “gagnant-gagnant” entre la personne âgée et l’étudiant

Le principe de la colocation est simple : il est basé sur la solidarité entre les générations. D’un côté, se trouvent des personnes âgées qui vivent seules à la maison et qui disposent d’une chambre libre. De l’autre, des étudiants ou des apprentis à la recherche d’un logement proche de leur lieu d’études. La rencontre entre ces deux besoins a abouti à un échange de bons procédés entre personnes âgées et étudiants. Pour l’année scolaire, l’étudiant est accueilli chez une personne âgée, soit gratuitement, soit moyennant une participation aux frais. En échange, il rend quelques services à la personne âgée (petites courses, fermer les volets…) et lui tient compagnie quelques soirs. Tout le monde y gagne : la personne âgée qui a une présence rassurante auprès d’elle, l’étudiant qui peut se consacrer à ses études sans le souci du logement trop cher et la génération intermédiaire des enfants qui voient leur aîné accompagné et des parents qui savent leur enfant bien logé.

La maison de retraite prend du bon temps au cirque !

Lundi 24 mai 2010

Les résidents de la maison de retraite Noélie Sécail ont profité d’un après-midi de fête organisé par l’association du troisième âge de l’établissement. Ils se sont retrouvés avec les enfants et villageois de la région sur les gradins du cirque Caprani et ont profité d’une animation qui était aussi une occasion de réunir les générations. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des diverses activités proposées par l’association particulièrement soucieuse du bien-être des aînés hébergés en maison de retraite.

La maison de retraite prend du bon temps au cirque ! - Source de l'image: http://www.ladepeche.fr
Le cirque s’invite
en maison de retraite
Les associations œuvrant au bien-être des personnes âgées ont parfois des idées originales pour favoriser les liens intergénérationnels entre les aînés et les jeunes générations de la région où ils vivent. L’association créée en faveur des résidents de la maison de retraite Noélie Sécail de Bertren (Hautes-Pyrénées), a ainsi organisé voici quelques semaines une animation qui a attiré quelque 350 personnes. Les résidents de la maison de retraite et d’autres établissements d’hébergement du département, mais aussi des enfants et des villageois du Comminges et de Barousse se sont rassemblés sur les gradins du cirque Caprani. Tous ont passé un agréable après-midi intergénérationnel, qui selon les dires de la présidente de l’association Isabelle Antolinos, fut un vrai temps fort. Cette journée de détente offerte aux pensionnaires de la maison de retraite a ainsi été l’occasion de faire participer les aînés à la vie culturelle du village.


Une association active pour le bien-être des aînés

L’association du troisième âge de la maison de retraite Noélie Sécail a été créée en 1986. Soutenue par la direction des Hôpitaux de Luchon, elle est animée par Chantal Riquelme et plusieurs personnes liées à l’établissement. La présidente elle-même est cadre de santé de l’équipe soignante de Bertren. Le directeur des  Hôpitaux de Luchon Jean-Pierre Pavone et son adjointe Delphine Pujos ont salué cette initiative de l’association. Isabelle Antolinos a rappelé à cette occasion les activités de l’association. Cette dernière œuvre tout particulièrement à renforcer les liens intergénérationnels, en organisant des journées comme celle-ci ou des rencontres avec les enfants de la Calendreta (école bilingue occitane). L’association propose aussi des voyages : Capbreton en 2008 et Toulouse en 2009. Chaque année, l’association fait participer les résidents de la maison de retraite à la transhumance de Barousse. Ces derniers décorent le bétail de pompons fabriqués dans les ateliers d’animation de la maison de retraite. Une véritable fête de saison qui apporte beaucoup de joie aux aînés.