Une nouvelle perception du troisième âge et de la retraite ?
Il fut un temps où une personne de 60 ans était considérée comme âgée. Mais aujourd’hui, vieillissement de la population et progrès de la médecine aidant, l’entrée dans le « troisième âge » a reculé d’une dizaine d’années. Un sondage effectué mi-février révèle ainsi une intéressante évolution des mentalités en France concernant les personnes âgées et la retraite, mêlée tout de même à la crainte du risque accru de dépendance engendré par le grand âge.
Des retraités plus actifs et dynamiques
La longévité accrue a pour conséquence, entre autres, de changer la perception qu’ont les Français de la vieillesse. Si autrefois, le départ à la retraite était synonyme d’entrée dans le troisième âge, les aînés du 21ème siècle ont changé. D’après un sondage OpinionWay, réalisé entre le 12 et le 15 février 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 1 032 personnes âgées de 18 ans et plus, une personne est considérée comme « âgée » à partir de 69 ans en moyenne. Cela dit, les Français considèrent que l’on peut parfaitement être actif passé 70 ans. Selon le sondage, on peut avoir une activité artistique jusqu’à près de 79 ans, voyager jusqu’à 78 ans, faire du bénévolat jusqu’à 74 ans et du sport jusqu’à 70 ans. En revanche, pour ce qui est de l’activité professionnelle, les Français ne pensent pas qu’on puisse travailler au-delà de 65 ans.
La dépendance, un risque qui préoccupe les Français
Si d’un côté de nombreux français (44 %) considèrent la retraite comme synonyme de disponibilité (pour s’occuper de ses petits-enfants, voyager…), ils craignent toutefois une dégradation de leur santé (54 %). Ils sont également pessimistes quant à leur niveau de vie à la retraite : 77 % des personnes interrogées estiment qu’il diminuera, bien qu’elles se préparent en économisant et en faisant des placements (65 %).Les conditions de vie à la retraite les inquiètent : 55 % des personnes interrogées pensent qu’elles se sont détériorées depuis quelques années. D’ailleurs, les Français estiment qu’en cas de dépendance ils peuvent compter davantage sur l’aide de la famille (75 %) que sur le soutien des pouvoirs publics (16 %). Cette dépendance, ils la voient surtout comme médicale (44 %), mais aussi comme financière (29 %). Enfin, lorsqu’ils songent aux aidants de la personne âgée dépendante, 48 % des Français pensent immédiatement au poids du suivi quotidien de l’aîné, lequel demande beaucoup de temps et d’énergie.


