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Archive pour janvier 2010
Vendredi 29 janvier 2010
Les maladies dégénératives touchent une partie importante de la population du grand âge. Elles représentent un véritable défi pour les scientifiques qui cherchent un traitement. Chaque piste trouvée éveille de nombreux espoirs dans le monde entier. C’est le cas avec la dernière découverte d’une équipe française dirigée par le professeur Etienne-Emile Baulieu, qui a identifié une protéine dont le rôle pourrait être décisif dans la prévention et la lutte contre la maladie d’Alzheimer et les troubles apparentés.
Un espoir dans la recherche thérapeutique sur les démences
On sait aujourd’hui qu’au cours du développement de la maladie d’Alzheimer, des plaques amyloïdes se forment entre les neurones et des agrégats de protéines tau s’accumulent dans les cellules nerveuses. Une équipe de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), dirigée par le professeur Etienne-Emile Baulieu, a décidé d’étudier l’effet d’une autre protéine qui se trouve dans le cerveau sur les peptides « tau », dont le dérèglement est responsable de plusieurs maladies dégénératives. Les chercheurs français ont découvert une interaction entre cette protéine appelée FKBP52 – mise en évidence dès 1992 par le professeur Baulieu – et le peptide problématique, qu’elle détruit, prévenant ainsi son accumulation dans les cellules nerveuses. La portée médicale de la découverte de cette protéine « anti-tau » offre un nouvel espoir aux 25 millions de personnes atteintes d’Alzheimer dans le monde.
Une possibilité d’anticiper l’apparition de la maladie d’Alzheimer ?
Les chercheurs vont à présent tenter de renforcer l’action de la protéine FKBP52 sur le peptide tau. Des expériences seront effectuées sur des animaux génétiquement modifiés pour présenter des symptômes de maladies neurodégénératives. Etant donné que le manque de protéine FKBP52 dans le cerveau serait l’un des facteurs entraînant l’apparition de ces pathologies, les scientifiques veulent élaborer un procédé pour mesurer le taux de cette protéine chez l’homme. En décelant chez leur patient un manque de protéine FKBP52 par une simple de prise de sang, les médecins pourraient identifier très tôt les signes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer ou de troubles apparentés. Le développement d’un traitement médical pour renforcer le taux de protéine FKBP52 permettrait ensuite de prévenir l’apparition de la maladie. Mais il faudra s’armer de patience avant que tout cela se concrétise : le professeur Baulieu prévoit au moins trois années de recherches avant d’aboutir à des progrès significatifs.
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Mercredi 27 janvier 2010
Le Centre gouvernemental d’analyse stratégique a publié un dossier spécial (’Note de veille’, décembre 2009) consacré au développement des gérontechnologies et à l’influence de ce secteur sur la gestion à long terme de la prise en charge d’un nombre croissant d’aînés dépendants. Chargée des questions sociales au CAS, Virginie Gimbert dresse dans ce document un état des lieux détaillé du domaine des « technologies pour l’autonomie » en France. Cette analyse propose également divers solutions face aux obstacles qui retardent l’expansion des gérontechnologies tels que les coûts élevés, le manque de structuration et les réticences des professionnels de santé.
Des technologies utiles peu développées en France
Le développement des gérontechnologies en France est assez tardif comparé à d’autres pays tels que le Japon et les Etats Unis, constate le document du Centre d’analyse stratégique (CAS). Ceci en dépit du fait que les technologies pour l’autonomie offrent de nombreuses solutions pratiques pour faciliter la prise en charge des personnes dépendantes et améliorer leur qualité de vie. Parmi les nouveaux outils cités dans cette analyse on peut citer la visiophonie, offrant un meilleur contact avec les proches, les dispositifs de rappel des tâches pour les malades d’Alzheimer ainsi que les systèmes de télésurveillance utiles pour sécuriser les aînés dépendants et alléger la tâche des aidants. Virginie Gimbert souligne l’apport critique de ces technologies dans le prolongement du maintien à domicile des personnes dépendantes face au nombre insuffisant de places en maisons de retraite. Le document recommande à l’Etat de promouvoir ces innovations qui permettraient également de réduire les investissements publics dans le secteur des EHPAD et maisons de retraite.
Les obstacles au développement des gérontechnologies
De multiples facteurs sont à l’origine du retard dans l’expansion des technologies pour l’autonomie en France. Le Centre d’analyse stratégique fait état d’une situation paradoxale: les projets de recherche et les expérimentations dans ce domaine foisonnent, tandis que la commercialisation de produits opérationnels pour les personnes dépendantes demeure très réduite. Cette situation est attribuée entre autres à la participation insuffisante des chercheurs français aux projets européens en gérontechnologie. Les équipes de chercheurs ne sont également pas assez multidisciplinaires, ce qui a pour conséquence de créer des prototypes techniquement bons mais fréquemment inadaptés aux utilisateurs. D’autre part, ce sont essentiellement de très petites entreprises qui produisent les technologies pour l’autonomie, un inconvénient qui limite sensiblement les débouchés industriels pour la recherche académique. Le coût des produits de gérontechnologie est aussi très élevé: cela constitue une difficulté supplémentaire pour séduire les aînés dépendants déjà peu enclins à utiliser les nouveaux outils ultramodernes. De leur côté, les aidants professionnels expriment certaines réticences concernant ces techniques, parfois pour des motifs d’éthique mais surtout par crainte qu’elles se substituent à leur rôle.
Des recommandations pour accélérer l’expansion des gérontechnologies
Pour améliorer l’efficacité de la recherche et la création de nouveaux produits, le Centre d’analyse stratégique préconise entre autres de renforcer la création de gérontopôles (lancée en 2006), destinés à canaliser la recherche et les formations en gérontechnologie. Les pouvoirs publics devraient également encourager les différents acteurs concernés – ingénieurs, chercheurs, aidants professionnels… – à coordonner leurs efforts afin d’élaborer des produits plus adaptés aux utilisateurs. En outre, il est recommandé au gouvernement de structurer ce marché en définissant des normes spécifiques au domaine des technologies pour l’autonomie. D’autres considérations que l’aspect médical (telles que l’amoindrissement de l’isolement social et l’amélioration de la mobilité) devraient être pris en compte afin d’élargir les subventions de la Sécurité sociale pour l’achat de ces produits. Pour surmonter les réticences des aînés ou des professionnels, le document du CAS suggère également de lancer des campagnes d’information pour le grand public. Virginie Gimbert conclut ses propos en soutenant la mise en place d’une politique de prévention pour la perte d’autonomie fondée sur une perspective globale des mesures nécessaires pour faire face au vieillissement de la population.
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Lundi 25 janvier 2010
Une maison de retraite à Lyon vient d’offrir comme cadeaux de Noël à ses résidents des consoles Wii. Plusieurs maisons de retraite françaises ont récemment signées des partenariats avec la firme de consoles de jeu Nintendo. La console Wii aurait des effets bénéfiques sur les personnes âgées et enrichirait les liens intergénérationnels en maison de retraite. Une idée de cadeau originale !
Les aînés champions de Wii
Avant d’écrire sa lettre au père Noël, l’établissement lyonnais avait sûrement constaté le succès grandissant que rencontre la console de jeu Wii auprès des personnes âgées. Cette console permet de faire des exercices physiques et cérébraux sans sortir de chez soi. La Wii peut être utilisée par des personnes dépendantes ou handicapées car la manette de jeu enregistre les mouvements quelle que soit l’ampleur ou la force utilisée. Ce qui signifie que l’on peut jouer même dans un fauteuil roulant et se mesurer sans problème à ses petits-enfants ! La Wii propose notamment des jeux de bowling, de tennis, de golf, de boxe ou de baseball. Il existe également une vaste gamme de jeux de mémoires, d’analyses et de mathématiques ainsi qu’un entraînement a la coordination des mouvements devant son écran. Un coach virtuel est même disponible pour suivre le joueur !
Concours de Wii entre les générations
La Wii, outre ses effets bénéfiques tant au niveau physique que cognitif, a une influence sur le social et le psychisme. La Wii devient l’occasion d’organiser des parties mémorables entre résidents, de mettre en place de véritables concours entre les différentes générations de joueurs et de meubler agréablement de trop longues journées de pluie, de neige et de froid. On a aussi pu constater que l’estime de soi des nouveaux joueurs de Wii remontait ainsi que leur moral d’une manière générale. La Wii donne l’occasion à certaines personnes âgées de pratiquer de nouveau certaines activités auxquelles elles pensaient ne plus jamais avoir accès !
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Vendredi 22 janvier 2010
Félix Maximilien Rostaing est décédé à l’âge de 109 ans et trois jours dans une maison de retraite de CapBreton, dans les Landes. Mr. Rostaing était le doyen des Français et il résidait depuis cinq ans en maison de retraite. Il laisse derrière lui une fille, cinq petits-enfants, douze arrière petits-enfants et six arrière arrière petits-enfants.
Un militaire à la retraite
Félix Rostaing est né le 27 décembre 1900 en Savoie. Il était veuf depuis 26 ans et avait une fille unique en Dordogne. C’est pour se rapprocher de sa fille habitant en Dordogne qu’il avait décidé de venir séjourner à la maison de retraite de Capbreton. Cet ancien militaire s’est éteint paisiblement, dans son sommeil. Il avait servi en Chine, au Mali et au Maroc. Après la Seconde Guerre mondiale, il avait travaillé dans une usine de ferroalliages dans la vallée de Maurienne en Savoie. Il avait ensuite déménagé à Bergerac en Dordogne avec sa femme au début de sa retraite.
Une belle vie qui s’achève en maison de retraite
Quatre jours avant son décès, Félix Rostaing sabrait le champagne en famille pour fêter son anniversaire. Jusqu’à l’année dernière, il était parfaitement autonome. L’équipe soignante de la maison de retraite avait cependant remarqué qu’il était assez faible depuis quelques temps. Il était très fier d’être le doyen des français. Félix Rostaing laisse désormais sa place à Eugénie Blanchard, une ancienne religieuse de 113 ans qui réside aux Antilles.
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Mercredi 20 janvier 2010
Voisin-age c’est une expérience inédite qui se déroule dans le 17ème arrondissement de Paris. Lancée par l’association Les Petits Frères des Pauvres pour aider les personnes âgées isolées, Voisin-age se sert d’Internet pour rapprocher entre eux les personnes d’un même quartier. Affinité, proximité et envie, et voilà tout un voisinage en mouvement pour aider les personnes âgées seules ou inactives.
Pouvoir à nouveau compter sur ses voisins ?
Voisin-age se présente comme une plateforme Internet du style rencontre ou facebook. On s’inscrit, on a une fiche avec un profil et les autres inscrits peuvent nous rencontrer et dialoguer avec nous. Ce qui est novateur et formidable, c’est que ce site de rencontre d’un autre genre sert un noble but : briser l’isolement des personnes âgées du quartier. Celles-ci sont recensées sur le site et chaque personne bénévole inscrite peut voir ou se trouve la personne âgée dans le besoin la plus proche de son domicile…et proposer de lui rendre service !
Rendre service en échange d’autres services…
Par exemple, Anne (32 ans) va proposer à Maryse, 70 ans, de déjeuner avec elle chaque dimanche. En échange, Maryse va aller chercher sa fille Irène à l’école le lundi. Ou bien Chloé, 18 ans, passe tous les jours amener ses courses à Raymond, 80 ans, qui a du mal à monter les escaliers de chez lui avec ses paquets. Sur Voisin-age, il n’y a pas d’engagement, rien à payer, aucune contrainte… et l’on peut rendre service, aider les autres. Il suffit d’avoir envie et un peu de son temps à donner pour les autres et Internet relie entre eux des voisins qui, hier encore, s’ignoraient.
http://www.voisin-age.fr/
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