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Archive pour octobre 2009
Lundi 19 octobre 2009
De nombreux architectes se lancent aujourd’hui dans le projet de construction de maisons de retraite. Leurs travaux contribuent à créer un environnement qui influence positivement le quotidien des aides soignants et des résidents.
L’inventivité au service des maisons de retraite et des personnes âgées
Yann Brunel, architecte, s’est lancé dans la réalisation du projet de la résidence Philippe Desportes à l’hôpital Hôtel Dieu de Chartres dans l’Eure et Loire.
Il a conçu cette commande publique en tentant de garder en tête le fonctionnement de l’établissement, mais aussi en prenant en compte le bien être des patients. Cette résidence a été construite en plein centre ville afin d’éviter que les « anciens soient coupés de la ville ». L’architecte souhaitait également que les personnes âgées perçoivent leur entrée à la résidence Philippe Desportes non pas comme un séjour à l’hôpital, mais plutôt comme le départ d’une nouvelle vie.
Pour cela, tout a été mis en œuvre pour faciliter et améliorer la vie des résidents et de ceux qui les côtoient jour après jour.
Yann Brunel est parti d’un cahier des charges strict et y a apporté son inventivité : couleurs, lumière, espaces verts et structure des bâtiments, tout a été mûrement réfléchi pour un résultat optimal.
Selon le personnel soignant, le résultat est probant, la prise en charge des patients s’avère plus facile qu’avant. L’établissement devient de plus en plus une maison, et moins un hôpital.
Des spécificités encore non exploitées
L’établissement qui a ouvert ses portes fin 2008 est encore en cours d’aménagement. Le personnel soignant doit encore s’adapter au lieu pour en tirer le maximum de ses possibilités.
Certaines unités ne sont pas encore exploitées comme, par exemple, l’aile de la résidence dédiée à la maladie d’Alzheimer.
Par ailleurs, les suggestions de l’architecte n’ont pas toujours été retenues par la direction de l’établissement. Ainsi, Yann Brunel a conçu des chambres plus grandes, ce qu’il appelle des chambres « chef de village », pour les personnes souffrant de la solitude et qui auraient besoin de recevoir des visites fréquentes. A ce jour, ces chambres sont utilisées de manière non différenciée.
Une volonté d’améliorer l’environnement des résidents
Il existe actuellement de la part des pouvoirs publics une véritable prise de conscience du besoin d’évolution dans l’architecture et la conception des maisons de retraite. Nombreux sont ceux qui expriment le souhait que les établissements d’accueil pour personnes âgées deviennent de véritables lieux de vie. La prise en compte de l’augmentation de certaines pathologies dans la structure des bâtiments relève également d’une initiative nouvelle qui devrait, à l’avenir, faciliter l’intégration du patient à son nouvel environnement.
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Mercredi 14 octobre 2009
Des équipes de recherche françaises et anglaises ont découvert trois gènes favorisant ou ayant un effet protecteur sur le développement de la maladie d’Alzheimer. Ces découvertes devraient ouvrir la voie à de nouvelles pistes dans le domaine de la prévention et du traitement de la maladie.
Des recherches génétiques sur la maladie d’Alzheimer jusqu’ici limitées.
Ce sont les génomes de près de 36,000 sujets qui ont été analysés par des équipes de chercheurs français et britannique. Cette population composée de sujets sains et de 6,000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer a permis de mettre en lumière trois nouveaux facteurs génétiques prédisposant à la maladie.
La forme génétique de la maladie ne concerne que 3% des cas. Trois gènes responsables de cette forme génétique d’Alzheimer avaient déjà été découverts, mais on ne comptait jusqu’à présent que peu d’avancées médicales pour la forme non génétique de la maladie, qui est aussi la plus répandue. Cette découverte intervient près de 15 ans après la découverte du premier gène impliqué, l’allèle E4 du gène de l’apolipoprotéine E, responsable de 20 à 25% des cas de maladie.
Les nouveaux gènes prédisposant découverts
C’est lors du congrès de Vienne sur la maladie d’Alzheimer que l’équipe du professeur Philippe Amouyel, travaillant à l’Inserm et à l’institut Pasteur, a montré les résultats de l’étude réalisée en collaboration avec des chercheurs européens. Les chercheurs ont découvert l’incidence de deux gènes dont les variations peuvent mener au développement de la maladie d’Alzheimer : le gène de la Clusterine, une apoliporotéine située sur le chromosome 8, et le gène CR1. L’absence de variation sur le gène Clusterine est associée à une incidence de protection contre la maladie d’Alzheimer de 15%. Sa mutation interviendrait notamment dans l’apparition des plaques séniles.
Le gène CR1, qui joue un rôle dans la réception de protéines aurait une incidence d’augmentation du facteur de risque de 15%.
Une équipe anglaise a également découvert le rôle du gène Clusterine et a mis en avant un troisième gène, PICALM, qui interviendrait dans les influx nerveux et qui permettrait de faire baisser le risque d’Alzheimer de 15% également.
Comprendre la maladie pour mieux la soigner
Le professeur Amouyel précise que ce travail, à la fois long et passionnant, permet de donner des clés pour mieux déchiffrer la maladie d’Alzheimer. Cette étape préliminaire est d’un grand intérêt pour l’industrie pharmaceutique dans l’objectif de créer de nouveaux traitements.
Il insiste toutefois sur le fait que ces découvertes ne peuvent servir de tests de dépistage ou de moyens de diagnostic. Ces gènes ne sont pas les seuls paramètres impliqués dans le développement de la maladie. Les facteurs environnementaux jouent également un rôle majeur dans son développement.
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Lundi 12 octobre 2009
La Business Innovation Factory, association à but non lucratif créée en 2004, s’efforce de mettre en place des projets visant à améliorer la vie quotidienne des personnes âgées. Partant du constat qu’une part de plus en plus importante de la population risque de passer une période de sa vie en maison de retraite, le département « Grand Age » de cette association a lancé en collaboration avec le MIT (Massachusetts Institute of Technology), une expérience autour de la « Nursing Home of the Future » – NHoF ou « maison de retraite du futur ».
Une expérience in vivo en maison de retraite pour mieux cerner les besoins des personnes âgées
Le projet Nursing Home of the Future de la Business Innovation Factory a pour objectif principal de développer des solutions pour les seniors.
La méthodologie principale de ce projet est de plonger au cœur de la vie quotidienne des personnes âgées en maison de retraite afin de définir ce qui les a amené à vivre en institution mais aussi quels sont leurs besoins au quotidien.
Ce projet trouve son origine dans le constat que l’arrivée à la retraite de la génération des baby-boomers va générer une augmentation sans précédent de la population en maison de retraite (une personne sur quatre aux Etats-Unis est issue de la génération du baby boom). Pour cela, il faudra que les institutions puissent répondre aux besoins de cette population.
Afin d’étudier au mieux cette population de futurs retraités, l’équipe de la Business Innovation Factory a intégré la maison de retraite de Tockwotton Home, établissement à taille humaine de 30 résidents qui doit s’étendre dans l’objectif d’accueillir 150 nouveau pensionnaires en 2010.
Une réflexion qui apporte un éclairage nouveau sur les personnes âgées
Pour mieux comprendre la période qui correspond au grand âge, l’équipe du NHoF a étudié les dossiers médicaux des résidents de la maison de retraite de Tockwotton. Le principal enseignement qu’ils en ont tiré est que la vieillesse ne peut être considérée comme une période linéaire où la dépendance s’installe petit à petit. Leur analyse a démontré que la vie des personnes âgées étaient souvent ponctuée de passage divers dans différents établissement de vie ou de soins. Ces passages étant eux-mêmes influencés par des facteurs externes familiaux, sociaux, financiers ou encore médicaux.
Cet agrégat d’institutions et de paramètres extérieurs rend souvent la vie difficile aux personnes âgées qui doivent faire face à des choix de vie tout en étant soumis à l’influence de paramètres qu’ils ne contrôlent pas. La NHoF team considère que la maison de retraite du futur se doit de prendre en compte tous ces éléments dans l’objectif de faciliter la vie quotidienne des personnes âgées.
Pour une amélioration des équipements en maison de retraite
En parallèle de ce travail sociétal sur le grand âge, la NHoF team a également mené une étude sur le terrain. L’équipe a donc passé au crible les différentes activités d’une personne âgée en maison de retraite : les soins quotidiens, l’alimentation ou encore le temps libre. En parallèle, les chercheurs ont dressé une liste des principales pathologies rencontrées en maison de retraite telles que les difficultés de déplacement ou la perte d’audition. Ce travail leur a permis d’étudier les solutions matérielles et techniques à mettre en place pour faciliter la vie des résidents au quotidien.
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Vendredi 9 octobre 2009
La DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques) dresse comme chaque année un panorama de l’aide sociale départementale. Une aide en constante augmentation pour les personnes âgées.
Les personnes âgées : première population concernée par l’aide sociale départementale.
Selon l’étude publiée par le DREES en août 2009, sur les 1.8 million de personnes qui bénéficient de l’aide sociale départementale, 1.3 million sont des personnes âgées, soit 72% des bénéficiaires.
Si les différentes allocations aux personnes âgées n’ont pas évolué, le nombre de bénéficiaires continue à augmenter et est passé de 1 021 450 personnes âgées en 2004 à 1 270 996 personnes âgées en 2008. Le DREES constate, toutefois, que cette croissance a été moins soutenue entre 2007 et 2008 avec une augmentation de 4% contre une augmentation de 24% sur la période 2004/2008.
Fin 2008, 1 131 700 personnes âgées bénéficient d’une aide départementale pour leur dépendance que ce soit dans le cadre de l’Aide aux Personnes âgées (APA), de l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH).
L’aide aux personnes âgées vivant à domicile reste la principale source de subventions
La politique du gouvernement ayant pour objectif de maintenir à leur domicile les personnes âgées a engendré une très large augmentation de l’aide à cette population.
Ainsi le nombre de personnes âgées vivant à leur domicile et bénéficiant d’une allocation départementale a augmenté de 35% en 4 ans pour atteindre le nombre de 721 105 bénéficiaires à fin 2008.
De manière générale, 90% des ressources financières de l’APA sont destinées à l’embauche d’un aidant professionnel. Les 10% restants sont utilisés pour la mise en place de service à la personne tels que le portage de repas, la mise en place d’une téléalarme ou un service de transport.
58% des personnes âgées vivant à leur domicile et bénéficiaires de l’APA sont considérées comme peu dépendantes. Elles sont généralement classées en GIR 4, qui correspond à une dépendance modérée. Les personnes les plus dépendantes sont les moins nombreuses mais touchent proportionnellement une part plus importante des sommes versées au titre de l’APA. 22 400 personnes bénéficient encore de l’aide ménagère, mais ce nombre est en diminution depuis que l’APA prend le pas sur cette allocation.
L’APA, principale source d’allocation pour les personnes âgées en maison de retraite
L’aide aux personnes âgées en maisons de retraite concernait 549 891 personnes fin 2008. L’âge reste un facteur déterminant dans le versement d’une prestation aux résidents d’établissements. 38% des personnes âgées bénéficiant d’une aide ont plus de 85 ans alors que seuls 15% des moins de 70 ans la perçoivent actuellement.
L’aide aux personnes âgées (APA) représente la prestation la plus souvent versée aux personnes dépendantes en établissement. A fin 2008, l’aide aux personnes âgées était versée à 430 500 personnes résidant en maison de retraite soit environ 40% des bénéficiaires de cette aide. Le montant de la prestation varie en fonction du degré de dépendance de la personne âgée.
On compte par ailleurs, 115 400 personnes bénéficiant de l’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH). La plus grande partie des bénéficiaires de cette allocation bénéficie d’une prise en charge complète en établissement.
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Mercredi 7 octobre 2009
« Les 80 ans de ma mère » c’est une initiative d’exposition virtuelle de photos de personnes âgées initiée par le TéATr’éPROUVèTe. Ce projet s’inscrit dans un véritable projet artistique qui fait appel à des artistes bénévoles.
Les personnes âgées sous le regard de l’artiste
L’exposition de photo virtuelle « les 80 ans de ma mère » est proposée à l’initiative du TéATr’éPROUVèTe. Véritable laboratoire artistique, le site propose actuellement une série de 80 photos de personnes âgées réalisées par Sylvie Roche.
Au programme, des personnes âgées mis en scène dans ce qui constitue leur passé et leur présent – jardinage, tricot, discussion autour de photos anciennes mais aussi quelques acrobaties. Un mélange hétéroclite, coloré et baroque toujours réalisé avec humour.
L’expo photo est accompagnée d’une seconde série de photo-montages présentant des prises de vue de paysages urbains accompagnées de graphes poussant à l’entente intergénérationnelle. Une photo montre, par exemple, un mur où est inscrit à la peinture « Touche pas à mon pote âgé ».
Ces photos sont parfois accompagnées de textes sur les personnes âgées et ce qui constitue leur quotidien écrits par Gérard Roussel, chanteur et musicien, et Jean Bojko, également connu sous le nom d’Ivan Charabara, artiste, metteur en scène, réalisateur, et créateur du TéATr’éPROUVèTe.
Une initiative culturelle et sociale
Installé à l’Abbaye du Jouïr entre la Nièvre et le Morvan, Jean Bojko fait de l’art une véritable expérience où le spectateur est également acteur et collabore à la création artistique.
Après avoir exploré différents aspects associés à des problèmes de société, le TéATr’éPROUVèTe vise à proposer un théâtre qui serait à la portée de tous et qui s’inscrirait dans une réflexion sociale et intellectuelle.
Si l’exposition « les 80 ans de ma mère » pose la question du statut des personnes âgées, c’est aussi une initiative solidaire grâce à l’intervention d’artistes à domicile. Ces artistes partent ainsi à la rencontre des personnes âgées parfois isolées pour les faire collaborer à leur fantaisie artistique.
L’exposition est également l’occasion de mettre en valeur les seniors et de souligner ce qu’ils peuvent apporter aux jeunes générations par leur vécu et leur savoir.
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