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Archive pour octobre 2009

T-Seniority, la télé au service des personnes âgées

Vendredi 30 octobre 2009

Lorsque la dépendance amène lentement vers l’isolement de la personne âgée, quand la vie quotidienne devient de plus en plus difficile et que la communication avec l’extérieur se raréfie, la télévision est souvent le passe-temps de la vieillesse… Mais il peut devenir un outil interactif, et non pas virtuel, de communication sociale. C’est ce que tente de prouver l’expérience européenne T-Seniority.

T-Seniority, la télé au service des personnes âgées - Source de l'image:http://www.tousergo.comLa télé prend soin des personnes âgées
T-Seniority, c’est un outil de communication interactif expérimental (les tests débutent en mai) dont l’objectif est de permettre à la personne âgée peu autonome de renouer avec son environnement social, familial, local, et même national grâce à la télévision. En effet, le projet s’appuie sur l’utilisation de cet appareil familier, plutôt que de celle d’un ordinateur, plus complexe et moins populaire chez les personnes âgées. Rester en contact avec la société, c’est en tirer « tous les bénéfices que l’on peut en attendre d’un point de vue social, psychologique, et même physique », comme le précisent les concepteurs.

Mode d’emploi du système T-Seniority
Selon que la personne âgée vive chez elle ou en établissement, l’interface fonctionne avec internet et peut être installée sur un ordinateur classique, un PC portable, un écran tactile, un iPhone, une télé ou même une console de jeu Nintendo WII. En France, cette dernière solution est celle retenue pour l’application en établissement, car l’ergonomie de la console est particulièrement bien adaptée aux seniors (facilité d’utilisation, icônes de grandes tailles…). Quant au contenu de ce projet, le réseau professionnel de la FNAQPA – Fédération nationale Avenir et Qualité de vie des personnes âgées – sera chargé de proposer les services les plus adaptés à ce public : des services génériques (consulter les informations, la météo, l’horoscope…) mais aussi des services d’aide à la personne (appeler l’infirmière, vérifier les rendez-vous médicaux, commander un taxi, regarder des photos, écouter de la musique, consulter les menus de la maison de retraite) ou encore des services personnalisés de contact avec la famille (avec mot de passe).

Un système européen en faveur des personnes âgées
T-Seniority s’intègre dans un programme lancé par la communauté européenne pour “étendre les bénéfices de la société de l’information aux personnes âgées au travers des canaux de la télévision numérique”. Créé en Espagne par l’entreprise Idi Eikon en octobre 2008, le système sera testé dans sept pays européens pendant 2 ans. En France, la connexion ADSL, via la console wii (Nintendo), sera utilisée comme moyen de transmission. Co-financé par l’Union européenne (5,4 millions d’euros), ce projet de grande ampleur débutera en mai 2009. En France,  les tests seront effectués dans 30 à 60 établissements des régions Paca et Lorraine (environ 300 utilisateurs) et prendront fin en juin 2010. A suivre…

Les effets de la nicotine sur les maladies d’Alzheimer et de Parkinson

Mercredi 28 octobre 2009

Au vu des résultats de plusieurs études épidémiologiques, on constate le phénomène suivant : « statistiquement, les fumeurs semblent mieux protégés contre les maladies dégénératives, comme l’Alzheimer ou le Parkinson ». Serait-ce là une nouvelle piste de recherche ?

Les effets de la nicotine sur les maladies d’Alzheimer et de Parkinson - Source de l'image:http://bonnenouvelle.blog.lemonde.frDes patchs à la nicotine contre Alzheimer ?
Si le rapprochement entre le syndrome parkinsonien et la nicotine est connu depuis longtemps, force est de constater que les études réalisées tempèrent leur optimisme, au vu des effets dévastateurs du tabac et du message santé très actuel de l’anti-cigarette. Cependant, depuis 1999, la nicotine pure est utilisée sous forme de patchs au CHU Henir-Mondor de Créteil pour ralentir les symptômes de la maladie de Parkinson, de certaines épilepsies, et les démences séniles type Alzheimer… Le professeur Gabriel Villafane (service de neurologie) précise : «L’important c’est l’effet apaisant de la nicotine pure sur les neurones ».

Des résultats surprenants… à tempérer !

Et de poursuivre : « A Créteil, après 4 mois de patchs à haute dose, les parkinsoniens constatent une rémission importante de leurs symptômes : crampes des membres inférieurs, dyskinésie (mouvements involontaires), tremblements caractéristiques… tout s’atténue ». Il semblerait donc que la progression de la maladie soit enrayée grâce à ce traitement à la nicotine. Ce qui pourrait éventuellement remplacer le traitement classique à la L-Dopa, beaucoup plus lourd et onéreux. Le professeur Cesaro du même service tient tout de même à préciser que « donner de l’espoir aux milliers de patients atteints d’affections neurodégénératives est au mieux prématuré, et malheureusement inexact pour toutes les maladies autres que la maladie de parkinson idiopathique elle-même ».

Les effets de la nicotine contre Alzheimer
Concernant le traitement Alzheimer, l’INPES Santé a réalisé une grande étude (« Rotterdam Study ») publiée en 2007, tendant à prouver que le tabac serait au contraire un facteur de risque supplémentaire. L’étude a porté sur près de 7000 personnes âgées de plus de 55 ans, et suivies sur plus de 10 ans ! 10% d’entre elles ont développé une démence de type Alzheimer. Parmi elles, d’anciens fumeurs et des fumeurs actifs. Mais « aucun lien n’a été mis en évidence entre le tabagisme et le risque de démence ». L’effet néfaste du tabagisme sur la survenue d’une démence est encore mal expliqué. La patience est donc de mise… avant la réalisation d’études plus approfondies venant révéler la « solution miracle ».

Le coût réel des maisons de retraite

Lundi 26 octobre 2009

Dans le contexte de crise, les familles s’inquiètent de voir augmenter les factures mensuelles des établissements où résident leurs parents âgés. Mais que recouvrent véritablement ces frais ? La question budgétaire des maisons de retraite est un problème épineux et complexe qu’il s’agit de bien comprendre.

Le coût réel des maisons de retraite - Source de l'image: http://carnets.demarque.com/Des séjours en maisons de retraite mal remboursés

Pour Pascal Champvert, Président de l’AD-PA, Association des Directeurs au service des personnes âgées qui regroupe 1700 établissements, il faut bien distinguer : « Ce n’est pas que les maisons de retraite sont chères, c’est surtout qu’elles sont mal remboursées. Le prix d’une journée en établissement est 10 à 20 fois moins couteux qu’une journée à l’hôpital. Tout simplement, la nuance est qu’à l’hôpital la prise en charge est de 99% voire 100% par la collectivité, alors qu’en établissement, les personnes âgées et leurs familles paient 60% du coût de fonctionnement ». L’espoir est placé dans la création d’un « 5ème risque » basé sur la solidarité nationale. « Pour que les familles n’aient plus à supporter des coûts insupportables ». La création de cette 5ème branche de protection sociale est, selon lui, « une exigence éthique, un engagement politique et surtout un élément de sortie de crise ».

Une lourde charge pour les familles
Interrogée au micro de France Inter, Joëlle Le Gall, Présidente de la Fédération Nationale des Associations des Personnes Âgées et de leurs familles, constate : « le cout moyen d’un séjour en établissement est de 1800 euros. Les retraites sont en moyenne de 1100 euros (800 euros pour les femmes, 1400 euros pour les hommes). Le cout des maisons de retraite augmentant plus rapidement que la revalorisation des retraites, la charge des familles risque de doubler en 10 ans ! ». Aujourd’hui, les familles assurent entre 1000 et 1500 euros par mois (60% du cout global) pour payer la maison de retraite de leur proche, malgré l’APA et l’aide sociale. En ces temps de crise, ce sont « les français moyens, autrement dit la majorité de la population, qui souffrent le plus de cette situation ».

Comment alléger ces coûts ?

Du côté du gouvernement, happé par la crise, il s’agit simplement de réduire les budgets des établissements ! En effet, la dernière circulaire budgétaire exige à près de 6000 établissements de réduire leurs marges budgétaires, et donc leurs moyens en matériel et en personnel, alors qu’ils doivent faire face aux besoins croissants d’une population entrante de plus en plus vieillissante et dépendante. Selon l’AD-PA, la répercussion sur les familles est injuste : « les familles supportent de ce fait de nombreuses charges indues : coût de construction, salaires des directeurs, des personnels administratifs, d’animation et d’entretien, de personnels soignants, toutes ces dépenses étant payées par l’Assurance Maladie à l’hôpital ». De même, le montant de l’APA versé en établissement est nettement inférieur à celui versé à domicile. L’AD-PA en appelle donc à ces deux aides (APA, Assurance maladie) pour soutenir les familles, dans l’attente du « 5ème risque »…

Des crédits hypothécaires adaptés aux seniors

Vendredi 23 octobre 2009

Le prêt hypothécaire est une formule très en vogue dans les pays anglo-saxon. Ces prêts permettent d’utiliser un bien immobilier pour financer sa retraite. La société GE Money a développé de nouvelles formules de prêts hypothécaires. Découverte.

Des crédits hypothécaires adaptés aux seniors - Sources de l'images:http://wizbangblue.comLa retraite, vecteur de projets et d’investissements

Pour les personnes dont l’âge se situe entre 55 et 65 ans, le départ à la retraite marque souvent le début d’une nouvelle vie. Nombreux sont ceux qui ont des projets de toutes sortes à réaliser comme par exemple, l’acquisition d’une nouvelle maison ou la possibilité de se lancer dans de nouvelles activités.
C’est pour aider ces nouveaux seniors à réaliser leurs ambitions que GE Money a lancé des solutions de crédits taillées sur mesure. Les formules proposées comportent notamment un échéancier dégressif qui permet de faire face à la réduction des revenus impliqués par le passage à la retraite.

Les différentes formules proposées
La solution Vivrimmo, répond aux désirs des plus de 60 ans d’investir dans un bien immobilier notamment pour se rapprocher de leurs familles ou pour enfin accéder au statut de propriétaire. Il s’agit d’un prêt hypothécaire dont les échéances sont dégressives au passage à la retraite de l’emprunteur ou de chaque co-emprunteur.
La formule Evo’Soluto permet de rassembler l’ensemble des crédits contractés par une même personne sous une seule ligne. Cette formule prévoit plusieurs paliers de paiement selon que le contractant est encore en activité ou non.
Dans les deux cas, les formules de prêts présentés par GE Money peuvent être proposés sur des durées allant jusqu’à 25 ans. Ils comprennent également des options telles que la majoration ou la réduction des échéances ou encore la mise en place de taux fixe.

Une assurance pour l’avenir
GE Money indique qu’elle lance ses crédits à destination des 55-64 ans dans l’objectif de les aider à réaliser leur choix d’accession à la propriété ou pour leur permettre de profiter de leur nouvelle vie de retraité sans se soucier des problèmes d’argent. La porte parole du groupe a également indiqué que la cible visée représente 12% de la population française et que cette proportion ne cesse d’augmenter.
Les formules mises en place par l’organisme bancaire comportent également de nombreuses possibilités d’assurance qui permettent à l’emprunteur de se protéger mais également de protéger son entourage en cas de situations imprévues. Ces assurances répondent à une réelle demande de la cible qui souhaite pouvoir continuer à profiter de la vie sans pour autant devenir une charge pour sa famille.

Maltraitance à Bayonne : une exception dans le panorama des maisons de retraite

Mercredi 21 octobre 2009

Les actes de maltraitance constatés à la résidence des Colombes à Bayonne ont récemment défrayés la chronique. Malgré l’opprobre contre les maisons de retraite, les établissements destinés aux personnes âgées offrent des structures d’accueil de plus en plus évoluées et de qualité.

Maltraitance à Bayonne : une exception dans le panorama des maisons de retraite - Source de l'image: http://www.la-croix.comActes de maltraitance en maisons de retraite : des cas isolés

Violences physiques, défauts d’hygiène et sous alimentation des pensionnaires, la structure d’accueil des Colombes à Bayonne n’était pas le lieu rêvé pour couler une paisible retraite. Petit établissement bénéficiant d’un vide juridique, la résidence des Colombes n’était pas soumise à des contrôles réguliers de la part de la DDASS.
Cet établissement n’était pas plus autorisé à héberger des personnes dépendantes et pourtant les résidents présentaient souvent des handicaps importants.
Le scandale, mis à jour grâce au témoignage d’une infirmière employée sur place, soulève la question de l’état des lieux des structures d’hébergement pour personnes âgées. Pourtant, les experts s’accordent à dire que si des cas de maltraitance peuvent être sporadiquement constatés, les établissements pour seniors sont à 95% des lieux d’accueil de qualité où les gens sont bien traités.

Une restructuration du secteur des maisons de retraite

Les maisons de retraite font l’objet d’une restructuration totale qui a commencé il y a six ans. Même si certains établissements ne sont pas aux normes et que des éléments restent à améliorer, l’état des lieux des établissements pour seniors est plutôt positif.
Par ailleurs, les EHPAD, structures d’hébergement destinées aux personnes dépendantes et financées en partie par le conseil général, font l’objet d’un suivi et de contrôles rigoureux de la part de la DDASS.
Même en travaillant au quotidien avec les maisons de retraite, les cas de maltraitance réelle sont extrêmement rares. On constate par ailleurs que les maisons de retraite sont de plus en plus nombreuses à proposer des services dignes d’hôtels quatre étoiles, témoignant ainsi d’un engagement de qualité de la part des directeurs d’établissements.
La résidence des Colombes reste donc un cas malheureux, isolé, qui n’est pas représentatif de la réalité en EHPAD. A l’avenir, le gouvernement devrait mettre en place des initiatives de surveillance des petits lieux de vie de moins de 25 places pour les seniors afin éviter d’être à nouveau confronté à des situations révoltantes mais heureusement exceptionnelles.