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Archive pour septembre 2009
Mercredi 30 septembre 2009
Depuis 12 ans déjà, améliorer le statut des personnes âgées en hôpital est l’objectif affiché de l’opération « Plus de Vie ». Le prochain lancement de cette opération de récolte des fonds aura lieu le 1er octobre 2009. Un rendez-vous à ne pas manquer.

Les personnes âgées à l’hôpital
Tel est le triste sort de la majorité des personnes âgées, et surtout de celles qui arrivent à un état de dépendance avancé : la vieillesse entrainant des maladies et d’autres difficultés, quelles sont les personnes âgées qui n’ont pas séjourné à l’hôpital, pour une durée plus ou moins longue ? Outre la douleur et la souffrance ressenties par ces malades du grand âge, la solitude, l’ennui et parfois l’accueil quelque peu brutal des hôpitaux viennent s’ajouter à leur mal-être…
Des projets pour « plus de vie » en hôpital
Grâce à l’opération « Plus de Vie » lancée chaque année par la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, ainsi qu’aux sommes récoltées grâce à la générosité des Français, 3015 projets d’amélioration de la vie quotidienne des personnes âgées ont pu être financés dans 1015 établissements hospitaliers, et 920 villes de France ! Ainsi, les personnes âgées hospitalisées ont pu garder le moral et trouver un mieux-être pour lutter contre la maladie. Par exemple, la Fondation Hôpitaux a financé des appareillages coûteux nécessaires au confort des malades (pompes antidouleur, coussins de repositionnement, fauteuils cocons…). Elle a aussi permis d’aménager des espaces d’accueil intergénérationnel en hôpital pour les familles de manière à ce que la personne âgée puisse garder le contact avec ses proches. Pour combattre l’isolement, la Fondation aide à la mise en place d’animations et d’ateliers dans les hôpitaux : atelier cuisine, coiffure, conte, art thérapie, gymnastique douce…
Et ce n’est pas tout !
Décoration des chambres, des couloirs et des salles à manger, animations avec console Wii (Nintendo), achat de minibus pour des sorties organisées,… la Fondation soutient les projets les plus ambitieux destinés à améliorer le mieux-être des personnes âgées à l’hôpital car « mieux vivre à l’hôpital, c’est aussi guérir » ! Elle a notamment soutenu l’an dernier la création d’un Cyber Café à Epernay: sur place, les personnes âgées peuvent se mettre à l’Internet et « chatter » avec leurs proches ! De même, un salon d’esthétique et de coiffure a vu le jour dans un hôpital de Marmande (47) : il faut bien se faire jolie avant l’arrivée des petits-enfants !
Pour en savoir plus : www.plusdevie.fr
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Lundi 28 septembre 2009
L’association Valentin Haüy a pour vocation d’aider les aveugles et les malvoyants à sortir de leur isolement en leur apportant les moyens de mener une vie normale. Dans ce cadre, elle gère depuis 15 ans une résidence-services réservée aux seniors déficients visuels au cœur de Paris.
Un hébergement adapté aux personnes âgées malvoyantes déficientes visuelles
Devant les difficultés que peuvent rencontrer au quotidien les seniors déficients visuels, l’association Valentin Haüy leur propose une structure d’accueil spécialement adaptée à leur handicap, dans le 19ème arrondissement de Paris. Le Centre Résidentiel Valentin Haüy, créé en 1994, dispose ainsi de plusieurs logements indépendants, de services à la carte (restaurant cafétéria, bibliothèque…) ainsi que d’une équipe d’animation et d’accompagnement pour plus de convivialité. La résidence n’est pas médicalisée mais dispose d’un relais médical en cas d’urgence.
La sécurité et l’autonomie avant tout
Aujourd’hui, près d’un quart des personnes âgées de plus de 75 ans sont atteintes de malvoyance. Celles-ci ne veulent pas quitter leur domicile, ni vivre en institution. Pour vivre une retraite paisible, active et autonome, il faut pourtant disposer d’un environnement adapté. La résidence-services Valentin Haüy propose un concept unique qui allie indépendance, sécurité et animations (sorties en ville, cours de braille et de locomotion, artisanat, cuisine…). Les 60 studios et 2 pièces accueillent ainsi des personnes aveugles ou malvoyantes non dépendantes, seules ou en couples, ayant atteint l’âge de la retraite.
Un service d’hôtellerie intégré
Le Centre Résidentiel Valentin Haüy propose également un service d’hôtellerie intégré pour que les résidents puissent accueillir leurs proches lors de visites ponctuelles. Ce service s’adresse aussi aux personnes malvoyantes de passage à Paris. Cinq chambres d’hôtes sont donc disponibles à la location pour une nuit ou plus, avec restauration au sein de la résidence. Décidément, ils ont pensé à tout !
Pour plus de renseignements :
www.residences-valentin-hauy.com
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Vendredi 25 septembre 2009
A l’origine de la polémique, un spot publicitaire offert par l’agence de publicité Saatchi & Saatchi à l’association France Alzheimer. Dégradant voire humiliant pour certains, le spot a récemment été retiré des écrans publicitaires.
L’annonce publicitaire de l’association France Alzheimer en question
Commandité par l’association France Alzheimer, le spot publicitaire sur la maladie met en scène des malades désorientés, ne reconnaissant plus leurs proches et dans des situations parfois difficiles à regarder pour le téléspectateur comme par exemple, lorsqu’une personne âgée est en train de manger de la nourriture pour chien. Le slogan est provocateur à souhait «Heureusement, ils ne s’en souviendront pas ».
L’objectif du spot, était de sensibiliser des millions de français à la situation que vivent les 850 000 malades d’Alzheimer
Toutefois, le spot a souvent mis mal à l’aise et a même parfois choqué. Il a notamment mis le feu aux poudres chez les familles touchées par le drame de la maladie et chez les malades eux-mêmes. Pour eux, l’association est prête à tout pour récolter des fonds, au détriment du respect dû aux patients.
Une question d’éthique et de respect de la vie humaine avant tout
De nombreuses personnes se sont mobilisées par l’intermédiaire du site « Alzheimer autrement ». Ils ont lancé une pétition contre la diffusion du spot publicitaire et ont obtenu gain de cause. L’annonce a été retirée des écrans et du site Internet de l’association France Alzheimer. Celle-ci a également fait ses excuses auprès de toutes les personnes que cette publicité aurait pu blesser.
Emmanuel Hirsch, philosophe et directeur de l’Espace éthique de AP-HP et du département de recherches en éthique à l’université Paris-Sud XI, avait notamment accordé une interview au site « Alzheimer autrement » afin de dénoncer cette annonce publicitaire qu’il juge caricaturale. Pour lui, ce type de communication n’aura pour seule conséquence que d’augmenter le rejet des malades d’Alzheimer. Il regrette une approche délibérément marketing au détriment de la réalité de la maladie avec des mises en scène où le malade est totalement déshumanisé et atteint dans sa dignité.
Après l’interdiction du spot de France Alzheimer, l’association « Alzheimer autrement » s’emploie à travailler au quotidien pour donner un nouveau regard sur la maladie. Pour cela, elle organise de nombreuses conférences et communique à travers son site Internet en donnant la parole aux malades et à leur entourage.
Pour plus d’info :
http://www.alzheimer-autrement.org/
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Lundi 21 septembre 2009
C’est deux ans après la mort de sa mère décédée de la maladie d’Alzheimer que Jean Grothé, psychologue et photographe, décide d’utiliser les clichés qu’il a pris d’elle tout au long de sa maladie pour en faire un journal photographique. Un projet émouvant, à l’occasion de la 16ème journée mondiale consacrée à la maladie d’Alzheimer.
Alzheimer sous un angle subjectif et émotionnel
Il a donné à sa série de photos le titre simple d’ «Alzheimer». Le thème : sa mère, atteinte de la maladie. A chacune de leurs rencontres, il prend une photo, capte un instant de l’emprise de plus en plus grande de la maladie sur cette femme qu’il a tant aimée.
Les photos de Jean Grothé représentent un véritable témoignage du vécu de la maladie d’Alzheimer par le malade, mais aussi par son entourage. Dans ce processus, chacun se doit de faire le deuil de quelque chose. Pour le malade, il s’agit de faire le deuil de ses fonctions cognitives, puis de ses fonctions motrices. Pour la famille, le fossé se creuse jour après jour entre la personne qu’ils connaissaient et celle qu’elle devient.
C’est avec un œil sensible, celui du fils, que Jean Grothé prend sa mère en photo. Le résultat donne une dimension artistique à un drame humain vécu par des milliers de proches atteints de la maladie d’Alzheimer. Elle montre comment l’entourage du malade se trouve lui aussi affecté par la maladie.
Une approche artistique et pédagogique
Lorsque Jean Grothé a réalisé les photos de sa mère, il n’avait pas pour objectif de transformer ces clichés en projet artistique. Ce n’est que deux années après le décès de celle-ci qu’il sélectionne les 16 photos qui seront utilisées pour une exposition. Il admet que le choix n’a pas été facile. Le résultat de son projet artistique prend la forme d’un journal qui retrace les éléments marquants de la maladie de sa mère entre 1997 et 2001. Chaque photo est accompagnée d’un commentaire sur le sentiment du photographe au moment de la prise de vue et sur la dégradation de l’état de sa mère, de plus en plus absente à chaque rendez-vous.
En parallèle à cette exposition, qui aura lieu du 16 septembre au 15 novembre 2009, le musée populaire de la photographie du Canada propose une conférence de Ghislaine Lamoureux, directrice d’établissement et de la société d’Alzheimer du Centre Québec. Elle en profitera notamment pour parler de la maladie, de ses mécanismes et des moyens pour l’entourage d’y faire face.
Pour découvrir les photos de Jean Grothé, rendez-vous sur le site de l’artiste :
http://www.jeangrothe-photo.com/Jean_Grothé,_photographe/Jean_Grothé,_photographe/Pages/Alzheimer.html
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Mercredi 16 septembre 2009
Depuis 2004, la fondation Ifrad s’est donnée pour mission de récolter des fonds en faveur de la recherche contre la maladie d’Alzheimer. Dans ce but, elle propose aux donateurs d’acquérir des « minutes de recherche » et fait appel à la solidarité de tous. Elle développe actuellement un projet unique en Europe : la Banque Tissulaire Nationale et la Banque de Cerveaux.
Les missions de l’IFRAD
Créée à l’initiative de deux professeurs prestigieux, le Docteur Olivier de la Doucette (Président de la Fondation) et le Professeur Bruno Dubois (Président du Comité scientifique), l’IFRAD s’est donné pour objectif de « fédérer les énergies et les compétences afin que la recherche gagne en efficacité au service de tous ». Cette nouvelle dynamique scientifique « peut nous faire gagner des années dans la lutte engagée contre le fléau que représente la maladie d’Alzheimer ». Pour cela, l’IFRAD se pose comme le « trait d’union » entre les différents pôles de recherche ( 6 centres de recherche soutenus en France), les associations (France Alzheimer…) et l’ensemble des acteurs concernés par le problème Alzheimer (CNIR-MA…) afin de « fédérer, organiser, agir » ensemble.
Acquérir des « minutes de recherche »
Parce que « reconstruire ce que la maladie d’Alzheimer a détruit exige du temps et de la recherche », la Fondation IFRAD propose à ceux qui veulent soutenir la recherche sur la maladie d’Alzheimer d’acheter des Minutes de Recherche : une minute de recherche coûte 10 euros et peut financer une équipe de 10 chercheurs. En 2007, la Fondation a ainsi recueilli 650 000 euros, dont 35% de dons particuliers, 33% de fonds provenant de partenariats avec des entreprises et 30% tirés des bénéfices du Gala annuel. Près de la moitié des fonds récoltés servent à financer directement la recherche (salaires des chercheurs) ; 30% sont consacrés à la création de la Banque tissulaire nationale et 17% à la seule recherche de fonds !
La Banque tissulaire nationale
L’IFRAD s’est aussi donné pour objectif de soutenir un projet ambitieux : la création de la première Banque tissulaire nationale entièrement dédiée à la maladie d’Alzheimer et composée d’une Banque de cerveaux à disposition des chercheurs du monde entier. Cet outil, unique en Europe, regroupera en un lieu unique des centaines de cerveaux répertoriés (provenant de donations post-mortem), ainsi que toutes les données cliniques, épidémiologiques, biologiques et autres connues sur la maladie d’Alzheimer, « qui précipite chaque année des milliers de personnes dans le crépuscule de la pensée » (Alain Delon, Gala Ifrad 2009).
Pour plus d’informations :
http://www.fondationifrad.org/index.html
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