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Archive pour août 2009
Lundi 31 août 2009
Au Danemark, on ne construit plus de maisons de retraite depuis 20 ans… Pourtant, comme partout dans le monde, la population danoise vieillit. En fait, le Danemark applique tout simplement une autre vision de la prise en charge des personnes âgées. Découverte.
La fin des maisons de retraite
Au Danemark, on a compris qu’il ne fallait plus regrouper les personnes âgées dans les maisons de retraite. Pour une vieillesse heureuse et sociale, le Danemark a choisi de mobiliser la société, les municipalités et les associations de bénévoles dans le cadre d’une politique solidaire. Ainsi, les communes s’organisent pour assurer aux aînés des aides à domicile, des soins médicaux, l’aménagement de leur habitat, le portage de repas et même la visite du coiffeur. Elles accompagnent, préviennent, surveillent… Des permanences téléphoniques fonctionnent de jour comme de nuit. Tous ces services sont gratuits et personnalisés pour les personnes âgées de plus de 75 ans vivant à domicile. Ils sont financés par un impôt local sur le revenu.
« Mieux vaut prévenir que guérir »
En matière de prise en charge des personnes âgées, le Danemark affiche donc une politique avant-gardiste dont la meilleure illustration de son efficacité est la suivante : un récent sondage témoigne que les retraités danois se considèrent comme « les plus heureux de la planète ». Le Danemark ne ménage pas ses efforts pour améliorer sans cesse le bien-vivre de sa population âgée : prévention, aménagement urbain, facilités de transport… L’objectif est aussi de les rendre plus autonomes, pour retarder au maximum une prise en charge trop onéreuse. Ainsi, une politique sportive spécifiquement réservée au troisième âge a vu le jour (cours d’aérobic gratuits, randonnées pédestres,…) tout comme des « ateliers de réminiscence » (stimulation intellectuelle) !
Et les maisons de retraite existantes ?
Grâce à cette politique active, le nombre de personnes âgées en maison de retraite a été divisé par deux en 10 ans ! Les maisons de retraite elles-mêmes ont pris un coup de jeune : réaménagées, rafraichies de couleurs chaleureuses, elles invitent leurs résidents à participer chaque jour aux tâches domestiques (ménage, cuisine, linge,…) pour une meilleure vie en collectivité. Au Danemark, vivre vieux, c’est vivre heureux. Par exemple, à Frederiksberg (près de Copenhague), la résidence Lotte accueille seulement 22 octogénaires dans un décor cosy où l’on fait « la belle vie » entre bon vin français et cigares cubains…
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Vendredi 28 août 2009
Aux Etats-Unis, dans le Dakota du Nord, des milliers d’athlètes aux cheveux blancs ont rendez-vous chaque été pour les « Senior Games ». Performance, endurance et bonne ambiance garanties ! Que le meilleur gagne !
Quand Sport rime avec Seniors
Cette année du 1er au 15 août, les Jeux nationaux d’été de San Francisco sont fiers d’accueillir un nombre record de 12 750 participants, hommes et femmes, de plus de 50 ans ! A noter plus de 2.700 des inscrits ont entre 70 et 89 ans, 63 sont âgés de plus de 90 ans et que le sportif le plus vieux a 100 ans… Ces « Senior Games » organisés tous les deux ans depuis 1987 mettent en compétition 25 sports de haut niveau : 18 de ces sports proposent des médailles (tir à l’arc, cyclisme, athlétisme, golf…), et 7 autres sont en démonstration (escrime, football, voile, et même water polo).
L’important, c’est de participer !
Comme pour les vrais Jeux, les participants à ces « Senior Games » ont dû se qualifier lors d’épreuves organisées localement aux Etats-Unis. Regroupés par catégories d’âge, les concurrents se préparent avec motivation à affronter leurs co-retraités lors d’une nouvelle session estivale. Par exemple, Harold Bach, ancien fumeur et survivant du cancer, se dit prêt à « battre les petits nouveaux dans sa catégorie sprinter des 85-89 ans, même s’il est du mauvais côté de la tranche d’âge » ! Roger Gentilhomme de Falmouth (Massachusetts), doyen de la compétition avec ses 100 ans, assure que « sa santé est excellente » et qu’il a « de la chance de pouvoir concourir en bowling et en tennis » ! Et puis, entre athlètes, « il y a beaucoup de camaraderie, de concurrence et de bonnes histoires »…
Le sport chez les Américains
En Amérique, l’exercice physique est une tendance croissante chez les seniors, soucieux de préserver leur santé ou de paraître plus jeune… En effet, Pete McCall, physiologiste qui entraîne des octogénaires ne manque pas de remarquer que « les personnes plus jeunes veulent faire de l’exercice pour paraître 15 ans plus jeune, et que celles plus âgées font de l’exercice pour pouvoir sortir faire leurs courses, travailler au jardin, jouer avec leurs petits-enfants ». Deux objectifs tout à fait louables ! Quant aux participants de ces jeux pour seniors, ils sont dignes des athlètes de haut niveau, s’entrainant plusieurs heures par jour dans des clubs de sport ou en plein air, comme Harold Bach qui court au moins 1,5 kilomètre par jour depuis qu’il a 72 ans !
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Mercredi 26 août 2009
On connaissait déjà les bénéfices du vin rouge et de ses agents antioxydants sur les maladies cardio-vasculaires ou artérielles. La consommation modérée de cet élixir reconnu pourrait aussi limiter les risques de développement de la maladie d’Alzheimer. Découverte.
Du vin contre Alzheimer
Selon une étude récente de l’Université américaine Wake Forest (Caroline du Nord), « la consommation modérée de vin de temps à autre peut réduire les risques de contracter la maladie d’Alzheimer chez les personnes de plus de 75 ans ». Cette étude a été présentée officiellement au cours d’une conférence d’experts de la maladie d’Alzheimer, qui a rassemblé plus de 6000 spécialistes le 8 juillet dernier à Vienne.
Une expérience à grande échelle
L’expérience américaine a été suivie sur un total de 3.069 personnes âgées de plus de 75 ans, observées pendant six ans ! Selon leur consommation d’alcool, ces personnes ont été réparties en 4 groupes distincts : aucun alcool, entre 1 et 7 verres d’alcool par semaine, 8 à 14 verres par semaine, plus de 14 verres hebdomadaires (2 par jour). Après examen tous les six mois, il est apparu que les personnes consommatrices d’1 ou 2 verres de vin par jour avaient moins de risque d’être atteintes de la maladie d’Alzheimer (-37%). Par contre, les personnes consommatrices de plus de 2 verres par jour avaient 2 fois plus de risques de développement Alzheimer que les personnes s’abstenant de boire un quelconque alcool.
Du côté français
En France, une étude réalisée par l’équipe du professeur Jean-Marc Orgogozo, chef du service de neurologie du CHU de Bordeaux et expert auprès de l’OMS, s’est intéressée au même sujet. L’expérience a concerné 3 777 habitants du Sud-Ouest de la France âgés de plus de 65 ans, pour la plupart amateurs de bon vin. Ces personnes ont aussi été classées en 4 catégories : non-consommateurs, moins d’1 verre par jour, de 1 à 2 verres par jour, et plus de 2 verres par jour. Après 3 ans de suivi, les résultats ont montré que les buveurs modérés (de 1 à 2 verres par jour) ont « 75% de risques en moins d’être touché par la maladie d’Alzheimer » par rapport aux non-buveurs ! Il semblerait que les agents antioxydants du vin parviennent à freiner efficacement la production des radicaux libres, à l’origine de la dégénérescence des neurones.
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Lundi 24 août 2009
Depuis la mi-août, Météo France a donné l’alerte « orange » à la canicule dans 4 départements voisins : Le Rhône, la Drôme, l’Ardèche et le Vaucluse. Mais à la maison de retraite Orpéa de Saint Priest en Jarez, on ne se rend pas compte de la montée des températures…
Un été sous canicule
L’alerte orange qui devait se terminer plus tôt a finalement été prolongée… « Depuis plusieurs jours, les températures sont très élevées en particulier sur la vallée du Rhône », précise Météo France : 34 degrés à Lyon, 35 à Montélimar et Aubenas, 37 à Avignon… Et de préciser : « Les températures maximales seront comprises entre 36 et 38 degrés »… Les orages menacent mais se font attendre, sans rafraîchir l’atmosphère.
La canicule en maison de retraite
Même si les températures extérieures frôlent les 35 degrés, les maisons de retraite ne redoutent pas la canicule. Depuis l’été meurtrier de 2003, et grâce aux mesures appliquées dans le cadre des Plans anti-canicule successifs, les établissements sont équipés de climatiseurs, brumisateurs, ventilateurs et de pièces rafraichies ; le personnel est préparé et formé. Ici, à la résidence Orpéa de Saint-Priest-en-Jarez, les 110 résidents sont « juste bien » grâce à une équipe motivée qui redouble d’efforts et d’attention.
Prendre ses précautions
En maison de retraite, l’important, c’est de prévenir la déshydratation des résidents. Pour ce faire, l’équipe « ajoute du sirop à l’eau car la plupart ne veulent pas boire de l’eau nature », explique la directrice adjointe de l’établissement Orpéa. « Ceux qui refusent catégoriquement sont signalés aux infirmières. Dans les cas les plus graves, elles posent une perfusion le temps que la personne se réhydrate ». Dans les salles principales, les climatiseurs sont allumés du matin au soir… Une fraîcheur parfois trop fraîche pour certains ! On râle, on descend avec sa « ptite laine », on mange froid… Comme le précise Météo France : « cette canicule est moins grave que celle de 2003, mais elle nécessite des précautions adaptées ».
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Vendredi 21 août 2009
On n’arrête plus le progrès ! Voici que le bébé robot iCub commence son « éducation ». En effet, comme un petit humain, le robot est doté de capacités d’apprentissage, qu’il développe chaque jour grâce à ses éducateurs. Un robot qui pourrait donc être très utile aux personnes âgées dépendantes…
Un bébé-robot capable d’apprendre
Conçu comme un petit enfant de 3 ans, haut d’un mètre, le robot iCub possède deux mains finement articulées, des jambes et deux yeux de résine avec caméra. Ce robot humanoïde suit les mouvements de la tête, observe, analyse son propre corps et son environnement. Il peut parler, échanger, répondre, anticiper et même toucher grâce à des capteurs sensibles placés aux bouts de ses doigts métalliques. Cinq années de recherche et 300 000 euros auront été nécessaires pour concevoir Icub, sur le modèle du cerveau humain. Il est actuellement en « cours d’éducation » à l’INSERM de Lyon : 10 chercheurs sont affectés à sa programmation pour tenter de le faire évoluer de l’intelligence d’un bébé de 18 à celle d’un enfant de 3 ans.
Les différentes missions de Icub
iCub (Cognitive Universal Body) est le premier enfant-robot né du projet RobotCub. Les avancées de la science cognitive et de la neurobiologie appliquées au fonctionnement cérébral, ainsi que les progrès de la robotique auront donc permis la réalisation de ce projet. Le robot Icub aura notamment pour mission de permettre de mieux comprendre les fonctions cognitives, pour ensuite identifier les causes des maladies neurologiques. En effet, l’équipe en charge de son éducation a choisi de travailler sur la maladie de Parkinson. Son autre mission, qui justifie son apparence humaine, sera celle d’être un véritable compagnon. « On va le rendre plus humain en développant chez lui le langage, sa représentation dans l’espace et sa capacité d’interagir, de coopérer avec les êtres humains », a déclaré Peter Dominey, directeur de recherches au CNRS en charge du développement d’iCub.
Une aide pour les personnes âgées
« Dans les foyers, iCub arrivera comme un apprenti, qui prendra les habitudes de la maison », ajoute Peter Dominey. Ce chercheur l’imagine veiller auprès d’une personne âgée, gérer la rééducation d’un convalescent, servir de compagnon à des enfants autistes… De plus en plus autonome à terme, ce petit robot devrait devenir un compagnon fidèle, qui prendrait soin de son ami humain: « Dans un futur proche et dans le contexte d’une rééducation médicale par exemple, iCub pourrait avoir le rôle d’un aide-soignant », conclut-il.
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