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Archive pour juillet 2009

Maisons de retraite : les médicaments intégrés aux forfaits soins

Jeudi 30 juillet 2009

Depuis le 16 juin 2009, certains établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) doivent modifier la composition de leurs forfaits soins, en intégrant une liste de médicaments remboursables. Explications.

Maisons de retraite : les médicaments intégrés aux forfaits soins-Source de l'image: http//:www.lexpress.fLes maisons de retraite concernées par la modification du tarif soins
L’arrêté ministériel du 5 juin 2009, publié au Journal officiel du 16 juin, concerne « la composition du tarif journalier des soins » proposé dans certains EHPAD. Ces nouvelles dispositions s’appliquent uniquement aux EHPAD « qui disposent d’une pharmacie à usage intérieur (PUI) ou qui sont membres d’un groupement de coopération sanitaire », ainsi qu’aux établissements dispensant des soins de longue durée (USLD). Donc, pour les EHPAD avec pharmacie, le « tarif soins » couvre désormais un certain nombre de médicaments.

Les médicaments intégrés au tarif soins des EHPAD
Pour les établissements concernés, les tarifs journaliers afférents aux soins intègrent donc certains médicaments. Il s’agit « des médicaments inscrits sur la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux ou sur la liste des médicaments agréés à l’usage des collectivités publiques ». Ne sont pas inclus les médicaments « à usage hospitalier ». Selon le choix de tarif fixé dans la convention tripartite des EHPAD, autrement dit selon qu’ils aient opté pour un tarif de soins global ou partiel, le coût des médicaments listés s’ajoute ainsi aux dépenses déjà comprises.

Une étape importante dans la prise en compte des dépenses de santé
L’intégration de ces médicaments dans le forfait soins de certains EHPAD marque une étape importante dans la démarche de globalisation des dépenses de santé. En effet, cette procédure vient s’inscrire dans le cadre des objectifs des lois de financement de la sécurité sociale définis depuis 2006. Si, au début, seuls les petits matériels médicaux étaient concernés, la loi de financement pour 2009 étend la liste à des médicaments courants. Pour l’instant, elle limite cette intégration à certains EHPAD seulement. Il est prévu de généraliser la mesure  en 2011 à tous les EHPAD restants, qui n’ont pas encore de pharmacie interne, et qui forment la grande majorité des maisons de retraite.

Source : Arrêté du 5 juin 2009 relatif à la composition du tarif journalier afférent aux soins résultant du droit d’option tarifaire relatif aux modalités de tarification et de financement des établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes (Journal officiel du 16 juin 2009)

Seniors : du nouveau dans la téléphonie

Mercredi 29 juillet 2009

Depuis 2008, la société française Bazile Telecom commercialise des téléphones mobiles adaptés aux personnes âgées. Elle annonce le lancement d’une activité d’opérateur mobile virtuel (MVNO) destinée spécialement aux seniors. Innovation.

Un opérateur mobile dédié aux seniors
Selon une étude du CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), 69% des 60-69 ans et 37% des plus de 70 ans sont équipés d’un téléphone mobile. La société Bazile Telecom, créée en 2005, s’est donc spécialisée dans le service de téléphonie adapté aux personnes âgées, encore majoritairement réfractaires aux nouvelles technologies. Elle s’adresse aussi aux personnes malvoyantes ou à mobilité réduite et vise 12.000 abonnés d’ici 2010.

Une première sur le marché
A partir du 1er juillet 2009, sera disponible sur le marché de la téléphonie un téléphone mobile « très simple d’utilisation » puisqu’il est doté d’un seul bouton ! Ce bouton permet à l’abonné de décrocher un appel ou de contacter une opératrice qui joint le correspondant à sa place, sans qu’il ait besoin de composer de numéros de téléphone ! Par ailleurs, une pression de plus de 5 secondes sur le bouton permet de déclencher une procédure d’urgence en cas de danger. Ce service d’assistance est joignable à toute heure du jour ou de la nuit, sur le réseau Orange. En plus, l’abonnement est déductible des impôts (à hauteur de 10 euros pars mois) au titre des services à la personne…Pour plus d’infos : http://www.baziletelecom.fr/

Serenitis, la téléassistance au service des personnes âgées

Mardi 28 juillet 2009

Aujourd’hui, la téléassistance (assistance à distance) est une véritable avancée technique et sociale qui peut concerner tous les individus, responsables et prévoyants au sujet de leur propre sécurité. Après 20 ans d’expérience au service des collectivités locales, Serenitis propose aussi un service complet de téléassistance aux particuliers, notamment adapté au seniors.

Serenitis, la téléassistance au service des personnes âgées-Source de l'image:http://atp34.tripod.com/images/serenitis1.jpgLa téléassistance pour les personnes âgées

Dans un souci de sécurité, le service de téléassistance Serenitis favorise et prolonge la vie à domicile des personnes âgées, « en préservant 24h /24, 7 jours sur 7, leur santé et leur intégrité morale et physique ». Parfois, la Téléassistance Serenitis peut servir d’alternative humaine à l’hospitalisation, pas toujours très bien accueillie, mais aussi de réconfort pour la famille, sans solutions pratiques d’accompagnement vraiment satisfaisantes. Pour un tarif d’abonnement de 25 euros par mois, ayez l’esprit tranquille…

Qui est Serenitis ?
Plateforme d’écoute médicalisée, Serenitis est situé au sein du Samu centre 15 de l’hôpital de Garches et fonctionne sur tout le territoire national grâce au réseau solidaire des Samus régionaux. Les conseillers Serenitis sont en lien direct avec l’équipe de médecins urgentistes de l’hôpital pour répondre au mieux aux besoins des abonnés. Les conseillers de la plateforme sont tous spécialement formés aux métiers de la téléassistance et sont tous secouristes.

Serenitis, comment ça marche ?
Tout le monde peut bénéficier de la téléassistance Serenitis, grâce à un système de boîtiers avec récepteurs, qui s’adaptent facilement à vos besoins (bracelet montre, collier, détecteurs au souffle…). En alertant le centre d’écoute, vous êtes assurés d’un soutien médicalisé à tout moment. A noter que Serenitis respecte la charte des droits et libertés des personnes dépendantes, et que le service vient de recevoir l’agrément Borloo qui permet aux abonnés de bénéficier d’une réduction fiscale de 50 % sur les impôts sur le revenu. Que ce soit pour une urgence ou dans un moment de solitude, faites appel à Serenitis…


 http://www.serenitis.com/

Dépister Alzheimer grâce à l’imagerie

Lundi 27 juillet 2009

Les travaux de recherche destinés à combattre la maladie d’Alzheimer passent inéluctablement par la définition de « marqueurs biologiques ». L’étude de leur évolution doit permettre de déterminer les causes de cette maladie encore mal connue, et qui double le nombre de ses victimes tous les 20 ans.

Dépister Alzheimer grâce à l’imagerie-Source de l'image:http://www.santelog.comAlzheimer : la nécessité de définir des marqueurs biologiques

En matière de recherche scientifique, un « marqueur biologique » est un élément détectable ou quantifiable dans les liquides biologiques (sang, liquide céphalorachidien), et dont la présence est spécifique d’une pathologie. Le marqueur devient spécifique lorsqu’il n’est observé que chez des sujets malades. Le problème de la maladie d’Alzheimer est que son évolution est progressive et que la différence sujet sain d’esprit/malade n’est pas évidente. Les groupes de population observés ne présentent pas encore de différences significatives, de manière à permettre d’isoler un de ces marqueurs. Si le marqueur « idéal » était trouvé, il serait un indice primordial à suivre dans le développement de la maladie, tout en permettant de porter un diagnostic de certitude à un stade précoce.

Le projet de Bayer Shering

Le laboratoire pharmaceutique Bayer Schering poursuit ses recherches en matière d’évaluation d’un marqueur de la maladie d’Alzheimer par IRM (image et résonnance magnétique). La phase 2 est actuellement en cours d’expérimentation dans 18 centres d’imagerie dans 4 pays. Elle implique 221 participants ! Si elle est concluante, cette recherche permettrait un dépistage très précoce de la maladie d’Alzheimer ! Le marqueur en question a été dénommé « BAY 94-9172 » ou AV1/ZK. Il a été développé pour se lier à la protéine bêta-amyloide, dont l’accumulation nocive provoque la dégradation des neurones dans la maladie d’Alzheimer. Les résultats de cette étude seront présentés à la Conférence internationale sur la maladie d’Alzheimer de Vienne.

L’utilité de l’imagerie

L’analyse d’IRM est un processus récent d’observation de la maladie d’Alzheimer. En effet, de récentes études ont notamment démontré que l’observation de l’épaisseur de la matière grise dans le cerveau pouvait permettre un diagnostic de la maladie. Après des années de recherche, les chercheurs ont donc conclu avec raison que les progrès des techniques d’imagerie pourraient fournir un moyen de différencier anatomiquement les différentes formes de démences. L’imagerie magnétique du cerveau permettrait donc d’effectuer un diagnostic précoce de la maladie d’Alzheimer. Mais le chemin est encore long…

Un appartement high-tech pour les personnes âgées

Vendredi 24 juillet 2009

Quand la technologie se met au service de la vieillesse, c’est surtout la sécurité qui est mise en avant. Le projet Gerhome (Sophia Antipolis) fait partie de ces recherches ayant pour but de faciliter la vie quotidienne des personnes âgées, en leur permettant de vivre à domicile en toute quiétude.

Un appartement high-tech pour les personnes âgées: http://www.somega.frLa sécurité des personnes âgées en priorité !

Aujourd’hui, le développement du maintien à domicile des personnes âgées apparait comme une solution certaine au vieillissement inéluctable de la population, ainsi qu’aux questions de prise en charge de la dépendance. Face aux coûts élevés des soins, et conformément au souhait légitime d’une majorité de personnes âgées de demeurer dans leur cadre de vie, l’idée est d’assurer le plus longtemps possible le maintien à domicile des personnes dépendantes, qu’elles soient seules ou handicapées, et ainsi retarder leur entrée en institution. Mais vivre à domicile impose des conditions sécuritaires. C’est là qu’intervient la technologie et «l’intelligence artificielle»…

Le projet GERHOME : un logement intelligent

Concevoir un logement intelligent capable de veiller sur les personnes âgées, en toute discrétion: voici l’objectif affiché du projet GERHOME. Le logement doit donc être équipé de solutions techniques (domotique – voir schéma ci-contre) pour assurer autonomie, confort de vie, sécurité, surveillance et assistance à domicile de la personne âgée. La préoccupation principale est de rendre la « technologie invisible », et ainsi garantir le respect de la vie privée. Les services installés dans cet appartement high-tech devraient permettre de réduire les risques d’accidents domestiques (par des capteurs détectant les chutes, la saturation de l’air en cas d’incendie ou de fuite de gaz), de garder le lien avec ses proches, les médecins, ou encore de permettre à la personne âgée de conserver une certaine autonomie grâce à des aménagements pratiques.

Le projet actuellement à l’essai

La maison « intelligente », conçue par CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment), est actuellement à l’étude près de Sophia-Antipolis. Niché dans la pinède, cet appartement de deux pièces meublé cache à chaque coin de meubles de minuscules équipements : « ce sont des capteurs, déployés dans toutes les pièces, à des endroits stratégiques qui nous permettent de suivre et d’analyser l’activité du résident », explique Alain Anfosso, chargé du projet Gerhome. Cet appartement pilote sert de laboratoire à l’équipe : les informations recueillies par les capteurs sont interprétées grâce à un logiciel d’analyse automatisée placé au domicile même. Si une anomalie est détectée, un signal est alors envoyé à un destinataire prédéfini (médecin, proche, services d’urgence…), sans passer par une plateforme d’écoute téléphonique. En 2008, 14 volontaires de plus de 65 ans ont testé l’appartement. Le système devrait être installé dans deux logements privés et deux chambres de maison de retraite d’ici la fin de l’année. A suivre…