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Archive pour juin 2009

Personnes âgées: le plan de relance vu par les professionnels

Vendredi 19 juin 2009

Après les belles promesses du gouvernement concernant l’annonce de mesures de relance économique en faveur des personnes âgées, voici que la circulaire budgétaire, prise en application de Loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, vient limiter les espoirs des établissements de soins.

Plan de relance pour les personnes âgéesPersonnes âgées : la circulaire budgétaire 2009
Oui, c’est vrai, la circulaire budgétaire adressée aux EHPAD par le gouvernement en février dernier vient confirmer la promesse de création de 12500 places supplémentaires, soit « 3 maisons de retraite en plus par région », prévue par le Plan de relance économique du gouvernement. Mais, cette circulaire fixe surtout une ligne de conduite des plus restrictives concernant la gestion du budget des EHPAD. Ce qui freine, bien évidemment le développement en moyens et en personnel de ces établissements, alors que les besoins des personnes âgées ne cessent de croître !

La grogne des professionnels
La Fédération Hospitalière de France n’a pas manqué d’exprimer « ses plus vives inquiétudes sur les conséquences pour les personnes âgées des mesures dévoilées par la circulaire budgétaire ». Le dispositif de « convergence tarifaire » se traduira forcément par une « réduction des moyens en personnels soignants », en « mettant en péril la qualité des prestations dans un secteur qui prend en charge les plus vulnérables ». La FHF appelle donc les pouvoirs publics à s’engager explicitement sur « un agent pour un résident », ce qui est actuellement applicable pour les personnes handicapée. Ainsi, de nombreuses associations (l’Association pour vivre et vieillir ensemble en citoyens, la Fédération nationale Avenir et qualité de vie des personnes âgées, ou encore la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées …) se mobilisent pour dénoncer l’incohérence du « mieux faire » avec toujours moins.

La circulaire budgétaire en pratique
“Il faudra licencier du personnel ou augmenter les tarifs d’hébergement”, soupire Claudy Jarry, le président de la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa). En effet, puisque l’établissement dépasse le tarif plafond fixé par la circulaire, il devra réduire son budget. “Soit on ne remplace pas des départs à la retraite, et la qualité de vie des résidents en pâtira, soit on garde les personnels en augmentant le tarif d’hébergement, ce qui pèsera lourd sur le budget de nos malades et de leurs familles », déclare-t-il pessimiste.

Les premières assises départementales de la bientraitance en Juin 2009

Mercredi 17 juin 2009

Dans le cadre du « Plan Bientraitance », le ministre du travail et la secrétaire d’Etat à la Solidarité ont adressé une instruction aux préfets de département pour qu’ils se chargent d’organiser les premières « Assises départementales de la bientraitance » en juin prochain.

La bientraitance en maison de retraiteDes mesures en faveur de la bientraitance des personnes âgées
L’opération bientraitance a été lancée par le gouvernement en octobre 2008, pour promouvoir la culture de bientraitance des personnes âgées en établissement. Ainsi, plusieurs mesures ont été proposées par la secrétaire d’État chargée de la Solidarité, Valérie Létard. L’objectif est donc d’éradiquer « la maltraitance active ou passive », qu’elle soit physique, médicamenteuse, financière, le fruit de négligences ou d’abandons…

Le Plan Bientraitance

Cette opération ambitieuse s’articule autour de « trois axes majeurs »:

1.    Mieux contrôler et informer : en augmentant de 50 à 80 % le taux des contrôles-surprise dans les EHPAD, et en relançant le n° d’appel 3977 dédié à la lutte contre la maltraitance.

2.    Faire participer les professionnels : en obligeant les établissements à adresser à l’État ou au conseil général un questionnaire annuel de qualité, établi par l’ANESM (Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux). Ces questionnaires diffusés au début de l’année devront être retournés dès le mois de mai 2009. Objectif : réaliser des « enquêtes flash » sur les problèmes décernés dans l’incohérence des questionnaires.

3.    Former les personnels à la culture de la bientraitance : « Quelques 250 000 professionnels de maisons de retraite seront formés en trois ans, aux techniques d’accompagnement personnalisé des résidents », a annoncé le gouvernement. En priorité seront concernés les personnels en contact quotidien avec les résidents : infirmiers, aides-soignants, agents de service, paramédicaux… Parallèlement, des recommandations de bonnes pratiques professionnelles seront définies par l’Anesm et diffusées sur le terrain.

Les Assises départemantales de la bientraitance
Enfin, « pour renforcer la concertation et le dialogue, et mobiliser tous les acteurs du secteur », des Assises départementales de la bientraitance seront organisées à l’initiative des préfets en juin prochain. L’objectif de ces assises est de réunir l’ensemble des acteurs médico-sociaux publics concernés par la diffusion de la bientraitance : associations gestionnaires, organisations de personnes âgées, partenaires sociaux, organismes de formation, élus locaux et administrations de l’État.

Santé : Docteurclic.com, l’information médicale sur Internet

Mardi 16 juin 2009

Depuis sa création web en 2001, le site Internet « Docteurclic.com » est un site d’accompagnement médical spécialement destiné au grand public, pour lui permettre de répondre rapidement à 4 préoccupations essentielles : Que faire ? Est-ce grave ? Qui consulter ? Est-ce normal ?

Docteur ClicDevant l’urgence, prenez votre santé en main !
Le système informatique utilisé par Docteurclic.com est tout simplement révolutionnaire : en renseignant quelques données sur la personne (âge, sexe…) et les symptômes constatés, Docteurclic vous permet de prendre rapidement la bonne décision. Doté d’une capacité d’information hors-normes, avec, entre autres, une classification complète des médicaments (5000) et des symptômes (130), le système évalue l’état du malade, l’aide à prendre une décision et conseille au mieux sur la conduite à tenir. Développée par une équipe de médecins urgentistes, la base de données sur l’information santé est particulièrement riche et bénéficie de mises à jour régulières, lui garantissant fiabilité et sérieux des diagnostics.

Est-ce une consultation médicale virtuelle ?

Le site Docteurclic.com est labellisé HON (Health On the Net) et HAS (Haute Autorité de Santé), ce qui est une preuve de fiabilité et de qualité de l’information médicale présentée. Pour autant, le site ne prétend pas remplacer une consultation médicale. D’ailleurs, selon une enquête menée par « 60 millions de consommateurs » (mars 2009-n°436), il est le seul site de santé à proposer un dispositif de dialogue en différé entre l’internaute et un médecin (6 euros la question) ainsi qu’une plateforme d’écoute téléphonique. Simple et compréhensible, le site aide au quotidien plus de 240 000 visiteurs par mois ! Il permet surtout de répondre rapidement à certaines demandes, en canalisant l’auto-médicamentation.

Découvrir Docteurclic.com
Le site internet www.docteurclic.com s’architecture autour de 5 grands modules : outre un système expert d’analyse des symptômes (avec la possibilité d’évaluer 220 diagnostics d’urgence), et son encyclopédie géante, complète et actualisée de la santé, vous pourrez trouver des tests d’évaluation et de dépistage, une messagerie anonyme avec les médecins, et un service de gestion de votre dossier médical personnel. Docteurclic est aujourd’hui disponible sur les téléphones portables de SFR, et sera prochainement utilisable sur des bornes interactives (pharmacie, CPAM, grandes entreprises, centres médicaux…). Avec plus de 10 millions d’utilisation depuis sa création minitel en 1987, Docteurclic est fier d’annoncer qu’il n’a jamais recueilli aucune plainte !

Pour en savoir plus : www.docteurclic.com

Relance du projet sur le financement de la dépendance

Lundi 15 juin 2009

Le nouveau Ministre du travail, Brice Hortefeux, qui succède à Xavier Bertrand, a relancé le projet de financement de la dépendance, en présentant au Président de la République des propositions concernant la mise en place d’une « assurance autonomie ». Ce nouveau concept reprendrait plus ou moins les grandes lignes du projet de création d’un « 5ème risque » de prise en charge par l’assurance sociale.

Dépendance : des propositions à l’Elysée
Au cours du premier trimestre 2009, le lourd silence gouvernemental sur le sujet de la prise en charge du risque dépendance avait laissé planer le doute quant à l’abandon du projet…, tout en provoquant la grogne et le désespoir des syndicats concernés.   Mais voici que le Ministre du travail se veut rassurant en affirmant la relance de la réflexion : « Nous avons soumis un certain nombre de propositions, au Premier ministre et à l’Elysée. Ces propositions doivent être arbitrées et tranchées et ce que je peux vous dire, c’est que ces propositions existent, elles sont noir sur blanc, elles sont répertoriées et hiérarchisées”. On n’en saura pas plus… à part que des initiatives sont prévues « dès 2009 ».

La question du financement de cette assurance-autonomie
M. Hortefeux poursuit ses déclarations à la presse : « La création de cette assurance autonomie, de ce cinquième risque, a un coût que l’on évalue à 1,8 milliard d’euros par an ». Quant aux moyens de financement envisagés, il affirme « avoir plusieurs pistes », dont un financement de la part de l’Etat ou un financement solidaire établi dans le cadre d’un « partenariat public-privé ». Alors que les syndicats ont plusieurs fois clamé leur attachement à un financement basé sur la solidarité nationale (prélevé sur l’impôt, ou financé par des cotisations sociales), le gouvernement semble poser de nouveau l’option de la répartition avec l’assurance privée.

L’assurance privée comme « complément » de la solidarité nationale
Pour financer le risque-dépendance, le Président Nicolas Sarkozy avait déjà évoqué le recours aux assurances privées, comme « complément de la solidarité nationale ». En effet, l’idée d’un prélèvement obligatoire supplémentaire (CSG, cotisations sur les salaires) préconisé par certains partenaires sociaux pour le financement de cette protection n’a, à ce jour, toujours pas été retenu. Pour faire face aux dépenses de la prise en charge, le gouvernement avait donc prévu d’encourager, entre autre,  la souscription de contrats individuels d’assurance-dépendance par des avantages fiscaux. La dépendance étant un « risque qui peut être anticipé individuellement et collectivement », il est donc possible de souscrire ce type de contrat à long terme. Mais ce recours au privé continue de susciter l’inquiétude des associations, pour lesquelles les principes de l’égalité et de la solidarité nationale sont fondamentaux.

Seniors : vivre à domicile en toute sécurité grâce à IDA

Samedi 13 juin 2009

A Rennes, en Ille-et-Vilaine, une première en France est en cours d’expérimentation depuis février dernier. Le projet IDA (Innovation, Domicile, Autonomie) vise en effet à améliorer le maintien à domicile des personnes âgées en utilisant les technologies les plus innovantes. Comment ? Grâce à un appartement truffé de gadgets, prototype visant à tester leur efficacité au service des seniors…

L'appartement prototypeIDA : une expérimentation grandeur nature
Aujourd’hui, face au défi du vieillissement de la population et au désir des seniors de rester chez soi le plus longtemps possible, la recherche technologique fleurit dans le domaine de la domotique, de la téléassistance et des moyens de communication visant la sécurité des séniors à domicile. Vivre mieux, l’esprit tranquille, tel est l’objectif que propose le projet IDA, initié par Rennes Métropole et les Universités de Rennes, sous l’égide de l’ASSAD (association de soin et de service à domicile). Concrètement, grâce au partenariat de nombreuses entreprises aux idées innovantes (Delta dore, Domtis, Communicartes, Urmet Captiv, Intervox,…), le projet IDA expérimentera pendant deux ans un appartement témoin truffé de gadgets technologiques favorisant l’autonomie des seniors, avant d’en généraliser l’offre de services.

Le projet IDA : des services à domicile intégrés à l’appartement
L’objectif du projet IDA est donc de favoriser le maintien à domicile des personnes âgées le désirant, en leur proposant un ensemble de services à distance, intégrés à leur appartement. Par exemple, une caméra à l’entrée pour un accès sécurisé du domicile, un ordinateur facile d’emploi, un réfrigérateur doté d’un capteur pour vérifier la prise correcte des repas, des capteurs infrarouges qui décèlent les moindres problèmes de déplacement où les températures anormales (début d’incendie…). La sécurité, la communication et le confort sont privilégiés, pour que la personne âgée se sente vraiment comme « chez elle »…

A terme, un projet à grande échelle  
Usage, efficacité, praticité, coût de développement et d’installation, tous ces points seront passés en revue d’ici à 2010 dans cet appartement prototype mis à disposition par Archipel habitat, avant d’être testés dans des appartements témoins par des locataires volontaires. « Plusieurs adaptations seront sans doute nécessaires, il ne faut s’interdire des va-et-vient, même fréquents, pendant cette phase opérationnelle, insiste Sophie Graviou, chargée du projet. « L’idée est de pouvoir, en 2010, disposer d’offres de services qui répondent clairement à nos objectifs et qui puissent être développées à grande échelle ». A terme, ces solutions devraient pouvoir être proposées au public pour développer le maintien à domicile.