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Archive pour juin 2009

Le panorama des maisons de retraite en France

Mardi 30 juin 2009

Dans une étude publiée en mai 2009, la DREES (Direction des Etudes des ministères de Santé, du Travail et du Budget) dresse un bilan de l’offre de places en établissement d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) pour l’année 2007 : 684 000 places pour 10 300 établissements sur l’ensemble du territoire.

Le panorama des maisons de retraite en FranceQuelques chiffres sur les places en maison de retraite
Au 31 décembre 2007, l’ensemble des EHPA français proposent 684 000 places pour 657 000 résidents. Cela signifie un taux global d’occupation de 96 %, avec un taux d’équipement moyen de 127 places pour 1 000 personnes de plus de 75 ans (140/1000 en 2003). Quant aux EHPAD, ils accueillent à eux seuls 75% du total de résidents en 2007. Le rapport indique une forte hausse des places médicalisées (+17%), due à l’avancée en âge et à la perte d’autonomie. En effet, selon l’étude, la proportion de personnes âgées très dépendantes (évaluées GIR 1 et 2) en établissement était de 47 % en 2003, et atteint 51 % fin 2007. La taille moyenne des établissements est de 66 places en 2007, avec une capacité d’accueil légèrement supérieure. Dans les EHPAD, le secteur public représente 55% de la capacité d’accueil, le secteur privé non lucratif 26%, et le secteur privé lucratif 19%.

L’augmentation du personnel d’encadrement
Après avoir constaté que le nombre de places en établissement augmente moins vite que la population âgée (+14%), le rapport de la DREES souligne l’augmentation du nombre de personnes employées dans l’ensemble des établissements : en 2007, le secteur emploie 397 000 personnes (toutes professions confondues), dont 52 000 personnes de plus qu’en 2003 (+15%). Les effectifs d’aides-soignants et d’infirmiers ont notamment progressé de 23% entre 2004 et 2007. Le taux d’encadrement moyen est « toujours en hausse et plus élevé dans les EHPAD ». Il atteint 50 personnes employées temps plein pour 100 places, soit +6% par rapport à 2003, et témoigne essentiellement une augmentation du personnel soignant et paramédical. Concernant le taux moyen de personnes étant véritablement en contact direct avec les résidents, il est de 39 pour 100 pour l’ensemble du secteur (46% en EHPAD). La moyenne d’âge du personnel en institution est 41 ans, avec une ancienneté moyenne de 7 ans.

Source : Etudes et Résultats de la DRESS – n° 689 – Mai 2009 – « L’offre en établissements d’hébergement pour personnes âgées en 2007 »

Dépendance : le recours aux assurances privées

Vendredi 26 juin 2009

Alors que les débats sur le financement d’un « 5ème risque » (la perte d’autonomie, ou risque dépendance) se poursuivent, il semble que le gouvernement n’écarte pas l’option du recours aux assurances privées pour compléter l’effort de solidarité nationale. En quoi cela consiste-t-il en pratique ?

Le 5ème risque

Dépendance : un financement public ou privé ?
Depuis quelques temps déjà (2007), on parle de créer une cinquième branche de protection sociale qui viendrait compléter les couvertures déjà existantes de la Sécurité sociale : maladie, famille, accidents du travail et retraites. Cette nouvelle branche couvrirait « le risque dépendance », qui tend à se généraliser au regard du vieillissement grandissant de la population (entre 2005 et 2015, on prévoit 350 000 postes à pourvoir dans les métiers de la prise en charge des personnes âgées !). L’enjeu : « attribuer une aide en nature ou en espèces à ceux qui sont frappés d’une déficience ». Mais comment prendre en charge ce financement ? Si les syndicats et les associations de personnes âgées prônent le recours à la solidarité nationale (par un impôt) pour éviter les inégalités, le gouvernement n’exclue pas le recours aux assurances-privées.

Quel organisme pour financer le 5ème risque ?
La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), mise en place en mai 2005, devait être l’organisme public spécialement chargé de gérer les sources de financement de ce nouveau champ de protection sociale. Parallèlement, le  gouvernement a encouragé le développement de l’assurance individuelle privée, grâce notamment à des allègements fiscaux. Aujourd’hui, selon la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), ce sont plus de 3 millions de Français qui sont déjà assurés contre la perte d’autonomie soit auprès d’une société d’assurance, d’une mutuelle ou d’une institution de prévoyance. En France, il s’agit du premier marché européen de l’assurance-dépendance ! Pour certains, cela vient remettre en cause le principe de « solidarité nationale » et donc de « droit universel ». Mais le gouvernement parle d’un « complément », et non pas d’une substitution du système.

La remise en cause du principe d’égalité
Concrètement, souscrire un contrat dépendance auprès d’une assurance, c’est s’assurer individuellement en versant une cotisation mensuelle personnalisée en fonction de sa situation. En échange, l’assureur versera une rente mensuelle à vie au cotisant si, un jour, la dépendance survient. Plus on souscrit tôt, plus les chances d’acceptation du dossier sont élevées et le coût des cotisations réduit. Le problème: l’assurance, qui pose seule les conditions, peut refuser des demandeurs âgés (de plus de 75 ans), ou des personnes malades (questionnaire de santé très détaillé à remplir), les laissant sans protection. Ce qui est bien sûr un argument contre l’égalité de traitement. « Chaque Français doit se montrer individuellement responsable pour être en mesure de faire face, le moment venu, à ce risque de perte d’autonomie », déclare le gouvernement pour justifier ce recours à un financement privé. Mais tous les français n’ont évidement pas les moyens de s’assurer individuellement…

Nomination d’une Secrétaire d’Etat en charge des aînés

Jeudi 25 juin 2009

Le remaniement de gouvernement annoncé le 23 juin 2009 s’accompagne de la redistribution de plusieurs maroquins ministériels. Bonne nouvelle concernant les personnes âgées, remises à l’honneur, qui bénéficient de nouveau d’un secrétariat d’état dédié.

Nomination d’une Secrétaire d’Etat en charge des aînésLes personnes âgées à nouveau prises en compte
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Etonnamment, le secrétariat d’Etat aux Personnes Âgées avait disparu du paysage gouvernemental lors de la constitution du premier gouvernement Fillon. L’erreur fut par la suite corrigée –partiellement- avec la création d’un trop vaste secrétariat d’Etat « à la solidarité ». Si les mots comptent, la consécration d’un poste gouvernemental dédié aux aînés marque la volonté de prendre sérieusement à bras le corps les questions liées au grand âge. Certes, une appellation qui change n’est pas la garantie que les actions concrètes, ni les finances mises à dispositions, soient plus importante. Mais enfin, sinon un vrai infléchissement de la politique à l’égard des personnes âgées, à tout le moins  la création du secrétariat d’Etat en charge des aînés marque la volonté de remettre ce sujet au centre de l’action publique.

Une nouvelle venue en charge des aînés
La surprise du remaniement est sans doute la nomination de la nouvelle eurodéputée UMP Nora Berra, 46 ans. Nommée Secrétaire d’Etat « chargée des Aînés » auprès du Ministère du travail, ce médecin généraliste mère de deux enfants a fait ses débuts en politique lors des européennes de 2004. Conseillère municipale de Lyon, elle est connue comme une battante. Nora Berra est notamment la cofondatrice du club « Convergences », qui tente de populariser les réussites de personnes issues de l’immigration.

Xavier Darcos, nouveau ministre du Travail, de la Famille, de la Solidarité et des Affaires sociales

Depuis le 23 juin, Xavier Darcos, l’ancien ministre de l’Education nationale, est en charge du ministère du Travail. Cet homme, dont les relations avec les enseignants ont été difficiles ces derniers mois, a néanmoins confirmé la suppression prochaine de 16 000 postes de l’éducation, avant de prendre ses nouvelles fonctions ! Les syndicats l’attendent de pied ferme : « A l’Education, il a supprimé des emplois, (…) Il va falloir qu’il apprenne à en créer parce qu’avec le chômage, il ne peut pas faire la même chose au ministère du Travail », prévient le secrétaire général de FO au micro de France infos. Comment va-t-il donc affronter la question du personnel des maisons de retraite ? L’avenir le dira…

Tutelle : la gestion bancaire simplifiée…

Mercredi 24 juin 2009

En 2009, la réforme des tutelles a constitué un tournant dans l’univers de la prise en charge des majeurs protégés. Depuis le mois dernier, la Banque BRED (Banque Populaire) propose à leurs représentants légaux chargés de gérer leurs comptes des services bancaires spécifiques : l’offre « tutelle familiale ». A découvrir.

Le développement de la tutelle familiale
La loi portant réforme de la protection juridique des majeurs, en vigueur depuis le 1er janvier 2009, confirme la « priorité familiale » pour la désignation d’un tuteur, chargé d’accompagner le majeur protégé et de gérer ses ressources. Par conséquent, une augmentation significative du nombre des tuteurs familiaux (et donc de clients bancaires potentiels) est attendu pour les prochaines années. La banque BRED s’est donc intéressée aux préoccupations juridiques et comptables de cette nouvelle clientèle en lui proposant aujourd’hui une offre bancaire spécifique avec option « tutelle familiale ».

Des outils bancaires pour faciliter la gestion de la tutelle
Les tuteurs familiaux en charge de majeurs vulnérables ne sont pas des professionnels. « Désorientés à l’ouverture d’une tutelle », ils se retrouvent investis de nouvelles missions et d’obligations « en plus de leur devoir d’accompagnement dans la gestion courante et sociale », souligne Bernard Colas, responsable de  l’Agence centrale Tutelles de la BRED. Côté financier, le tuteur doit donc gérer les comptes du majeur, procéder à un inventaire du patrimoine, organiser un budget à ne pas dépasser et surtout « remettre au Juge des Tutelles un compte-rendu de gestion annuel ». La banque propose donc aux tuteurs familiaux un ensemble d’outils de nature à leur faciliter la gestion de leur mission.

Le compte option « tutelle familiale »
Concrètement, la souscription à cette offre se fait via internet, sur le site de la Banque, pour 5,80 euros par mois. Le tuteur familial peut bénéficier alors d’un logiciel d’édition de ce fameux compte-rendu annuel, du conseil des experts de l’Agence centrale Tutelles, d’un accès 24h/24 aux comptes du majeur protégé et de la gestion des opérations courantes (commande de chéquiers, virements, dépôts…). Lors de l’ouverture de ce compte, la Banque  remet à son client un guide pratique d’une trentaine de pages pour l’informer de ses droits, obligations et responsabilités liés à son nouveau statut.

Pour en savoir plus :
www.bred.fr

Premier tournoi d’échecs en Maison de retraite

Lundi 22 juin 2009

Ce vendredi 5 juin, le premier tournoi d’échecs en maison de retraite s’est déroulé à la Résidence pour personnes âgées La Rotonde, dans le 8ème arrondissement de Lyon. Evénement.

Premier tournoi d’échecs en Maison de retraite - Source de l'image www.fond-ecran-image.comUn tournoi d’échec intergénérationnel en maison de retraite !

Pour la première fois en maison de retraite, un tournoi d’échecs a rassemblé des passionnés de 7 à 92 ans. Ainsi, écoliers, collégiens et retraités se sont affrontés amicalement autour des échiquiers lors de la rencontre qui s’est déroulée dans la résidence la Rotonde (Lyon 8ème). Après son programme d’action « Jeu d’Echecs et Réussite Scolaire », qui a permis à plus de 5500 jeunes de 207 établissements scolaires d’être initiés au jeu d’échecs dans le Rhône, le club Lyon Olympique Échecs (LOE) a donc organisé le premier tournoi d’échecs intergénérationnel.

Un tournoi digne des plus grands
Pendant cette journée exceptionnelle, ont également été présents l’ancien Champion de France jeunes Yohan Bénitah, plusieurs adhérents du club LOE, le groupe AXA France Sud Est, partenaire officiel, ainsi que le Comité Rhône Echecs.  L’objectif affiché par le tournoi était de favoriser la rencontre inter-génération à travers le jeu d’échecs, tout en animant un lieu peu connu du public. Objectif réussi ! Les enfants ont pu constater que vieillir n’était pas synonyme de sénilité, et que « le cerveau se travaille comme un muscle », précise la directrice de la Résidence. « Le jeu d’échecs peut même être un facteur ralentissant de certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer », ajoute l’un des organisateurs, passionné par les échecs.

Les bienfaits du jeu d’échecs
Le jeu d’échecs est généralement reconnu pour favoriser le développement intellectuel, mathématique et logique chez les plus jeunes. Mais il est aussi un excellent moyen d’exercer sa mémoire. Jouer aux échecs permet ainsi de visualiser mentalement plusieurs situations en anticipant les coups sans déplacer les pièces, de mémoriser certaines erreurs, et de synthétiser plusieurs cas pour choisir la position la plus adéquate. Ce jeu a donc une action positive sur les principales fonctions du cerveau, en même temps qu’il permet à la personne âgée de garder un lien social et de satisfaire son plaisir du jeu…

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