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Archive pour mars 2009
Mercredi 11 mars 2009
En France, ce sont près d’un million de personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer. La recherche avance, mais aucun remède n’a encore été trouvé. Il s’agit alors d’accompagner le malade le plus agréablement possible…et pourquoi pas sur un air de musique ?
Alzheimer : la musique adoucit les mœurs
Comme le vieux proverbe le dit, la musique « adoucit les mœurs » ; elle calme et fait rêver. Elle ravive aussi les bons souvenirs… Les Mamies aiment pousser la chansonnette, surtout celle de leurs belles années. Chez les personnes âgées, la musique est devenue une véritable thérapie. Paradoxalement, alors que les malades d’Alzheimer oublient leur passé récent, ils se rappellent parfois par cœur d’une chanson fredonnée dans leur jeunesse. La musicothérapie rend plus agréable la vie du malade, et c’est ce qui compte.
La musicothérapie en pratique
Dans certains hôpitaux de France, des séances de chant sont organisées pour éveiller les souvenirs des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Dominique Bertrand, musicien et formateur au Centre international de musicothérapie (CIM) explique les bienfaits de la musicothérapie sur des maladies comme Alzheimer. Selon lui, cette activité améliore le souffle et la mémoire, et vainc l’isolement. Les résultats dépendent bien sûr de «la pathologie mais surtout de la personne, de sa culture, de ses goûts musicaux, de son rapport au rythme».
L’évolution en France
Le premier centre de musicothérapie existe depuis 40 ans. Des cursus universitaires la présentent même comme matière à part entière, et la recherche scientifique s’y intéresse. Pourtant, le statut de musicothérapeute n’est pas reconnu par un diplôme d’Etat. Mais, dans cette époque attirée vers les médecines douces, la musicothérapie s’affiche comme une activité de choix dans les maisons de retraite et autres établissements de soins.
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Dimanche 8 mars 2009
Une récente étude sur la mobilité transfrontalière des personnes âgées françaises en Belgique démontre qu’en 2004, les maisons de retraite du plat pays comptent plus de 1.500 résidents de nationalité française. Les seniors du nord de la France seraient donc attirés par les maisons de retraite belges… Pourquoi ce phénomène?
Le point sur le nombre de seniors en maison de retraite belge
L’étude a été réalisée par l’Observatoire Franco-Belge de la Santé (OFBS) auprès des établissements belges, entre mai et novembre 2004. Selon les résultats, neuf français sur dix (87%) qui doivent entrer en maison de retraite choisissent la Belgique, et plus particulièrement la province du Hainaut, géographiquement proche de la région du Nord-Pas-de-Calais. Le phénomène concerne donc les frontaliers du Nord de la France. Ainsi, en Belgique, on peut compter 1.575 seniors français dans 106 résidences, et, dans 15% de ces établissements, les Français représentent plus de la moitié des résidents ! Notons qu’en France, à l’inverse, seules neuf maisons de retraite du territoire accueillent une douzaine de Belges âgés…
Les maisons de retraite belges plus attractives
Alors que les Japonais envoient leurs aînés en Australie, les Français en Belgique. En effet, dans 64% des cas, ces français âgés ont été placés en Belgique par leur famille ou leurs proches, et non pas sur recommandations médicales. Le phénomène est donc d’initiative privée. Il faut dire que les maisons de retraite belges, appelées « maisons de repos ou maisons de soins » ont plusieurs atouts attractifs. Tout d’abord, leur prix : « Elles sont moins chères, 25 à 30 euros par jour en moyenne contre 40 à 50 euros chez nous, et disposent d’un personnel plus étoffé », reconnaît Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs d’établissements d’hébergement pour personnes âgées en France. Ensuite, la majorité des maisons de retraite belges sont de petites structures conviviales qui proposent des programmes de soins sur mesure, complètement personnalisé et adapté aux besoins de chacun. Enfin, le nombre de personnel soignant est trois fois plus important qu’en France… A ce sujet, soulignons que le gouvernement français ne cesse de prendre les mesures nécessaires pour intéresser et former les jeunes générations aux professions de santé, ce qui devrait rapidement faire de la concurrence à la Belgique ! Patience…
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Vendredi 6 mars 2009
Selon des travaux de recherche réalisés en Californie, une protéine naturellement produite par le cerveau aurait des effets «puissants» sur des souris touchées par la maladie d’Alzheimer. Explications.
Alzheimer : les recherches avancent…
Les recherches en laboratoire sur des souris cobayes auxquelles on a artificiellement injecté la maladie d’Alzheimer se généralisent…et les premiers résultats sont optimistes. Preuve en est, une fois de plus, les travaux publiés dans la revue scientifique «Nature Medicine» au mois de février. Dans ces travaux, l’équipe de chercheurs de Mark Tuszynski, professeur de neurosciences à l’Ecole de médecine de l’Université de Californie à San Diego, s’est intéressée aux effets de la protéine BDNF, normalement produite par la partie du cortex cérébral utilisée pour la mémoire. Il se trouve en effet que la production de cette protéine décroît au fur et à mesure que la maladie d’Alzheimer progresse…
Alzheimer : « des effets puissants »
Lors de ces travaux réalisés en laboratoire, les chercheurs ont constaté que l’administration de la protéine BDNF stimulait l’activité mémorielle tout en empêchant la mort des neurones provoquée par la maladie d’Alzheimer. Parlant d’ « effets puissants», le Pr Tuszynski constate des améliorations «significatives» de la mémoire à court terme chez les souris expérimentales, à travers des tests d’apprentissage. Selon lui, la protéine BDNF pourrait même restaurer les capacités cognitives perdues… En tous cas, les chercheurs américains voient dans cette découverte l’éventualité d’une nouvelle approche du traitement de la maladie d’Alzheimer.
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Mercredi 4 mars 2009
L’entrée en maison de retraite étant souvent difficile pour la personne âgée, comme pour son entourage, il faut laisser un temps d’adaptation à ce nouveau lieu de vie. Mais très rapidement, le nouveau résident est intégré et les proches tranquillisés… La vie en maison de retraite prend alors une nouvelle dimension.
L’entrée en maison de retraite : accompagner la personne
Souvent, si l’entrée en maison de retraite est mal préparée, le changement de lieu de vie de la personne âgée peut être vécu comme un traumatisme, facteur de dépression pour elle et de culpabilité pour l’entourage. C’est pourquoi il est important d’être aux côtés du nouveau résident pour qu’il trouve rapidement ses repères, et ne se sente pas abandonné de tous. Mettre à l’aise, rassurer, intégrer…c’est là le premier rôle que jouera l’ensemble du personnel de la résidence, jusqu’à ce que le « nouveau » se sente comme chez lui…
La vie au quotidien et en collectivité
Quelques mois plus tard, les retraités sont en général dans leur univers… Même si certains gardent un sacré caractère, la vie en société les libère peu à peu de plusieurs années de solitude. Pour peu qu’elle soit sociable, Mamie se fera plein d’amies ! Cette convivialité est rythmée tout au long de la journée en maison de retraite par les repas servis au réfectoire, des animations en groupe, et des salles communes (lobby, bibliothèque, télévision…), qui sont souvent le lieu de parties de cartes enjouées autour d’une tasse de thé… La seule contrainte, ce sont les horaires (visites des médecins,…) !
Des activités hors du commun
Si le quotidien en maison de retraite semble rythmé essentiellement par les repas et les soins médicaux donnés aux résidents, les idées ne manquent pas pour faire de ces résidences de véritables lieux de vie et de créativité ! Ce n’est pas parce qu’on a un certain âge qu’on ne peut rien faire… Animations musicales, chants, peinture, théâtre, photo, cuisine, coiffure, poterie, sophrologie, gymnastique du corps et du cerveau : tout a une visée thérapeutique pour que la personne affaiblie par la vieillesse se sente mieux. Et ça marche !
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Lundi 2 mars 2009
En France, l’annonce de la création des Agences Régionales de Santé suscite les plus vives critiques. Dans l’optique de la décentralisation des services administratifs, voilà soudainement envisagée pour 2010 une recentralisation des services de santé. Cela ressemble étrangement au « National Health Service » (NHS) anglais, un système qui n’est pourtant pas un modèle des plus probants…
Le principe des Agences Régionales de santé (ARS)
Selon la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, les Agences régionales de santé (ARS) rassembleront les services santé de l’État et de l’assurance maladie au niveau régional. Les « ARS », dont la mise en place est prévue pour 2010, regrouperont donc, en une seule entité, les sept organismes actuellement chargés de l’application des politiques de santé dans les régions et les départements (Ddass, Drass, ARH, GRSP, Cram, Urcam, MRS). Prévus par le projet de loi «Hôpital, patients, santé et territoires», les ARS auront notamment pour mission : la conduite des politiques de prévention, l’organisation de la permanence des soins pour la médecine de ville et l’hôpital, la répartition des professionnels de santé, le maillage de l’offre de soins, la coopération professionnels – établissements de santé et la gestion du risque.
La réforme de la Santé dans un contexte difficile
A l’heure actuelle, le système de santé français, malgré ses avantages, est accusé d’être en plein chaos : assurance-maladie en déficit chronique, alors que le budget qui lui est consacré est énorme ; bureaucratie inefficace ; duplication assurance obligatoire et complémentaires de santé incohérente et coûteuse (93% des Français ayant une complémentaire santé), hôpitaux publics en faillite et pénurie constante de médecins et d’infirmières… et la liste des dysfonctionnements est encore longue. Dans ce contexte difficile, alors que 24 réformes ont échoué, la tentation est grande de confier tous les pouvoirs à des organismes uniques ! Ainsi, à la tête des 22 nouvelles Agences Régionales de Santé, les 22 préfets de Région seront seuls maîtres à bord. Depuis la réforme de 2003, c’est d’ailleurs l’État qui fixe le nombre de médecins, le prix des soins, les taux de prise en charge des soins par l’assurance-maladie, le niveau des franchises et des forfaits, les autorisations de mise sur le marché des médicaments et leurs prix. Avec les ARS, qui regrouperont désormais tout le personnel médical, le préfet de Région supervisera les hôpitaux, les cliniques, la médecine libérale, les organismes de santé publique et l’assurance-maladie. C’est sûr, tout sera plus clair.
Les ARS réussiront-elles ?
Si on se réfère au système d’étatisation de la santé version anglaise, la réponse est négative. En effet, même l’important budget consacré par Tony Blair, qui a amélioré temporairement le système, ne l’a pas sauvé. Un système de santé est une organisation très complexe, et la créer au plan régional est délicat. Mais, « pour qu’elle évolue de façon dynamique et dans le bon sens, il faut de la flexibilité, de la concurrence, du libre-choix ! », souligne l’Ordre des Médecins. «Peut-on imaginer que des instances chargées d’organiser localement l’accès aux soins n’intègrent pas ce qui fait le cœur de la médecine, à savoir les médecins ?», souligne le Dr Legmann, Président du Conseil national de l’Ordre des médecins. En France, nous avons la chance d’avoir le choix entre une médecine libérale et une médecine salariée, entre des hôpitaux publics, des hôpitaux mutualistes et des cliniques, des mutuelles et des assurances indépendantes… Pour beaucoup, les ARS et la régionalisation ne sont pas véritablement une réforme en profondeur de la Sécurité sociale si elles ne modifient pas l’organisation des Caisses d’assurance maladie…
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