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Archive pour février 2009

Des robots à la place des aidants ?

Vendredi 13 février 2009

Les dernières innovations américaines en matière de gérontechnologie nous rapprochent de plus en plus de la science-fiction…au point que des robots à forme humaine pourraient palier à la pénurie du personnel de soins. En effet, celle-ci risque d’être très sérieuse devant le Papy-boom si redouté.

Des robots à la place des aidants ?Des robots au secours des personnes âgées et dépendantes
Dans un futur proche, les seniors pourraient bien être accompagnés de robots, ou du moins d’une aide robotisée, dans les gestes les plus courants de leur vie quotidienne. L’aidant se nommera « uBOT-5 ». A ce stade de recherche, il est déjà capable d’effectuer des tâches simples au sein du domicile. Il sait par exemple détecter les situations anormales comme les chutes, et même appeler les numéros d’urgence. Les bras du robot sont capables de soulever environ 1kg chacun et s’allongent pour ramasser les objets tombés à terre. Son programme lui permet même de dialoguer avec « son maître » !

Un marché prometteur
Outre sa programmation interne, le robot peut aussi être dirigé par un visiteur virtuel autorisé, qui se connecte au programme de commande. Le robot possède deux roues motrices, pour un maximum de mobilité à domicile. Véritables assistants domestiques, ces robots permettraient aux personnes âgées dépendantes de continuer à vivre à domicile, ce qui résoudrait partiellement le problème des places en établissement de soins. En effet, il est prévu que la proportion d’américains de plus de 65 ans doublera d’ici à 2030. A contrario, pour la même période, certains prédisent un manque évident de personnel soignant, qui atteindra le chiffre de 800 000 en 2020.

Encore des projets…
Le prix de ces robots expérimentaux, encore à l’état de prototype, est aujourd’hui de 65 000 dollars (soit 45 000 euros environ). Il est prévu de vendre à terme des versions commerciales autour de 5 000 dollars (3 460 euros environ). Mais le robot « uBOT-5 » n’est pas la seule invention du moment. Les chercheurs américains développent aussi des fauteuils roulants autonomes pour permettre à leurs utilisateurs de se rendre à l’endroit désiré, grâce à des connexions GPS !

Quelques statistiques de la vie en maison de retraite

Mercredi 11 février 2009

Voici quelques statistiques recueillies sur un échantillon de 500 établissements, dispersés sur l’ensemble de la région Languedoc-Roussillon.

http://blog.capretraite.fr/wp-content/uploads/2009/02/16883949.miniature.jpgQuelle est la clientèle des maisons de retraite ?
Environ 18 000 personnes âgées ont été recensées dans les 500 établissements interrogés, dont 77 % de femmes. Cette majorité féminine est une constante dans les 5 départements français de l’enquête. L’âge moyen, tous résidants confondus, est de 82 ans chez les hommes et de 86 ans chez les femmes. Il semble que la répartition par tranches d’âge reste identique, quel que soit le type de structure considéré. En effet, le taux de personnes âgées de plus de 91 ans résidant dans les foyers-logements, impliquant plus d’autonomie, est sensiblement identique à celui enregistré dans les EHPAD.

Quel est le profil « autonomie » des résidants ?
Le Groupe iso ressources (GIR) permet la classification de la clientèle des établissements pour personnes âgées selon des profils de perte d’autonomie allant d’un degré important de dépendance (GIR 1) à une personne autonome (GIR 6). Dans la région Languedoc-Roussillon, prés de 80 % des résidents sont classés en GIR 1 à 4 et 20 % en GIR 5 à 6. Par conséquent, la clientèle âgée de 75 ans et plus résidant dans des établissements spécialisés de la région est peu autonome. Les foyers logements, de par leur nature, possèdent le plus faible pourcentage de résidents dépendants avec 11% et le plus fort taux de résidents autonomes (GIR 6) avec 22%.

Quelle est la durée moyenne du séjour en maison de retraite ?
Dans la région du Languedoc-Roussillon, la durée moyenne du séjour des seniors de plus de 75 ans est, toutes structures confondues, de 2 ans pour les hommes et de 3 ans pour les femmes. A noter que cette durée moyenne de séjour ne varie pas lorsqu’on intègre dans ce calcul les personnes âgées de moins de 75 ans.

Qui s’occupe des résidants ? Le profil du personnel
Au total, les 500 établissements interrogés en Languedoc-Roussillon emploient 12 282 agents au service permanent des personnes âgées. Plus de 8 agents sur 10 sont des femmes et leur âge moyen est de 40,5 ans (42,5 ans pour le personnel masculin). Les plus de 55 ans représentent 7 % des effectifs. Le taux d’encadrement est de 52 agents pour 100 résidants en Languedoc-Roussillon, alors que le taux national est de 45%. A noter que le département de la Lozère affiche un taux d’encadrement de 69 employés pour 100 résidents, alors que les Pyrénées-Orientales affiche le taux le plus faible de la région : 42.

Alzheimer, opération de sensibilisation

Lundi 9 février 2009

La maladie d’Alzheimer devient véritablement un problème mondial, un nouveau « fléau », qui peut toucher, directement ou non, tout un chacun. Il devient donc urgent de sensibiliser le public…c’est ce qu’a fait la Nouvelle-Zélande.


Sensibiliser à la maladie d’Alzheimer autrement
La question est de savoir comment sensibiliser le grand public aux symptômes de la maladie d’Alzheimer de manière originale et efficace. La communication classique suffit-elle ? Quelques spots télé ou des messages radios à destination du grand public sont-ils vraiment percutants ? France Alzheimer avait lancé en 2004 une campagne de sensibilisation par prospectus sur les mythes et les réalités autour de la maladie, mais on sait que les papiers ne circulent pas entre toutes les mains…sauf en Nouvelle-Zélande !

Opération de sensibilisation à la maldie d'AlzheimerDes pages blanches au milieu des photos
En Nouvelle-Zélande, une opération de sensibilisation pour le moins originale circule depuis quelques mois. Les premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer étant caractérisés par une perte de mémoire, les publicistes ont eu l’idée d’établir un partenariat avec des services de tirage-photos. Ainsi, les clients qui récupèrent leurs photographies découvrent au milieu de leurs images un lot de photos blanches, avec une photo où l’on peut lire : “la première chose que vous perdez, ce sont vos souvenirs”, avec un lien vers le site de l’Alzheimer Society de Nouvelle-Zélande (http://www.alzheimers.org.nz).

L’objectif est-il véritablement atteint ?
L’idée est percutante puisque le client est surpris, peut être énervé, de découvrir un paquet de photos blanches. En interceptant les sentiments du client, le message passe encore mieux. Mais l’objectif est–il véritablement atteint ? Car finalement, cela ne touche que les clients des photographes et non pas le plus grand public, surtout qu’à l’heure du numérique, ces clients sont de moins en moins nombreux à faire développer leurs photos…

Les personnes âgées face à la crise des hôpitaux publics

Vendredi 6 février 2009

La vague de froid qui inonde la France depuis quelques semaines entraîne un afflux massif de personnes âgées malades aux urgences. Le décès de plusieurs d’entre elles suite à un manque de place ou de soins rapides ranime la polémique sur la qualité de la prise en charge des patients dans les hôpitaux publics.

Des décès de personnes âgées à l’hôpital public
A Paris, le décès d’un patient âgé victime de troubles respiratoires serait du à une longue recherche d’un lit en salle de réanimation, après être arrivé aux urgences un samedi soir vers minuit. Les services du Samu ont perdu un temps précieux à rechercher une place d’hôpital disponible dans toutes la région de l’Essonne. Ce n’est qu’à 5h du matin que le patient a été transféré à Paris. Ce décès, qui fait l’objet d’une enquête, s’inscrit dans un contexte tendu où les dysfonctionnements hospitaliers sont accusés d’être à l’origine de la mort de 2 bébés et d’une octogénaire survenue il y a seulement quelques jours. La famille de ces victimes en appelle à la responsabilité pénale en posant plainte contre X pour “mise en péril de la vie d’autrui”, voire pour “homicide involontaire, non-assistance à personne en danger et délaissement de personne vulnérable”!

Les personnes âgées ne sont plus traitées en priorité
Totalement surchargés, il semblerait que les services d’urgence aient tendance à ne pas prendre en charge les personnes âgées en priorité, surtout après 75 ans. L’avocate de la famille d’Yvette Kremer, 82 ans, décédée à l’hôpital Bon Secours de Metz (Moselle) après être restée 8h sur un brancard sans intervention médicale, interpelle les autorités sur cette question, dénonçant une « politique de santé drastique » et « une forme de sélection entre guillemets des personnes à traiter en priorité car on ne peut pas traiter tout le monde ».

Des manques de moyens évidents qui justifient une réforme urgente
Alors que l’opposition politique déplore le manque de moyens évident des hôpitaux et demande une « réponse immédiate à la situation des services d’urgence » (PS), le gouvernement en place y trouve une justification des réformes à venir. La Mutuelle Française voit en ces décès des « drames évitables » qui « illustrent la dégradation de la qualité des soins en France”, et le Samu de France risque de devoir faire face à des « difficultés insurmontables ». La situation devient donc urgente pour les Urgences…

Un projet de loi de réforme pour la fin du mois
Selon Mme Bachelot, qui voit en ces décès « plus un manque d’organisation que de moyens », la réforme de l’hôpital objet du projet de Loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » doit être présentée à la fin du mois au Parlement. Mais les syndicats de médecins des hôpitaux ont demandé “la suspension, voire le retrait” de ce projet de loi de “modernisation” du système de santé, qui, selon eux, ne répond pas à leurs attentes.

Ella et Sacha, rencontre en maison de retraite

Mercredi 4 février 2009

Vivre en maison de retraite, c’est aussi créer des liens d’amitié, ne plus vivre isolée… C’est cette histoire belle et simple que nous conte Anne-Marie Barreiro, coach et formatrice, à travers son roman « Ella et Sacha » publié aux éditions Lulu.

Ella et Sacha - RomanLa maison de retraite, un lieu de vie et de rencontre
Le roman d’Anne-Marie Barreiro fait partie de ces romans qui racontent les belles rencontres de la vie. Et ce lieu de vie, c’est une maison de retraite comme tant d’autres… L’histoire d’ Ella et Sacha, c’est une véritable complicité entre une aide soignante et une vieille dame, nouvelle résidente à « Clair Soleil », bien décidée à continuer à vivre selon ses principes et convictions ! Alors qu’Ella mène une vie bien réglée par le planning des soins, Sacha arrive pour lui insuffler un air de liberté, même dans le cadre d’une maison de retraite où la vie en communauté obéit à des règles strictes. Ella, désabusée par les conditions du travail, sans rêve, rencontre Sacha qui, même âgée, voudra vivre ses rêves jusqu’au bout…

Une rencontre intergénérationnelle
« J’ai écris Ella et Sacha pour raconter une histoire de rencontre entre deux femmes d’âges différents, qui vont apprendre l’une de l’autre » confie l’auteur, professionnelle des relations humaines. « Je suis révoltée de constater l’absence fréquente de liens entre les générations et de ce qu’elles pourraient pourtant s’apporter. J’ai aussi eu une grand-mère enfermée dans une maison de retraite, et j’ai constaté avec effroi mon impuissance ». Au-delà du problème de l’intergénération, l’auteur évoque la question même de la vie pendant la vieillesse, la vie en établissement de soins et ce recul incessant de la mort… Faut-il vivre vieux à tout prix ? Sous n’importe quelles conditions ? Jusqu’à quand ?

Un plaidoyer pour la liberté de choisir
Ella, comme Sacha, sont prisonnières du système…et la révolte intérieure les ronge. Alors qu’Ella ne veut pas perdre son travail, Sacha n’a plus rien à perdre. Sacha, elle, ne veut pas être un pion de plus : son nouveau projet, c’est celui de choisir « sa vie ». Elle décide donc de quitter la résidence Clair Soleil avec l’aide d’Ella, qui devient sa complice et son amie de fin de vie. Son argument ? Partir quelques jours en vacances, histoire de profiter de quelques plaisirs avant de mourir ! Hésitations, remords…Ella se lance finalement dans l’aventure, pour changer de vie. Où cela les mènera ?

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