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Archive pour février 2009

Maison de retraite…ou hôtel ?

Mercredi 25 février 2009

Depuis 22 ans, un couple de seniors britannique a choisi d’habiter à l’hôtel…pour la simple et bonne raison qu’on s’occupe mieux d’eux là bas que dans une maison de retraite !

Maison de retraite… ou hôtel ?La maison de retraite remplacée par un hôtel
Mr D., 79 ans et sa femme de 70 ans, vivent dans un hôtel de la Grande-Bretagne depuis plus de vingt ans. Le prix bon marché, les commodités, l’environnement animé, et les services médicaux à proximité les ont attirés.
Alors, pourquoi aller en maison de retraite ? D’autant plus que leur chambre est en rez-de-chaussée. Comme le souligne Mr D. : « c’est une option plus économique que de rester dans une résidence pour personnes âgée »…pourtant, à 132 euros la nuitée, les factures mensuelles sont élevées (environ 4000 euros !). Il semble que ce soit donc le côté « petits soins », au sens commercial, qui les a séduits. « On prend mieux soin de nous… », avoue le retraité ; à tel point que leur chambre a été baptisée à leur nom, avec une plaque sur la porte !

La maison de retraite comme à l’hôtel
L’exemple de ce couple est bien sûr isolé, mais les retraités affichent néanmoins une forte tendance au confort hôtelier. D’ailleurs, de nombreuses maisons de retraite sont construites dans d’anciens hôtels aménagés, ou comme des hôtels. En France par exemple, sur la Côte d’Azur, la résidence La Louisiane a été conçue en 1987 comme un hôtel 4 étoiles avec un service médical performant disponible 24h/24h. Quant aux nouvelles constructions, elles proposent de plus en plus de prestations de qualité (chambres spacieuses climatisées) ainsi que des services hôteliers (blanchisserie, minibus, restaurant à la carte, petit déjeuner en chambre…). Salle de jeux, de lecture, de repos, cinéma, salon de thé, salle de sport, bibliothèque, programme d’animations, ateliers…tout est sur place pour un maximum de confort et de convivialité. Si vous rêvez de dépaysement, il existe aussi des résidences à l’étranger classées 5 étoiles (Tunisie, Maroc…)!

Lancement d’un site Internet présentant les téléphones mobiles adaptés

Lundi 23 février 2009

En 2005, une charte d’accès des personnes handicapées à la téléphonie mobile avait été signée par les constructeurs de téléphones. Suite au bilan relatif à la mise en application de cette dernière, il a été décidé de créer un site internet présentant l’ensemble des téléphones mobiles adaptés aux différents handicaps.

Téléphone portable pour les personnes âgéesL’accès à la téléphonie mobile pour plus de sécurité
En France, près de 5,5 millions de personnes souffrent d’un handicap, soit une famille sur cinq ! La téléphonie mobile est aujourd’hui un moyen de communication indispensable, que ce soit pour les jeunes mais encore plus pour les personnes âgées. En effet, avoir un téléphone portable est surtout un mode de sécurité pour soi-même et pour les proches, puisque l’on est joignable à chaque instant. Dans cette optique, opérateurs téléphoniques, pouvoirs publics et associations d’ handicapés ont signé une charte en mai 2005 pour favoriser l’autonomie des personnes handicapées grâce à la téléphonie mobile.

La nécessité d’adaptation des téléphones mobiles
L’adaptation des boîtiers téléphoniques aux personnes souffrant d’un handicap a fait l’objet de plusieurs recherches gérontologiques. Aujourd’hui, plusieurs modèles sont adaptés aux caractéristiques du handicap : par exemple, pour les personnes malvoyantes ou non voyantes, le téléphone est équipé de marqueurs tactiles sur les touches. Pour les personnes ayant des difficultés de motricité, certains téléphones permettent d’effectuer des opérations les mains libres, répondant au son de la voix. Globalement, on constate une nette amélioration de leur ergonomie.

Le lancement du site Internet
Mobile Manufacturers Forum (MMF) est une association regroupant la plupart des constructeurs de téléphone. Lors d’une conférence de presse à Paris, Christophe Benoît, l’un des membres du directoire du MMF a expliqué que le « nouveau site présente, pour chaque téléphone, une fiche signalétique des fonctions supportées au regard des critères d’accessibilité”. Cette base de données internationale, baptisée GARI (Global accessibility reporting initiative) sera accessible en plusieurs langues (français, anglais, espagnol…), sur le site www.mobileaccessibility.info.

Cliquez ici pour accéder à nos derniers articles sur les progrès en matière de gérontechnologie.

« Le Plan Vermeil » – Modeste proposition

Vendredi 20 février 2009

Dans son dernier livre  « Le Plan Vermeil – Modeste proposition », publié aux Editions Gallimard, Régis Debray nous livre 55 pages de provocation satirique sur la situation de la vieillesse actuelle, écrasée par cette obstination du jeunisme.

Roman-Le plan vermeilLe « Plan Vermeil » ou comment appréhender la vieillesse ?
Régis Debray, philosophe et ancien conseiller de François Mitterand, ancien membre du Conseil d’Etat et auteur de trois récents rapports ministériels sur la laïcité, nous propose un « pamphlet pathétique » aux termes vigoureux, lucides  et très ironiques. Une sorte de coup de gueule contre le jeunisme, contre les rapports administratifs sur le vieillissement, et puis vient une « modeste proposition » pour en finir avec ce problème du papy-boom. Si la forme est une plaisanterie, le fond n’en est que plus sérieux. Pour nous permettre de réfléchir sur les vraies valeurs, comme celles « du bon vieux temps »…

Pour une visibilité des vieux par rapport aux jeunes!
Sur un ton sarcastique, l’auteur traite avec humour et ironie ce que d’autres prennent réellement très au sérieux : le vieillissement de la population dans notre société de consommation. Régis Debray souligne que le jeunisme ne cesse de triompher, alors que, d’un point de vue démographique, les plus âgés ont la majorité. Retrouver le respect des valeurs, de la tradition et de la sagesse de l’âge… face à une « communication stérile et artificielle ». Il souligne que la société est passée “d’un âge d’espérance à un âge d’impatience”‚ “de la graphosphère à la vidéosphère”… D’autre part, l’auteur insiste sur “la visibilité sociale réduite” des seniors. Ils sont là, mais si absents des lobbies et des communautaristes. Il cite l’exemple, si vrai, des homosexuels…”le sida tue cinq cents personnes en France‚ par an‚ Alzheimer‚ quatre-vingt mille. Cent fois plus.”

Une solution : créer « Bioland »
Ce n’est pas tout de critiquer, encore faut-il proposer des solutions. Ainsi, l’essai est rédigé sur le modèle d’un rapport administratif, qui fait état, en fin d’analyse, de la « modeste proposition » de Régis Debray. Elle se nomme Bioland : pourquoi ne pas réhabiliter cette zone perdue du Larzac en parc d’attraction pour les vieux en fin de vie pour ainsi faire diminuer l’espérance de vie ?! Régis Debray préconise donc, ni plus ni moins, la concentration des seniors sur un territoire autonome de la République, qu’il baptise « Bioland »…
Mais la vraie question est de savoir ce que l’auteur attend de la lecture de son livre : un réveil des consciences ? De nouvelles propositions des gérontologues, des économistes ou des politiques ? La prise en compte de sa propre vieillesse (il a 63 ans) ? Peut-être simplement une réhabilitation des vertus de la vieillesse…

Initiative : la danse en maison de retraite

Mercredi 18 février 2009

Marie-France Roy est professeur de danse contemporaine et chorégraphe depuis 20 ans. En 2004, elle crée l’association “Résonnance” pour proposer aux collectivités locales et aux établissements de soins de créer des spectacles inter-générationnels, où la personne âgée ou handicapée s’exprime par la danse.

Danse en maison de retraiteUne chorégraphie de personnes âgées récompensée par l’Agirc
L’année dernière, l’Association « Vie à Domicile » avait contacté Marie-France Roy pour créer un spectacle chorégraphique réunissant personnes âgées, soignants, et leurs enfants. Après 6 mois de dur travail, le spectacle “Dessine moi une danse” met en scène 9 danseurs de 8 à 87 ans. L’initiative a été récompensée dans le cadre de  la Semaine bleue 2008 par le 3ème prix « Agirc-Arrco », d’une valeur de 3 500 euros. De même, le colloque d’Angers (2003) s’était conclu sur un autre spectacle de la chorégraphe, dans lequel chaque danseuse de 12 à 75 ans trouvait parfaitement sa place…

La danse comme une thérapie…
L’exemple de ces spectacles associatifs démontre que la pratique artistique est possible à tout âge. Et Marie-France Roy de préciser : « Les projets ne sont pas si compliqués que cela à monter ». Depuis 1996, elle crée une pièce tous les ans en partenariat avec les résidences ; et depuis 2004, elle intègre des danseurs en fauteuils roulants. Si la démarche est avant tout artistique, la chorégraphie des personnes âgées ou handicapées est aussi une forme de thérapie, où la gestuelle doit être contrôlée et harmonieuse, tenant la mémoire et les réflexes en éveil. Marie-France Roy travaille actuellement avec des personnes trisomiques, et espère créer un prochain spectacle intégrant des malades Alzheimer

Avis de recherche
Les projets ne manquent pas, contrairement au budget. En effet, Marie-France Roy précise qu’il s’agit là du principal obstacle. Car du côté des participants, tout le monde est motivé ! Pour une présentation chorégraphique de 20 minutes, il faut compter environ 30 heures de travail. Le coût est estimé à 90 euros l’heure, sans compter les déplacements et l’hébergement.
Pour plus d’infos : www.resonnancedanse.com
Association Résonnance
7 rue des Tournebelles – 49000 ANGERS
Tel.  02.41.47.13.72

Parkinson: des lymphocytes tueurs de neurones

Lundi 16 février 2009

Un communiqué de l’Inserm fait état d’une étude menée par deux chercheurs français, selon laquelle certaines cellules immunitaires pourraient provoquer la mort des neurones du cerveau, et ainsi être l’une des causes de la maladie de Parkinson. Explications.

La maladie de ParkinsonParkinson : des lymphocytes « tueurs de neurones »
La découverte scientifique de deux chercheurs français, Etienne Hirsch et Stéphane Hunot, rattachés à l’Université Pierre et Marie Curie de Paris, vient d’être publiée dans la revue Journal of Clinical Investigation. D’après ces recherches, des cellules du système immunitaire sont impliquées dans le développement de la maladie de Parkinson: en s’infiltrant dans le cerveau, ces cellules se transforment en “tueuses de neurones”. En effet, les chercheurs ont révélé que les “lymphocytes T auxiliaires” ou “CD4+” (globules blancs), dont le rôle est de lutter contre les microbes, pénètrent dans le cerveau des malades en y détruisant des neurones.

L’action destructrice des lymphocytes T
Les chercheurs ont voulu comprendre comment ces cellules immunitaires, normalement exclues du cerveau, y pénètrent et détruisent le système nerveux. Après essai en laboratoire sur des souris atteintes de la maladie, il semblerait que ces cellules utilisent la molécule “FasL” pour se lier au neurone et ainsi provoquer sa mort, en même temps qu’une inflammation cérébrale. C’est pourquoi les résultats de l’étude devraient permettre d’affiner le développement de médicaments anti-inflammatoires plus ciblés.

Parkinson : un traitement plus ciblé ?
Les conclusions de cette étude sont une piste de recherche sérieuse pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Puisque chez des souris atteintes de la maladie de Parkinson, on observe une “très nette amélioration de la maladie” chez celles dépourvues de ces cellules CD4+, empêcher ces cellules du système immunitaire de pénétrer dans le cerveau pourrait ainsi ralentir l’évolution de la maladie de Parkinson… Cette affection neurologique invalidante touche actuellement 1% des personnes de plus de 65 ans.