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Archive pour janvier 2009

Alzheimer : un simple bouton de fièvre…

Lundi 19 janvier 2009

Un simple bouton de fièvre sur les lèvres pourrait avoir des conséquences plus importantes qu’on ne le croit. Des chercheurs britanniques ont en effet établi un lien entre l’herpès et la maladie d’Alzheimer.

La relation entre Herpès et Alzheimer
Les travaux de recherche menés à l’Université de Manchester (Angleterre) ont montré que le virus de l’herpès, à l’origine de ces fameux boutons de fièvre, serait responsable de la formation des plaques dans le cerveau, de manière à favoriser l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Les résultats sont les suivants : de l’ADN du virus de l’herpès (HSV1) a été décelé dans 90 % des plaques cérébrales de personnes atteintes d’Alzheimer. Le HSV1 provoquerait donc d’importants dommages aux cellules cérébrales.

De nouvelles pistes contre la maladie ?
Les conclusions de cette recherche scientifiques pourraient signifier que les médicaments antiviraux utilisés pour traiter l’herpès (pommades) puissent aussi prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer, connue pour s’attaquer aux neurones! La responsable du projet, Ruth Itzhaki, souligne que « le virus HSV1 s’installe dans le cerveau des personnes âgées lorsque leur système immunitaire décline. Il s’active ensuite lors d’événements stressants, et d’infections ».

Toujours le même problème
Oui, la recherche contre la maladie avance… mais, comme toujours, le problème principal reste le financement. C’est d’ailleurs la grande préoccupation de la recherche scientifique en général. Comment financer les recherches et les chercheurs ? permettre de tester les effets des agents antiviraux sur l’Alzheimer ? Etablir les traitements nécessaires ? Le chemin est encore long jusqu’à l’obtention d’un véritable remède contre la maladie.

Tomber amoureux en maison de retraite

Vendredi 16 janvier 2009

Oui, c’est possible…et plus fréquent qu’on ne pourrait le penser ! La vieillesse ne semble pas freiner les flèches de Cupidon. Les regards complices, le cœur qui bat fort, les premiers émois amoureux, le bégaiement peut être…les signes de l’amour planent en maison de retraite.

La maison de retraite, lieu de rencontres
La maison de retraite est un véritable lieu de vie, de communication, de convivialité et de partage…tout pour favoriser la complicité ! D’autant plus que la majorité des personnes âgées sont veuves ou célibataires. Il n’est donc pas surprenant de voir des couples se former. Autour d’activité, ou dans les moments plus durs, l’amitié se forme et se transforme parfois en amour…allant même jusqu’à des secondes noces officialisées.   L’amour retrouvé rend tout d’un coup le quotidien moins morose, et fait oublier la douleur de la maladie.

L’amour en maison de retraite, pas si facile
Ces belles histoires d’amour de vieillesse sont touchantes, mais le sujet reste encore tabou. Que ce soit au sein des établissements ou auprès des proches. Les réticences du personnel soignant sont sensibles, et les réflexions de la famille parfois sévères. Entre la difficulté à accepter le nouveau partenaire et les inquiétudes au niveau de l’héritage, le nouveau couple vit un amour difficile… D’autre part, l’intimité recherchée par le couple n’est pas des plus facile : en maison de retraite, c’est la vie en collectivité et la médicalisation des soins qui priment. Par exemple, les portes ne peuvent être fermées, pour des raisons de sécurité.

Le droit d’aimer en maison de retraite
Même si le droit d’aimer en maison de retraite reste un sujet tabou, entouré de multiples a priori, il est à noter que les sentiments d’amour ne se contrôlent pas. « Jusqu’au dernier jour, on peut aimer et être aimé ! » déclare André, 89 ans, amoureux de Lucienne (91 ans) depuis 4 ans. Et puis, comme on le sait, l’amour donne des ailes… La santé mentale étant tellement déterminante sur la santé générale à cet âge là, il serait dommage de gâcher ce remède naturel tellement motivant et vieux comme le monde…

L’avenir du financement de la Dépendance

Mercredi 14 janvier 2009

Le projet annoncé concernant la création d’un éventuel 5ème risque de protection sociale, celui de la Dépendance, pourrait être débattu « courant janvier 2009 ». A cette occasion, la question est de savoir ce qu’il adviendrait de l’APA, la principale aide financière accordée aux personnes dépendantes. 

La remise en question de l’APA dans le financement de la dépendance
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) concerne aujourd’hui 1,1 million de personnes dépendantes. Cette prestation, créée en 2002, n’est pas soumise à conditions de ressources, même si son calcul tient compte des revenus. Elle coûte à l’Etat 4,9 milliards d’euros, dont 68 % sont assumés par les départements et 32 % par la Sécurité sociale. Afin d’alléger le rôle des départements, limiter le déficit de la Sécurité sociale et éviter les superpositions d’aides étatiques, le gouvernement veut créer, « courant janvier » un 5ème risque officiel de protection sociale.

Le projet de Loi
L’objectif est donc de créer un nouveau risque de protection sociale, celui de la dépendance, (à côté de la maladie, de la vieillesse, de la famille et des accidents du travail) pour permettre de remplacer l’APA par une « aide unique dégressive ». Le gouvernement avait présenté l’an dernier un amendement à la Loi de finance 2008, selon lequel les personnes dépendantes, dont le patrimoine était estimé à plus de 200 000 euros, auraient le choix entre recevoir l’APA partielle ou l’APA à taux plein, mais “gagée sur leur patrimoine”. Autrement dit, les départements auraient pu récupérer plusieurs millions de dépenses APA lors de la succession. Le projet avait été rejeté par le Sénat, après le tollé provoqué à gauche et dans le monde associatif.

Les craintes des Français
La réforme, très ambitieuse, est particulièrement délicate à mettre en oeuvre. Du côté des français, la dépendance est un sujet qui les touche de près puisqu’une personne  sur quatre a actuellement une personne dépendante dans son foyer ou son  entourage familial. Selon un sondage téléphonique réalisé sur 1000 personnes en octobre 2008, 43 % estiment que l’Etat doit prendre en charge les plus démunis alors que 24% pensent que c’est à chacun de s’y préparer. Il se trouve qu’une petite majorité (51%) se prononce pour la prise en compte du patrimoine dans le calcul de l’APA, sans pour autant accepter une récupération sur les successions.

La création d’un 5ème risque : évolution ou régression ?
Il est certain que la création d’un 5ème risque de prise en charge par la protection sociale permettrait un allègement financier des départements, mais aussi de l’Etat, puisque les contribuables seraient mis à contribution. Avant l’APA, créée en 2002, la PSD (Prestation Spécifique Dépendance) qui l’a précédée était bien moins populaire. Accordée aux personnes âgées de plus de 60 ans, cette prestation en nature (directement affectée au financement de personnel aidant) pouvait être ensuite récupérée par les départements sur une partie de la succession. Véritable aide non remboursable, l’APA a été un succès, attirant 10 fois plus de personnes bénéficiaires que la PSD. C’est pour venir en aide aux départements, qui supportent en grande partie le financement de l’APA, que le gouvernement souhaite rendre l’APA remboursable. Mais, à l’heure du papy-boom, le poids financier à consentir pour la prise en charge des personnes âgées n’est-il pas inéluctablement appelé à augmenter ?

Les personnes âgées dans la vague de froid

Mercredi 14 janvier 2009

Après la canicule de 2003 qui avait causé le décès de 15000 personnes, c’est contre le froid que les personnes âgées doivent lutter à présent. La vague de froid qui secoue le pays depuis quelques semaines n’épargne personne, mais ce sont les plus faibles qui en subissent les plus lourdes conséquences.

Le froid isole les personnes âgées
Si sortir est déjà difficile pour les personnes affaiblies, le grand froid n’encourage pas non plus à « mettre le nez dehors»… Ce froid ne fait donc qu’accroître l’isolement des personnes âgées, sans compter les maladies hivernales qu’il entraîne… Outre l’hypothermie et les gelures, le froid peut avoir de graves effets cardio-vasculaires et respiratoires. Attention aussi à la déshydratation des personnes alitées. Les autorités sanitaires ont du faire face à un afflux “significatif” des patients aux urgences.

Ne les oubliez pas !
“Les personnes âgées ou handicapées qui sont isolées et ont des problèmes de santé ont tendance à ne plus sortir de chez elles, et à recevoir moins de visites en raison du froid”, a expliqué Françoise Weber, directrice générale de l’Institut de veille sanitaire (INVS). Ainsi, le risque est de voir leur état de santé se dégrader à cause du manque de prise en charge. Il est donc temps d’agir et d’être extrêmement vigilant.

De petits gestes de solidarité pour sauver des vies
Dans un message radiodiffusé, le ministère de la Santé appelle depuis la semaine dernière à la “vigilance et à la solidarité” envers les personnes fragiles. Il demande à chacun de “prendre des nouvelles”, et si possible, de rendre visite aux personnes souffrantes. Il s’agit donc d’éviter une crise sanitaire, latente vu l’hiver rigoureux dans lequel est entré la France. Les services d’urgence sont déjà débordés et le manque de place se fait déjà sentir…Des « plans blancs » ont été déclenchés pour permettre un ajout de lits d’hôpitaux supplémentaires. Vaut mieux prévenir que guérir.

Georges Cravenne meurt d’Alzheimer

Lundi 12 janvier 2009

Georges Cravenne faisait partie de ces légendes du 7ème Art. C’est à lui qu’on devait, en 1975, la création des César du cinéma français. Producteur et publicitaire français, il s’est éteint ce samedi 10 janvier 2009 à l’âge de 94 ans, des suites de la maladie d’Alzheimer.

Le père des Césars atteint de la maladie d’Alzheimer

Sur le modèle des Oscars américains, George Cravenne avait fondé, il y a bientôt 35 ans, l’Académie des arts et techniques du cinéma qui devait décerner les César pour le meilleur film, acteur, actrice… mondialement connus aujourd’hui. Il avait aussi favorisé la diffusion de la cérémonie des César à la télévision, en commençant par France 2, et plus tard sur Canal +. Homme de cinéma, il s’est aussi passionné par le théâtre, au point de mettre en scène les premiers Molière.

Parcours d’un pionnier des relations publiques
A la Libération, Georges Cravenne se lance dans les « relations publiques » en s’occupant dans les années 50 de la promotion des films qui sortaient en salle, organisant les interviews avec la presse des plus grands films et des plus grandes stars. Il organise notamment l’avant-première de « La Grande Vadrouille » (1966) sur les Champs-Élysées à Paris.

Passionné jusqu’au bout, malgré la maladie d’Alzheimer…
Malgré la maladie d’Alzheimer, cet homme passionné continuait à s’intéresser au monde du septième art, toujours disponible pour assister aux plus belles projections cinématographiques et côtoyer les stars françaises. Nul doute qu’il sera mis à l’honneur lors de la prochaine soirée des César, qui se tiendra le 27 février prochain, au théâtre du Châtelet à Paris.