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Archive pour janvier 2009
Vendredi 30 janvier 2009
« La maman de ma grand-mère joue à la poupée », tel est le titre qu’a choisi Martine Perron pour son livre. A travers cet ouvrage, cette directrice de maison de retraite donne les moyens aux familles de parler de la maladie d’Alzheimer aux jeunes enfants.
Alzheimer et le cercle familial
Comme on le sait, la maladie d’Alzheimer se développe à grande vitesse et risque de toucher de près, directement ou non, de plus en plus de personnes. Comment en parler avec les jeunes enfants lorsque cette pathologie affecte directement la sphère familiale ? En tant que directrice de maison de retraite pendant 8 ans, Martine Perron a constaté la difficulté des familles à convier leurs enfants à visiter les personnes âgées dont le comportement a été modifié par la maladie. Le but de l’ouvrage est donc d’engager le dialogue pour aller à la rencontre de l’autre.
Un livre éducatif pour tous
Dans un langage simple, et tout au long de 40 pages illustrées en couleur, l’ouvrage raconte une histoire intergénérationnelle entre Eléonore (8 ans), Mamita sa grand –mère, et Mamie Louise (96 ans), son arrière grand-mère atteinte de la maladie. Eléonore et Mamie Louise ne se connaissent pas. C’est par l’intermédiaire de Mamita qu’elles vont se rencontrer, au-delà de l’écran de la maladie et des non-dits de la famille. La réalité est révélée et acceptée par l’enfant : Eléonore offre sa poupée. Véritable outil de médiation, l’ouvrage s’adresse aussi bien aux proches qu’aux éducateurs ou aux intervenants médicaux.
La place des personnes malades dans la société
Ce livre n’est pas simplement destiné aux enfants. Il nous place aussi en face d’un miroir : pourquoi se cacher ? Pourquoi avoir honte de la maladie ? Il nous fait réfléchir sur nos propres comportements. Ainsi, c’est la place même des seniors dans la société qui est ici abordée. Eléonore découvre fortuitement l’existence cachée de son arrière-grand-mère, en même temps que la souffrance de toute sa famille. Finalement, elle va rencontrer cette mamie si particulière mais si vivante à qui elle va offrir sa poupée, comme un signe d’amour et de tolérance. Parfois, les enfants sont plus matures que les adultes…
Pour commander le livre : Editions AG&D – 40 pages 22X22 cm – 12 euros
http://www.ag-d.fr/edition/page000100e1.html
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Mercredi 28 janvier 2009
Encore une solution pour faire des économies sur sa maison de retraite… En effet, à l’heure où les entreprises n’hésitent pas à s’expatrier au bout du monde, les maisons de retraite ne semblent pas être épargnées par le phénomène de globalisation économique…à la plus grande joie de certains retraités qui rêvent de vacances.
Économiser sur les maisons de retraite
Comme on délocalise la production, on peut très bien délocaliser les retraités…telle fut l’idée économique de la Suède, qui envoya l’année dernière certains retraités sous le soleil de Palma de Majorque (Espagne). Le calcul est bien simple : une journée de soins en maison de retraite, gérée comme une véritable entreprise, revient à 180 euros par jour en Suède alors qu’elle ne coûte que 120 euros à Majorque. Outre le soleil, le faible coût de la vie par rapport à l’Europe, une main d’œuvre peu chère et les avantages fiscaux sont considérables. Une différence de prix non négligeable quand on multiplie par les années et le nombre de pensionnaires… Bien sûr, cette économie des coûts se répercutent sur les prix proposés aux retraités, qui voient leurs mensualités à la baisse pour des prestations identiques sinon meilleures.
Et pourquoi pas partir en retraite à l’étranger ?
L’idée semble trouver bon public auprès des futurs pensionnaires, plutôt intéressés par des factures mensuelles moins élevées et le soleil du sud ! Pour tester, la Suède n’avait envoyé qu’une dizaine de personnes ayant besoin de soins de courte durée, capables de voyager et bien sûr volontaires. Mais aujourd’hui, ce sont de véritables complexes hôteliers qui se transforment en maison de retraite, à Agadir (au Maroc) ou en Tunisie : pour une petite retraite, vous obtenez un séjour 5 étoiles dans un établissement médicalisé ! Piscine et plage privée, activités en tout genre, personnel parlant français,… Encore un pas, et vous vivrez votre retraite comme des vacances au Club Med !
Internet pour garder le contact malgré l’éloignement
Les prestations présentées par ces maisons de retraite à l’étranger ont un excellent standard. Néanmoins, le critère principal qui freine encore la décision des Français reste tout de même l’éloignement de la famille. Une résidence en Tunisie a trouvé la solution et signale dans son prospectus : « Internet est présent dans la résidence et aussi dans les chambres afin d’éviter le risque d’isolement des personnes âgées, et permettre aux enfants de garder le contact en permanence avec les parents ». De plus, le premier voyage aller-retour en Tunisie est offert pour pouvoir accompagner le futur résident. Il semble que l’on ait pensé à tout.
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Lundi 26 janvier 2009
Selon une étude neurologique menée sur 139 patients souffrant de la maladie de Parkinson, il apparaît que près de 61% d’entre eux développent au moins un trouble psychiatrique. En effet, lorsque la maladie progresse, des symptômes neuropsychiatriques peuvent apparaître, ce que les professionnels nomment « la psychose parkinsonienne ».
Parkinson serait-elle une maladie neuropsychiatrique ?
On pense généralement que la maladie de Parkinson est un dérèglement de l’activité motrice ; mais les recherches révèlent que, dans la moitié des cas, elle est accompagnée de troubles psychiatriques. Dans les stades les plus avancés de la maladie de Parkinson, la plupart des symptômes constatés sont des hallucinations visuelles ou auditives et des délires paranoïaques, témoignage d’une atteinte neurologique importante. Une étude effectuée sur 139 parkinsoniens en 1999 indiquait la présence d’au moins une complication psychiatrique dans 61 % des cas, et de plus de 2 symptômes psychiatriques dans 45 % des cas (Aarsland D, Larsen JP, « Range of neuropsychiatric disturbances in patients with Parkinson’s disease »).
La réaction de l’entourage face à l’évolution de la maladie
Ces symptômes relevant de traitements psychiatriques surprennent souvent l’entourage, qui n’y est pas préparé. Selon une enquête menée par MediciGlobal, plus d’un tiers des personnes qui prennent soin d’un de ces malades ne savent pas que ces changements de comportement sont liés à la maladie. Par exemple, des troubles du sommeil constituent déjà des premiers signes d’alerte : épisodes d’agitation nocturne, de mouvements anormaux répétitifs, de rêves vécus ou encore de terreur nocturne. Quand les troubles psychiques sont de plus en plus affirmés, survient alors le moment pour les proches de prendre la décision douloureuse de placer le malade dans un établissement de soin.
Le traitement des troubles psychiatriques
Les hallucinations et délires paranoïaques peuvent être traités avec des médicaments antipsychotiques puissants (la clozapine). Dans certains cas, le résultat est efficace : le malade retrouve un état psychiatrique satisfaisant et son sommeil. Mais ces mêmes médicaments peuvent parfois provoqués de sérieux effets secondaires, particulièrement chez les personnes âgées. On a vu des cas de somnolence ou agression excessive, des dépressions, des accidents vasculaires cérébraux, voire la mort soudaine chez certains patients. Aujourd’hui, il semble donc que le traitement le moins risqué reste encore une approche multidisciplinaire, – où psychologues, psychiatres, neurologues, et assistantes sociales jouent un rôle important -, associée à une prise de médicaments cliniques classiques (neuroleptique atypique et thymorégulateur).
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Vendredi 23 janvier 2009
Des psychologues allemands ont voulu savoir comment les septuagénaires percevaient leur vieillesse. Quel est l’âge qu’ils se donnaient ? L’étude sociologique démontre que les hommes en particulier se sentent plus jeunes que leur âge, de 13 ans en moyenne.
A 70 ans, les hommes se sentent plus jeunes de 13 ans !
L’étude menée par le « Max Planck Institute for Human development » de Berlin, et publiée dans The Journal of Gerontology le 3 décembre 2008, donne les résultats obtenus après enquête menée pendant 6 ans sur 516 hommes et femmes de 70 ans et plus. Il ressort que les hommes se perçoivent volontiers plus jeunes que les femmes, de 13 ans en moyenne. En effet, la gente féminine se voit plus vieille de 4 ans, témoin que les femmes sont plus soucieuses de leur apparence…
L’évolution vers la vieillesse
Questionnés en début et en fin d’enquête, avec un intervalle de 6 ans, les hommes semblaient plus satisfaits de leur âge que les femmes au début ; mais, en fin d’étude, leur satisfaction semble avoir décliné plus rapidement que celle des femmes, révélant ainsi une certaine perte de confiance et d’optimisme propre à la vieillesse.
Le rôle de l’inconscient
Ce décalage entre l’âge qu’on a le sentiment d’avoir et l’âge réel met en valeur le rôle de l’inconscient. Le fait de se percevoir plus jeune influence-t-il la durée et la qualité de la vie ? L’enquête révèle que les personnes qui se sentaient plus jeunes avaient moins de risques de mourir que celles qui se sentaient vieilles, à âge et condition de santé équivalents. Autrement dit, le facteur psychologique joue énormément sur la bonne santé. Aujourd’hui, psychologiquement, on devient vieux bien plus tard qu’autrefois, l’âge de la « vraie vieillesse » étant considéré autour de 75 ans.
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Mercredi 21 janvier 2009
Arrivés à un certain âge, où rester seul chez soi en pleine campagne devient monotone, certaine personnes âgées, qui n’ont pas forcément besoin d’un centre de soins, choisissent de vivre ensemble à la manière estudiantine…en découvrant ainsi les joies de la collocation !
La maison de retraite « autonome », un nouveau style de vie
La collocation entre seniors, c’est comme une maison de retraite « autonome ». Une autre façon de vieillir, ou de retrouver sa jeunesse ! Car la collocation, ce n’est pas si facile. Pas si simple en effet de faire des rencontres et de bien choisir son colocataire. Car on ne change pas de domicile aussi aisément à 70 ans qu’à 25. Comme dans le film L’Auberge espagnole, orienté étudiants, on découvre que chacun doit laisser de côté ses manies et ses habitudes de «vieux garçon» pour partager, aider, et participer à la vie commune. Loin de la vieillesse assistée, l’idée de ces maisons de retraite autonomes fait son chemin auprès des femmes, pour la plupart divorcées ou veuves.
A l’origine de l’initiative, des femmes…
A l’origine de l’initiative, 3 sexagénaires de Montreuil, qui décident de créer la « Maison des Babayagas » (avec 19 studios à loyers modérés et un espace commun de 200 m2). Sous forme de coopérative des retraités, ces nouvelles maisons de retraite se font de plus en plus nombreuses en France, comme à Périgueux ou à Brest. Solidarité, soutien, tolérance, amitiés et respect…des valeurs anciennes à appliquer à tout âge. MC, 67 ans, vivait seule quand elle a décidé d’intégrer un appartement avec d’autres femmes. Pour elle, c’est un moyen de motivation, un moyen de rester active et de se sentir utile. Ces projets de vie en commun trouvent un bon public, dynamique et citoyen. Certaines femmes ont même fondé une association, « Rien sans elles », à Brest, pour « prendre en main sa propre vieillesse».
Une alternative moins coûteuse
Pour les personnes âgées sans ressources ou qui n’ont pas le moyen de payer une maison de retraite, ou encore qui n’ont pas de famille proche, cette solution semble tout à fait adéquate, pour peu qu’elles ne soient pas à un degré de dépendance avancé. En effet, vivre en colocation, ce n’est pas assister l’autre. Il existera toujours la limite des situations extrêmes de dépendance et de fin de vie (maladies dégénératives, Alzheimer profond …). Dans ce cas, il est plus judicieux d’intégrer des structures spécialisées. Sur le plan économique, le loyer d’appartements coûtera en moyenne dix fois moins chers que n’importe quelle maison de retraite. Pour les retraités qui sont donc prêts à vivre en communauté dans un esprit convivial et solidaire (ce qui n’est pas facile à tout âge), vivre comme leurs petits enfants, c’est non seulement faire des économies mais aussi retrouver une certaine jeunesse !
Pour en savoir plus :
1) Les Cocons solidaires Senior Solos (cocon3s) vous donnent rendez-vous sur le site www.concon3s.fr pour faire des rencontres partout en France.
2) Découvrez la Maison des Babayagas (1 rue Hoche à Montreuil) sur le site www.lamaisondesbabayagas.fr.
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