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Archive pour novembre 2008

Maisons de retraite : où en est-on de la polémique ?

Lundi 24 novembre 2008

Au cours du mois d’octobre 2008, deux émissions de reportage sur les maisons de retraite ont ouvert un débat sur la maltraitance au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées. Où en est-on de la polémique ?
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Des caméras cachées en maison de retraite
Que les journalistes s’intéressent aux maisons de retraite, c’est normal. La population française voit son espérance de vie croître sans cesse : le sort de nos aînés nous préoccupe forcément. Que coup sur coup, à quelques semaines d’intervalles, deux émissions de reportage axent leur gros titre sur la maltraitance en maison de retraite, c’est déjà beaucoup moins attendu. Que de surcroît la méthode choisie pour enquêter fût la même, voilà de quoi susciter un réel étonnement. Quelle concurrence bizarre, sur fond de scandale artificiel et de course à l’audimat, a pu ainsi justifier un tel intérêt soudain pour le quotidien des maisons de retraite ?

La maltraitance en maison de retraite : la polémique médiatique
Ainsi, alors que France 3 diffusait le 5 octobre dernier une émission intitulée « maisons de retraite, du scandale à l’espoir », France 2 lui emboîtait le pas le 23 octobre, consacrant le premier numéro de l’émission « Les Infiltrés » au sujet de la maltraitance en maisons de retraite. Cette dernière émission fut d’ailleurs à l’origine d’une agitation médiatique intéressante. En effet, suite à sa diffusion, la Secrétaire d’Etat à la Solidarité, Madame Valérie Létard, a demandé à ses services d’identifier l’établissement dont il était question dans le reportage, afin de prendre à son encontre les sanctions nécessaires. Etait-ce l’intention première des journalistes, que de provoquer une telle réaction ? Probablement pas, mais la polémique médiatique fut vive.

Au-delà du scandale : l’importance de bien se renseigner sur la maison de retraite envisagée

Hasard ou pas, il se trouve que l’établissement incriminé était une maison de retraite publique de Seine-et-Marne. Cela a bien soulagé les maisons de retraite privées, fort soucieuses de se défaire d’une mauvaise réputation. Or les établissements publics n’ont pas l’apanage des problèmes de manque de personnel et de laisser-aller dans la prise en charge des résidents. Certes, moins bien dotés et n’encourant pas la sanction financière du marché, on peut croire que ces dérives soient un peu plus souvent le fait des maisons du secteur public. Mais les résidences privées ne sont pas toutes parfaites, loin de là. Aussi, après l’accalmie médiatique et au-delà du scandale suscité par l’emploi de caméras cachées, nous ne saurions trop conseiller de ne pas choisir à la légère la maison de retraite de votre proche. Il est important –voire crucial- de bien se renseigner au préalable sur la maison de retraite envisagée !

Vive la gym pour les seniors !

Jeudi 13 novembre 2008

Depuis quelques temps, de nombreuses campagnes de communication incitent les seniors à “bouger”, à faire du sport ou à pratiquer une activité physique régulière. Dans cet esprit, le concept Gym Seniors propose désormais aux aînés un entrainement personnalisé à domicile par le biais d’un coach.

C’est parce que la santé est vitale que le site Gym Seniors s’est spécialisé dans l’encadrement et l’entraînement sur mesure à domicile, en maison de retraite et en extérieur des jeunes retraités et des personnes âgées.

Chaque entraineur, précisent les responsables de cette structure, a reçu un enseignement de haut niveau afin de répondre aux différentes attentes de ce type de population. “Afin d’améliorer la qualité d’entraînement, nous exerçons en collaboration avec les médecins de chaque personne, dans le but de valider et d’assurer ainsi un entrainement sans danger”, précise le communiqué.

Plus de sport, moins de rendez-vous médicaux …
Les activités sportives proposées vont du renforcement musculaire, en passant par l’entraînement cardio-vasculaire (marche), étirement musculaire, mais aussi travail de l’équilibre, faisant souvent défaut à cet âge. “Grâce à nos entrainements, nos élèves diminuent leurs fréquentations chez les divers spécialistes : kiné, cardiologue, rhumatologue… “, remarquent encore les responsables de Gym Seniors.

Il est possible d’effectuer l’entraînement à la fois en individuel, mais aussi en petit groupe afin de diminuer les coûts et d’avoir une émulation collective. Améliorant leur condition physique, les seniors peuvent ainsi reprendre goût à la vie et surtout refaire des activités de la vie quotidienne : marcher ou faire les courses.

A domicile plutôt qu’en salle

La plupart des salles de sport ne sont malheureusement pas adaptées à l’entraînement des seniors : cours trop intenses, trop de monde, professionnels mal renseignés ou avec de nombreuses lacunes sur le sujet. La gym à domicile est le moyen le plus simple de pratiquer un exercice physique régulier, guidé par un professionnel.

Rappelons enfin que Gym Seniors est agréée par l’Etat au titre des services à la personne depuis 2007. Cet agrément permet aux élèves de bénéficier de l’abattement fiscal de 50% sur chacun des tarifs, amenant ainsi le taux horaire à moins de 10 euros de l’heure.

Adapter la médicamentation aux besoins des personnes âgées

Lundi 10 novembre 2008

Dans certaines pharmacies d’hôpitaux gérontologiques, les médicaments sont soumis à une véritable métamorphose : broyer les comprimés, ouvrir les gélules, afin de pouvoir les administrer normalement aux personnes âgées.

Faciliter la consommation
Trop fortement dosées ou trop gros, les gélules et autres comprimés conduisent en effet à des accidents graves dits “iatrogènes” : des fausses routes et des accidents vasculaires cérébraux chez ces patients souvent handicapés par des troubles de la déglutition ou des syndromes confusionnels. Liés à une mauvaise absorption des médicaments, ces problèmes sont deux fois plus fréquents chez les plus de 65 ans que chez les autres patients. “On galère, soupire la pharmacienne Marie-Claude Guelfi. Couper un comprimé en deux, ça passe, mais en quatre, ça devient compliqué ! Certains sont friables… Et puis ça nous donne un boulot fou : au moins un quart des médicaments doivent être coupés” Sans parler du mortier, tant utilisé par les infirmières qu’elles en ont des pathologies au poignet ! “Elles pulvérisent tout ça là-dedans, souvent tous les médicaments en même temps, et incorporent aux soupes et aux yaourts… qui ne sont pas finis. Les doses ne sont donc pas totalement absorbées. Bref, on perd en efficacité”, déplore-t-elle.

Trouver d’autres solutions
Mais comme on peut s’en douter, ces pratiques soulèvent beaucoup de questions, tant au niveau de l’administration des médicaments, de leur conditionnement ou de l’adaptation des posologies. Un tel système, pour le moins artisanal, peut-il continuer à exister sans un guide des bonnes pratiques professionnelles ? Le comprimé était-il vraiment sécable avec la même dose de chaque côté ? Récemment évoquées à l’Académie de médecine, ces questions font l’objet d’une étude en cours à la faculté de Paris-V. Le but ? Que l’industrie pharmaceutique prenne davantage en compte les besoins spécifiques de cette population âgée, celle qui consomme le plus de médicaments, en commercialisant des dosages plus adaptés à leurs besoins. Comprimés solubles dans l’eau, patchs, conditionnement à l’unité permettant d’avoir le nom du médicament sur chaque cachet… Autant de solutions qui permettraient d’éviter 60 % des accidents.

Vélos-taxis : Toulouse allie écologie et aide aux personnes âgées

Jeudi 6 novembre 2008

Lancée à titre expérimental au mois d’Août 2008, la carte sénior « vélo-taxi » a remporté un franc succès. L’expérience se poursuit donc cet automne. Il s’agit de permettre aux personnes âgées de se déplacer facilement au centre-ville, tout en réduisant la pollution. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les vélos-taxis…

La carte sénior « vélo-taxi »
L’idée de la mairie de Toulouse était de sensibiliser les personnes âgées de plus de 60 ans aux modes de déplacement alternatifs en centre-ville. La Ville Rose, qui compte 20% de personnes âgées dans sa population, a donc lancé en partenariat avec la société Cycloville la carte sénior « vélo-taxi ». Pour 5 euros par mois, la carte donne droit à deux trajets par jour. Les vélos circulent 6 jours sur 7, de 11h à 19h. Pour les autres citadins, plus jeunes, les vélos-taxis sont accessibles, au tarif de 1 euro par personne transportée et par kilomètre parcouru.

Toulouse allie écologie et aide aux personnes âgées
Chaque « cycloville » peut transporter trois personnes, dans des conditions de confort et de sécurité maximales. Ce nouveau type de transport permet d’imaginer, à terme, un centre-ville moins pollué. Il donne d’ores et déjà à ses utilisateurs le plaisir d’un déplacement relativement rapide, agréable, puisqu’à l’air libre, et surtout très écologique.
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Une utilisation nouvelle : la circulation dans les cimetières
Le 1er novembre, ce moyen de transport a fait une irruption inattendue dans les allées du cimetière Terre-Cabade. Surpris de prime abord, les personnes âgées venus se recueillir sur leurs proches furent rapidement conquis. Une initiative à développer, avis aux municipalités soucieuses du bien-être de leurs aînés !

source: La Dépêche – novembre 2008

Vers un Plan Alzheimer européen

Lundi 3 novembre 2008

Le Président Nicolas Sarkozy ne se contente pas du Plan Alzheimer 2008-2012 hexagonal présenté au mois de février. Il plaide maintenant en faveur de l’instauration, d’ici 2010, d’un tel plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer dans tous les pays de l’Union européenne. Profitant de la présidence française de l’Union, Nicolas Sarkozy souhaite ainsi donner une impulsion continentale au projet de recherche contre la maladie, qui concerne six millions de personnes en Europe, dont environ 860 000 en France.

Une « boîte à outil » européenne contre Alzheimer
S’exprimant devant un parterre de chercheurs européens, à l’occasion de la conférence européenne sur la lutte contre la maladie d’Alzheimer, qui se tenait à Paris vendredi 30 octobre 2008, le Président Sarkozy a appelé à l’instauration de synergies européennes en la matière. « Chaque état membre devrait se doter d’un Plan Alzheimer d’ici 2010 », a déclaré le Chef de l’Etat, qui a appelé à l’instauration d’une « boite à outil européenne » de mesures de lutte contre la maladie.

Copier l’institut national du vieillissement américain
Alors que l’ensemble de la population européenne vieillit, chaque Etat membre se trouve confronté à la prise en charge de personnes dépendantes, parmi lesquelles de toujours plus nombreux malades d’Alzheimer. A partir de 85 ans, 20% des hommes et 25% des femmes vivants au sein de l’Union européenne sont frappées par la maladie. Prônant de faire de la lutte contre ce fléau une « priorité absolue », le Président Sarkozy a cité l’exemple de l’institut national du vieillissement, créé aux Etats-Unis.

La lutte contre la maladie d’Alzheimer fait partie des valeurs de l’Europe

« Pendant la crise, les ravages de la maladie d’Alzheimer continuent », a déclaré Nicolas Sarkozy, soulignant que l’Europe devrait tout entière s’engager dans la lutte contre ce fléau. « Il en va de nos valeurs », a souligné le Président. Entre autres mesures, M. Sarkozy a plaidé en faveur de la mobilité des chercheurs, grâce à l’instauration de bourses européennes « Alzheimer ».