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Archive pour septembre 2008
Mardi 30 septembre 2008
Depuis son lancement par Nintendo, la console de jeu Wii, et de façon plus générale les jeux vidéo, rencontrent un franc succès dans les centres de rééducation dans lesquels leur utilisation semble faciliter les exercices quotidiens et améliorer la condition physique des patients-utilisateurs.
Jouer pour se rééduquer
James Osborn, responsable de la rééducation dans l’hôpital de Herrin, dans le sud de l’Illinois, et dont le service s’est porté acquéreur de cette console dès l’an dernier, constate les similarités des mouvements nécessaires aux jeux, et des mouvements habituellement demandés lors de rééducations. Le petit plus de la console, c’est qu’elle créé un climat favorable dans l’esprit du patient : il ne s’agit plus de faire des exercices, mais de jouer, il ne s’agit plus de terminer un travail laborieux, mais de gagner contre son adversaire ou d’augmenter son score. Quoi de mieux que l’aspect ludique pour encourager les patients à maintenir ou développer leur condition physique ?
Les multiples fonctions du jeu vidéo
Les jeux en 3 dimensions, dans lesquels nous évoluons dans des labyrinthes, sont d’excellentes méthodes pour améliorer les capacités de repérage/orientation dans l’espace. La concentration et la gestion de plusieurs tâches simultanées sont quant à elles l’apanage des jeux de stratégie. Les jeux d’énigmes améliorent notre sagacité, tandis que de nombreux jeux de plateforme ou de sport (y compris de combat) jouent sur nos réflexes moteurs, augmentent la rapidité de prise de décision et les temps de réaction aux imprévus.
La Wii thérapie auprès des personnes âgées
La technologie de la console sans fil Wii est très avantageuse pour les personnes âgées et/ou handicapées, car la manette de jeu enregistre le mouvement quelle que soit son ampleur et la force déployée, ce qui rend le jeu accessible aussi bien à une personne en fauteuil roulant qu’à une personne âgée valide. Particulièrement appréciée des ergothérapeutes, la console Wii tent à s’imposer comme l’un des outils majeurs en rééducation (voir notre article Wii ou non à la maladie de parkinson), mêlant plaisir & travail, jeu & rééducation, activité physique & capacité cognitives…
Bref, la Wii s’implante au coeur des institutions médicales et des maisons de retraite. Attention toutefois à ne pas se blesser. Dans ces jeux où l’on se laisse facilement emporter, les tendinites et les contractures peuvent devenir fréquentes…
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Lundi 29 septembre 2008
Lancé par le Président Nicolas Sarkozy le 1er février 2008, le Plan Alzheimer 2008-2012 se déploie autour de 3 axes clés : la recherche, le diagnostic précoce et une meilleure prise en charge des malades. 7 mois après le lancement du plan, l’Elysée fait le point à l’occasion de la Journée Mondiale Alzheimer.
Un avancement en phase avec le plan
Lors du lancement du plan, Monsieur Sarkozy avait prévu 44 mesures ainsi que des réunions bi-annuelles regroupant tous les acteurs du plan pour faire le point sur l’avancement. Le 19 septembre dernier a donc été marqué par une réunion où un premier bilan a été dressé. « Les actions prévues pour ces premiers mois ont toutes été mises en oeuvre. Seule la création de l’espace de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer a démarré avec retard », a déclaré Florence Lustman, Inspecteur Général des Finances et chargée de la coordination interministérielle de ce plan. Par ailleurs, chacune des 44 mesures ont été précisées, tant au niveau des responsables, des partenaires, des actions à mener, de leur calendrier, de leur financement et des données de suivi.
Lancement d’une enquête sur les attentes des français
Mme Lustman a également annoncé la réalisation d’une enquête dans les prochaines semaines pour mesurer les attentes des Français vis-à-vis du plan Alzheimer. « Afin de mesurer l’impact du plan Alzheimer sur le terrain, on va faire deux grandes enquêtes d’opinion, l’une dans les semaines qui viennent, l’autre dans trois ans, ce qui nous permettra de voir si les Français ont vraiment vu quelque chose bouger sur le terrain grâce à ce plan », a affirmé Mme Lustman. 2000 personnes seront sondées, tant au niveau du grand public que des professionnels. Objectif ? Vérifier que « l’argent arrive bien en bout de chaîne là où il doit arriver pour financer les réalisations prévues par le plan et aussi que toutes les mesures en faveur de la recherche soient lancées », toujours selon Mme Lustman.
Lancement d’un site Internet
Enfin, l’Elysée a également annoncé le lancement d’un nouveau site Internet, www.plan-alzheimer.gouv.fr afin de suivre l’avancement du plan. 3 réalisations sont particulièrement mises en avant : la Fondation de coopération scientifique (créée par décret le 27 juin) qui coordonne les premières actions de recherche sur la maladie, l’appel à projet pour des maisons pour l’autonomie et l’intégration pour les malades, ainsi que l’inscription de la lutte contre la maladie d’Alzheimer comme une “priorité” de la présidence française de l’Union Européenne.
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Vendredi 26 septembre 2008
Un certain nombre d’établissements d’hébergement pour personnes âgées ont souhaité se rapprocher de l’AFNOR (Association Française de Normalisation) pour se doter d’un outil commun. Destiné à rendre leur offre et leurs engagements plus lisibles, cet outil devait permettre de répondre aux attentes des personnes accueillies. C’est ainsi qu’est née en février 2003 la norme de service NF X 50-058 « Etablissements d’hébergement pour personnes âgées : cadre éthique et engagements de service ».
Pour une meilleure vie sociale en maison de retraite
La norme NF définit le cadre éthique et les principes généraux dans lequel doit se dérouler le service, la qualité de l’accueil, l’information fournie par l’établissement, le cadre de vie, le projet de vie de l’établissement, le projet de vie personnalisé du résident, le traitement des réclamations des clients, la qualité et la formation du personnel… Elaborée à partir des besoins et des attentes des personnes âgées, la norme s’attache à respecter 2 thèmes importants dans la vie des personnes âgées dans les établissements : le maintien de l’autonomie et le maintien de la vie sociale.
L’engagement volontaire des maisons de retraite
La norme NF se veut être un référentiel, mais elle reste d’application et de mise en oeuvre volontaire. Dans un premier temps, l’engagement de chaque établissement dans une démarche qualité est volontaire et basée sur l’auto-évaluation et l’auto-déclaration. Cette norme NF a toutefois le mérite d’apporter une nouvelle contribution à un panel d’outils déjà existants. Elle offre une vision pluraliste des différents systèmes d’évaluation, laissant pour les professionnels le libre choix de la méthode d’évaluation et du référentiel.
Vers une certification des maisons de retraite
L’élaboration et la publication de la norme sont les premières étapes indispensables à l’objectif final de certification des établissements. La certification devrait idéalement être opérationnelle dans quelques années : un délai qui tient compte du temps d’élaboration de la procédure et des expériences de mise en application par les établissements.
Pour en savoir plus
01 46 11 37 00
Cliquez ici pour obtenir la liste des maisons de retraite certifiées
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Jeudi 25 septembre 2008
Dans « Sur ma mère », Tahar Ben Jelloun trace le portrait intense des dernières années de la vie de sa mère. Victime de la maladie d’Alzheimer, la mère de l’auteur est soudainement revenue en enfance. Devant ce fils qui l’a accompagnée pendant 3 ans et qu’elle ne reconnaissait plus, elle racontait, par bribes et comme si elle les revivait, les événements marquants de sa vie et de sa jeunesse.
Tahar Ben Jelloun raconte comment il est témoin de l’étrange recomposition à laquelle sa mère se livre soudain, au gré de leurs conversations. Devant lui, alors que sa mère s’achemine vers les dernières heures de sa vie, resurgit un Maroc oublié, entre Fès et Tanger, entre mariages traditionnels et confidences de Hammam…
A travers les mots d’une femme qui resta toute sa vie illettrée et qui jamais ne parla d’elle, vous découvrirez un livre bouleversant, à lire absolument.
« La mémoire défaillante de ma mère l’a replongée, pendant les derniers mois de sa vie, dans son enfance. Redevenue soudain une petite fille, puis une très jeune fille tôt mariée, elle s’est mise à me parler, à se confier, convoquant les morts et les vivants.
L’amour filial, fort et passionnel, est souvent enrobé de pudeur et de non-dits. En racontant son passé, ma mère s’est libérée d’une vie où elle fut rarement heureuse. Pendant des journées entières, je l’ai écoutée, j’ai suivi ses incohérences, j’ai souffert et en même temps je l’ai découverte.
« Sur ma mère » a été écrit à partir des fragments de souvenirs qu’elle m’a livrés. Ils m’ont permis de reconstituer sa vie dans la vieille médina de Fès des années 30 et 40, d’imaginer ses moments de joie, de deviner ses frustrations. Chaque fois, j’ai inventé ses émotions et j’ai dû lire ou plutôt traduire ses silences.
Sur ma mère est un vrai roman car il est le récit d’une vie dont je ne connaissais rien, ou presque. »
Tahar Ben Jelloun.
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Mercredi 24 septembre 2008
En juin 2007, le Crédit Foncier lançait le 1er prêt viager hypothécaire appelé Réversimmo (cliquez ici pour lire notre article). Aujourd’hui, plus de 15 mois plus tard, un premier bilan se dessine. Zoom sur cette nouvelle forme de crédit pour seniors.
Une formule de crédit pour financer sa maison de retraite
Destiné à aider les personnes de plus de 65 ans propriétaires d’un logement à obtenir un complément de revenus sans vendre leur bien, le prêt viager hypothécaire est apparu comme une solution « miracle » pour permettre aux seniors d’obtenir des liquidités et compléter ainsi des retraites souvent insuffisantes pour financer un séjour en maison de retraite. Le principe est simple : la banque accorde un prêt garanti par une hypothèque sur le bien, dont le remboursement (y compris les intérêts) pourra n’avoir lieu qu’après leur décès. Ce jour-là, les héritiers auront deux possibilités : rembourser la dette (le capital majoré des intérêts) pour garder le bien ou laisser la banque vendre le logement pour se rembourser.
Des avantages séduisants
- Jusqu’à leur décès, les bénéficiaires du prêt restent propriétaires de leur bien et continuent donc de l’habiter. Ils bénéficient immédiatement du capital versé, sans rien rembourser de leur vivant. Ils peuvent utiliser cet argent comme bon leur semble.
- Au décès de l’emprunteur, les héritiers peuvent choisir de garder le bien et rembourser le prêt, ou de vendre le bien pour rembourser le prêt. Dans ce dernier cas, ils sont protégés : si le prix de vente est supérieur à la dette, les héritiers empochent la différence ; dans le cas contraire, par exemple, si les prix de l’immobilier se sont effondrés, la banque assume seule la perte.
- Le prêt viager hypothécaire est réversible : il peut-être interrompu à tout moment à l’initiative de l’emprunteur et ne bloque donc pas la vente du bien immobilier.
- Les capitaux du prêt viager hypothécaire ne sont pas considérés comme des revenus. Par conséquent, ils n’entrent pas dans le calcul des ressources de l’emprunteur, qui détermine ses droits aux aides sociales.
Mais des inconvénients pourtant bien réels sur le long terme
Aujourd’hui, le prêt viager hypothécaire peine à trouver son public. Seul le Crédit foncier le propose et il n’a recueilli à ce jour qu’un peu plus de 3 800 demandes. «L’enthousiasme tarde à se confirmer», remarque Corinne Griffond, du Conseil économique et social. Sur le papier, le système peut paraître séduisant, mais la formule est onéreuse :
- le taux d’intérêt du prêt est dissuasif : 8,5 % par an.
- l’emprunteur ne peut obtenir qu’un faible pourcentage de la valeur de son logement : il ne peut en représenter que 18 % à 65 ans et 34 % à 75 ans.
- les frais de dossier atteignent 4 % du montant emprunté et le coût de l’expertise s’élève à 600 € (pris en charge par la banque si vous souscrivez le prêt).
Depuis son lancement, le prêt viager hypothécaire semble long à démarrer. Pourtant, il s’impose comme une solution temporaire rapide et pratique pour obtenir des liquidités en attendant la vente du bien immobilier.
Pour en savoir plus
Fiche pratique sur le prêt viager hypothécaire de l’Institut National des Consommateurs
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