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Archive pour juillet 2008
Jeudi 24 juillet 2008
Comme nous l’avions déjà évoqué dans notre billet sur les personnes âgées au Pays du Soleil Levant, le Japon subit un vieillissement spectaculaire de sa population. En tant que doyen des pays industrialisés, il agit comme un véritable laboratoire mondial du vieillissement. Explications.
Des villes adaptées aux besoins des seniors
Dans le quartier de Sugamo, à Tokyo, on ne croise quasiment que des personnes de plus de 65 ans. Tout y est adapté : les prix sont écrits plus gros pour qu’on n’ait pas à utiliser ses lunettes ; bancs, tables et chaises jonchent les rues piétonnes pour permettre aux personnes âgées de s’arrêter, de discuter et de se reposer.
Les banlieues éloignées, privilégiées lorsque l’on a des enfants, sont désertées au profit des centres villes où tout est plus accessible. De même, les boutiques et petits commerçants retrouvent une nouvelle jeunesse au détriment des super et hypermarchés, moins adaptés aux courses régulières. Bref, c’est tout un paysage économique et environnemental qui se métamorphose, jusqu’aux feux tricolores qui deviennent plus lents.
Des moyens de transport en pleine mutation
Les conducteurs de plus de 60 ans ont été multipliés par 2,5 en 15 ans, obligeant les constructeurs automobiles à modifier et à adapter leurs produits : sièges pivotant pour faciliter l’accès aux personnes âgées, comme la Nissan Intima, transporteurs personnels comme le I-Real, ou encore fauteuils à mobilité réduite permettant, avec 2 ou 3 roues, de conduire l’engin avec son corps, tel que le I-Swing. Objectif pour les constructeurs et les équipementiers : favoriser l’autonomie en développant des systèmes d’alarmes multisensorielles et en aidant les conducteurs âgés à anticiper des situations complexes.
De même, les moyens de transport ont été adaptés : les bus n’ont plus de marches, les escaliers roulants sont partout…

Des habitations transformées et robotisées
Les habitations subissent aussi un certain nombre de modifications afin de correspondre aux besoins des personnes âgées et devenir un lieu de prévention et de surveillance pour la santé. Les toilettes intelligentes de Daïwa en sont le parfait exemple : elles permettent de prendre des mesures régulières de santé et d’analyser quotidiennement la tension artérielle, le taux de sucre, le poids, etc.
Enfin, la gérontechnologie, et particulièrement la domotique, envahissent littéralement le marché et les habitations nipponnes. Détecteurs de chutes et capteurs de vie dans la maison, surveillance de la prise de médicaments, bracelets de localisation, visiophones pour entretenir les relations familiales ou amicales distantes, télémédecine, télérééducation, téléassistance, vêtements intelligents, robots de soins et même, des robots de compagnie !
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Mercredi 23 juillet 2008
Les météorologues se sont prononcés : il n’y aura pas de canicule cet été. Même si en météo, on n’est jamais sûr de rien, les experts prévoient un été légèrement plus chaud que celui de l’année dernière. Aussi, voici quelques conseils pour passer l’été en toute sérénité.
La transpiration, un mécanisme délicat
Pour faire face à la chaleur, le corps active un mécanisme extrêmement délicat qui permet de rafraîchir la peau : la transpiration et l’évaporation de la sueur. Selon l’âge, le corps ne réagit pas de la même façon aux fortes chaleurs. Lorsque l’enfant et la personne adulte transpirent beaucoup, ils perdent beaucoup d’eau et risquent la déshydratation. La personne âgée quant à elle transpire peu et a donc du mal à se maintenir à 37°C ; la température du corps augmente et la personne âgée risque un coup de chaleur appelé hyperthermie.
Les personnes âgées, une population à risque
En général, les personnes âgées apprécient mal la température et ne pensent donc pas à s’en protéger. Elles transpirent moins et moins vite. Elles sont donc en danger malgré l’absence de signes cliniques annonciateurs. Quand les premiers signes apparaissent, il est déjà trop tard… Par ailleurs, nos aînés sont souvent victimes d’un dérèglement du mécanisme de la soif. La soif est une sensation qui apparaît normalement dès que notre corps a besoin d’eau pour maintenir son équilibre. Or chez les personnes âgées, cette sensation de soif ne correspond plus exactement aux besoins et apparaît donc avec un certain retard.
Quelques conseils
Aussi, pour éviter tout danger de déshydratation ou de coup de chaleur, il n’y a qu’une solution : penser à boire à intervalles réguliers tout au long de la journée, ou en tout cas aux moments des repas. L’objectif est de boire, avant même d’avoir vraiment soif. L’eau reste la meilleure des boissons, et particulièrement l’eau du robinet, qui est la plus saine, l’une des moins minéralisées et aussi la moins chère.
En été, le début d’après-midi est le moment le plus redoutable pour des organismes dont les facultés d’adaptation sont diminuées. C’est aussi le moment où la chaleur est la plus intense. C’est donc LE moment privilégié pour faire une sieste, dans une maison assombrie et bien aérée.
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Mardi 22 juillet 2008
L’augmentation des démences de type Alzheimer ont modifié considérablement la vie interne des maisons de retraite. Ainsi, les unités protégées et spécialisées dans les soins Alzheimer ont vu le jour : architecture des locaux, projets de soins et de vie, qualification et formation des personnels … Objectif : adapter l’environnement afin d’accompagner au mieux l’évolution de la maladie.
Les critères d’une unité Alzheimer en maison de retraite
Pour pouvoir parler véritablement d’une unité de soins Alzheimer, 5 critères ont été retenus :
- une population de résidents bien ciblée et atteinte de démence ;
- un environnement architectural adapté, afin d’éviter les fugues et les accidents. Une attention toute particulière est portée aux couleurs afin de calmer et faciliter l’orientation des patients, à la luminosité, à la sonorisation afin d’éviter au maximum les bruits indésirables. La présence d’un jardin thérapeutique permet le maintien d’une activité physique, et d’une bonne qualité de vie en toute sécurité. C’est dans ce contexte que les espaces Snoezlen prennent également tout leur sens.
- un personnel formé, expérimenté et spécialisé, permettant d’éviter le « turnover » et ainsi d’assurer une relation personnalisée avec le patient. Un personnel formé saura diminuer les situations pouvant rendre le patient agressif. Il saura également faire face aux troubles du comportement alimentaire lors des repas ou à l’agressivité du patient pendant la toilette, notamment grâce à la métho Humanitude.
- le soutien des familles à l’aide d’entretiens systématiques avec l’équipe médicale. Le but de ces unités est d’assurer aux patients la meilleure qualité de prise en charge à divers moments de la maladie et de permettre aux familles de participer encore au projet de vie lorsque celle-ci n’est plus possible au domicile.
- un projet médical de soin spécifique centré sur la maladie d’Alzheimer avec des activités stimulantes, un accompagnement des patients dans leur gestes sans pour autant les faire à leur place.
Des résultats prouvés
Les unités spécialisées ne prétendent pas guérir cette maladie mais peuvent retarder la perte d’autonomie, réduire les réactions dévastatrices des patients face à certaines situations, diminuer significativement les contentions physiques et pharmacologiques, améliorer les problèmes comportementaux et le statut nutritionnel, augmenter l’interaction au sein de l’équipe, réduire le turnover habituellement important du personnel et augmenter la satisfaction de la famille.
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Lundi 21 juillet 2008
Valérie Létard, secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité, a lancé le 12 février dernier le plan des métiers de la dépendance afin de répondre aux besoins croissants en termes de recrutement et de formation. Explications.
La croissance exponentielle de la dépendance
Face au vieillissement important de la population (voir les projections de l’INSEE pour 2050), la société doit faire face à un double enjeu : le besoin de recrutement de personnel pour prendre en charge les personnes dépendantes, et le départ à la retraite d’un certain nombre de personnes actives dans ce secteur. C’est dans ce contexte que les experts estiment à 400 000 le nombre de création d’emplois nécessaire.
Les défis des métiers du Grand Age
Et pourtant, les métiers du Grand Age peinent à susciter de nouvelles vocations. Les raisons en sont multiples : être confronté quotidiennement à la maladie, la vieillesse et la mort n’est pas chose facile ; par ailleurs, les salaires sont très peu attractifs, avec 38 % des employés de l’aide à domicile qui touchent le SMIC et un salaire minimum conventionnel d’une aide soignante qui peut atteindre jusqu’à 1 350 euros net. Il en résulte un turnover important et des qualifications bien souvent précaires.
Le plan des métiers
C’est dans ce contexte que Valérie Létard a lancé le plan des métiers de la dépendance. Objectif : améliorer la prise en charge des personnes âgées et dépendantes à travers 4 axes :
- identifier les besoins existants ;
- recruter massivement, notamment par une sensibilisation chez les jeunes et les personnes en situation précaire ;
- renouveler et améliorer les formations ;
- valoriser les métiers de la dépendance, via la création d’un répertoire national expliquant ces métiers.
Un comité de pilotage a été installé le 24 juin pour articuler les plans des métiers entre les régions. Il sera le lieu central d’échanges, d’accompagnement et de suivi des expérimentations régionales et devra dégager des enseignements transférables au niveau national.
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Vendredi 18 juillet 2008
À partir du 1er juillet 2008, l’Assurance Maladie change de numéro de téléphone. Vous devrez maintenant composer le 3646 et il vous en coûtera un prix d’appel local depuis un poste fixe.
Les fonctionnalités
Valable uniquement en Métropole, le 3646 vous permet dorénavant :
- d’obtenir des informations sur vos derniers remboursements en tapant étoile sur votre clavier téléphonique ;
- d’être mis en relation avec un téléconseiller en composant le numéro de votre département ;
- de connaître les coordonnées des professionnels de santé proches de chez vous ;
- de savoir s’ils prennent ou non la carte Vitale :
- d’obtenir une information sur les tarifs des consultations pratiqués par ces professionnels de santé et leur niveau de remboursement.
En 2008, l’Assurance Maladie enrichira ce service avec les tarifs des principaux actes techniques et ceux des actes dentaires les plus fréquents.
Enfin, avec le 36 46, vous payez le prix d’un appel local depuis un poste fixe, c’est-à-dire 0, 028 € la minute en heures pleines contre 0,12 € auparavant. Concrètement, le prix de la minute est donc divisé par trois.
Un succès récompensé en 2006
Les plates-formes téléphoniques de l’Assurance Maladie ont été créées en 2002. Elles permettent aux assurés d’être mis en relation avec un téléconseiller formé pour répondre à leurs questions. Chaque année, 8400 téléconseillers traitent plus de 27 millions d’appels téléphoniques.
Ces plates-formes ont d’ailleurs été récompensées en 2006 par l’Association française des centres de relation client pour la qualité de leur accueil téléphonique.
Pour en savoir plus
http://www.ameli.fr/, le site officiel de l’Assurance Maladie
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