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Archive pour juillet 2008
Jeudi 31 juillet 2008
Régine David est née en 1910. C’est une vieille femme, encore belle, encore vive, pétillante et malicieuse. Mais souvent Régine oublie. Anne-Sophie Mauffré, une amie d’enfance, recueille alors ses souvenirs et ses réflexions sur la vie. Histoire d’une rencontre entre deux femmes, deux sensibilités, deux générations, cet ouvrage hors du commun est une hymne à la vie, à l’amour. A lire Absolument !
Anne-Sophie Mauffré avait 6 ans lorsqu’elle a fait la connaissance de Régine. Depuis, de profonds liens se tissent entre les deux femmes, mêlant intimité et connivence. Photographe talentueuse, Anne-Sophie réalise un tour du monde en solitaire, et découvre à son retour que Régine, son amie depuis toujours, artiste peintre et retraitée des PTT, a des absences.
Régine oublie. Elle oublie les gestes simples. Elle oublie où se trouve le bureau de poste, où habite Léonard, l’amour de sa vie, pourtant mort depuis des années. Mais souvent, elle se souvient aussi. Alors elle philosophe sur la vie, la mort, l’amour, le temps qui passe. Anne-Sophie lui propose alors un projet informel sous forme de jeu et la nomme rédactrice en chef du livre de sa vie d’artiste. Par le biais d’enregistrements sonores et de prises de vue régulières, Anne-Sophie devient alors la mémoire de Régine.
On ne peut être que touché par les mots justes et poétiques de Régine. Les superbes photos d’Anne-Sophie qui accompagnent cette belle dame âgée sont vraies et intenses dans leur humanité. Par d’infimes détails parfois, ces images montrent la joie de vivre, les rires, la chaleur, le respect, mais aussi l’angoisse…
Et l’on comprend que la vieille dame n’oublie pas l’essentiel. Elle sait. Elle sait transmettre à la plus jeune son amour de la vie. Cet amour, Anne-Sophie le rend bien à Régine en lui proposant de partager son talent pour saisir l’instant. Car le talent d’Anne-Sophie Mauffré n’est pas seulement celui de la photographie, il est aussi de savoir vivre avec Régine des moments hors du temps. Et de savoir nous les faire partager.
Pour en savoir plus
« Souvent, Régine oublie », éditions Transhumaines, 23,50 euros,
à commander par mail à l’adresse : souventregineoublie@yahoo.fr
NB. Cet ouvrage comporte aussi un CD d’enregistrements et des textes de Jean Maisondieu
Pour un aperçu des photos, rendez-vous sur le site d’Anne-Sophie Mauffré www.transhumaines.com
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Mercredi 30 juillet 2008
Comme chaque année, l’été représente un danger pour la santé et le bien-être des personnes âgées. Le séjour temporaire en maison de retraite prend alors tout son sens. Mais encore faut-il savoir faire le bon choix…
Les dangers de la période estivale
Les grandes vacances sont souvent synonymes d’esseulement pour nos aînés. En effet, la famille, l’entourage proche, mais aussi les municipalités, les services d’assistance et d’aide à domicile , ont quitté les lieux pour des cieux plus estivaux. Les personnes âgées se retrouvent moins entourées et plus exposées à toutes sortes de dangers : accidents domestiques, déshydratation en cas de grosse chaleur, dépression…
Le court séjour en maisons de retraite
C’est dans ce contexte que le court séjour en maison de retraite prend tout son sens. Il évite beaucoup de soucis à l’entourage et permet d’assurer une sécurité à la personne âgée. Sans compter que l’accueil temporaire peut être utilisé comme un premier essai de vie en collectivité avant une entrée définitive en établissement.
Les critères pour bien sélectionner sa maison de retraite
Tout d’abord, il convient de faire une visite préalable avant de choisir sa maison de retraite. Parfois, le degré d’urgence ne le permet malheureusement pas, et c’est bien dommage. Donc naturellement, le deuxième conseil serait d’anticiper pour éviter de se retrouver dans l’urgence. Enfin, quelques aménagements spécifiques peuvent transformer la maison de retraite en un véritable lieu de vie agréable pour l’été : parcs ombragés, climatisation, chambres et lieux de vie spacieux, activités ludiques et thérapeutiques telles que la peinture, le chant ou la musique… Autant de petits plus qui font la différence et qui apportent un réel mieux-être à la personne âgée.
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Mardi 29 juillet 2008
Une récente étude parue dans le Journal of the Américan Geriatrics identifie un lien entre le médicament Ritaline, psychotrope utilisé pour traiter les enfants hyperactifs, et la prévention des chutes chez les personnes âgées. Explications.
Menée par l’Université de Tel Aviv, cette étude a été réalisée sur 26 personnes âgées à qui l’on a donné du méthylphénidate (nom générique de la Ritaline). Résultat : il a été constaté qu’une seule dose de ce médicament permettait d’améliorer leurs capacités cognitives, de mieux assurer leur démarche et d’éviter les chutes.
Par la même occasion, cette étude suggère qu’il est possible de réduire le risque de chutes chez les seniors en traitant les déficits cognitifs liés au vieillissement. Cela vient corroborer les résultats de nombreuses études qui montrent que la marche n’est pas un acte simple et automatique, comme on le pensait jusqu’ici. Enfin, lorsque l’on considère les risques importants de morbidité suite aux chutes et ce à partir d’un certain âge, on comprend l’importance et l’enjeu d’une telle découverte.
Affaire à suivre…
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Lundi 28 juillet 2008
L’idée est étonnante, plutôt insolite, mais relativement efficace. En Allemagne, des centres de soins pour seniors utilisent de faux arrêts de bus pour retenir les patients atteints de la maladie d’Alzheimer et les empêcher de déambuler. Explications.
Les fugues : le quotidien des malades d’Alzheimer
Souvent, et dépendamment du stade de la maladie, les patients atteints d’Alzheimer sont désorientés et perdent leur repères spatio-temporels : ils ne savent plus à quel moment de la journée ils se trouvent, où ils doivent aller, ce qu’ils veulent faire… et finissent bien souvent par vouloir rentrer chez eux. Aussi, les fugues sont fréquentes, les escapades, animées et le personnel médical, débordé.
Pourquoi des faux arrêts de bus ?
C’est le cas de l’équipe soignante de l’établissement Benrath pour séniors, à Dusseldorf, qui devait régulièrement faire appel à la police pour retrouver ses patients fugueurs Alzheimer. L’établissement a alors eu l’idée de faire appel à la société de transport urbain afin d’installer un faux arrêt de bus à proximité du centre.
En effet, bien que la mémoire à court terme soit déficitaire, la mémoire à long terme est encore active chez les patients d’Alzheimer. Aussi, lorsqu’ils aperçoivent l’arrêt de bus, les patients se souviennent qu’attendre à l’arrêt de bus signifie pourvoir rentrer chez eux.
Une méthode douce et efficace
Des répliques exactes des arrêts de bus ont donc pris place près des établissements, à ce détail près qu’aucun bus ne s’y arrête. Cela permet ainsi au personnel soignant de venir « récupérer » les égarés, en leur expliquant que le bus viendra plus tard et en leur proposant de venir boire un café. Quelques minutes après, les patients ont tout oublié de leur envie de partir et peuvent rejoindre l’unité de soins en toute sérénité… Une approche pleine de douceur et de gentillesse, permettant d’éviter cris, agressions et angoisses inutiles.
Un succès qui se généralise
Face au succès rencontré par cette initiative, les faux arrêts de bus se sont multipliés autour de nombreux établissements de soins qui ont été séduits par cette méthode. Le dispositif est en effet à la fois original, efficace et relativement peu coûteux comparé aux bracelets anti-fugues.
Aussi, prenez garde, si vous voyagez en Allemagne, vous pourriez bien attendre le bus indéfiniment… et peut-être même finir dans un centre de soins !!
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Vendredi 25 juillet 2008
Le Centre, l’Alsace et le Nord-Pas-de-Calais vont expérimenter, dès septembre, le «plan des métiers au service des personnes handicapées et personnes âgées dépendantes», lancé par Valérie Létard, la secrétaire d’État à la Solidarité.
La phase d’expérimentation
Une phase d’expérimentation d’un an a été mise en place dans ces trois régions. Au programme : former les bénéficiaires du RMI, créer des bourses pour ceux qui s’engagent dans une formation sanitaire, instaurer des tuteurs dans les établissements pour éviter les décrochages des étudiants en formation, tels que les infirmiers, créer en région un poste spécifique de chargé de recrutement, développer la formation continue des soignants et intervenants à domicile…
Identifier les besoins, recruter et former…
sont les maîtres-mots du plan des métiers. Le recrutement est en effet un enjeu important, comme nous l’évoquions dans notre précédent billet sur le plan des métiers. Le besoin de 400 000 emplois a ainsi été identifié, venant combler pour moitié les départs en retraite et pour moitié la croissance exponentielle des personnes dépendantes. Mais plus encore que le recrutement, c’est la formation qui représente un enjeu majeur. Formation des aides soignantes et des aides à domicile, encadrement et management des directeurs d’établissement… Selon une enquête du Laboratoire techniques, territoires et sociétés (LATTS), 45 % des aides à domicile auraient commencé leur métier sans avoir été formées. 67 % exprimeraient un manque de formation initiale. Quant aux dirigeants, 87 % placent le recrutement en tête des difficultés, notamment à cause du niveau de qualification insuffisant, selon une enquête de la CCIP menée en avril dernier auprès de 290 organismes du secteur des services à la personne.
Le Financement
De nombreuses mesures vont ainsi être engagées grâce à la signature d’un protocole d’accord. 800 personnes devraient être formées dans le Centre en 2009, soit un budget de 3,8 millions d’euros financés pour partie par l’État – grâce à la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) – et pour partie par le conseil régional. Au total, pour ces trois expérimentations, le plan devrait coûter 8 millions d’euros à l’État, puis 50 millions une fois déployé.
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