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Archive pour juin 2008
Mercredi 18 juin 2008
De plus en plus, les seniors autonomes souhaitent se regrouper ; ensembles pavillonnaires pour les plus aisés, colocation grâce à diverses associations pour d’autres. Les initiatives sont nombreuses. Petit tour d’horizon.
Vivre ensemble et retarder l’entrée en maison de retraite
En vieillissant, l’environnement, le logement, la maison ne sont plus toujours adaptés. Les plus de 55 ans se retrouvent parfois confrontés à l’insécurité, à la solitude et à l’ennui. Leurs enfants vivent leurs vies. Etre proche du lieu de travail n’a plus de sens … Souvent en bonne santé, les seniors veulent en profiter pour se reconstruire autre chose, faire de nouveaux projets et se créer un mode de vie adapté à leur âge dans un logement offrant un maximum de confort. Beaucoup découvrent ainsi que le meilleur reste à vivre.
Pour d’autres, l’objectif est de rompre l’isolement et partager les frais qu’une retraite modique ne peut pas toujours couvrir.
Des initiatives, véritables alternatives aux maisons de retraite
C’est dans ce contexte que fleurissent un certain nombre d’initiatives. Réservées aux seniors autonomes et financièrement aisés, des regroupements d’ensembles pavillonnaires inspirés des sun cities américaines se multiplient sur le territoire français. Le succès est au rendez-vous, et les seniors sont séduits par le confort, la sécurité et la convivialité de ces résidences au soleil.
D’autres sont plus enclins à privilégier la colocation, et comptent sur des associations pour les y aider. Cette formule leur permet en effet de rompre la solitude tout en réduisant les coûts grâce aux économies d’échelle réalisées par le partage des frais (courses, loyer, etc.). Sans compter la solidarité de proximité générée, ainsi que la déculpabilisation de l’entourage familial qui se retrouve un peu soulagé par cette prise de relais social. Cocon3S et Colocation Seniors sont quelques exemples d’associations rencontrant un franc succès.
La maison de retraite : la solution la plus sûre face à la dépendance
Mais attention. Toutes ces solutions conviennent pour des seniors jouissant d’une certaine autonomie. En effet, dès que la dépendance ou de sérieux problèmes de santé surgissent, il devient quasiment impossible de pérenniser ces expériences de regroupement. En effet, l’organisation de soins à domicile nécessite une implication forte de la famille, voire même la présence d’aidants naturels sur le lieu même de résidence de la personne âgée. Ce relais peut difficilement être assumé par les autres colocataires, sans compter l’effet dévastateur exercé sur leur moral. Il devient alors beaucoup plus adapté de rejoindre une maison de retraite qui pourra alors apporter l’encadrement médical nécessaire en plus d’une présence sécuritaire 24h/24. En attendant, puisque l’on vit de plus en plus vieux, l’idée est d’en profiter, et pourquoi pas en se regroupement. Ne dit-on pas que plus on est de fous, plus on rit ?
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Mardi 17 juin 2008
Korsakov n’est pas le nom d’un champion d’échec, mais bien celui d’un psychiatre russe qui a donné son nom à une maladie proche de celle d’Alzheimer. Le syndrome de Korsakov est en effet une maladie touchant la mémoire, conséquence d’une alcoolisation chronique accompagnée d’un déficit en vitamine B1 (thiamine). Zoom sur les composantes de cette maladie et les modalités de prise en charge.
Les symptômes
Le syndrome de Korsakov est constitué par une amnésie de fixations des souvenirs, compensée par un mélange de fabulations et de faux souvenirs. Le malade souffre d’un état de confusion. Il présente un déficit de l’attention, une désorientation dans l’espace et dans le temps. Les troubles peuvent prendre des formes graves, à évolution mortelle et rapide, et se décomposent en 4 catégories :
- l’aphasie (troubles du langage) : difficultés à trouver les mots générant des frustrations par rapport à l’incompréhension de l’entourage ;
- la désorientation spatio-temporelle : confusion des dates, des jours, des lieux ;
- l’apraxie : problèmes gestuels ;
- la dépression plus ou moins marquée et causée par la prise de conscience de la perte des facultés et de l’autonomie ; cette déprime peut se manifester par un repli sur soi ou au contraire par une agressivité.
Le syndrome de Korsakov : l’Alzheimer des jeunes
La principale déficience du syndrome de Korsakov concerne la mémoire et surtout la mémoire immédiate qui est plus affectée que la mémoire des faits anciens. Cela signifie que le sujet est souvent incapable de se souvenir de ce qu’il a fait quelques minutes auparavant. Quand on lui demande ce qu’il a fait aujourd’hui, il invente et fabule au lieu de dire la réalité. Enfin le sujet croit reconnaître des personnes qu’il n’a jamais vues en cherchant à compenser son amnésie.
Les modalités de prise en charge
Dépendamment de la gravité de la maladie ainsi que de l’âge du patient, les solutions de prise en charge varient entre une hospitalisation à domicile (HAD) et un accueil en en milieu hospitalier.
L’HAD est une structure de soins alternative à l’hospitalisation et qui peut se dérouler à domicile ou bien souvent en maison de retraite. En effet, de nombreuses maisons de retraite accueillent des patients atteints du syndrome de Korsakov, et proposent des structures d’accueil adaptées, tant au niveau des infrastructures que du programme d’encadrement médical.
Enfin, la prise en charge médicale de cette maladie s’articule quant à elle autour de 3 axes :
- le sevrage alcoolique
- le soutien psychologique
- le traitement médicamenteux, notamment pour venir compenser les carences vitaminiques et lutter contre des syndromes dépressifs

Pour en savoir plus…
Korsakov, d’Eric Fottorino, éditions Gallimard
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Lundi 16 juin 2008
L’été arrive à grands pas, et les vacances aussi. Le court séjour en maison de retraite s’impose comme une solution privilégiée pour accueillir les personnes âgées pendant l’été, tant au niveau sécurité que disponibilité du personnel soignant. Quelques conseils pour réussir ses démarches.
La maison de retraite : pour plus de sécurité
La période estivale est traditionnellement une source de risque pour les personnes âgées. Les aidants naturels et la famille profitent des grandes vacances pour se ressourcer ; les municipalités et services d’assistance et d’aide à domicile sont réduits à une activité minimale ; enfin, les hôpitaux sont en sous-effectifs. C’est donc LA période où le sentiment de solitude est le plus fort. C’est également la période où les dangers sont les plus nombreux.
Les risques d’accidents domestiques sont en effet accentués par le relatif isolement de la personne âgée. Certes, le plan canicule prévoit chaque année des mesures renforcées : téléassistance, télésurveillance, dispositifs de repas, recensement des personnes isolées à la mairie, visites de bénévoles… Mais ces dispositions ne sont pas toujours suffisantes pour éviter le pire, et la période estivale, avec ses grandes chaleurs et ses risques de déshydratation, vient compliquer un peu plus l’équation.
Bien sélectionner sa maison de retraite
C’est dans ce contexte que la maison de retraite s’impose comme la solution la plus sécurisante pour tous. Une prise en charge 24H/24, aussi bien médicale que relationnelle, permet de pallier à tous les écueils évoqués précédemment.
Cependant, il convient de vérifier un certain nombre de critères lors d’une visite préalable, et ce afin de s’assurer d’avoir trouvé la maison de retraite idéale et adaptée pour l’été. Quelques points à vérifier :
- la présence d’un parc ombragé et de jardins thérapeutiques
- la climatisation de certaines pièces, notamment les chambres et la salle à manger
- la programmation d’activités encadrées, élément souvent distinctif d’une maison de retraite à l’autre
- l’accessibilité de la maison de retraite en transport, afin de faciliter les relais de visites pendant l’été
Pour une démarche gagnante : anticipez !
En général, la demande est forte et les places limitées. C’est pourquoi il peut être très utilise de se faire aider par un organisme de conseil et d’orientation en maison de retraite. Par ailleurs et dans tous les cas, l’objectif est d’éviter une situation d’urgence. Trop souvent, les directeurs de maisons de retraite voient arriver en catastrophe des personnes désemparées qui ne peuvent plus rester chez elles ou qu’un service hospitalier ne peut garder. L’expérience peut alors se transformer en un vrai cauchemar…
Envisager un séjour en maison de retraite avant d’y être contraint permet ainsi de mettre toutes les chances de son côté pour que tout le monde puisse réussir ses vacances d’été.
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Jeudi 12 juin 2008
Une nouvelle étude française publiée dans la revue Archives of Internal Medicine révèle que les fumeurs auraient davantage de risques de souffrir de troubles de la mémoire, voire même de démence. Explications.
Une étude sérieuse portant sur 17 ans
Le docteur Séverine Sabia et ses collègues de l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (Inserm) à Villejuif ont étudié le déclin cognitif chez des personnes d’âge moyen. Pour ce faire, ils ont utilisé les données d’une étude britannique portant sur 10 308 fonctionnaires âgés de 35 à 55 ans ayant participé à une étude baptisée «Whitehall II» entre 1985 et 1988.
Au total, 5.388 fumeurs ont été soumis à des tests de mémoire, de raisonnement, de vocabulaire et de fluidité verbale, dix ans plus tard, entre 1997 et 1999. De ce groupe, 4.659 ont été de nouveau testés cinq ans après. Les résultats de ces tests ont été comparés à ceux de non-fumeurs et d’ex-fumeurs d’âges comparables.
Des résultats surprenants
La cigarette serait surtout associée à une démence avant l’âge de 50 ans. Dans le premier test d’agilité mentale, les fumeurs se situaient le plus souvent dans le groupe des 20% ayant fait les plus mauvais scores.
Les participants qui fumaient au début de l’étude avaient également une forte probabilité de décéder durant la période moyenne de suivi de 17,1 ans ; ils avaient de ce fait moins de chances de participer au second test d’aptitude mentale, relève la Dr Séverine Sabia, principal auteur de ces travaux. Il en résulte que le rôle du tabagisme dans le développement de la démence (telle que la maladie d’Alzheimer) s’est avéré difficile à vérifier.
Des résultats probants pour les ex-fumeurs
La bonne nouvelle de cette étude ? Les ex-fumeurs de longue date auraient 30% de risques en moins de souffrir de déficit de mémoire, de faiblesse de vocabulaire et de fluidité verbale que les fumeurs.
D’après Séverine Sabia, les effets négatifs de la cigarette sur les capacités cognitives disparaîtraient presque entièrement après 10 ans de sevrage. Pour les sujets qui ont cessé de fumer durant l’étude, les tests montrent une amélioration de leur style de vie, telle qu’une moindre consommation d’alcool, davantage d’activité physique ainsi qu’une consommation plus importante de fruits et de légumes.
Source
Smoking History and Cognitive Function in Middle Age From the Whitehall II Study Arch Intern Med. 2008
Séverine Sabia, MSc; Michael Marmot, PhD, FFPHM, FRCP; Carole Dufouil, PhD; Archana Singh-Manoux, PhD
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Mercredi 11 juin 2008
Le collectif “Les Marguerites” est né sous l’impulsion des chanteurs Cédric Barré et Thierry Cadet. Ce dernier, touché de près par la maladie d’Alzheimer, cherchait un moyen de mener une action concrète pour lutter contre ce fléau. A l’écoute d’une chanson de Cédric Barré, « J’y étais pas », il décide d’utiliser ce titre pour lancer un projet caritatif.
En parfaite harmonie et réunis autour de cette même cause, les deux artistes contactent des artistes indépendants pour enregistrer le single. Vingt-trois répondent présents. Les Marguerites sont nées.
Chaque artiste est bénévole sur le projet, et tous les bénéfices du disque sont reversés à l’association France-Alzheimer, partenaire du projet ; les ventes de ce disque et les téléchargements permettront de récolter des fonds pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Une initiative originale, un moment musical agréable… A vous de juger !
  
Pour écouter la chanson, cliquez ici
J’y étais pas
(Cédric Barré)
Les dimanches au bord de l’eau
Tous ces gens sur les photos
Je sais
Je les connaissais bien avant
Ma mémoire me fait défaut
Me joue des tours un peu trop
J’avais
Un peu de sel auparavant
Les anniversaires, tout ça
Vous avez fait ça sans moi
Si c’était hier en tout cas
J’y étais pas, non, j’y étais pas
Ne me demandez pas pourquoi
J’y étais pas, non, j’y étais pas
Ou alors je m’en souviens pas
Où je vis c’est pas chez moi
Mais je sais pas bien pourquoi
Partir
Pour où je ne le saurais pas
Les prénoms de mes enfants
Je les sais de temps en temps
Je ris
Je pleure de moins en moins souvent
Les anniversaires, tout ça
Vous aurez fait ça sans moi
Si c’était hier en tout cas
J’y étais pas, non, j’y étais pas
Ne me demandez pas pourquoi
J’y étais pas, non, j’y étais pas
Ou alors je m’en souviens pas
J’y étais pas, non, j’y étais pas
Ne me demandez plus pourquoi
J’y étais pas, non, j’y étais pas
Non vraiment je m’en souviens pas
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