Enfin, le Plan Alzheimer 2008-2012 a été annoncé
Un effort budgétaire de 1.6 milliards d’euros sur cinq ans, telle est l’ampleur du Plan Alzheimer 2008-2012. Le Président de la République a profité de sa visite d’un établissement spécialisé dans l’accueil des malades d’Alzheimer à Sophia Antipolis (Alpes Maritimes) pour annoncer le lancement officiel du plan, vendredi 1er février.
Les Maisons pour l’Intégration et l’autonomie des Malades Alzheimer (MAIA)
Une des grandes nouveautés annoncées par Nicolas Sarkozy est la création de guichets uniques d’accueil, les Maisons pour l’Intégration et l’autonomie des Malades Alzheimer (MAIA). Ces structures assureront l’accueil et l’orientation des malades et de leurs familles. L’Accueil et l’orientation seront facilités par la mise en place d’un dispositif d’annonce de la maladie et l’élaboration d’un référentiel permettant de mieux informer le malade et sa famille sur les possibilités d’accompagnement médico-social. Une nouvelle fonction de « coordonnateur » sera créée, dont le rôle sera d’assurer la liaison entre les différents professionnels intervenants dans la prise en charge des malades.
Le financement du Plan Alzheimer
Le plan annoncé vendredi (1er février 2008) dispose d’un budget de 1.6 milliards d’euro sur cinq ans et se divise en quatre catégories : « amélioration du diagnostic » ; « mieux soigner, mieux accompagner » ; « aider plus et mieux » et enfin « chercher plus vite ». La recherche devrait bénéficier de 200 millions d’euros de crédit sur 5 ans, dont 30 millions en 2008, prélevés sur le budget de l’Etat. Une fondation de coopération scientifique, réunissant les équipes de recherche, publiques et privées, sera mise en place. Les 1.4 milliards restant seront entièrement financés par les franchises médicales, à raison de 300 millions d’euros annuels en moyenne. Cette somme représente un peu plus du tiers des recettes espérées des franchises médicales, qui devraient engendrer 850 millions d’euros par an. Le volet financier du Plan est un des point les plus épineux, ce qui explique la nomination d’une coordinatrice, Florence Lustman, inspecteur des Finances, dont le rôle sera de participer activement aux arbitrages budgétaires relatif au Plan Alzheimer.
Accueil de jour et places en établissements spécialisés : sera-ce suffisant ?
Le plan prévoit l’ouverture, en 2008, de 2125 places d’accueil de jour et de 1 125 places d’hébergement temporaires. D’ici le terme du plan actuel, ce sont 11 000 places d’accueil de jour et 5 600 places d’hébergement temporaire qui seront ouvertes. A l’heure actuelle, seules n’existent que 7 000 places d’accueil de jour et 3 600 places d’hébergement temporaire. Par ailleurs, pour faire face aux besoins d’hébergement en institution, inévitable lorsque l’évolution de la maladie est trop avancée, le plan prévoit de créer en cinq ans 12 000 places dans les établissements pour personnes âgées dépendantes, en plus des 18 000 existantes. Si l’effort est louable, il est légitime de se demander si cela sera suffisant, au vu du rythme de progression du nombre de malades. En effet, chaque année 225 000 nouveaux cas se déclarent, et l’on prévoit un doublement du nombre de malades en vingt ans.
Les autres mesures annoncées
Le Président de la République n’a pas détaillé l’ensemble des mesures qui seront appliquées, mais a évoqué plusieurs d’entre-elles. Parmi les autres mesures annoncées, citons pêle-mêle : la mise en Å“uvre d’un “plan de soins” et d’un accompagnement social, en insistant sur le relais avec le médecin traitant lors du diagnostic ; une aide accrue aux proches ;l’élaboration d’un plan de développement des métiers et des compétences spécifiques pour la maladie d’Alzheimer ; le lancement d’une réflexion sur le statut juridique de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer en établissement ; la mise en place d’un numéro d’appel unique et la création d’un site Internet d’information et d’orientation, ainsi que l’organisation, à l’automne 2008, d’une conférence européenne sur la maladie d’Alzheimer.



février 11th, 2008 à 08:27
Certain médecins généralistes ne savent pas reconnaitre les symptome de cette maladie et supriment facilement le traitement en court suite a des maladies qui n’ont auccun rapport (bronchite et oedemme), et en conséquence ils perturbent le traitement de la maladie…