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Archive pour janvier 2008

L’avenir de la Dépendance au Sénat : plus de places en maison de retraite

Mercredi 23 janvier 2008

Constituée en décembre dernier, la Mission d’information du Sénat sur la prise en charge de la dépendance et la création du cinquième risque vient de démarrer ses travaux. Jusqu’au printemps, la Mission procédera à l’audition des spécialistes de la question et remettra ses conclusions avant le dépôt du projet de loi envisagé par le Gouvernement. Lors de la première audition, il a été question – entre autres sujets d’intérêt- de la multiplication des places en maison de retraite. Explications.

Vers un effort soutenu pour multiplier les places en maison de retraite
Le ministre des Affaires Sociales, du Travail et de la Solidarité, Xavier Bertrand s’est engagé il y a quelques semaines à développer les places en établissements spécialisés. « 7 500 places » seront créées en 2008 contre « 5 000 à 7 000 » en 2007, a assuré le ministre. C’est loin d’être suffisant, selon le Centre d’Analyse Stratégiques (CAS, ex-Commissariat au Plan), dont le chef de la mission Recherche, Stéphane Le Bouler, a recommandé aux sénateurs de mener un effort soutenu pour multiplier les places en maison de retraite. « Dans un premier temps », a-t-il affirmé lors de l’audition, « un effort soutenu de création de places en établissement » doit être mené « jusqu’en 2010 (passage de 642.000 places fin 2003 à 680.000 places en 2010), » avant « de stabiliser le nombre global de places à ce niveau ». Ce n’est qu’alors que l’effort devrait être orienté en direction de l’accueil à domicile, via notamment l’augmentation du nombre de places de services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) (de 81.900 places en 2004 à 229.000 places en 2025).

Inventer la maison de retraite de demain

Auditionné lui aussi par la mission du Sénat, le ministre Xavier Bertrand a plaidé pour un effort accru en direction des établissements, afin d’inventer les « maisons de retraite de demain ». Cela nécessite, d’une part, de poursuivre la médicalisation et le renforcement des taux d’encadrement en établissement et, d’autre part, de maîtriser le reste à charge des familles. M. Stéphane Le Bouler a indiqué que, selon le rapport du Centre d’analyse stratégique, l’architecture générale de l’hébergement en institution doit être revue, en accordant davantage de place à l’accueil de jour et à l’hébergement temporaire. Le rapport prévoit ainsi de porter le nombre de places d’accueil temporaire de 9.260 en 2003 à 68.000 en 2025. Enfin, a-t-il estimé, le prix de journée ne doit pas être dissuasif pour les personnes âgées dépendantes. L’un des sénateurs participant aux travaux de la commission a estimé de surcroît qu’une plus grande souplesse permettrait, de plus, d’optimiser la gestion des places en établissement.

Evaluer le coût futur de la dépendance et envisager son financement
La croissance du nombre de personnes âgées de plus de soixante-quinze ans (+ 1 % par an en moyenne jusqu’en 2020, + 3 % par an ensuite entre 2021 et 2050) constitue aujourd’hui une certitude. La population âgée de plus de 85 ans passera quant à elle de 1,3 million actuellement à plus de 2 millions en 2015. Cette tendance ne signifie cependant pas une croissance parallèle du nombre de personnes âgées dépendantes, dans la mesure où la proportion des individus valides augmente également. Le nombre de personnes âgées dépendantes progressera ainsi à un taux de 1,5 % par an en moyenne d’ici à 2040. Quant aux bénéficiaires de l’Apa, qui étaient un million en 2007, ils compteront entre 150.000 et 300.000 personnes supplémentaires en 2012 (soit une augmentation de 15 à 30% tout de même). Une telle tendance aura des implications sur le système de prise en charge de la dépendance, qu’il s’agisse du nombre de maisons de retraite et de services de soins infirmiers à domicile (Ssiad) ou des besoins en personnel. Compte tenu des projections démographiques, un effort financier supplémentaire sera donc nécessaire pour maintenir le niveau actuel de couverture. Cependant, selon Hélène Gisserot, auteur d’un rapport prospectif remis au début 2007, « le coût de prise en charge de la dépendance des personnes âgées est moins fonction de l’évolution démographique, au moins à court et moyen terme, que de choix politiques sur le niveau et les modalités de cette prise en charge ». Autrement dit, tout dépend des choix qui seront effectués lors de la refonte du système de l’APA. Madame Gisserot a de plus rappelé aux sénateurs que si la collectivité nationale consacrait déjà 16 milliards d’euros par an à la dépendance, il ne s’agissait que du dixième du budget annuel de l’assurance maladie. Financer la dépendance, par conséquent, n’est pas tant une question de moyens que de volonté politique…

Alzheimer : un peu de marche régulière aide à prévenir les démences

Mardi 22 janvier 2008

Une récente étude montre la corrélation entre santé mentale et pratique régulière d’un exercice physique, même modéré tel que la marche. Le risque de contracter des maladies de type Alzheimer peut être diminué d’un tiers entre des personnes suivant une activité physique régulière et d’autres plus sédentaires.

Une enquête menée sur quatre ans

Marcher régulièrement et faire de l’exercice modéré réduiraient considérablement le développement des pathologies de démence chez les personnes âgées, selon une étude italienne parue en décembre dans la revue en ligne de Neurology, le journal de l’American Academy of Neurology. L’enquête, menée par le Dr Giovanni Ravaglia, a été conduite durant quatre ans auprès d’un groupe de 750 personnes âgées de plus de 65 ans qui ne souffraient pas de problèmes de mémoire au début de la recherche.

La marche et une activité physique régulière aident à prévenir la démence des personnes âgées

Les chercheurs de l’hôpital universitaire Orsola Malpighi de Bologne ont mesuré la quantité d’énergie brûlée par les participants lors de leurs activités physiques hebdomadaires. Des différences significatives ont été mises en évidence entre le tiers le plus actif et le groupe le moins actif. En effet, les personnes ayant brûlé le plus d’énergie avec des activités physiques modérées ont abaissé leur risque de démence de 29% comparativement au tiers le moins actif.
Ceux des participants ayant le plus pratiqué la marche durant la période de test ont quant à elle abaissé leur risque de développer une pathologie de type Alzheimer inférieur de 27% au tiers faisant partie du groupe le plus sédentaire.

Marcher, nettoyer, bricoler, pour rester sain

Nul besoin de s’astreindre à une pratique physique intensive pour préserver ainsi ses chances de garder une bonne santé mentale. Un exercice physique modéré produit les mêmes effets bénéfiques sur la santé mentale que les autres formes d’activité physique plus dures, indiquent les responsables de l’étude. Il devient alors facile de mettre toutes les chances de son côté et d’éviter de souffrir de démence, en pratiquant des activités telles que la marche, le fait de monter les escaliers, nettoyer sa maison, jardiner ou bien encore bricoler. Quelques pas pour bien penser…

Nouveau report du Plan Alzheimer

Lundi 21 janvier 2008

Le porte-parole de l’Elysée David Martinon, répondant vendredi 18 janvier, lors d’un point de presse, à la question d’une journaliste de France Info, a annoncé de nouveau le report de la présentation du Plan Alzheimer.

Un Plan Alzheimer qui joue l’Arlésienne

Annoncé initialement pour être mis en œuvre dès le 1er janvier, puis reculé au courant janvier, le Plan Alzheimer devait être présenté au cours de la deuxième quinzaine du mois de janvier.  Arguant d’un agenda « surchargé », le porte-parole de l’Elysée a estimé que le plan serait « plus sûrement » annoncé « dans les premiers jours de février ».

La nomination d’une « personnalité » avant tout

Le Président de la République annoncera alors le nom de la personnalité qui sera chargée de la mise en place du Plan Alzheimer, a fait savoir le porte-parole de Nicolas Sarkozy. Cette insistance sur la nomination de ce « Monsieur Alzheimer » masque mal le flou artistique autour des grandes orientations qui seront finalement retenues pour le plan Alzheimer 2008-2012 parmi les dizaines de propositions déposées par la Commission Ménard au mois de novembre.

Découvrir le personnel d’une maison de retraite

Vendredi 18 janvier 2008

Le personnel d’une maison de retraite constitue une équipe, chacun y occupant un rôle propre et, généralement, méconnu. Lorsque vous visitez une maison de retraite, outre le dialogue avec un membre de la direction, prenez le temps de rencontrez les autres membres du personnel. Petit tour d’horizon d’une équipe de professionnels au service des personnes âgées.

Une équipe soudée pour une maison de retraite accueillante

Le directeur de l’établissement est le véritable « chef d’orchestre » de la maison de retraite. Responsable de l’ensemble du personnel, il est garant du fonctionnement de la résidence, gère les budgets, l’approvisionnement, les relations avec le Conseil Général et l’Assurance Maladie. C’est aussi lui qui accueille souvent les familles en visite. C’est le directeur qui fédère les énergies et les passions pour renforcer la solidarité d’une équipe au service des résidents et de leur famille.

L’équipe soignante

Le médecin coordonnateur dirige l’équipe soignante. Il a pour objectif de garantir la prise en charge gériatrique optimale des résidents de la maison de retraite. Avec le reste de l’équipe soignante, il détermine les priorités des soins, coordonne l’intervention des prestataires de soins externes à l’établissement et doit veiller à la maîtrise des dépenses de santé au sein de la résidence. Il doit également assurer la formation gériatrique continue du personnel et donner son avis sur les admissions.
L’infirmière référente le seconde dans son rôle. Elle est chargée d’encadrer et d’animer l’équipe soignante au jour le jour, et surtout de s’assurer du respect des prescriptions et de la continuité des soins.
Enfin, les aides soignantes (AS) et les aides médico-psychologiques (AMP) interviennent de manière polyvalente et accompagnent les résidents au quotidien. Ils accomplissent par délégation de l’infirmier les soins d’hygiène et de bien-être nécessaires.

L’équipe d’accueil et d’hébergement

La plupart des résidences ont un responsable de l’hébergement et de la vie social attitré. Il assure, en coordination avec la direction, la qualité de la prestation d’hébergement et est responsable du confort des résidents et du niveau des prestations hôtelières de la maison de retraite (chambre, linge, alimentation, animation…). L’équipe comporte également un cuisinier, qui prépare les repas et goûters ; un responsable technique, qui veille au bon fonctionnement des installations ; d’agents de service hôteliers qui sont chargés de l’entretien des locaux, aussi bien es chambres que des espaces communs ; enfin, l’animatrice, dont le rôle crucial est de créer une vie sociale au sein de l’établissement. L’organisation des activités socio-culturelles et du programme d’animation est ce qui différencie l’ambiance d’une maison de retraite à une autre : ce rôle est donc essentiel.

Les intervenants extérieurs

Une maison de retraite, c’est une équipe interne présente en permanence, mais ce sont aussi une multitude d’intervenants extérieurs. Il peut s’agir d’intervenants du domaine socio-médical, tels que les kinésithérapeutes, les médecins généralistes ou spécialistes, le psychologue, etc… Il peut également s’agir de prestataires de services, tel que manucure, coiffeur, etc… Ou bien encore, des intervenants extérieurs seront chargés de l’animation d’ateliers spécifiques (ateliers de musique ou de peinture, par exemple). La qualité de ces intervenants extérieurs est également cruciale. N’hésitez pas, en visitant un établissement pour la première fois, à demander la liste de ces intervenants.

Un traitement simplifié contre l’ostéoporose

Jeudi 17 janvier 2008

L’ostéoporose concerne près de 3 millions de Français. La maladie touche plus les femmes que les hommes. Après 50 ans, 40% des femmes souffrent de symptômes liés à la maladie, contre seulement 14% des hommes. Les traitements existent, mais leur efficacité est liée à la régularité de leur prise. Grâce à une nouvelle forme injectable trimestriellement, un des médicaments les plus courants va permettre d’éviter les oublis et de faciliter le traitement. Explications.

L’ostéoporose, une maladie encore mal diagnostiquée

L’ostéoporose est une pathologie dégénérative du tissu osseux, qui entraîne une fragilité osseuse et augmente d’autant plus le risque de fracture. Chaque année, plus de 130 000 femmes souffrent de fractures provoquées par l’ostéoporose. La densité minérale osseuse est estimée grâce à un examen radiologique, l’ostéodensitométrie, examen pris en charge par la sécurité sociale depuis le 1er juillet 2006. Malheureusement, à peine 600 000 personnes sont diagnostiquées chaque année. Cet examen est pourtant nécessaire, car la maladie peut s’installer sournoisement, entraînant une diminution continue de la masse osseuse pendant longtemps sans entraîner ni douleur ni symptômes précurseurs.

Des traitements pour freiner l’évolution de la maladie

Les traitements sont de plus en plus efficaces. Des médicaments bloquant l’activité des cellules impliquées dans la destruction de l’os sont prescrits, ainsi que la prise de calcium et de vitamines, destinés à renforcer la solidité des os. La réussite de ces traitements dépend évidemment de la régularité de leur prise. Celle-ci, généralement proposée par voie orale, est de plus problématique pour certaines personnes âgées : elle nécessite de rester pendant une heure, après l’absorption à jeun, en position assise ou debout, sans boire ni manger.

Un traitement injectable, tous les trois mois

Un médicament mis sur le marché il y a exactement un an, en Janvier 2007, se distinguait déjà par sa prise mensuelle. L’ibandronate –c’est de ce traitement qu’il s’agit- est à présent disponible (depuis cet automne), sous forme injectable trimestrielle. Un énorme avantage pour favoriser la rigoureuse observance du traitement. Pour en savoir plus : www.osteoporose-info.fr