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Archive pour janvier 2008
Jeudi 31 janvier 2008
La canicule de l’été 2003 compte une victime de plus. Le jour de Pentecôte travaillé, institué par le gouvernement Raffarin suite à la terrible canicule de 2003, redeviendra à nouveau un jour chômé. C’est ce que le ministre du Travail et de la Solidarité, M. Xavier Bertrand, vient d’annoncer ce mercredi 30 janvier 2008. Mais alors, que restera-t-il de la solidarité envers les personnes âgées ?
La journée de solidarité envers les personnes âgées : une occasion manquée
L’idée était bonne sur le papier : rendre travaillée une journée fériée pour en faire bénéficier les personnes âgées. L’application concrète de cette forme de solidarité envers les personnes âgées n’avait pourtant jamais pénétré les cœurs. L’an dernier, un salarié sur deux à peine est allé au bureau ou à l’usine mais les écoles et la plupart des services publics sont restés fermés. D’où le casse tête pour faire garder ses enfants, pour les transporteurs routiers qui ont voulu fonctionner mais n’avaient pas le droit de faire circuler leurs gros camions, etc. Au-delà du principe, une bonne et généreuse idée, il s’est avant tout agit de créer un nouvel impôt.
Un impôt de solidarité qui demeure néanmoins
Le principe du versement d’une cotisation de 0,3 % prélevée par l’Etat auprès des employeurs demeure. Cet impôt de solidarité s’assouplit en revanche, puisque si le lundi de Pentecôte redevient en principe férié, chacun devra en contrepartie choisir librement le jour de l’année où il ira travailler sans être payé. La journée de solidarité s’installe en fait comme étant une nouvelle cotisation prélevée sur les entreprises, équivalente à une journée de leur masse salariale. Elle a rapporté l’an dernier 2 milliards d’euros, versés à la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA), chargée de co-financer l’APA, par exemple, aussi bien que d’allouer des crédits destinés au fonctionnement des établissements et services médico-sociaux accueillant personnes âgées et personnes handicapées. «Ces 2 milliards d’euros », affirmait le ministre Xavier Bertrand, « ce sont 110 000 places pour les personnes âgées qui ont été médicalisées. Ce sont 14 000 places qui ont été créées pour les personnes âgées et un peu plus de 7 000 pour les personnes handicapées ».
La question du financement de la dépendance reste un casse-tête
Les 2 milliards de cette journée de Solidarité ne suffisent pas à assurer le financement de la dépendance. En effet, le besoin global est estimé à 19 milliards par an. Or le gouvernement ne veut pas donner le sentiment d’augmenter les prélèvements obligatoires. Il faudra donc apporter une réponse d’ensemble et cohérente à cette question. D’autant plus qu’à la veille de la présentation par le Président Nicolas Sarkozy du nouveau Plan Alzheimer, la question de son financement reste d’autant plus d’actualité.
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Mardi 29 janvier 2008
Le sucre n’est pas seulement facteur de diabète, ni même cause de surpoids. Une étonnante enquête américaine dévoile qu’une consommation excessive de sucre favorise l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Explications.
L’apparition de la maladie d’Alzheimer serait liée à l’excès de sucre
Le magazine scientifique américain « Journal of Biological Chemistry » a publié une étude menée sur des souris qui montre la corrélation entre consommation excessive de sucre et apparition d’une molécule favorisant les plaques caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Une expérience concluante sur des souris abreuvées d’eau sucrée
Les chercheurs de l’université de l’Alabama qui ont mené l’étude ont comparé deux groupes de souris. Un groupe témoin a été abreuvé d’eau tandis que les souris de l’autre groupe a été abreuvé d’une eau sucrée à 10%. Au bout de 25 semaines de ce régime, les souris ayant consommé du sucre présentaient un surpoids de 17% par rapport aux souris du groupe témoin. Elles montraient de plus des signes précurseur de diabète. Plus inquiétant : un taux de protéines constituant les plaques caractéristiques de la maladie d’Alzheimer trois fois plus élevé que la normale a été relevé dans le cerveau des souris abreuvées d’eau sucrée. Les chercheurs ont également constaté un taux 2.5 fois supérieur à la norme de molécule apolipoproteine-E, qui favorise la formation de ces plaques dans le cerveau. Ces souris obtenaient également de moins bons résultats à des tests de mémoire et d’apprentissage.
Des conclusions pour l’être humain ?
On sait d’ores et déjà que les personnes souffrant de diabète de type 2 ont un risque plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer.
Les scientifiques estiment que des changements similaires à ceux constatés chez les souris de l’expérience peuvent se développer chez l’être humain, même à une exposition moins forte au sucre, car le métabolisme humain est plus lent et les sources de sucre sont plus nombreuses dans l’alimentation humaine. La consommation de produits sucrés, et notamment de sodas, a beaucoup augmenté au cours des vingt dernières années, dans les pays occidentaux. De nombreux spécialistes estiment que pour diminuer le risque de développer la maladie d’Alzheimer, il conviendrait de diminuer la part de l’alimentation sucrée. Les plus prudents auront donc la sagesse d’adapter leur régime alimentaire, au moins en attendant de prochaines études scientifiques, qui pourraient confirmer cette piste !
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Lundi 28 janvier 2008
Le développement de l’Hospitalisation à Domicile (HAD) est une alternative à l’hospitalisation qui offre de multiples avantages. De manière particulière, la HAD en maison de retraite permet d’éviter aux résidents le trauma d’une hospitalisation dans un nouveau cadre. Explications.
L’Hospitalisation à Domicile, une alternative pour les maisons de retraite
L’hospitalisation à domicile permet de renverser l’ordre des choses : au lieu d’envoyer la personne âgée à l’hôpital, c’est l’hôpital qui vient à elle. L’HAD va développer autour du patient tous les moyens, humains autant que matériels, dont il a besoin, comme s’il était hospitalisé. L’HAD demande en principe aux personnels soignants (infirmière, kinésithérapeute, pharmacien) qui suivent habituellement le résident de prendre en charge les soins spécifiques liés à « l’hospitalisation ». Au cas où ces professionnels n’auraient pas la disponibilité suffisante pour le faire, l’HAD fera intervenir sa propre équipe de médecins, infirmiers, ergothérapeutes, kinés, etc.
Pour que l’HAD soit possible dans ses locaux, la maison de retraite doit au préalable signer une convention avec l’organisme en charge d’organiser l’Hospitalisation à domicile. Certaines pathologies, trop lourdes, ne peuvent être prises en charge dans le cadre de l’HAD. Il appartient toujours au médecin qui suit habituellement le patient (le médecin de la maison de retraite) d’opter en définitive pour l’HAD ou l’hospitalisation classique.
L’avantage de l’HAD pour les résidents des maisons de retraite
Lorsque l’état de santé d’un résident d’une maison de retraite se dégrade, on l’hospitalise. Le passage du statut de résident à celui de patient peut se révéler assez traumatisant pour des personnes déjà fragilisées : transfert en ambulance, arrivée aux urgences, attente dans les couloirs, manque de place dans les services… L’alternative à l’hospitalisation pure et simple que constitue l’HAD est alors d’un bénéfice évident pour la personne âgée, qui n’aura pas à vivre un tel déracinement au moment où sa situation de santé s’aggrave.
L’HAD, une solution moins coûteuse
Le coût d’une journée d’hospitalisation à domicile varie de 150 euros à 450 euros par jour, en fonction des prises en charge. Ce coût reste beaucoup moins élevé qu’une journée d’hospitalisation ordinaire. Par conséquent, le système n’offre que des avantages : pour la personne âgée qui reste dans son environnement familier, il s’agit d’un véritable confort ; pour la collectivité, le coût des soins est moindre. A l’heure où l’allongement de l’espérance de vie et l’encombrement des hôpitaux commencent à poser de sérieux problèmes, l’HAD est une formule qui gagnerait à se développer.
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Vendredi 25 janvier 2008
Les associations AREFO et ARPAD nous proposent un fort beau livre sur les souvenirs et anecdotes liés aux anciens métiers exercés par plus de 160 personnes âgées résidentes en maison de retraite. « La Passion des Métiers », c’est le titre de ce livre – témoignage, permet de porter un autre regard sur les résidents des maisons de retraite.
160 résidents en maison de retraite replongent dans leurs souvenirs
Ils étaient quincailliers, ébénistes, modistes, infirmiers ou enseignants… Véritable aventure collective, le nouveau livre proposé par les associations AREFO-ARPAD retrace le passé professionnel de 160 résidents répartis sur 34 maisons de retraite. Ils nous livrent leurs souvenirs et anecdotes sur des métiers aujourd’hui disparus, ou pour le moins, exercés fort différemment.

La transmission aux jeunes des résidents de maisons de retraite
L’initiative que traduit le livre « La Passion des Métiers » est une démarche qui vise à montrer qu’une personne ne cesse pas d’exister en entrant en maison de retraite. Les anciens qui habitent en résidence ont une infinité de richesses à transmettre à leurs proches et aux jeunes générations.
Pour commander l’ouvrage :
Arefo-Arpad
Tél. : 01.42.68.41.35
Email : elzblanc@arefo.com
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Jeudi 24 janvier 2008
La Secrétaire d’Etat à la Solidarité, Madame Valérie Letard, a annoncé la mise en service dès le mois de février d’un numéro d’appel national qui permettra de signaler les cas de maltraitance faites aux personnes âgées et handicapées. Le 3977 remplacera les numéros nationaux ou locaux des antennes d’ALMA France. Explications.
Un numéro unique contre la maltraitance des personnes âgées : le 39 77
Le 39 77 sera bientôt le numéro unique d’appel à composer en cas de maltraitance. Ce numéro unique, accessible au coût d’un appel local, permettra de lutter plus efficacement contre la maltraitance des personnes âgées ou handicapées. Les appels seront réorientés vers l’association locale la plus proche et permettra aux victimes de se confier, d’obtenir un renseignement, dénoncer un mauvais comportement, obtenir une adresse, recevoir un conseil, etc. Le numéro fonctionnera avec des horaires élargis, de façon à répondre plus efficacement aux utilisateurs.
600 000 euros annuels
Le gouvernement a décidé d’attribuer 600 000 euros par an pour renforcer la formation des écoutants, développer les équipes et payer les locaux des centres d’écoute. Le comité de vigilance et de lutte contre la maltraitance se réunit début février prochain pour décider de l’allocation de ce budget annuel. Il devra également planifier le déploiement de ce dispositif sur l’ensemble du territoire national d’ici 2009. Valérie Létard souhaite de plus améliorer le dispositif actuel en mettant en place des grilles d’indicateurs de maltraitance, un guide pour les professionnels du domicile, ainsi qu’en prévoyant le doublement des inspections en établissements.
85 plates-formes départementales
Jusqu’à présent, les appels étaient recueillis sur des numéros d’écoute gérés par deux associations, une en Ile-de-France et ALMA-France sur l’ensemble des 58 départements couverts. Valérie Letard a affirmé que le nombre des plates-formes du dispositif devait être porté à 85 pour assurer une couverture nationale avant la fin de l’année.
Un réseau de 15 000 bénévoles
En 2006, 13 600 appels de détresse ont été répertoriés dont la moitié concerne des cas de maltraitance. L’essentiel du dispositif d’écoute est basé sur un réseau de 15 000 bénévoles, essentiellement des retraités actifs ayant auparavant travaillé dans le secteur social.
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