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Archive pour décembre 2007
Vendredi 21 décembre 2007
Une enquête publiée en cette fin d’année par la Haute Autorité de la Santé a de quoi inquiéter : selon l’étude de la HAS les personnes âgées de plus de 70 ans consomment trop d’antidépresseurs et de médicaments assimilés. La sonnette d’alarme est tirée : peut-être n’est-il pas trop tard pour changer des habitudes de prescription néfastes. Explications.
Une consommation excessive et trop prolongée de psychotropes
La Haute Autorité de Santé (HAS) attire l’attention des Français sur le mésusage de substances médicamenteuses qui ne sont pas sans conséquences sur la santé : ainsi, est-il stipulé dans un rapport récent que « La consommation de médicaments psychotropes (antidépresseurs, anxiolytiques, hypnotiques, neuroleptiques…) est excessive et tend à se banaliser ». Plus de 50% des Français de plus de 70 ans, des femmes pour la plupart, consomment de façon prolongée des anxiolytiques ou des hypnotiques. Les femmes en consomment en moyenne moitié plus que ne le font les hommes. Une situation inquiétante qui nécessite un changement de mentalités et une vigilance accrue de tous : corps médical, patients, mais aussi entourage familial.
Mettre fin à la « surprescription »
Dans son rapport, la HAS dénonce la surprescription et la consommation trop prolongée d’anxiolytiques et d’hypnotiques dans les troubles du sommeil et de l’anxiété, de même que la surprescription de neuroleptiques dans les troubles du comportement, et ce alors que, selon la HAS elle-même, « les risques liés à ces médicaments sont supérieurs à leurs bénéfices ».
Pour pallier ces mauvaises habitudes, la HAS préconise une série d’actions à entreprendre auprès des médecins ainsi qu’envers les patients consommateurs de psychotropes. Une campagne d’information centrée sur l’insomnie et les somnifères d’une part, et sur l’anxiété et les anxiolytiques d’autre part, devrait ainsi prochainement voir le jour.
Pour en savoir plus
HAS, rapport Novembre 2007 « Améliorer la prescription des psychotropes chez le sujet âgé »
Site Internet: www.has-sante.fr
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Jeudi 20 décembre 2007
Les franchises médicales, destinées à financer le futur plan Alzheimer 2008-2012, entrent en vigueur à compter du 1er janvier 2008. Le Conseil Constitutionnel vient en effet de se prononcer à ce sujet la semaine dernière, levant ainsi le dernier obstacle à l’application de la mesure.
Les franchises médicales : comment ça marche ?
Très contestée, la mesure instaurant des franchises médicales, va néanmoins entrer en vigueur dès le 1er janvier prochain. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2008 instaure ainsi des franchises qui laissent à la charge du patient une partie de certains frais médicaux :
- sur les boîtes de médicaments, à hauteur de 50 centimes d’euros ;
- sur les actes paramédicaux, également de 50 centimes d’euros ;
- ainsi que sure les transports sanitaires (à hauteur de 2 euro).
L’ensemble de ces franchises est plafonné à 50 euros par an. Certains assurés sociaux, comme par exemple les bénéficiaires de la CMU, les enfants mineurs ou les femmes enceintes, en seront exemptés. Ils seront donc pleinement remboursés sur les dépenses citées.
850 millions de recettes attendues
Les franchises médicales devraient rapporter 850 millions d’euros par an, qui seront affectés au financement du plan Alzheimer et de la lutte contre le cancer. Si les professionnels ne contestent pas la nécessité de trouver de nouvelles sources de financement face aux défis de la recherche médicale, nombre d’entre eux ont dénoncé l’insuffisance de cette mesure. En effet, rien que pour financer le Plan Alzheimer, plus d’un milliard d’euros seraient d’ores et déjà nécessaires.
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Mercredi 19 décembre 2007
Connaissez-vous l’ANESM ? Il s’agit de l’Agence Nationale d’Evaluation Sociale et Médico-sociale. Créée et mise en place au cours de l’année 2007, cette agence est appelée à remplir un rôle central dans la luute contre la maltraitance et le développement des pratiques de bientraitance. L’ANESM est en effet chargée, dans le cadre de sa mission, de mettre en place des mesures de contrôle des maisons de retraite. Une agence dont le rôle s’avère salutaire.
Une mission : développer la culture de la bientraitance en maison de retraite
Contrairement à ce que d’aucuns, en mal d’audience et de sensationnel, voudraient nous faire croire (Cf. notre billet sur la maltraitance), les maisons de retraite ne sont pas des mouroirs moyenâgeux. Le personnel y est de mieux en mieux qualifié et, surtout, de plus en plus sensibilisé aux risques de maltraitance. La création d’une agence gouvernementale précisément chargée de traiter ce sujet est un signe des temps. C’est en effet pour développer une culture de la bientraitance dans les maisons de retraite et tous les autres établissements et services sociaux et médico-sociaux que l’Agence Nationale d’Evaluation Sociale et Médico-sociale (ANESM) a été créée.
Programme de travail pour 2008
L’ANESM s’est fixé un vaste plan de travail pour l’année 2008, principalement articulé autour de sept recommandations transversales :
- Définition et déclinaison de concept de bientraitance ;
- Rôle de l’encadrement et mission du responsable d’établissement concernant la prévention et le traitement de la maltraitance ;
- Prévention de la maltraitance à domicile ;
- Mise en œuvre d’une stratégie de formation continue pour les intervenants selon les populations accompagnées ;
- Concilier la personnalisation de la prise en charge et la vie en collectivité ;
- Favoriser l’ouverture de l’établissement sur l’extérieur ;
- Mettre l’accent sur l’élaboration du projet de vie (vie sociale, continuité de prise en charge).
La validation de l’évaluation interne de la maltraitance en maison de retraite
Dans un premier temps, l’ANESM devra accompagner les maisons de retraite et autres établissements d’accueil du secteur médico-social, en les aidant à mettre en place des procédures d’évaluation interne des actions de prévention de la maltraitance. L’agence se propose également de proposer des outils très concrets destinés à améliorer la qualité de vie des personnes prises en charge par les établissements. Ainsi, par exemple, l’ANESM s’apprête-t-elle à engager des travaux sur l’organisation de la vie quotidienne des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
La mise en place d’un contrôle externe des maisons de retraite
Puis l’ANESM aura pour mission de développer les évaluations externes des établissements. L’agence organisera alors l’habilitation d’organismes indépendants qui seront chargés de conduire les évaluations externes. La procédure d’habilitation sera élaborée dans le courant de l’année 2008.
Contacter l’ANESM
Agence nationale d’évaluation sociale et médico-sociale
5 rue Pleyel – Bâtiment Euterpe
93200 Saint-Denis
Tel: 01.42.43.90.04
Fax: 01.42.43.85.52
Email : anesm@sante.gouv.fr
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Mardi 18 décembre 2007
La vague de froid qui saisit l’Hexagone semble s’installer. Le plan « Grand Froid » a été décrété dans plus du tiers des départements français et, plus que jamais, les personnes âgées doivent demeurer prudentes. Voici quelques rappels utiles pour rester en bonne santé quand le froid s’installe.
Le grand froid : un risque accru pour les personnes âgées
Le très grand froid qui s’abat ces jours-ci sur la France constitue un risque pour la santé des personnes âgées, plus encore que pour le reste de la population. En effet, l’altération des vaisseaux sanguins et la diminution de la masse musculaire accroissent la vulnérabilité des personnes âgées au froid. En diminuant les capacités de résistance de l’organisme, le grand froid peut avoir des conséquences indirectes graves sur des personnes déjà fragilisées.
De plus, avec l’âge, la sensation de froid diminue, ce qui rend les personnes âgées encore plus vulnérables au froid. Le risque est d’autant plus grand pour les personnes souffrant de maladies chroniques, notamment : insuffisance respiratoire, diabète, troubles neurologiques et pathologies cardiaques. En effet, lorsqu’il fait froid, l’organisme augmente son débit sanguin pour se réchauffer, courant ainsi le risque d’aggraver les pathologies présentes au plan cardiaque et respiratoire.
Les précautions à prendre
Que le plan grand froid ait été déclenché ou non dans votre département, il convient en cette rigoureuse saison d’hiver de ne pas sortir sans être chaudement couvert, notamment en ce qui concerne la tête, les mains et les pieds, car les extrémités sont plus sensibles aux basses températures. Ne sortez pas non plus sans raison spécifique et limitez vos déplacements à l’extérieur. Méfiez-vous des courants d’air et évitez de passer brutalement du chaud au froid. Limitez la consommation d’alcool et de tabac : au lieu de réchauffer l’organisme, l’alcool dilate les vaisseaux, empêchant la lutte efficace de l’organisme contre le froid, en particulier aux extrémités. L’effet irritant de la fumée sur les voies respiratoires est quant à lui plus immédiat en cas de grand froid. Si vous êtes cardiaques, veillez à éviter de fournir de trop grands efforts. Enfin, prenez garde aux risques de chute, en particulier lorsque il a gelé au cours de la nuit. Bonne santé !
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Lundi 17 décembre 2007
Le Sénat a été, la semaine passée, le théâtre d’un drame en trois actes qui aurait pu s’achever sur une réforme majeure de la principale allocation venant en aide aux personnes âgées dépendantes, l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). Une réforme qui aurait pu passer en catimini, à la faveur d’un amendement à la loi de Finances pour 2008, subrepticement ajouté lors d’une séance nocturne au Sénat, il y a précisément une semaine. Fort heureusement, les protestations nombreuses et la réaction appropriée du gouvernement ont empêché l’irréparable d’être commis. Explications.
Un amendement prévoyait la récupération de l’APA sur la succession
A l’origine du tollé, un amendement déposé dans la nuit de lundi à mardi 10 décembre par les sénateurs Philippe Marini (UMP) et Jean Arthuis (Modem). L’amendement prévoyait de permettre la récupération par les départements des sommes versées au titre de l’APA, après le décès du bénéficiaire. A compter du 1er janvier 2009 et dès lors que l’héritage (ou « actif successoral ») aurait dépassé la somme de 100 000 euros, les héritiers auraient dû, selon l’amendement en question, rembourser l’aide perçue au titre de l’APA.
Levée de bouclier des professionnels du secteur médico-social
L’amendement voté sans bruit à la faveur d’un vote nocturne va bien vite déclencher un tollé. Une association de professionnels parle même de « provocation », tous estiment que la question du financement de la dépendance mérite un large et vaste débat, plutôt qu’un amendement voté à la sauvette. Le gouvernement s’oppose même à la mesure, par la voix de Valérie Letard, Secrétaire d’Etat à la Solidarité, en charge des Personnes Âgées, qui profite des séances de questions au gouvernement, à l’Assemblée Nationale, mercredi 12 décembre, pour demander la suppression de l’amendement.
Un retour à la PSD pour l’instant évité
Avant la création de l’APA, en 2002, la Prestation Spécifique Dépendance était elle aussi récupérable sur l’héritage. Résultat : moins de 150 000 bénéficiaires enregistrés. Ce qui a fait le succès de l’APA, dès sa mise en œuvre, consiste précisément en son caractère d’aide non remboursable et universelle. Plus d’un million de bénéficiaires profitent de l’allocation, dont le coût, certes largement sous-estimé par ses créateurs, retombe lourdement sur les épaules des conseils généraux départementaux. Finalement, lors de sa séance du jeudi 13 décembre, la Commission Mixte Paritaire (CMP), n’a pas retenu l’amendement tant décrié au sein de la Loi de Finances 2008.
Le vrai débat aura lieu courant 2008
Le directeur de l’association des directeurs d’établissements et services pour personnes âgées (AD-PA), M. Pascal Champvert, s’est déclaré satisfait de « l’échec de l’amendement du Sénat. » La question du financement de la dépendance « mérite d’être abordée dans le cadre global du chantier du cinquième risque », a estimé quant à elle la Secrétaire d’Etat, Madame Valérie Letard. On ne pourra néanmoins éviter de tenir un vrai débat sur le financement de la dépendance, qui aura lieu au printemps 2008.
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