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Archive pour novembre 2007
Vendredi 23 novembre 2007
Notre blog fête son premier anniversaire ! Voici douze mois à présent que nous abordons jour après jour l’actualité des personnes âgées, les dossiers Santé, les trucs et astuces pour vous aider à mieux chercher une maison de retraite pour vos proches. Un an à votre service, pour mieux vous informer et aborder les thèmes qui vous intéressent : cela se fête, non ?
Du « blog de Cap retraite » au « Courrier de la maison de retraite et des personnes âgées»
Dans sa première année, un nouvel être se développe, prend ses marques dans l’existence. Ainsi en a-t-il été de notre blog. Au départ simplement nommé le « blog de Cap Retraite », sa vocation s’est affinée, élargie, puis renforcée. Au-delà de l’actualité de l’organisme Cap Retraite, nous avons voulu ancrer notre présence dans le thème bien plus vaste de l’actualité des personnes âgées, en général, et des maisons de retraite, en particulier. Au départ « journal de bord », notre blog est devenu « Courrier », pour mieux marquer sa vocation d’être un lien, une ancre de communication avec les familles, les personnes âgées et les professionnels du monde médical et social qui les entourent.
Une multitude de thématique, des EHPAD à Alzheimer, de l’APA au Taï-Chi…
La véritable question est : de quoi n’avons-nous pas parlé, durant cette année de billets quasi-quotidiens ? En cherchant parmi nos archives, la liste est éloquente ! Certes, nous avons beaucoup parlé d’Alzheimer, fléau d’actualité s’il en est ; mais nous avons multitude d’autres thèmes : nous avons découvert la gérontechnologie, parlé d’intergénérationnel, de culture et de littérature, nous avons cité Victor Hugo pour commenter un sondage sur la solitude des personnes âgées à domicile, invoqué le prix Nobel Eli Wiesel parlant du « cancer de la mémoire » pour évoquer les maladies neurodégénératives ; nous avons donné des informations sur l’APA, sur l’ASPA, sur la fiscalité et les choix financiers ; nous avons suivi les élections, la réforme des tutelles, l’actualité des grands « plans » qu’affectionnent les gouvernants : le plan solidarité Grand Âge, puis le plan Alzheimer ; nous avons parlé des derniers poilus, des centenaires d’Okinawa, des bienfaits de l’entrée des chiens en maison de retraite ; nous avons discuté du maintien à domicile et des choix difficiles auxquels les personnes âgées sont confrontées ; nous avons parlé de mémoire, d’alimentation, de gymnastique chinoise… Nous avons évoqué le Neurodon, le Plan Canicule, la dépression et Parkinson… Alors, de quoi n’avons-nous pas parlé ? Nous n’avons pas parlé de…rugby ! Votre serviteur ayant plus d’affinités pour le ballon rond que pour l’ovale, la coupe du monde de cette année n’a pas fait l’objet d’un seul petit billet, pas même d’une seule petite allusion… Qu’on se le tienne pour dit : dans notre blog, le Courrier de la maison de retraite et des personnes âgées, on ne trouvera pas d’infos sur le rugby… Mais pour le reste !…
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Jeudi 22 novembre 2007
Les personnes âgées ont beaucoup de secrets à nous faire partager. Combien de traditions, de contes, d’histoires, de techniques artistiques ou de chants traditionnels risquent-ils de tomber dans l’oubli ? Le partage de ces savoirs donne parfois lieu à d’intéressantes découvertes. Récit.
Un livre de recettes recueillies auprès de résidents d’une maison de retraite
Un livre de recettes de confitures à l’ancienne vient de paraître aux éditions Les Monédières. Il ne s’agit pas d’un banal livre de cuisine, mais du fruit de l’expérience originale menée dans une maison de retraite de Corrèze. Il s’agissait au départ d’un atelier de cuisine « thérapeutique », au cours duquel les résidents devaient à chaque rencontre élaborer des confitures. Mais au final, il y eut là bien plus que l’alchimie du fruit et du suc : il y eut beaucoup de paroles échangées, de souvenirs confiés et d’émotions partagées…
La dynamique de groupe d’un atelier de travail en maison de retraite
En effet, entre l’animatrice de l’atelier, Régine Rossi-Lagorce, qui eut ensuite l’idée d’en tirer un ouvrage éclairant, et la douzaine de personnes âgées participantes, s’est créé une dynamique particulière. Cet élan, peut-être galvanisé par les relents d’enfance des odeurs de fruit caramélisé, a incité les résidents participant à l’atelier à confier leurs histoires, leurs secrets, ainsi que leurs souvenirs. « Vous pensiez tout savoir de la vie des anciens dans une maison de retraite ? Eh bien, sachez que ce ne ressemble pas forcément au tableau que l’on nous dresse », explique l’auteur de ce délicieux petit livre.

Des confitures dans d’autres maisons de retraite ?
Nombreuses sont les résidences où les personnes âgées participent elles aussi à des ateliers qui, outre leur utilité première, leur permettent avant tout d’ouvrir leur « boîte à souvenirs ». Ce dont on manque le plus, ce ne sont pas les richesses de nos aînés, mais les initiatives pour les recueillir et les faire partager. « Confitures et paroles d’anciens » a le mérite de montrer la voie. Un chemin à imiter sans limitation !
Confitures et Paroles d’Anciens
Régine Rossi Lagorce
Editions « Les Monédières »
173 pages
15 euros
Tél : 05 55 98 02 54
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Mercredi 21 novembre 2007
Aux petits et aux grands soucis du Grand Âge, communs à tous nos aînés, s’ajoute pour les personnes souffrant d’obésité les affres de l’ostracisme et les problèmes d’inadaptation des structures. Trouver une place en maison de retraite n’est, en soi, jamais une tâche facile. Lorsque de plus la personne âgée qui souhaite entrer en résidence est obèse, la mission tient du calvaire. Explications.
Refus d’entrée en maison de retraite pour cause de surpoids !
L’année dernière, la fille de Madame F., alors âgée de 71 ans, cherche pour sa maman une maison de retraite médicalisée. Madame F., qui pèse alors 148 kg, a un état de santé fragile qui nécessite qu’elle quitte son domicile. Souffrant de difficultés respiratoires, de troubles du comportement alimentaire et de troubles cognitifs légers (absences passagères, oublis, …), Madame F. vient en effet de souffrir d’un accident vasculaire cérébral, qui la laisse indemne mais encore plus fragilisée. Elle ne peut plus rester seule et son état nécessite des soins réguliers. Or son poids est un obstacle de taille. Dans les quatre maisons de retraite qu’elle visite, on lui refuse l’inscription malgré les places disponibles. Motif : le poids trop élevé de Madame F. ne permet pas sa prise en charge.
Les obèses en maison de retraite
Il faut en effet savoir qu’au-delà d’un certain poids, la prise en charge d’une personne âgée obèse nécessite des équipements et des moyens humains particuliers que toutes les EHPAD ne sont pas forcément en mesure d’assurer. En général, c’est au-delà de 100-120 kilos qu’une personne sera réputée de poids élevée. Sa prise en charge en maison de retraite médicalisée nécessitera donc du matériel adapté (lits médicalisés adaptés ; sièges ; lève-personne) mais également du personnel soignant en nombre suffisant et ayant une force physique suffisante (le personnel féminin étant souvent plus nombreux que le personnel masculin, on imagine les soucis que cette prise en charge peut causer au quotidien) pour assister la personne dans les soins quotidiens médicaux ou généraux, lorsqu’il s’agit de l’aider à faire sa toilette ou à s’habiller lorsqu’elle n’est pas en mesure de le faire de manière totalement autonome.
Des budgets spéciaux pour l’accueil en maison de retraite
Pour que les maisons de retraite médicalisées puissent toute accueillir comme il se doit les personnes âgées de poids élevé, il leur faudrait les moyens financiers de s’équiper en matériel et de recruter le personnel adéquat en nombre suffisant. Malheureusement, à l’heure actuelle, les budgets spéciaux qui seraient nécessaires n’ont pas été débloqués. Par conséquent, les pouvoirs publics s’en remettent à l’esprit de mission des dirigeants d’EHPAD, tous n’ayant pas évidemment la même motivation à équiper leur résidence pour faire face à l’accueil de ces cas particuliers. Dommage pourtant, car le nombre de personnes âgées en surpoids augmente, de même que l’obésité devient un phénomène de plus en plus répandu en France. Or l’espérance de vie des obèses n’est pas – significativement – différente de celle du reste de la population. Il faudra donc leur permettre aussi de bénéficier d’une vieillesse paisible en maison de retraite.
Ne pas négliger le recours à des conseillers spécialisés
Encore plus que d’ordinaire, la recherche d’une maison de retraite est un parcours difficile pour les personnes âgées de poids élevé. Pour les proches, comme pour la fille de Madame F. dont nous relatons plus haut le cas particulier, il s’agit d’une mission qui s’avère bien souvent impossible. Le recours à des conseillers spécialisés dans l’orientation en maison de retraite est alors souvent la meilleure des solutions. Leur excellente connaissance des caractéristiques de chaque résidence, ainsi que leurs capacités d’effectuer une recherche approfondie et pointue, leur permettent de mettre en œuvre le maximum pour essayer de trouver une place adaptée, dans les meilleurs délais.
Pour contacter les conseillers de Cap Retraite, composez le numéro vert : 0800 891 491.
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Mardi 20 novembre 2007
Les premiers cas de grippe de l’hiver ont été signalés, essentiellement dans le nord de la France : en Picardie, en région parisienne et en Normandie. Il n’est donc pas trop tard pour prendre ses précautions et se faire vacciner.
La grippe : de sévères risques pour les personnes âgées
La grippe touche chaque hiver en France entre 2 et 7 millions de personnes. Elle touche toutes les classes d’âges mais est particulièrement dangereuse sur certains types de population, notamment les personnes âgées ou sujets fragilisés par une pathologie chronique sous-jacente. La grippe peut entraîner chez les sujets âgés des complications de santé parfois mortelles. La vaccination contre la grippe permet de réduire la mortalité des personnes âgées.
Une prise en charge à 100% de la vaccination
La vaccination est recommandée pour les personnes âgées. Elle est de plus entièrement prise en charge par la sécurité sociale. Il est donc simple (et gratuit) de se prémunir. La vaccination peut entraîner un léger syndrome grippal sans commune mesure avec la véritable grippe, mais demeure sans autres effets secondaires notoires. Après la vaccination, le corps a besoin de deux semaines pour développer ses anticorps. Autrement dit, on a tout intérêt à se faire vacciner au plus tôt. C’est ce que recommandent les Groupes Régionaux d’Observation de la Grippe (GROG), chargés de relever sur le terrain l’apparition et l’évolution de l’épidémie saisonnière. Celle-ci n’a pas encore frappée dans toute son ampleur cette année, mais les premiers cas de grippes sont apparus en Normandie, en Picardie et dans le bassin parisien.
Comment vous faire vacciner ?
L’Assurance maladie a adressé aux personnes âgées de plus de 65 ans un courrier d’invitation et un bon de prise en charge pour la vaccination antigrippale. C’est le médecin traitant qui prescrira le vaccin, à retirer gratuitement en pharmacie. L’injection devra ensuite être réalisée par un médecin ou une infirmière. Rien de plus simple ! Bon hiver à tous et… Bonne santé !

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Lundi 19 novembre 2007
Plusieurs médicaments sont prescrits aux malades atteints d’Alzheimer. Ces médicaments sont-ils efficaces ? Existe-t-il des traitements alternatifs ? La Haute Autorité de la Santé (HAS) apporte des conclusions loin d’être satisfaisantes. Mais semble-t-il, pour l’heure, les malades devront se contenter de ces traitements d’appoints. Explications.
Une efficacité mise en question
Les quatre médicaments qui bénéficient d’une indication officielle dans le traitement d’Alzheimer ont été réévalués par la Haute Autorité de la Santé (HAS). Les conclusions de la HAS ne sont guères encourageantes. En effet, les quatre médicaments concernés (Aricept, Réminyl, Exelon et Ebixa) ont des « effets modestes et portent essentiellement sur les troubles cognitifs », conclue le rapport de la HAS. Ces médicaments n’enrayent pas la progression de la maladie et la HAS estime que le progrès thérapeutique apporté est décevant, désormais considéré comme mineur.
Des traitements « structurants »
Malgré la modestie des effets observés, la HAS a maintenu la place de ces traitements dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer. En effet, bien qu’ils ne constituent qu’un des éléments de cette prise en charge, ces traitements sont considérés par la HAS comme y jouant « un rôle structurant. » Autrement dit, ces médicaments ne sont pas loin d’être, peu ou prou, des placebos.
Le Ginko Biloba, un traitement alternatif ?
Le Ginko Biloba est une plante médicinale aux vertus nombreuses et utilisée dans maintes indications. On a un temps parlé d’une utilisation de cette plante en traitement d’appoint de la maladie d’Alzheimer. Malgré les espoirs placés en la plante miracle et des dizaines d’essais réalisés sur le sujet, aucun de ceux-ci n’a été concluant. Là encore, la déception était au rendez-vous.
Quels espoirs ?
Outre les traitements des effets secondaires (dépression, anxiété, insomnie, paranoïa, etc.), qui sont efficaces et connus, la maladie d’Alzheimer reste à ce jour sans traitement thérapeutique efficace à même de stopper l’évolution de la maladie. De nombreux espoirs sont cependant à trouver du côté de la recherche actuelle. Une meilleure connaissance de la maladie et la découverte de ces mécanismes permettra dans les prochaines années de mettre à jours de nouvelles pistes pour des traitements efficaces.
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