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Archive pour novembre 2007

Le chant : un souffle libérateur en maison de retraite

Vendredi 30 novembre 2007

Nos aînés n’ont peut-être plus autant de souffle, certains entendent moins bien, mais tous apprécient l’écoute d’un spectacle chanté. Parfois même, les résidents d’une maison de retraite se prêtent au jeu et poussent ainsi « la chansonnette ». Une association de bénévoles, Se Canto, intervient tous les mois en maison de retraite autour du chant et de la musique. Explications.

L’apport du chant en maison de retraite
Le chant est un vecteur de rencontre qui permet de sortir les personnes âgées de la routine et de l’isolement dans lesquels certaines se laissent parfois glisser. En effet, les personnes âgées qui résident en maison de retraite sont bien souvent seules. Bien que beaucoup reçoivent de la visite fréquemment, trop de résidants souffrent de solitude, soit par manque de famille soit du fait de l’éloignement de celle-ci. Le chant, au-delà des mots, permet une communication sensorielle renouvelée. En chantant, les personnes âgées mobilisent leurs capacités d’expression. En écoutant d’autres chanter, elles sortent de leur isolement. Le chant est une activité qui permet donc de retrouver ou de conforter les capacités créatives de la personne âgée et de la revaloriser, à ses yeux et au sein de la collectivité.

Se Canto, des bénévoles qui chantent pour les personnes âgées
Voilà bientôt presque dix ans que se développe l’association Se Canto. Créée à l’origine à l’initiative d’étudiants de Toulouse, l’association se mobilise pour aller chanter chaque semaine dans des maisons de retraite, aux quatre coins de l’hexagone. Se Canto est présente dans plus de 19 villes avec 25 équipes et plus de 450 bénévoles. Chaque mois, l’association visite plus de 1500 personnes âgées.
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Comment ça marche ?

Des équipes de bénévoles sont crées pour l’année et se voient attribuer une maison de retraite qu’ils visiteront régulièrement, afin de tisser des liens plus profonds avec les personnes âgées. Chaque  mois, un dimanche après-midi, l’équipe de bénévole vient proposer un spectacle de chant dans la maison de retraite. Le spectacle est suivi d’un goûter avec les résidents, qui ont ainsi l’occasion de nouer un dialogue avec des personnes jeunes qui ne sont pas du personnel soignant.  Deux ou trois autres fois dans le mois, les 10 à 15 bénévoles de chaque équipe se rencontrent, sélectionnent les chants du prochain spectacle et s’adonnent aux nécessaires répétitions.

Participer à Se Canto
L’association, présente, entre autres villes, à Angers, Dijon, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Nancy, Nantes, Paris, Rennes, Saint-Etienne, Strasbourg, Toulouse, cherche à se développer, y compris dans d’autres métropoles régionales. Vous aussi, vous pouvez la rejoindre, en appelant le 06.71.01.15.97 ou en visitant le site de l’association : www.se-canto.com

Rendez-vous TV : “Qu’allons nous faire de nos parents ?”

Jeudi 29 novembre 2007

Canal Plus propose mardi 4 décembre un documentaire de 90 minutes réalisé par Laëtitia Moreau : “Qu’allons nous faire de nos parents ?” Un document à ne pas manquer.

Un sujet préoccupant : la prise en charge de la dépendance
Les personnes âgées n’ont jamais été aussi nombreuses qu’aujourd’hui en France. Avec plus de 5 millions de plus de 75 ans, dont 850 000 personnes dépendantes, la question de la prise en charge de la dépendance n’a jamais été autant d’actualité. Les prévisions font état de plus de 2 millions de personnes très âgée (au-delà de 85 ans) dans un peu plus de dix ans et la question se pose dans de plus en plus de familles : “Qu’allons nous faire de nos parents ?”

Un documentaire sur les personnes âgées en « prime-time »

Fait suffisamment rare pour être signalé, Canal + va consacrer sa première partie de soirée, le 4 décembre, au documentaire réalisé par Laëtitia Moreau, “Qu’allons-nous faire de nos parents ?” Dans ce document d’une heure et demie, les questions qui préoccupent les Français au sujet du devenir de leurs proches âgés sont abordés au travers d’histoires familiales, de témoignages et de paroles de spécialistes. Quel choix effectuer pour nos aînés ? Peut-on décider pour un proche qui ne dispose plus de toutes ses facultés intellectuelles ? Autant de délicates questions qu’aborde sans far la réalisatrice. Un document sur les enjeux du Grand Âge à ne pas manquer.
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Mardi 04 décembre 2007
20h50 à 22h25
Durée : 95 min
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Rediffusions:
Mardi 04 décembre 22h30
Mercredi 05 décembre 20h50

Remise des prix de la Semaine Bleue 2007

Mercredi 28 novembre 2007

C’est demain, jeudi 29 novembre, que seront remis les prix des lauréats de la Semaine Bleue, la semaine nationale des retraités et des personnes âgées, qui s’est tenue cette année du 15 au 21 octobre. Le concours de la Semaine Bleue récompense chaque année les meilleurs projets intergénérationnels.

Des prix prestigieux !

Le comité national de la Semaine Bleue remettra demain les cinq prix décernés cette année. Le prix « Intergénérations », sous l’égide du secrétariat d’état à la Solidarité est doté d’une récompense de 4 000 euros. Le Grand Prix sera décerné par la Fondation de France (3 800 euros de dotation), de même que le deuxième prix (d’une valeur de 3 100 euros). Enfin, le prix spécial « Agirc-Arrco », décerné par l’organisme homonyme, est doté de 3 500 euros. La Fondation Notre Tempes décernera quant à elle le cinquième prix, doté de 2 300 euros.

Les cinq projets lauréats de la Semaine Bleue 2007

Les cinq prix décernés sont les suivants :

-    Le CCAS de Saint André (59) pour son projet « Si jeunes et vieux m’étaient contés », rassemblant autour du thème du conte les enfants d’une école primaire communale et les personnes âgées de la commune.
-    La maison de retraite de Mornant à Verdun (69), pour son projet « A chacun son ciel », qui vise à confier à des enfants de 8 à 12 ans des appareils photos numériques  l’aide desquels ils photographieront la maison de retraite et ses environs. Les photos seront imprimées et exposée dans l’atrium de l’établissement.
-    L’association « Les aînés de Mayotte », pour son projet visant à faire revivre les traditionnelles places publiques qui permettaient autrefois aux jeunes d’écouter les personnes âgées confier leurs histoires.
-    L’association Notre Dame des Doms d’Avignon (84) a eu l’idée de créer un jardin potager pour mettre en relation la maison de retraite et la crèche voisine. Le jardin dispose d’accès facilité pour les jeunes enfants et les personnes âgées dépendantes.
-    Le Pôle de soins gériatriques du CHU de Nantes pour son projet « l’ABC d’hier : jeunes et vieux composent ensemble ». Il s’agissait de faire illustrer par des enfants un recueil de récits de personnes âgées hospitalisées.

Les droits des résidents en maison de retraite

Mardi 27 novembre 2007

Le secteur des maisons de retraite devient de plus en plus encadré, ce qui est une bonne chose, tant pour les professionnels de l’aide aux personnes âgées que pour les résidents eux-mêmes. L’Institut National de la Consommation (INC) vient d’éditer une brochure qui retrace sous forme de fiche pratique l’essentiel de ce qu’il faut savoir.

Une évolution législative qui va dans le bon sens
Les nouvelles lois de 2001 (Loi du 20 juillet 2001 relative à la prise en charge des personnes âgées et à l’Allocation Personnalisée d’Autonomie –l’APA) et de 2002 (Loi du 2 janvier 2002 portant sur la rénovation de l’action sociale et médicale ont véritablement changé la donne dans le secteur des établissements d’accueil pour personnes âgées. Les droits des résidents ont depuis lors clairement été entérinés et garantis par le législateur.

Les éléments de base : le contrat, les prix, les droits individuels en maison de retraite
Les droits des résidents se traduisent principalement par un système de tarification clairement établi, qui distingue les coûts de service hôtelier et ceux liés aux dépenses de santé – pris en charge par l’assurance maladie – ainsi que les coûts liés à la prise en charge de la dépendance – qui peuvent être partiellement couverts par l’APA. Par ailleurs, au-delà de deux mois de séjours, l’établissement d’un contrat écrit est à présent obligatoire. Il doit y être stipulé au minimum : la liste et le coût des prestations, ainsi que le détail de celles qui sont inclus dans le tarif de base et celles qui font objet d’une facturation supplémentaire ; les conditions de résiliation ; la durée, pour un séjour inférieur à six mois, ainsi que les conditions de facturation en cas de congés ou d’hospitalisation. Enfin, les maisons de retraite ont du mettre en place un Conseil de la Vie Sociale (CVS), anciennement Conseil d’établissement, qui se réunit au moins trois fois par an et qui permet d’associer les représentants des résidents aux questions liées au fonctionnement de l’établissement.

Quelques questions fréquentes

Le renforcement des droits ds résidents, en tant qu’usager, ne les exempts pas de leurs devoirs envers la collectivité. Dans un sens ou dans l’autre, plusieurs questions se posent fréquemment au sujet de ces droits et libertés. En voici quelques unes brièvement évoquées à votre attention :

- le résident peut-il apporter son mobilier ?
Les maisons de retraite favorisent en général, dans la mesure du raisonnable, la personnalisation du lieu de vie du résident. Seuls les appareils chauffants (réchaud, radiateur, fer à repasser, …) sont en général prohibés pour d’évidentes raisons de sécurité.

- Doit-on payer en cas d’absence ?
Le contrat de séjour doit préciser ces modalités, sachant que si l’absence n’excède pas trois jours, elle n’est pas déduite de la facturation du mois en cours, même s’il s’agit d’une hospitalisation. En revanche, si le contrat ne stipule pas explicitement ce qu’il en est, la facturation du tarif dépendance est suspendue dès le premier jour d’absence.

- Peut-on fumer ?
Dans les espaces collectifs, l’interdiction de fumer dans les lieux publics s’applique comme partout. En revanche, l’interdiction légale ne s’applique par aux chambres individuelles et la plupart des établissements le permettent. Par contre, fumer au lit est en général interdit.

- L’établissement est-il responsable en cas de vol ?
La maison de retraite ne peut être tenue pour responsable que du vol d’un bien déposé par le résident, à moins que celui-ci n’ait pas été averti de cette possibilité de dépôt. L’établissement est également responsable si le vol a été commis par un membre du personnel, ou bien si le vol a été rendu possible du fait d’une négligence de la direction (par exemple, une serrure défectueuse non réparée à temps, etc.)

- Quelles sont les clauses abusives les plus fréquentes à repérer en priorité dans un contrat de séjour en résidence ?
Certaines clauses sont illégales, comme par exemple la détermination d’un coût d’hébergement plus élevé pour les résidents accueillis en unité protégée Alzheimer, ou bien la fixation d’une période d’essai pendant laquelle l’établissement se réserve le droit arbitraire de résilier le contrat unilatéralement. D’autres clauses, sans être illégales, pourraient être qualifiées d’abusives : ainsi par exemple, en est-il de la facturation automatique des quinze jours suivant la libération de la chambre.

Pour en savoir plus : cf. notre dossier sur les droits des résidents et le site de l’INC : http://www.conso.net/page/

Alzheimer : une campagne de sensibilisation émouvante

Lundi 26 novembre 2007

Vous n’avez sans doute pas échappé à la campagne de communication organisée sous l’égide de France Alzheimer et destinée à sensibiliser le grand public à la maladie. Orchestrée par l’agence publicitaire Saatchi & Saatchi, la campagne est axée sur la disparition progressive des souvenirs des personnes atteintes. Une campagne particulièrement émouvante

Les souvenirs d’un mariage pris en otage… Par qui ?

Le spot publicitaire télévisé est le moins convaincant des trois axes de la campagne. Il représente une grand-mère plongée dans ses souvenirs, qui se remémore le jour de ses noces. Soudain font irruptions des ombres masquées, qui emportent un à un les éléments constitutifs de ces souvenirs. Si l’idée parait originale, la réalisation laisse à désirer : à mi chemin entre l’ambiance de science-fiction et de film d’action, le manque de crédibilité nuit à l’impact du message.

Près d’un million de Français n’ont plus accès à leurs souvenirs

Le spot radio ne nous a pas non plus convaincu. Il utilise le ressort efficace mais oh combien agaçant de la répétition lancinante d’un même bout de phrase. On nous y répète en boucle le nombre de malades atteints par la maladie d’Alzheimer en France – un million – puis vient la « chute » : « ne l’oubliez pas. » En revanche, bien plus réussie que les axes audiovisuels de cette opération de sensibilisation, le volet communication écrite est à la fois le plus percutant et le plus bouleversant. Relayés par La Poste, qui a collaboré pour la campagne avec France Alzheimer, trois visuels viennent illustrer le message « Près d’un million de Français n’ont plus accès à leurs souvenirs ».

Rideau sur la mémoire du passé
Sur les visuels de la campagne écrite, on peut voir des cadres de photos souvenirs ou de portraits de familles, posés dans un environnement domestique, sur une table ou une commode en bois, et dont l’image est cadenassée derrière des grilles ou des rideaux de fer rabattus. L’image est percutante car elle exprime exactement ce que représente la maladie d’Alzheimer au regard de la mémoire évanescente de ceux qui en sont atteints : ce qui leur est le plus familier, leurs connaissances, leurs souvenirs, devient peu à peu inaccessible. Si proches, là dans leur tête, mais qu’ils ne parviennent pas à saisir… Comme les marchandises d’un magasin dont la grille a été abaissée.
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Une campagne poignante car elle laisse une lueur d’espoir
Si l’on analyse ces visuels un pas plus loin, on y décèle une lueur d’espoir, fragile mais bien réelle. Ainsi, à l’instar des magasins dont les rideaux de fer ont été abaissés à la fermeture, laissant augurer d’une réouverture, la campagne de sensibilisation laisse entendre l’espoir optimiste d’un renversement de situation. Un jour peut-être, en effet, parviendra-t-on à redonner aux malades l’accès à leurs souvenirs.
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