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Archive pour octobre 2007
Mercredi 31 octobre 2007
La maladie d’Alzheimer reste encore fort méconnue. Incurable à ce jour, elle constitue la maladie neurodégénérative qui touche le plus de personnes au monde. La première phase de la lutte contre la maladie consiste à en identifier au plus tôt les signes avant-coureurs. Des scientifiques, explorant la piste des défauts d’odorats, ont peut être identifié un moyen efficace de repérer la maladie très précocement. Explications.
Des lésions précoces dans la zone cervicale responsable de l’odorat
L’observation de la formation des plaques amyloïdes responsable de l’atrophie neuronale progressive chez les malades d’Alzheimer avait depuis longtemps attiré l’attention des scientifiques. En effet, des lésions microscopiques ont été observées dans la zone du cerveau responsable de l’odorat. De plus, des études scientifiques ont déjà montré que les malades d’Alzheimer souffraient souvent de dysfonctionnements olfactifs. Une étude récente montre que des personnes saines pourraient montrer des prédispositions à l’Alzheimer, au travers de problèmes d’odorat.
Vers des tests olfactifs pour diagnostiquer Alzheimer ?
Une étude réalisée par le département de médecine de l’université de Chicago (« Rush Medical Center ») a montré que la difficulté à reconnaître des odeurs courantes pourrait montrer une prédisposition à souffrir de troubles cognitifs, voire à contracter la maladie d’Alzheimer. Pendant 5 ans, les chercheurs ont fait passer des tests olfactifs à 600 personnes âgées de 54 à 100 ans, à raison de 20 tests par an. Il s’agissait de reconnaître une douzaine d’odeurs courantes, comme par exemple celle du citron, de l’oignon, de la banane, du poivre, de la cannelle, du tabac, de l’essence, etc. 25% des personnes testées ont fait une erreur ou moins. 50% ont reconnu neuf odeurs au moins sur douze. Le dernier quart n’a pas reconnu plus de huit odeurs sur douze.
Des résultats pourtant significatifs
Au terme des cinq années d’expérimentation, environ 30% des personnes testées ont développé au moins une forme modérée de troubles cognitifs. En prenant en compte des variables telles que l’âge, le sexe, l’éducation, le tabagisme et les antécédents d’accident vasculaire cérébral, les chercheurs ont néanmoins conclu à l’existence d’une corrélation entre un mauvais score d’identification des odeurs et un risque plus élevé de déclin des fonctions cognitives.
Ainsi, le risque de souffrir de tels problèmes s’est avéré deux fois plus élevé chez ceux qui avaient fait au moins quatre erreurs au test d’odeur, par rapport aux 25% de personnes n’ayant eu qu’une erreur tout au plus. De plus, la part de personnes étant passée de troubles cognitifs modérés à une maladie d’Alzheimer s’est avéré plus élevé parmi ceux qui avaient eu le plus d’erreurs au test d’identification olfactive.
Les personnes âgées devraient signaler leurs problèmes d’odorat
Si conserver un bon odorat avec l’âge est un excellent signe de bonne santé cognitive, une diminution des facultés olfactives est pourtant courante à partir d’un certain âge. C’est pourquoi une baisse d’odorat n’est pas forcément significative. Cette étude pourrait toutefois mener à l’avenir à la mise en œuvre de véritables tests olfactifs pour diagnostiquer Alzheimer. Bien que nous oyons encore loin de l’élaboration d’un test olfactif systématique échelonné et validé, les chercheurs recommandent aux personnes âgées de signaler sans tarder toute diminution de leur odorat à leur médecin traitant.
Source : Archives of General Psychiatry “Olfactory Identification and Incidence of Mild Cognitive Impairment in Older Age”
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Mardi 30 octobre 2007
Nous avons le plaisir de vous présenter la nouvelle édition de notre Guide de l’Entrée en Maison de Retraite. Fidèle à la présentation claire et didactique du précédent guide, cette nouvelle édition, revue et corrigée, permet une lecture encore plus agréable et un accès facilité aux éléments recherchés. Comme toujours, vous pouvez téléchargez le guide, par chapitre ou dans son intégralité, dans le dossier Ressources de notre site.

Toute l’info sur les maisons de retraite
Le guide offre aux familles un panorama objectif sur l’univers des maisons de retraite, les services et tarifs proposés.
Un questionnaire de visite pour mieux choisir la résidence adaptée
Choisir une résidence devient facile grâce aux conseils pratiques et au rappel des points essentiels à vérifier en choisissant une maison de retraite adaptée. Enfin, le questionnaire de visite a été enrichi de manière à mieux assister les familles dans leur recherche.
Le panorama complet des aides disponibles
Le guide récapitule les aides et subventions mobilisables pour financer un séjour en maison de retraite. On y trouve toutes les infos utiles : montants, modalités d’attribution et aide à la constitution du dossier.
Un guide pratique des questions juridiques au service des familles
Le guide dresse le tableau complet des mesures de protection des majeurs, ainsi que des lois et décrets en vigueur (droits et libertés de la personne âgée ; droits des résidents ; réforme des tutelles).
Un glossaire enrichi
Le glossaire revu et corrigé a été enrichi et regroupe la définition des principaux termes utilisés et des notions clés, ainsi que l’explication des abréviations les plus fréquentes.
Télécharger notre guide en ligne
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Lundi 29 octobre 2007
Quel est le profil des personnes âgées vivant en établissement d’hébergement pour personnes âgées ? Quelles sont les évolutions notables au cours des années récentes ? La dernière grande enquête statistique, publiée en 2006 sur des données datant de 2003, mais trace néanmoins des tendances majeures.
Plus de personnes vivent en maison de retraite
Malgré le choix net effectué au cours de la dernière décennie par les pouvoirs publics en faveur du maintien à domicile, la population des résidents en maison de retraite ne cesse de croître. En effet, l’espérance de vie augmente et des classes de population importantes en nombre parviennent aux troisième et quatrième âges. Par conséquent, le nombre de lits occupés en établissement d’hébergement augmente, et les besoins en la matière continueront à être important dans les prochaines années. Fin 2003, 644 000 personnes vivaient en établissement d’hébergement pour personnes âgées, contre 600 400 en 1994, date de la précédente grande enquête statistique, soit 7% de plus. Une tendance de fond que ne modifieront pas les incitations au maintien à domicile, solution qui convient avant tout aux plus « jeunes » de nos aînés et aux moins dépendants.
Quel type d’hébergement ?
Les établissements d’hébergement pour personnes âgées regroupent des institutions fort différentes par nature. La grande majorité des personnes qui y résident sont en fait hébergés par des maisons de retraite autonomes (50%) et des maisons de retraite rattachées à un hôpital (14%). Les Unités de Soins Longue Durée (USLD), adaptées à de très lourdes pathologies, ne regroupent que 12% de la population hébergée en institution. En léger recul depuis 1994, les foyers logements abritent encore néanmoins 23% des personnes âgées vivant en maison de retraite (contre 26% une décennie auparavant).
L’entrée en maison de retraite se fait de plus en plus tardivement …
L’âge moyen des personnes hébergées en institution était, en 2003, de 83 ans et 2 mois, contre 81 ans et 10 mois en 1994. Aujourd’hui, les personnes âgées de 75 ans ou plus constituent 84% de la population vivant en maison de retraite, contre 79% en 1994. En dix ans, la proportion de personnes âgées de plus de 90 ans a progressé de 10%, passant de 19% du total des personnes vivant en maison de retraite à 29%. Essentiellement, ce vieillissement est dû au recul de l’âge moyen d’entrée en maison de retraite : 77 ans et 6 mois en 1994, contre 79 ans et 2 mois en 2003.
… et les résidents sont de plus en plus dépendants à leur entrée
Si l’on exclu la population des foyers logements, environ 80% des personnes vivant en maison de retraite sont considérées comme étant dépendantes, c’est-à-dire ayant un GIR de 1 à 4. Ils n’étaient que 57% en 1998, d’après l’enquête HID institutions (Handicaps, incapacités, dépendance) menée cette année là. Plus précisément, 47% des personnes hébergées en institution – hors foyers logements toujours – relèvent des GIR 1 et 2, donc fortement dépendants. Les personnes ayant un GIR 3 ou un GIR 4, c’est-à-dire moyennement dépendantes, représentent 32% de la population hébergée.
Les foyers logements constituent donc une exception flagrante, les personnes dépendantes n’en formant que 27% de leurs résidents, dont 8% pour les GIR 1 et 2 et 19% pour les GIR 3 et 4.
Une maison de retraite le plus souvent située dans le même département
Il n’est pas inintéressant de constater le rôle assez prépondérant que joue le facteur géographique dans la détermination de l’établissement d’accueil. Malgré la recherche fréquente de rapprochements familiaux et en dépit du manque de place en résidence et de la difficulté de trouver un établissement adapté, les personnes âgées entrent la plupart dans une maison de retraite proche de leur domicile. En effet, 84% des personnes sont hébergées dans un établissement situé dans leur département d’origine.
Dernier domicile connu ?
Avant d’entrer en maison de retraite, 62% des résidents habitaient à leur propre domicile, ou au domicile d’un proche. 13% viennent d’un service de soins de suite ou de réadaptation, tandis que 4% séjournaient dans un établissement psychiatrique. Fait notable, un résident sur dix est issu d’un autre établissement. Il faut toutefois préciser que plus l’établissement d’hébergement est médicalisé, moins ses résidents y arrivent directement depuis leur domicile. Ainsi, si 85% des résidents de foyer logement habitaient auparavant un domicile privé, cette proportion n’est plus que de 65% en maison de retraite autonome, 44% en maison de retraite rattachée à un hôpital et de seulement 26% en USLD.
Source: Direction de la Recherche des Etudes de l’Evaluation et des Statistiques – Etudes et Résultats N° 485
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Vendredi 26 octobre 2007
L’exposition itinérante Planète Cerveau est à visiter : à Créteil, jusqu’au 09 novembre 2007, puis à Nice à compter du 16 novembre prochain. Extension de l’exposition ‘Planète cerveau : un monde à explorer’ présentée au Musée de l’Homme en 2005, la Fondation Eisai propose une exposition itinérante sur le même thème, qui s’adresse aussi bien au grand public qu’aux professionnels de santé.
Mieux connaître le cerveau
Le cerveau pèse en moyenne 1,4 à 1,8 kilos chez l’adulte, soit 2% du poids du corps humain. Constitué de 100 milliards de cellules nerveuses, son fonctionnement est longtemps demeuré un mystère, que l’on parvient peu à peu à percer. L’exposition permet de faire mieux connaissance avec cet organe central, mais aussi avec les principales pathologies à l’origine de ses dysfonctionnements : Maladie d’Alzheimer, Maladie de Parkinson, Sclérose en plaque, Accident vasculaire cérébral, etc.
Le tour de France de l’exposition ‘Planète Cerveau’
Après avoir connu un grand succès durant quatre mois en 2005 au Musée de l’Homme, l’exposition Planète Cerveau s’est transformée en musée scientifique itinérant depuis le début de l’année 2007. Après avoir été accueillie à Marseille, Bordeaux, Lille, Lyon, Saint-Etienne, Nantes, Rennes et Strasbourg, l’exposition est à nouveau de passage en région parisienne et sera très prochainement à Nice.
La Fondation ‘Eisai’
Créée en 2002, la fondation Eisai s’est donné pour double but la sensibilisation du grand public et du corps scientifique aux maladies neurodégénératives, ainsi que l’amélioration de l’accompagnement des personnes âgées et de leur entourage. L’exposition Planète Cerveau a permis à la fondation Eisai d’être distinguée par le prix du Mécène d’Or.
Pour vous rendre à l’expo à Créteil – jusqu’au 09 novembre :
CHU – Henri Mondor
Hall de l’hôpital – Porte N°1
51, avenue du Maréchal de Lattre
94010 Créteil
Téléphone : 01.49.81.21.11
Site Internet : http://chu-mondor.aphp.fr
Pour vous rendre à l’expo à Nice – à partir du 16 novembre pour un mois :
CHU – Hôpital Saint-Roch
Atrium sous verrière
5, rue Pierre Dévoluy
06006 Nice
Téléphone : 04.92.03.33.33
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Jeudi 25 octobre 2007
Il n’y a plus uniquement sur l’archipel japonais d’Okinawa qu’on trouve des centenaires en masse. De plus en plus d’européens, et parmi eux des citoyens français, atteignent la barre ô combien symbolique d’un âge à trois chiffres. La nouvelle doyenne des français – depuis la mi-septembre – est âgée de 113 ans, se porte comme un charme et coule des jours heureux dans une maison de retraite de Haute-Loire.
La doyenne des français réside en maison de retraite
Clémentine Solignac, âgée de 113 ans, est la plus âgée des résidentes de la maison de retraite de Vorey-sur-Azon, en Haute-Loire. Pas étonnant, il s’agit également de la nouvelle doyenne des français ! Courageuse, elle tient à marcher chaque jour de sa chambre jusqu’à la salle à manger, refusant l’usage d’un fauteuil roulant. Même après s’être fracturé le col du fémur, Clémentine s’était rééduquée seule, en s’agrippant aux barres de soutien le long des couloirs. La doyenne des français n’a plus une bonne audition, il faut lui parler fort à l’oreille, mais en revanche elle n’a rien perdu de sa volonté de fer.
Se soigner avec les plantes du jardin de la maison de retraite
Qui a dit que les jardins des maisons de retraite ne servaient qu’à la promenade ? Clémentine Solignac, elle, s’y rend pour ramasser les rameaux de ronces qui, en décoction, lui soignent son mal de gorge. Aidée en cela par la directrice de la maison de retraite, elle sélectionne les rameaux et ne cueille que ceux comportant un nombre impair de feuilles, cinq ou sept.
Veuve depuis 46 ans
Mariée en 1921 avec Michel Solignac, un blessé de la Grande Guerre, elle aura un seul enfant, sa fille Judith. Son mari, agriculteur, lui est fidèle durant quarante ans, avant de décéder en 1961. Clémentine s’installe alors seule dans une petite maison à côté de la ferme de sa fille. Puis, il y a sept ans de cela, elle entre dans la maison de retraite où elle réside toujours. Rosa, la soeur de Clémentine, est morte à 99 ans, leur mère, Alexandrine, à 92 ans. Judith est elle morte à 83 ans, le 19 septembre, le jour où Clémentine Solignac a appris qu’elle était la nouvelle doyenne des Français.
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