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Archive pour août 2007
Jeudi 16 août 2007
La principale aide au financement de la dépendance est l’APA. L’Allocation Personnalisée d’Autonomie est attribuée par le Conseil Général de chaque département. La procédure d’obtention obéit à un processus rigoureux qui s’étale en général sur deux mois. Parfois, ce délai est trop long et l’APA peut être obtenue provisoirement à l’aide de la procédure d’urgence. Explications.
Petit rappel : qu’est-ce que l’APA ?
Allocation destinée aux personnes de plus de 60 ans, c’est la principale aide permettant aux personnes âgées en perte d’autonomie de financer les dépenses liées à leur dépendance. L’allocation personnalisée d’autonomie permet d’offrir à chacun une prise en charge adaptée à ses besoins, quel que soit leur revenu.
L’Allocation Personnalisée d’Autonomie s’adresse à toute personne, qu’elle vive à domicile, qu’elle soit hébergée en famille ou chez un tiers, ou bien encore qu’elle réside dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées (maison de retraite, unité de soins longue durée d’un hôpital…).
Quelle est la procédure normale d’obtention de l’allocation ?
Le dossier de demande peut être retiré auprès du centre communal d’action sociale (CCAS), ou à la mairie de la commune de résidence de la personne concernée.
Le montant de l’APA est déterminé par le GIR (Groupe Iso-Ressources) auquel appartient le demandeur.
L’APA est accordée par décision du Président du Conseil Général sur proposition de la commission d’attribution de l’APA. Ce dernier notifie sa décision dans un délai de 2 mois.
Les droits à l’APA sont ouverts à la date du dépôt du dossier de demande complet (date d’accusé de réception par le Président du Conseil Général).
L’ouverture des droits n’est pas soumise à conditions de ressources, une participation financière restant toutefois à la charge des bénéficiaires dès lors que leurs ressources sont supérieures à un montant révisé périodiquement. Cf. notre article sur le montant de l’APA .
Comment obtenir l’APA en urgence ?
Si la situation du demandeur présente un caractère d’urgence d’ordre médical ou social, le président du conseil général attribue l’APA à titre provisoire. En l’occurrence, l’urgence médicale correspond notamment à une situation où l’absence d’une aide immédiate est de nature à compromettre le maintien à domicile du demandeur. Dans ce cas, le montant de l’APA est forfaitaire et atteint, au 1er janvier 2006, 584,38 € /mois .
Cette décision prend effet à la date d’enregistrement de la demande et court jusqu’à l’expiration du délai de deux mois prévu pour l’instruction de la demande. À l’issue de ce délai de deux mois, deux cas de figure sont envisageables :
- le dossier a été réglé selon la procédure d’instruction ordinaire ;
- il ne l’est pas encore et, dans ce cas, la prestation forfaitaire est maintenue jusqu’à la prise de décision.
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Mardi 14 août 2007
Aux Etats-Unis, dans une maison de retraite de l’état du Rhode Island, un petit chat défraie la chronique. Le personnel de l’établissement s’est en effet aperçu qu’Oscar –c’est le nom du petit chat- a le don de repérer ceux des résidents qui vont mourir prochainement. Récit.
Le chat de la maison de retraite de Providence
Le lieu même du théâtre de cette curieuse symbiose surnaturelle entre l’homme et l’animal parle de lui-même : Providence, une ville située aux Etats-Unis, dans le Rhode Island. Recueilli très jeune dans une unité du Steere House Nursing and Rehabilitation Center, qui s’occupe des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et d’autres problèmes de santé, Oscar le chat a fait preuve d’une étonnante capacité à prédire le décès prochain des résidents de la maison de retraite. Âgé de deux ans, le chat au pelage tigré et blanc, effectue sa ronde, comme un membre du personnel soignant, et vient se blottir auprès de personnes qui meurent quelques heures après.
25 occurrences recensées : le cas est reconnu par une revue scientifique
Le docteur Joan Teno, qui a en charge les patients en phase terminale, témoigne du rituel observé par les membres de l’établissement : Oscar se promène, scrute les résidents, les renifle avant de passer son chemin ou de s’installer pour un dernier câlin. Ses prévisions se sont révélées jusqu’à présent si exactes que dès qu’il se blottit contre un patient, les soignants contactent les proches et éventuellement un représentant religieux pour accourir au chevet du prochain défunt. « Jusqu’à présent, il a supervisé la mort de plus de 25 pensionnaires », témoigne le docteur David Dosa, gériatre de l’établissement, dont les propos ont été repris par la très sérieuse revue scientifique New England Journal of Medecine.
Oscar est-il doué d’un sixième sens extraordinaire ? Sent-il quelque chose de particulier dans les derniers instants des personnes âgées ? Interprète-t-il un changement d’attitude du personnel soignant qui l’a élevé ? Aucune explication ne peut encore être donné aux prédictions du petit chat gris et blanc.
Favoriser l’entrée des animaux de compagnie en maison de retraite
Au-delà du caractère exceptionnel de cette histoire, ce cas permet de réfléchir à l’impact des animaux de compagnie dans certaines structures destinées aux personnes âgées. Les chats, animaux particulièrement affectueux, pourraient jouer un rôle de réconfort pour les malades atteints d’Alzheimer, dont les difficultés neurologiques éloignent peu à peu de la réalité du monde.
D’une façon plus générale, les animaux de compagnie devraient être plus largement accueillis en maison de retraite, pour apporter affection et chaleur au quotidien des résidents. Une évolution lente, mais inéluctable.
L’agence de Santé de Providence, en tout cas, ne s’y est pas trompée. Elle a reconnu le rôle d’Oscar officiellement, faisant graver ces mots sur le mur du service : « Cette plaque récompense Oscar le chat pour ses soins compassionnels. »
Source : New England Journal of Medicine – http://content.nejm.org/
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Lundi 13 août 2007
Le secteur des maisons de retraite est fort heureusement de plus en plus encadré. Pour faire respecter les normes en vigueur, l’administration met en place des contrôles nombreux. La DGCCRF (Direction de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) vient d’effectuer un large contrôle auprès de 238 établissements dans 37 départements. En voici les principales conclusions.
Maisons de retraite : le respect de la réglementation est la norme
La dernière campagne de contrôle effectuée par l’administration peut rassurer les résidents et leurs familles : la grande majorité des établissements se conforment aux normes en vigueur et aux exigences de la loi. Malheureusement, il faut encore veiller à faire respecter les droits des résidents, dans une minorité de cas. La DGCCRF estime que ses interventions répétées ont eu des conséquences positives : le respect de la réglementation a sensiblement progressé. Il reste néanmoins quelques points noirs, parmi lesquels le contrat de séjour.
Principal écueil : les contrats de séjour en maison de retraite
Les problèmes les plus délicats relevés par les inspecteurs de la répression des fraudes concernent les contrats de séjour. Dans 14% des maisons de retraite soumises à l’enquête, des anomalies plus ou moins importantes ont été relevées. Les manquements les plus courants sont :
- l’absence de l’annexe relative aux prestations et aux tarifs affiliés ;
- l’absence d’avenant en cas de modification des conditions du séjour ;
- la rédaction parfois imprécise du contrat ;
- l’absence de clauses obligatoires ;
- des contrats non signés.
Il convient donc de vous assurer lors de la signature du contrat que les annexes y figurent et que les tarifs y soient correctement détaillés. Enfin, exigez la signature du contrat. En cas de doute, n’hésitez pas à contacter un conseiller.
Prestations annexes : gare aux fluctuations des prix !
Les maisons de retraite sont soumises à l’obligation d’afficher les prix, y compris et surtout ceux des prestations annexes offertes aux résidents : tarifs de la blanchisserie, du téléphone et des prestations extérieures (coiffure, pédicure, etc.). Or le contrôle de l’affichage des prix a suscité des remontrances dans 15% des cas. De même, 9% des contrôles ont révélé le non-respect de l’arrêté encadrant l’augmentation des prix. Cependant, l’administration reconnaît que les factures adressées aux résidents sont « dans l’ensemble correctes ». Les exceptions concernent deux établissements qui facturaient un tarif dépendance en non-conformité avec l’arrêté du Conseil Général.
Des insuffisances relatives au livret d’accueil
Dans 11 départements sur 37, des insuffisances relatives au livret d’accueil ont été constatées : certaines maisons de retraite ne le remettent pas, ou alors incomplet. Cinq ans après l’obligation de créer un livret d’accueil (instituée par la loi de 2002), certains établissements en sont encore à le rédiger.
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Jeudi 9 août 2007
Du vieillard décrit par Victor Hugo dans son célèbre poème aux personnes âgées du vingt-et-unième siècle, il y a un gouffre. Pourtant, une étude réalisée par Séniosphère sur la détresse et la solitude de nos aînés lorsqu’ils vivent seuls en ville n’est pas sans rappeler le destin du grand-père des vers d’Hugo. Fort heureusement, il existe une vieillesse heureuse, en maison de retraite.
La solitude des personnes âgées à domicile
Une enquête menée par le cabinet spécialisé Seniosphère a mis en relief la solitude extrêmement fréquente chez les personnes âgées qui vivent seules chez elles. 18% de nos aînés n’ont pas à qui parler au cours de la journée. 35% avouent se sentir seules souvent ou très souvent. Des chiffres éloquents, qui soulignent un mal de vivre et un dépérissement social et personnel. Ce sondage m’a rappelé les vers si poignants de Victor Hugo décrivant le destin des vieillards se flétrissant chaque jour un peu plus…
Le vieillard chaque jour dans plus d’ombre s’éveille
Le vieillard chaque jour dans plus d’ombre s’éveille ;
A chaque aube il est mort un peu plus que la veille.
La vie humaine, ce noeud vil,
Se défait lentement, rongé par l’âme ailée ;
Le sombre oiseau lié veut prendre sa volée
Et casse chaque jour un fil.
Ô front blanc qu’envahit la grande nuit tombante,
Meurs ! tour à tour ta voix, ta force succombante,
Ton oeil où décroît l’horizon
S’éteignent – ce sera mon destin et le vôtre -
Comme on voit se fermer le soir l’une après l’autre
Les fenêtres d’une maison.
Victor HUGO 1878
Les maisons de retraite : des maisons de l’espoir !
De lieux grisâtres et sans vie qu’elles représentaient il y a un demi-siècle, les maisons de retraite se sont aujourd’hui transfigurées. Ce sont des espaces agréables à vivre, éclairés, décorés, des établissements aux normes de sécurité et de confort régulièrement contrôlées. Les mouroirs d’autrefois ont laissé la place à des résidences conviviales, très souvent médicalisées, et toujours encadrées par un personnel de plus en plus qualifié. Et surtout, les personnes âgées y retrouvent une vie sociale, un entourage à qui parler, avec qui jouer et partager. Un colloque récent vient de se tenir sur le thème « des rides et de l’amour » et de ces couples d’octogénaires qui se forment dans les maisons de retraite. Celles-ci sont devenues des maisons de l’Espoir !
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Mercredi 8 août 2007
La gérontechnologie a pour but d’appliquer les connaissances et les savoir-faire de la haute technologie à l’amélioration des conditions de vie des personnes âgées. Pour la première fois, une maison de retraite se transforme pour servir de laboratoire Hi-Tech in vivo.
Un projet pour améliorer le suivi médical à domicile
Dans la plupart des cas, les personnes âgées qui optent pour le maintien à domicile souffrent de pathologies courantes pour cette tranche d’âge : problèmes cardiaques, diabète, dénutrition, etc. Or le suivi médical dont bénéficient nos aînés à domicile est jusqu’à présent moins complet que celui offert à l’hôpital, ou encore en maison de retraite médicalisée. Comment dès lors favoriser cette surveillance médicale, tout en respectant la vie privée et l’autonomie de ces personnes ? C’est tout le défi que le département de recherche informatique de l’université de l’Indiana (Etats-Unis), s’apprête à relever.
Comment mettre téléphone et ordinateur au service des personnes âgées ?
Les chercheurs américains de l’Indiana University School of Informatics travaillent sur un projet baptisé « Ubiquitous Computing » (ou « réseau omniprésent »), destiné à intégrer des objets de télécommunication grand public dans un système de surveillance médicale des personnes âgées à domicile. Ainsi, les chercheurs travaillent à des solutions capables de déceler toute modification de l’état de santé sans interférer avec l’intimité de la personne concernée. Entre autres applications, celle d’un capteur installé sur le comptoir de la cuisine et que l’utilisateur devrait toucher chaque matin avant son petit-déjeuner, pour valider son réveil. L’intégration d’un capteur du même type dans une télécommande de la télévision pour mesurer le rythme cardiaque de son propriétaire a également été envisagée. Une variation dans les habitudes de l’utilisateur pourrait indiquer un problème potentiel si elle est transmise à temps. Il pourrait s’agir d’un repas manqué, ou de siestes trop longues en journées qui pourraient indiquer la présence d’effets médicamenteux secondaires ou les signes d’une dépression. Un assistant personnel électronique, de type Palm ou I-phone, pourrait ainsi aider une personne souffrant de diabète en enregistrant le contenu de la totalité de ses repas.
Des résidents de maisons de retraite testeront ces applications futuristes
Le projet, qui a bénéficié de la part de la fondation nationale des sciences américaine d’une donation supérieure à 820 000 dollars, a pour particularité de devoir être testé en laboratoire in vivo par des volontaires, résidents d’une maison de retraite d’une maison de retraite “Meadowood Apartments”. « Notre projet répond au défi majeur du respect de la vie privée tout en utilisant un ordinateur capable de veiller à la santé de son propriétaire, en créant un environnement préservé au sein d’une habitation », explique un des responsables de l’équipe de recherche. Le projet est prévu pour s’étaler sur une période de trois années.
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