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Archive pour août 2007

Merci Cap Retraite !

Mercredi 29 août 2007

Notre organisme a pour vocation d’apporter soutien et conseils aux personnes âgées et à leurs familles lorsque se pose la question de l’entrée en maison de retraite ! Il s’agit d’une période délicate s’il en est : difficultés psychologiques, complications administratives, montage financier délicat… Sur tous ces plans, nos conseillers apportent le meilleur de leur savoir-faire pour aider les familles à traverser ce cap. Depuis 1994, 50 000 familles  ont déjà fait appel à nos services et chaque jour nous recevons un courrier chaleureux d’encouragement. Une fois n’est pas coutume, nous mettons ici en exergue un des courriers particulièrement éloquent.

Une aide efficace, concrète et rapide
Madame Gisèle C., résidente en région parisienne, a fait appel à nos services pour trouver une place en maison de retraite à une de ses parentes âgées habitant Paris. En quelques jours, comme nous savons le faire, nous avons proposé plusieurs résidences adaptées et disposant de places libres. « Ce petit mot de remerciement représentera bien peu à côté de l’aide efficace, concrète et rapide que vous m’avez apportée, sur un simple appel téléphonique », nous écrit Madame C. dans son courrier de remerciement.

Obtenir une place en maison de retraite : pas facile du tout !
« Je considère miraculeux », poursuit notre correspondante de son verbe truculent, « le fait que vous m’ayez obtenu en quelques minutes une place en résidence… En plein Paris pour une de mes parentes âgées… Pas facile du tout ! »

Une aide inestimable pour les aidants

Les aidants familiaux, ceux qui supportent le poids quotidien du soutien à un parent âgé, parfois malade, savent combien cette tâche est lourde, harassante et usante. Lorsqu’en plus s’y ajoute le désespoir de ne pas parvenir à trouver de place en établissement, le désespoir guette. « Personnellement, je ne me heurtais depuis plusieurs mois qu’à des difficultés et des refus », nous confie Madame C.
« J’ajoute à ce résultat concret le soutien moral que vous apportez à la personne responsable […] épuisée nerveusement !!… […] Merci encore… »
Pour lire le courrier original adressé par Madame C. à Cap Retraite.

Pour accéder au florilège des courriers de remerciement adressés à notre organisme par les familles : Merci Cap Retraite.

Alzheimer et les risques de glaucome

Mardi 28 août 2007

La maladie d’Alzheimer n’a pas que des conséquences sur la mémoire. Des chercheurs viennent de démontrer le rôle déterminant joué par une protéine en cause dans le déclenchement de la maladie d’Alzheimer dans l’apparition du glaucome. D’ores et déjà, la recherche de traitements thérapeutiques est en cours. Explications.

Qu’est-ce que le glaucome ?

Le terme de glaucome recouvre un ensemble de pathologies ayant en commun une atteinte irréversible du nerf optique. Quelle que soit la forme de glaucome, la maladie se manifeste par une augmentation de la pression oculaire, qui a des conséquences néfastes sur le fonctionnement du nerf optique. La pression intraoculaire, encore appelée « tension oculaire », est celle du liquide, l’ « humeur aqueuse », qui se trouve a l’intérieur de l’œil. Cette pression est différente de la pression sanguine.

Quel est le rapport entre maladie d’Alzheimer et glaucome ?
Une étude publiée au début du mois par l’Académie américaine des sciences montre que l’augmentation de la pression à l’intérieur du globe oculaire n’est pas la seule cause d’apparition du glaucome. En effet, selon une équipe de scientifiques européens (rassemblant des chercheurs français, britanniques et italiens), les mécanismes à l’oeuvre dans la maladie d’Alzheimer sont également impliqués dans le glaucome. Les chercheurs ont montré qu’une protéine qui s’accumule dans le cerveau des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer entraîne également la destruction de cellules de la rétine. La maladie d’Alzheimer se caractérise en effet par l’apparition de « plaques séniles », des dégénérescences du tissu cérébral provoquées par l’accumulation d’une protéine, la « bêta amyloïde ».
Or les chercheurs ont mis en évidence sur des rats atteints de glaucome, l’implication de cette protéine dans la destruction des cellules de la rétine chargées du transfert de l’information visuelle de l’oeil vers le cerveau.

Un espoir de percée thérapeutique
Il existe un espoir de percée thérapeutique. En effet, les chercheurs ont montré qu’en bloquant les effets de la protéine bêta amyloïde, la pression intraoculaire diminuait sensiblement. « Nous essayons une approche totalement nouvelle pour traiter le glaucome qui n’avait pas été non plus testée sur des patients victimes d’Alzheimer », a annoncé le docteur Francesca Cordeiro de l’University College de Londres, principale responsable de l’équipe de chercheurs. Après avoir expérimenté avec succès cette thérapie sur des animaux, deux laboratoires pharmaceutiques (Elan, irlandais, et Wyeth, américain), ont annoncé avoir commencé des essais cliniques sur des patients atteints d’Alzheimer.

Aimer en maison de retraite : retour sur le colloque Rides et Amour 2007

Lundi 27 août 2007

Est-il possible d’aimer encore à un âge avancé, de retrouver un partenaire en maison de retraite ? Autant de sujets abordés lors du 17ème colloque de l’association Liberté du Résidant en Institut (LRI), qui ‘est tenu au début de l’été à Port d’Albret, dans les Landes. « Rides et Amour », c’est le titre autour duquel les participants ont été invités à réfléchir. Voici un florilège de leurs témoignages.

L’amour est-il tabou en maison de retraite ?

Les maisons de retraite, on l’oubli trop souvent, sont des lieux de vie. Les résidents y tissent des liens sociaux, se rencontrent lors des repas et des animations. Ils tissent des liens amicaux, et parfois même plus que cela. Un homme et une femme résidents dans le même établissement peuvent partager leurs souvenirs, se faire des confidences, et laisser naître une amitié plus que solide. « L’amour en institution est tout à fait possible », affirme un participant du colloque. Les autres résidents et le personnel ne sont pas un obstacle. Il y a parfois même des couples qui se marient en maison de retraite !

Reformer un couple en maison de retraite
« L’amour c’est dans le cœur pas dans les rides », affirme un autre participant, faisant ainsi écho à une ancienne affiche de Cap Retraite, qui proclamait « le cœur n’a pas de rides ». Reformer un couple en maison de retraite est possible, à condition de garder le sourire, de rester serein, d’avoir un comportement aimable, ouvert sur autrui et des relations amicales avec autrui. L’amour de la jeunesse peut réapparaître à 80 ans, bien que sûrement plus tendre et équilibré. Pour recréer un nouveau couple, signalent les participants, il faut évoquer le passé avec modération. La recherche d’une personne ayant les mêmes affinités, avec qui partager de bons moments, sont le principal moteur de ces nouveaux couples formés par nos aînés. Le physique alors est indifférent. Si la rencontre de l’amour est possible, certains pourtant se sentiront bloqués par la souffrance de la perte de l’être aimé, le poids des convenances et les raisons de santé. C’est pourquoi trouver l’âme sœur n’est pas courant en maison de retraite, mais « c’est plutôt sympathique », constate un participant du colloque.

Le regard des autres résidents
Si l’amour permet de rompre la solitude, de se promener ensemble, d’échanger et de discuter, de se sentir mieux et en un mot, de rajeunir, il n’est pas évident néanmoins à vivre. Le regard des autres est notamment un obstacle pour certains, alors que d’autres s’en affranchissent fort bien. Dans un des groupes de travail du colloque de Port d’Albret, on relève même l’ « immense soutien » apporté par le personnel de l’institution, qui « nous aide à affronter les conflits rencontrés ». Si le personnel soignant est toujours respectueux vis-à-vis de la vie privée, ce sont les autres résidents qui peuvent parfois empêcher que certains couples ne se forment, « à cause des mauvaises langues ». C’est pourquoi la discrétion avant toute chose est de mise. En définitive, souligne un participant, ce qui est important « c’est de bien viellir en aimant les autres et de ne pas se renfermer sur soi-même. »

Exposition de tableaux peints par un malade Alzheimer

Mardi 21 août 2007

L’association France-Alzheimer présente une exposition originale, de chefs d’œuvres réalisés par le peintre William Utermolhen lors de la dernière partie de sa vie. Il s’agit d’un témoignage unique sur le vécu d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Une exposition à ne pas manquer

Jusqu’au 30 septembre, la Cité des Sciences et de l’Industrie accueille une exposition d’œuvres de la dernière période (1990 – 2000) du peintre William Utermolhen.
Les toiles exposées constituent un témoignage intéressant du vécu d’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer. En effet, l’artiste sait faire partager ses sentiments de perte de contrôle de lui-même, les changements progressifs de sa perception du monde, ainsi que son isolement progressif. Ces états, traduits par le peintre au travers de ses œuvres, trouvent un écho particulier grâce au commentaire figurant dans le catalogue réalisé pour l’occasion par le psychiatre Patrice Polini.

Une analyse psychologique des œuvres figure au catalogue

L’analyse psychologique approfondie des tableaux permet de bien s’imprégner du monde intérieur de l’artiste, de la modification de sa perception du monde et de ses tentatives de guérison par le pinceau.
Le commentaire du psychiatre nous éclaire sur le vécu subjectif de l’artiste face à la maladie d’Alzheimer et permet de mieux en comprendre les manifestations. Le catalogue de l’exposition, mis en vente par France Alzheimer, est mis en vente sur place et par correspondance.

Pour se rendre à l’exposition :
Exposition William Utermolhen du 1er août au 30 septembre 2007 :
Quand ? De 12h à 18h30 tous les jours sauf le lundi, jusqu’au 30 septembre.
? A la Cité des sciences et de l’industrie – Cité de la santé
30 avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris.
Entrée libre

La pratique du sport diminue les risques de Parkinson

Lundi 20 août 2007

Selon une étude américaine, la pratique du sport serait un moyen particulièrement efficace de réduire les risques de voir apparaître la maladie de Parkinson. Un résultat inexpliqué, qui devrait pourtant nous inciter à l’exercice !

Un constat inexpliqué
Maintenir une activité physique, même modérée, serait un moyen d’atténuer le risque d’être frappé de Parkinson. Selon l’étonnant constat émis par les chercheurs de la Harvard School of Public Health de Boston, les sportifs seraient 40% de moins que les non sportifs à souffrir de la maladie de Parkinson. L’enquête concerne un panel de 143 000 personnes âgées de plus de 63 ans suivies pendant 10 ans. « Nous ne savons pas si c’est l’exercice physique qui serait à l’origine de cette baisse de risque. Il n’est pas exclu qu’un autre facteur soit impliqué », avoue le professeur Evan Thaker, qui a mené l’étude. C’est pourquoi l’hypothèse des chercheurs devra être corroborée par des études complémentaires.

Une demi-heure d’activité physique par jour suffit

Au-delà de la découverte des chercheurs quant à la corrélation inverse entre exercice physique et développement de la maladie de Parkinson, la pratique sportive devrait de toute façon être plus encouragée auprès du grand public. La sédentarité multiplie par deux le risque de maladies cardiovasculaires, et augmente le risque de diabète et d’autres maladies graves, telles que le cancer du côlon.
Pourtant, la pratique d’une activité physique, même de manière modérée – pourvu qu’elle soit régulière- constitue en soi une protection. Malheureusement, 1 Français sur 3 n’atteint pas ce niveau d’activité physique minimum recommandé…

Source : American Academy of Neurology