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Archive pour juillet 2007

Où vit-on le plus vieux au monde ?

Vendredi 20 juillet 2007

Le nombre de personnes âgées centenaires augmente régulièrement. Ils sont nombreux, particulièrement en Asie. Le Japon, et notamment l’Ile d’Okinawa est célèbre pour ses centenaires. Pourtant il semble que cela soit plus près de chez nous, dans le massif des Apennins, en Italie, que l’on jouisse de l’espérance de vie la plus importante.

A presque 90 ans, franchir les 300 mètres
Piero Paci, un Italien qui fêtera ses 90 ans en octobre, a gravi dimanche 8 juillet 2007, les 3000 mètres du Gran Sasso, à 120 kilomètres de Rome. Cette ascension devrait entrer dans le livre Guinness des Records. En effet, l’alpiniste, malgré un âge somme toute avancé, a accompli cette ascension sans aide matérielle et a franchi le sommet par ses propres moyens. Piero Paci était assisté par sa fille et son fils qui ont escaladé le sommet avec lui.

Le massif des Apennins, Okinawa européen

Un institut de sondage italien a récemment indiqué que c’était dans le massif des Apennins que l’on vivait le plus vieux au monde. Selon cette étude, l’espérance de vie en Italie atteint 77,2 ans pour les hommes et 82,8 ans pour les femmes.
Il y a quelques années, des chercheurs américains se sont intéressés au faible pourcentage de maladies cardio-vasculaires et de cancers parmi les habitants des Apennins. Ils ont étudié le phénomène et en ont conclu que les spaghettis, les tomates, le vin rouge et le piment rouge limitaient le développement de nombreuses maladies. Ce sont effectivement les aliments que les Italiens affectionnent et consomment quotidiennement en grande quantité.

Des centenaires bon pied bon œil

Il n’est pas rare en Italie de rencontrer des personnes très âgées à la vitalité exceptionnelle. Certaines battent des records de toutes sortes, comme par exemple Giovanni Viglione, qui du haut de ses 100 ans, a renouvelé récemment son permis de conduire. Bien que d’un âge non négligeable, M. Viglione mène une vie active et continue d’étudier l’aquarelle à l’Université du Temps libre de sa commune.
Un autre centenaire italien, qui travaille encore malgré son âge avancé, a un jour répondu aux journalistes que s’il paraissait autant en forme, c’était parce qu’il se levait tous les matins à 6 heures, buvait un petit verre de vin rouge et partait au travail !

Des cuisiniers spécialisés pour les maisons de retraite

Mercredi 18 juillet 2007

Dans notre précédent billet consacré à l’alimentation des personnes âgées en maison de retraite, nous nous faisions l’écho des débats diffusés lors de l’avant-dernière émission radiophonique de la saison de Jean-Pierre Coffe sur France Inter (« Ca se bouffe pas, ça se mange » – 9 Juin 2007). L’alimentation en maison de retraite est un élément essentiel du bien-être des résidents. Bien étudiée, elle peut même être considérée comme un soin. Comment dès lors diffuser les bonnes pratiques de la cuisine spécifique dont ont besoin les personnes âgées ? C’est le sujet que nous abordons ici.

Les besoins nutritionnels spécifiques des personnes âgées

Les besoins alimentaires des personnes âgées restent les mêmes qu’à un âge plus jeune. En raison de la diminution de leur métabolisme, elles doivent absorber la même quantité d’aliments pour absorber moins de nutriments. Or les personnes âgées font moins d’exercice que les personnes plus jeunes, elles ont donc moins d’appétit. Il faudrait dans l’idéal leur proposer une alimentation contenant autant de calories que dans l’alimentation d’un adulte plus jeune, mais contenant 30% de protéines en plus, si possible à partir de produits naturels.

Le suivi nutritionnel en maison de retraite

Depuis la réforme de 2001, l’alimentation en maison de retraite est (en théorie) devenue une préoccupation prise en charge par le législateur. Elle fait partie du plan de qualité de prise en charge des patients que les établissements ont l’obligation de mettre en place. Le médecin coordinateur doit également suivre les résidents et évaluer l’évolution de leurs problèmes de nutrition. Ainsi, le suivi nutritionnel des résidents est clairement défini par les textes légaux. Cependant, beaucoup de maisons travaillent de manière traditionnelle : on retrouve en cuisine des personnels n’ayant aucune idée de la restauration dont ont besoin les patients. Car en vieillissant, les personnes âgées n’ont pas les mêmes capacités masticatoires, n’ont pas le même goût.

Former des cuisiniers spécialisés à l’alimentation en maison de retraite

Conscient des lacunes de l’alimentation en maison de retraite, le Professeur Bruno Lesourd, Professeur des universités en Nutrition et directeur du département de Gérontologie Clinique au CHU de Clermont-Ferrand, a créé en Auvergne une association destinée à sensibiliser les cuisiniers aux besoins alimentaires des personnes âgées et à les former à une nouvelle façon de cuisiner.

Travailler les textures et le goût pour plaire aux personnes âgées

Pour éviter la sous-alimentation qui menace les personnes âgées, le professeur Lesourd préconise de travailler les textures et le goût de manière spécifique. En institution, un tiers des résidents ont besoin d’une alimentation travaillée, mixée ou hachée. L’association du professeur Lesourd propose une formation aux personnels soignants et aux cuisiniers. Ils y apprennent les principes de base de l’équilibre alimentaire, le travail des textures et du goût, et comment, par exemple, retravailler les préparations mixées ou hachées pour leur redonner du goût. « Pour satisfaire les personnes âgées, » estime le Professeur Lesourd, « il faudrait revenir à une cuisine de type mijotée comme autrefois. »

Pour prendre contact avec l’association du professeur Lesourd :

Association AREVA
Hameau Beauvaleix
63530 Enval

Ecouter l’émission, sur le site de France Inter :
“Ca se bouffe pas, ça se mange”, l’émission de Jean-Pierre Coffe chaque semaine sur France Inter

Maladie de Parkinson : la stimulation cérébrale profonde doit être envisagée

Mardi 17 juillet 2007

Lorsque les traitements classiques à la dopamine ne suffisent plus, que les symptômes de la maladie deviennent très handicapants, il reste la solution de l’électro-stimulation. Nécessitant une coûteuse et délicate intervention, cette méthode n’en a pas moins fourni d’excellents résultats.

Cas graves de Parkinson : l’électro-stimulation peut-être la solution
Alors que dans la plupart des cas, le traitement médical à base de L-Dopa – un précurseur de la dopamine – est suffisant pour contrôler la maladie pendant plusieurs années, celui-ci ne suffit plus dans les cas les plus graves. La stimulation cérébrale profonde peut alors constituer une solution. Bien que coûteuse et délicate à réaliser, l’opération fourni des résultats qui en valent la peine. Selon le professeur Cesaro, responsable du service de neurologie de l’hôpital Henri Mondor (Créteil), environ 5000 malades de Parkinson, sur les 140 000 recensés aujourd’hui en France,  pourraient tirer profit de cette intervention chirurgicale.

Une intervention chirurgicale délicate
Mise au point par le professeur Benabid de l’Inserm Grenoble, la méthode est utilisée depuis 1993. Elle est efficace contre la majorité des symptômes de la maladie. Comment fonctionne-t-elle ? Il s’agit d’implanter dans le cerveau des électrodes qui, connectées à un pacemaker installé au niveau du thorax, vont délivrer une stimulation électrique continue. L’intervention, qui demande la plus grande précision, est réalisée avec l’assistance d’un ordinateur qui va indiquer au chirurgien la zone exacte où l’implantation doit être faite.

Des résultats spectaculaires
Les résultats de l’opération sont spectaculaires. On observe chez les patients traités une réduction importante des symptômes les plus gênants : troubles du mouvement,  rigidité et tremblements. En dépit de ces améliorations, de nouveaux symptômes liés à l’évolution de la maladie apparaissent après quelques années. On réussi à freiner l’évolution de la maladie, à améliorer le bien-être des patients, mais pour l’heure encore, on ne parvient pas à les guérir totalement.
En France, dix-huit centres de neurologie sont habilités à réaliser l’électro-stimulation. En raison du coût de l’intervention – 30 000 euros par patient – et parce qu’elle nécessite un suivi constant, les médecins travaillent à mettre au point d’autres modalités de stimulation, moins complexes à mettre en œuvre.

Un patch contre Alzheimer

Lundi 16 juillet 2007

Première mondiale : un patch va bientôt être commercialisé aux Etats-Unis à destination des malades d’Alzheimer. Le médicament, s’il ne guérit pas la maladie mais en retarde simplement l’évolution, évite les inconvénients du traitement oral.

Un timbre cutané homologué pour atténuer les effets d’Alzheimer

La société pharmaceutique Novartis a annoncé début juillet avoir reçu aux États-Unis une homologation pour un traitement de la maladie d’Alzheimer sous forme de timbre cutané. Il s’agit d’une première mondiale.

En Europe, il faudra attendre

Dénommé Exelon Patch, le timbre a également été autorisé par les autorités sanitaires américaines pour le traitement des démences légères des patients atteints de la maladie de Parkinson, indique le groupe Novartis dans son communiqué de presse.
En Europe par contre, le traitement doit encore recevoir le feu vert des autorités de Bruxelles, à qui Novartis a soumis une demande d’homologation fin 2006.

Un traitement plus efficace et moins gênant

Selon Novartis, les tests cliniques ont montré que l’Exelon Patch avait la même efficacité que les plus hautes doses de ses gélules. De plus, selon le communiqué, les effets secondaires qu’entraîne le traitement oral, notamment sur la digestion, sont nettement réduits avec la forme de traitement par patch. Enfin une bonne nouvelle pour les malades d’Alzheimer.

Alimentation en maison de retraite : débat sur France-Inter

Jeudi 12 juillet 2007

Dans son avant-dernière émission hebdomadaire de la saison sur France-Inter, Jean-Pierre Coffe recevait des professionnels pour aborder le sujet de l’alimentation en maison de retraite. Débat intéressant s’il en est ! Voici pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’écouter cette émission, les grandes lignes de ce qu’il faut en retenir.

L’alimentation en maison de retraite : un point capital

Pour parler de l’alimentation en maison de retraite, Jean-Pierre Coffe recevait dans son émission le Professeur Bruno Lesourd, Professeur des universités en nutrition et directeur du département de gérontologie clinique au CHU de Clermont-Ferrand ; Pascal Champvert, Président de l’association des maisons de retraite ADEPA ; Nathalie Barrier, Directrice de maison de retraite à l’Isle d’Espagnac ; et David Blanchefort, Cuisinier à l’hôpital et en maison de retraite.

30% des résidents entrent en maison de retraite en étant dénutris

On parle volontiers des cas de malnutrition qui existent, même s’ils sont très marginaux, en maison de retraite. « Cependant, » soulignaient les intervenants, « la dénutrition constatée sur des résidents en établissement provient souvent d’un problème de prise en charge à domicile. » Ainsi, 30% des résidents arrivent en maison de retraite en état de dénutrition. « On met la pression sur les maisons de retraite », expliquait Pascal Champvert, « mais en réalité les personnes âgées y arrivent souvent en mauvais état. »

L’alimentation doit être considérée comme un vrai soin

Lorsque les personnes âgées arrivent dénutries en maison de retraite, il faut leur redonner goût à la vie, leur redonner envie de manger. L’alimentation, plus qu’un soin préventif doit être considérée comme un vrai soin. En effet, par exemple, une personne insuffisante cardiaque aura deux fois plus de crises si elle n’a pas un apport nutritionnel suffisant.

L’alimentation spécifique des personnes âgées

Il existe deux problèmes principaux en ce qui concerne l’alimentation des personnes âgées : 1/ elles ont moins faim et 2/ il y a avec l’âge une diminution du métabolisme. Or, contrairement à la sagesse populaire, il faudrait grosso modo continuer à manger en proportions identiques entre 40 ans et 90 ans. Mais comment faire manger des personnes qui ont perdu l’essentiel de leur goût du salé et une bonne partie de leur goût sucré ? Comment faire face aux problèmes de dentition, qui rendent la mastication délicate ? Comment enfin apporter des protéines en quantité suffisantes (sachant que les produits qui en contiennent le plus sont généralement délaissés par les personnes âgées) ? Autant de points qui ont incité le professeur Lesourd à créer une association, l’AREVA, dont le but est d’assurer la formation de cuisiniers à l’alimentation des personnes âgées.

A suivre…