Accueil du Site


Accueil du Blog



Archives

Catégories



Archive pour juillet 2007

Cap Retraite vous adresse sa carte postale

Mardi 31 juillet 2007

Le courrier de la maison de retraite et des personnes âgées vous adresse sa carte postale. Clin d’œil sympathique, en cette chaude saison estivale, à tous ceux qui nous lisent, nous appellent, nous demandent des conseils et apprécient notre service, et qui goûtent un repos saisonnier bien mérité.


Carte_postale_du_courrier_de_la_maison_de_retraite_et_des_personnes_âgées

L’été, Cap Retraite reste ouvert
Pas de vacances pour notre organisme ! Cap Retraite reste ouvert tout l’été avec l’intégralité de son équipe, pour garantir le traitement immédiat de chaque demande.
Nous restons mobilisés pour réagir au plus vite face aux situations d’urgence. Séjour temporaire ou de longue durée, nos conseillers sont formés pour traiter chaque demande avec toute l’attention requise.

Gare à la canicule
En cette saison délicate pour les personnes âgées, on ne saurait trop recommander la prudence. La canicule qui sévit en Europe du Sud menace également l’Hexagone. Sachez rester à l’écoute des informations pour anticiper une hausse soudaine des températures. Buvez, limitez les efforts aux heures les plus chaudes du jour, et restez autant que possible dans les endroits ombragés et/ou climatisés. Notre dossier canicule est à votre disposition. Un bon été à tous !

Séjours d’été en maison de retraite

Lundi 30 juillet 2007

L’été est la saison où beaucoup de maisons de retraite accueillent de nouveaux résidents, souvent en séjour temporaire. Que faut-il savoir pour sélectionner la résidence adéquate pour un séjour d’été ?

L’été, saison phare des maisons de retraite
En été, nombre de personnes âgées se retrouvent seules en ville. La famille, l’entourage proche, a déserté les lieux pour des cieux estivaux ; les services d’assistance et d’aide à domicile fonctionnent, dans beaucoup de municipalités, au ralenti ; enfin, les services hospitaliers sont en sous-effectifs. C’est pourquoi les personnes âgées sont nombreuses à s’installer en maison de retraite, pour des séjours temporaires pouvant aller de deux semaines à quelques mois.

Sélectionner votre maison de retraite adaptée à l’été
La maison de retraite idéale pour un séjour d’été doit disposer de certains aménagements spécifiques. Voici les quelques points à vérifier :
-    Existe-t-il un ou plusieurs parcs ombragés ?
-    La résidence propose-t-elle des espaces climatisés, salons, salles de lecture, salle de restauration ?
-    Les chambres sont-elles équipées de climatisation ?
-    La maison de retraite a-t-elle mis en place les mesures de prévention appropriées à la prévention des fortes chaleurs ? Le plan bleu anti-canicule  y est-il programmé ?
-    Enfin, vérifiez la programmation d’activités encadrées, en extérieur ou sur place : la qualité de l’animation est ce qui distingue une maison de retraite de qualité d’une résidence banale.

Repenser la tarification des maisons de retraite pour plus de solidarité

Jeudi 26 juillet 2007

La réforme de la tarification des maisons de retraite initiée en 2002 a beaucoup apporté en terme de transparence. Sans remettre en cause les acquis de ce système, il faudrait néanmoins que les pouvoirs publics revoient tout le système de financement de l’hébergement en maison de retraite. Notamment afin de mieux soutenir le poids financier supporté par les familles.

Maisons de retraite : une tarification en trois parties
Depuis janvier 2002, la réforme de la tarification décompose les tarifs des maisons de retraite en trois parties : tarif Hébergement, tarif Soins, tarif Dépendance. Le tarif Soin correspond aux soins médicaux prodigués, il est directement pris en charge par la sécurité sociale. Le tarif Dépendance couvre les dépenses liées à la perte d’autonomie, évaluée d’après la grille d’évaluation AGGIR. Lorsque le résident bénéficie de l’APA, cette allocation permet de prendre en charge tout ou partie de ce coût. Enfin, le tarif Hébergement, qui regroupe le logement, la nourriture, les frais de gestion et l’animation. Ce poste est entièrement à la charge de la personne âgée, et c’est lui qui pèse le plus lourdement sur le budget des familles. Il représente en moyenne 60% du coût du séjour.

Hôpital – Maison de retraite : deux poids, deux mesures

Une journée à l’hôpital, en court séjour, coûte environ 1000 euros, hors frais médicaux. Or nous n’en payons environ qu’un pourcent, soit environ 10 euros. En maison de retraite, le tarif Hébergement ne fait l’objet d’aucune prise en charge. Ce coût est entièrement supporté par les personnes âgées et leurs familles.

Repenser la tarification des maisons de retraite pour plus de solidarité

Il est indispensable de remettre à plat le financement solidaire des séjours en maison de retraite. La solution du « tout – maintien à domicile » montre déjà ses limites, et de plus, espérance de vie aidant, le nombre de personnes très âgées ira sans cesse croissant. Par conséquent, la part de la population française qui devra envisager de séjourner en maison de retraite va aller croissant. Comment dès lors ne pas adopter une tarification plus largement subventionnée par la solidarité nationale ? C’est tout l’enjeu de la création du 5ème risque de sécurité sociale, le risque « dépendance ». La création de cette nouvelle branche de protection sociale, dont la création a été promise par le président Sarkozy, a été annoncée pour la rentrée prochaine.

Une nouvelle grille diagnostique pour Alzheimer ?

Mercredi 25 juillet 2007

La dernière actualisation des critères diagnostiques utilisés pour identifier la maladie d’Alzheimer remonte à 1984. Selon une étude internationale lancée il y a deux ans dont les résultats viennent d’être publiés ce mois-ci, il faudrait complètement revoir la grille diagnostique de la maladie. La détection de celle-ci serait donc plus précoce, et permettrait ainsi un traitement plus efficace.

La maladie d’Alzheimer est décelée trop tardivement

Un des graves problèmes que l’on rencontre actuellement dans la lutte contre l’évolution de la maladie d’Alzheimer, c’est que cette dernière n’est repérée qu’au stade de la perte totale d’autonomie. Les critères diagnostics utilisés datent de 1984, et ne tiennent pas compte des résultats fournis par les techniques d’imagerie par résonance nucléaire (IRM).

Une nouvelle grille diagnostique issue des travaux les plus récents

La revue The Lancet Neurology a publié début juillet sur son site Internet les fruits de la recherche menée depuis 2005 par une équipe internationale de neurologues. Selon le professeur Bruno Dubois (Hôpital Pitié-Salpêtrière à Paris, Unité Inserm « Neuro-anatomie fonctionnelle du comportement et de ses troubles »), qui coordonne l’équipe de chercheurs, il est à présent possible de repérer beaucoup plus tôt les premiers éléments spécifiques de la maladie, avant même que les caractéristiques d’un syndrome démentiel ne soient présents.

Proposer une prise en charge thérapeutique au stade de la « prédémence »

Les chercheurs estiment aujourd’hui que le diagnostic peut être porté quand, à des troubles de la mémoire observés depuis 6 mois au moins et confirmés par des tests, s’ajoutent un ou plusieurs des critères mineurs de la maladie, qu’ils soient de nature biologique, clinique ou neuroanatomique. Parmi ces critères figurent notamment : l’atrophie de l’hippocampe à l’IRM ; des taux anormaux de certains biomarqueurs dans le liquide cérébro-rachidien ou encore des anomalies du métabolisme dans les régions temporale et pariétale du cerveau, identifiées par des outils de neuro-imagerie fonctionnelle.
Concrètement, diagnostiquer de manière très précoce l’apparition de la maladie d’Alzheimer permettra à terme, de retarder, voire de stopper la progression des lésions cérébrales à l’origine de la maladie d’Alzheimer.

Personnes âgées : garderie ou maison de retraite ?

Lundi 23 juillet 2007

Une société canadienne propose aux employés des grandes entreprises de Calgary (Canada), une garderie pour leurs parents âgés. Le système ne semble pas avoir fait beaucoup d’adeptes. Il marque néanmoins l’ineptie de la politique de maintien à domicile à outrance.

Une garderie pour le Grand Âge : une fausse bonne idée
La société canadienne Kids and Company pensait offrir un service utile aux familles de baby-boomers appartenant à la « génération sandwich » devant s’occuper de leurs parents âgés tout en ayant encore de grands enfants à charge. En janvier, s’est ouvert à Calgary, dans les plaines de l’ouest du Canada, une première garderie pour les parents des employés de grandes entreprises ayant souscrit au programme. Pourtant, l’initiative n’a pas rencontré le succès escompté.

Les dérives du maintien à domicile à tout prix
Les politiques publiques visant à favoriser le maintien à domicile des personnes âgées, dans tous les cas et quelles que soient leur situation médicale, financière, familiale et psychologique, sont responsables d’un certain nombre de dérives. Dérives parmi lesquelles on compte les difficultés énormes rencontrées par l’entourage des personnes âgées demeurant chez elles trop longtemps sans en avoir les capacités. Ainsi, des charges de plus en plus nombreuses pèsent sur les épaules de leurs enfants, qui doivent en même temps assumer leurs propres charges familiales et qui bien souvent travaillent encore.

Le maintien à domicile renforce l’infantilisation des personnes âgées

Les personnes âgées dépendantes que l’on refuse de laisser entrer en maison de retraite, au prétexte que la vie en établissement serait une négation de la liberté individuelle, une aliénation supplémentaire, se retrouvent ainsi à vivre de plus en plus aux crochets du soutien de leurs proches. Dans le meilleur des cas, ceux-ci se plieront avec bonne volonté aux mille et uns sacrifices nécessaires pour aider leurs parents à accomplir les actes de la vie quotidienne. Mais lorsque le fardeau est trop lourd à porter, les solutions qui pointent sont pires encore que ce que l’on voulait éviter. Imaginer organiser des garderies pour personnes âgées pour éviter que leurs enfants ne perdent des jours de travail pour s’occuper d’eux, c’est infantiliser les personnes âgées de manière éhontée. Le maintien à domicile, au lieu de libérer, n’a fait qu’aliéner.

Favoriser l’entrée en maison de retraite pour éviter ces dérives
Alors que les systèmes d’accueil de jour ont fait leur preuve, notamment en ce qui concerne les malades d’Alzheimer, il est dégradant pour l’image même des personnes âgées de penser développer des systèmes de « garderie ». Cette dérive sémantique symbolise avant tout la déshumanisation, via l’infantilisation, que l’on risque de faire subir aux personnes âgées en ne leur proposant pas de solutions adaptées. Favoriser l’entrée en maison de retraite, lorsque c’est nécessaire, permettrait d’éviter ces dérives.