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Archive pour juin 2007

Le Plan Solidarité Grand Âge 2007 – 2012 voit le jour

Mercredi 20 juin 2007

Le Plan Solidarité Grand Âge présenté en 2006 pour faire suite au Plan Vieillissement et Solidarités de novembre 2003, prend de l’essor et est actuellement prévu pour être déployé sur cinq ans, de 2007 à 2012. Rappel des grands objectifs que vise ce programme d’action.

Le libre choix de rester à domicile
Le maintien à domicile demeure plus que jamais l’option que le gouvernement souhaite préconiser. Développer l’offre de services et de soins, soutenir davantage les aidants familiaux, mais aussi mieux assurer la continuité entre domicile et maison de retraite, autant de points qui forment les ambitions du Plan Solidarité Grand Âge 2007-2012.

Adapter l’hôpital aux personnes âgées
Les pouvoirs publics souhaitent développer les filières gériatriques, d’une part, et resserrer les liens entre l’hôpital et le domicile ou bien entre l’hôpital et la maison de retraite, par le biais du développement de l’hospitalisation à domicile (HAD).

Trouver un mode de financement pérenne pour la Dépendance
Le Plan fixe pour objectif de garantir l’avenir du financement solidaire de la Dépendance. Le ministre des Affaires Sociales, M. Xavier Bertrand a évoqué au mois de juin la création d’un ‘cinquième risque de protection sociale’ : c’est par ce biais que l’Etat compte garantir un haut niveau de protection sociale face à la dépendance et garantir le maintien de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie.

Développer la recherche et la prévention
Le plan prévoit de donner une nouvelle impulsion à la recherche et à la prévention. Ainsi, dès cette année une consultation gratuite de prévention est mise en place pour les personnes âgées de plus de 70 ans. Par ailleurs, un grand programme de recherche sur les maladies du grand âge, telles qu’Alzheimer, Parkinson et les maladies apparentées, doit être lancé.

Inventer la maison de retraite de demain
Le Plan Solidarité Grand Âge 2007-2012 a pour ambition d’améliorer la qualité de vie dans les maisons de retraite, tout en maîtrisant les prix des séjours en résidences, et surtout en en réduisant le « reste à charge » des résidents et des familles. Le Plan prévoit également un ambitieux programme d’augmentation du nombre de personnels soignants, pour atteindre d’ici 2012 un ratio d’un professionnel par résident dans les établissements accueillant les personnes âgées les plus dépendantes. Quant au ratio d’encadrement général, le Plan prévoit de passer en cinq ans d’un taux de 0,57 à 0,65.

2.3 Milliards d’euros sur 5 ans
Dernier outil de la politique vieillesse, le Plan Solidarité Grand Âge 2007-2012 balaye un large éventail de domaines d’intervention. Entre la création de 5000 places supplémentaires en EHPAD (les Etablissements Hospitaliers pour Personnes Agées Dépendantes), les mesures favorisant le maintien à domicile et les programmes de recherche médicale, l’ambition des promoteurs de ce vaste programme n’est pas mince. Qui trop embrasse mal étreint ? Il est encore trop tôt pour trancher, même si les 2,3 Milliards d’euros que le gouvernement compte consacrer à ce plan de solidarité d’ici 2012 devraient, on l’espère, améliorer un certain nombre des points visés.

Personnes âgées à domicile : gare aux accidents domestiques !

Mardi 19 juin 2007

Le maintien à domicile est plébiscité par une majorité de Français. Si ce désir d’autonomie poussé au maximum est légitime et marque positivement l’évolution des mentalités, il n’en faut pas moins souligner les nécessaires précautions. Dans une émission de sensibilisation diffusée le 04 juin, France 3 a abordé sans far le grave problème de la vulnérabilité des personnes âgées face aux accidents domestiques.

Les chutes, première cause d’accidents pour les personnes âgées
Chaque année, sur 2 millions de victimes de chute, 48 000 personnes âgées se fracturent le col du fémur. Ces chutes, parfois sans autre cause que la diminution des capacités physiques des personnes âgées, entraînent plus de 10 000 décès chaque année. Pour assurer un maintien en domicile en toute sécurité, il faut donc veiller à remplacer les sols aux surfaces trop glissantes, et équiper les couloirs et les pièces d’eau de barres de soutien. La salle de bain est à elle seule le principal théâtre de ces accidents domestiques. 42% des chutes et des glissades s’y déroulent, toute population confondue. Pour les personnes âgées, ces chutes provoquent de plus graves lésions et peuvent parfois occasionner une hospitalisation prolongée et déstabilisante de la personne âgée qui en est victime.

Gare aux brûlures et aux intoxications
Nombre de personnes âgées sont victimes de brûlures et d’intoxications. Principalement, ce sont les malades atteints de maladie d’Alzheimer, ou d’autres maladies du même type, qui sont à l’origine de ce type d’accidents domestiques. Désorientées, ne reconnaissant plus l’usage des objets domestiques, ces personnes âgées peuvent se blesser, se brûler, par exemple en oubliant d’éteindre leurs plaques de cuisson électriques, ou s’intoxiquer en ingurgitant un dosage inapproprié de leurs médicaments.

Des aménagements indispensables à la sécurité domestique
Pour aider les personnes âgées à rester chez elles en toute sécurité, il est indispensable de procéder à des aménagements de leur environnement domestique. Des ergothérapeutes proposent à présent de venir à domicile dresser l’inventaire des risques dans un lieu de vie, afin de proposer des solutions. Les points suivants doivent être vérifiés en priorité :

> Salle de bain :
-Installer des barres de soutien pour faciliter l’accès et la sortie du bain ;
-Prévoir l’installation d’un siège de douche ou de baignoire ;
-De simples autocollants anti-dérapants dans la baignoire ou la douche permettent d’éviter des chutes parfois fâcheuses ;
-L’installation d’un siège de toilettes surélevé et de barres de sécurité sont indispensables.

> Cuisine :
-Remplacement de la cuisinière à gaz par une électrique
-Remplacement du chauffe-eau à gaz par un chauffe-eau électrique pour éviter les risques inhérents au gaz (asphyxie ou explosion, possibles en cas d’oubli).
> Autres pièces de la maison :
-Veiller à remplacer les sols carrelés, glissants et donc dangereux
-Surveiller le bon éclairage de toutes les pieces, en particulier les couloirs et escaliers.

Le prêt viager hypothécaire : une nouvelle manière de financer sa retraite

Lundi 18 juin 2007

Le prêt viager hypothécaire est désormais accessible. Ce dispositif permet aux personnes âgées d’obtenir un financement garanti par leur patrimoine immobilier, tout en gardant la propriété de celui-ci. Le prêt viager hypothécaire constitue ainsi un nouvel instrument financier permettant de financer les frais d’une aide à domicile, pour effectuer des travaux d’aménagement intérieur, ou bien encore, pour se permettre d’entrer dans une maison de retraite de qualité.

Qu’est-ce que le prêt viager hypothécaire ?
Le prêt viager hypothécaire est une nouvelle façon d’emprunter de l’argent. Ce dispositif inspiré des pratiques anglo-saxonnes (il existe depuis longtemps aux Etats-Unis, au Canada et en Grande-Bretagne) a été rendu possible par la réforme de l’hypothèque réalisée en 2006. Dorénavant, il devient possible pour les personnes âgées d’emprunter des liquidités garanties sur un bien immobilier (il peut s’agir d’une résidence principale ou secondaire, ou bien encore d’un bien à usage locatif).

Quels sont les avantages du prêt viager hypothécaire ?

Le prêt viager hypothécaire permet d’obtenir un financement adossé au patrimoine immobilier, tout en conservant la propriété de celui-ci et sans aucun remboursement du vivant de l’emprunteur.
Cette formule protège de plus les héritiers, car la dette du prêt viager hypothécaire est égale au capital prêté (sous forme de versement unique ou bien par versements échelonnés) majoré des intérêts calculés, mais elle est plafonnée à la valeur du bien hypothéqué. Ainsi, au moment du décès de l’emprunteur, si la dette est supérieure à la valeur du bien, c’est la banque qui supporte la différence. En revanche, si la valeur du bien est supérieure à la dette, l’excédent revient aux héritiers.

A quelle condition l’emprunteur peut-il s’installer en maison de retraite ?
Un des projets que peut financer le prêt viager hypothécaire est l’installation en maison de retraite. Les revenus d’une personne âgée sont parfois insuffisants à financer un séjour dans la maison de retraite souhaitée. Le complément de revenu que peut apporter le prêt permet d’envisager une entrée en résidence, sans se défaire de son bien immobilier. L’emprunteur doit cependant veiller à ce que le bien hypothéqué soit entretenu en son absence, de façon à assurer le maintien de sa valeur de garantie.

Quelle différence entre prêt viager hypothécaire et vente en viager ?
Contrairement au viager traditionnel, le prêt viager hypothécaire est réversible : il peut-être interrompu à tout moment à l’initiative de l’emprunteur. De plus, en cas de décès précoce de l’emprunteur, le bien immobilier peut être conservé par les héritiers. Ce n’est pas le cas lors de la vente en viager, où le bien est définitivement perdu pour les héritiers. De plus, les rentes du viager traditionnel sont des revenus, ce qui n’est pas le cas des versements liés à l’emprunt en viager hypothécaire.

Les sommes reçues ne diminuent pas les droits aux aides sociales
Les capitaux du prêt viager hypothécaire ne sont pas considérés comme des revenus. Par conséquent, ils n’entrent pas dans le calcul des ressources de l’emprunteur, qui détermine ses droits aux aides sociales. Les sommes perçues par le prêt viager hypothécaire ne changent donc pas la situation du bénéficiaire par rapports aux aides sociales ou à la fiscalité.

Le Crédit Foncier a eu le courage d’innover en proposant ‘Réversimmo’
Premier organisme bancaire à avoir franchi le pas, le Crédit Foncier est pour l’instant l’unique banque à proposer un tel prêt, sous le nom de « Foncier Réversimmo ». D’autres offres concurrentes doivent cependant prochainement apparaître sur ce nouveau marché des prêts viagers hypothécaires.

Une maison de retraite conçue pour les malades Alzheimer

Jeudi 14 juin 2007

Une maison de retraite dont l’architecture permet de retarder l’évolution de la maladie d’Alzheimer ? C’est tout le pari d’une maison de retraite de l’Aube dont l’originalité de sa conception vient d’être primée au tout récent salon Géront’Expo. Retarder l’évolution de la maladie d’Alzheimer en stimulant les sens des résidents, voilà ce qui a présidé aux choix de conception de cette résidence, dont l’exemple est à suivre. Explications.

Concevoir une maison de retraite adaptée aux malades d’Alzheimer
La maladie d’Alzheimer est encore incurable. Cependant, l’évolution de la maladie varie fortement d’un individu à l’autre, et il est déterminant de pouvoir la ralentir. Le bien-être des personnes souffrant d’Alzheimer peut-être amélioré par les soins prodigués, mais ce n’est pas le seul facteur. L’environnement dans lequel un malade d’Alzheimer évolue revêt également une importance particulière. C’est pourquoi la Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Assistance Privés (FEHAP) a pris l’initiative de commander à un cabinet d’architectes la réalisation d’un bâtiment spécialement conçu pour les malades d’Alzheimer.

Un bâtiment lumineux, avec des espaces modulables

La maladie d’Alzheimer s’accompagne souvent de dépressions et d’angoisses, qui reviennent surtout avec l’arrivée de la nuit. Les concepteurs de la résidence du Médou, à Bréviandes dans l’Aube, ont donc voulu un bâtiment particulièrement lumineux. C’est ainsi que la résidence est dotée d’espaces modulables avec le moins de portes possible. Elle comporte aussi des dispositifs de dosage lumineux, permettant une modulation de la lumière selon le moment de la journée, pour compenser la faiblesse de la lumière naturelle, lorsque le soir monte par exemple.

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Stimuler les sens pour freiner la progression d’Alzheimer
Un système de couleurs a été utilisé pour marquer les espaces de l’établissement : des tons pastels, des lumières non agressives, dans les parties de la résidence fréquentées par les pensionnaires, et des couleurs vives dans les endroits qui ne leur sont pas destinés. Le choix des matériaux a également été conçu pour stimuler le toucher des malades, avec un soin particulier mis sur la diversité des textures employées. Dans le jardin, un parcours de motricité mêlant béton et bois a été installé. Ouverte depuis mars 2006, l’unité Alzheimer enregistre déjà des résultats mesurables, notamment grâce à la luminothérapie. « Nuos arrivons mieux à calmer les angoisses », témoigne ainsi la directrice de l’établissement, Marlène Piubello.
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Inventer les maisons de retraite du futur
L’exemple de Bréviandes est manifestement la voie à suivre pour l’avenir. Les maisons de retraite du futur doivent tendre à devenir des espaces entièrement conçus en fonction des besoins spécifiques de leurs résidents. La multiplication de ce type d’initiatives répond en effet à un besoin profond de nos aînés, et le seul garant de l’amélioration de l’image des maisons de retraite dans le grand public.

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Canicule : la veille saisonnière a été déclenchée

Mercredi 13 juin 2007

Le dispositif de surveillance de la canicule a été déclenché il y a une dizaine de jours, en avance de trois semaines sur le début officiel de l’été. Il s’agit avant tout, pour les pouvoirs publics, de ne pas se laisser surprendre par un épisode caniculaire et de se tenir prêt à y parer.

Activation de la veille saisonnière du plan national Canicule
Le déclenchement préventif du niveau de veille saisonnière du plan national de lutte contre la Canicule se traduit par l’activation :
- du dispositif de veille météorologique, afin de détecter l’arrivée d’une vague de chaleur ;
- du dispositif d’information et de sensibilisation du public, le ministère de la Santé ayant mis en place à cet effet un numéro vert : 0800 06 66 66

Les trois niveaux du plan Canicule

Le plan national Canicule comporte trois niveaux :
- le niveau de veille saisonnière ;
- le niveau de « mise en garde et d’actions », déclenché sur recommandation du ministère de la Santé par les préfets de département concernés, suite à une alerte donnée par Météo France et l’Institut National de Veille Sanitaire (INVS) ;
- Enfin, le niveau de mobilisation maximale, qui correspond à un état d’alerte renforcé. Ce niveau est déclenché sur instruction du Premier ministre lorsqu’à une vague de chaleur s’ajoutent des facteurs aggravant, tels que : pénurie d’eau potable ; saturation des établissements de santé ; etc.

Quelles modifications du dispositif de prévention en 2007?

Le plan Canicule 2007 a subi de légères modifications par rapport à la version de l’année dernière. Les améliorations portées visent essentiellement à porter une attention particulière aux populations à risque (dont les personnes âgées), à accroître la mobilisation de tous les acteurs de la prévention, et enfin, à lutter contre l’isolement et renforcer la solidarité.