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Archive pour juin 2007
Jeudi 28 juin 2007
Proclamée ‘Grande Cause Nationale 2007’, la lutte contre la maladie d’Alzheimer a-t-elle avancé depuis le début de l’année ? Conscient des retards pris en la matière, le ministre du Travail et des Solidarités, Xavier Bertrand, a déclaré que ce chantier allait maintenant être mis en avant.
Nomination d’un ‘Monsieur Alzheimer’ ?
Interrogé à la mi-juin sur les ondes de la radio d’information RMC, le ministre du Travail et des Solidarités, M. Xavier Bertrand, a annoncé la nomination prochaine d’une « personnalité » qui prendrait en charge la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Ce ‘Monsieur Alzheimer’ devrait être nommé « assez rapidement afin de se consacrer entièrement » à ce dossier. « C’est vraiment un dossier auquel tient le Président de la République », a précisé M. Bertrand.
La maladie d’Alzheimer, un ‘chantier présidentiel’
La lutte contre la maladie d’Alzheimer, proclamée ‘Grande Cause Nationale’ pour 2007 par l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, n’a pas connu au cours du premier semestre l’élan escompté initialement. La faute en incombe probablement aux campagnes électorales, présidentielles et législatives, ainsi qu’au changement de gouvernement. Le nouveau Président de la République prend pourtant ce sujet à cœur. Selon le ministre Xavier Bertrand, il s’agit d’un « chantier présidentiel », qui réclame une mobilisation de tous les Français pour assurer la prise en charge des personnes malades d’Alzheimer, « et surtout pour la détection et la recherche », a précisé le ministre.
Ne pas finir l’année sans avancées
Le ministre a expliqué que l’accent devrait être mis sur la recherche, tout en améliorant la prise en charge des malades. Il nous faut aussi « aider les aidants, ceux qui sont auprès d’un proche frappé par la maladie », a-t-il ajouté.
« Il s’agit de ne pas prendre du retard, on est sur l’année grande cause nationale. Il s’agit de ne pas finir l’année sans qu’on ait avancé », a conclu le ministre.
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Mercredi 27 juin 2007
Le remaniement ministériel effectué par François Fillon après les élections législatives a permis la nomination de nombreux secrétaires d’Etat. Malheureusement les personnes âgées semblent avoir été oubliées. Le gouvernement ne comporte en effet ni ministère délégué aux Personnes âgées, ni même un secrétariat d’Etat dédié.
Le dossier des personnes âgées échoie à la Solidarité
Le Premier ministre François Fillon a décidé lors du dernier remaniement de créer un « Secrétariat d’Etat à la Solidarité », confié à Madame Valérie Letard. Cette dernière sera rattachée au ministre du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité, M. Xavier Bertrand, qui fut ministre de la Santé dans le dernier gouvernement Villepin. Même si Madame Letard, sénateur du Nord et assistante sociale de formation, n’est pas exempte de compétences pour traiter les dossiers qui lui seront confiés, il est à craindre que les enjeux de la politique du grand âge ne fassent pas l’objet d’un traitement prioritaire.
Rupture avec la politique mise en œuvre ces dernières années
C’est la première fois depuis plusieurs années que les Personnes âgées ne figurent pas en bonne place dans la composition du gouvernement. Avant M. Philippe Bas, ministre délégué aux Personnes âgées lors du précédent gouvernement, Madame Catherine Vautrin avait été en charge du secrétariat d’Etat aux Personnes âgées. Tous deux avaient mis en place d’ambitieux projets, nécessaires à l’amélioration d’une tranche de la population de plus en plus importante. Alors que le nombre des plus de 85 ans va doubler dans les dix prochaines années, il semble incongru de ne pas avoir pris cette question plus à cœur.
Protestation des associations représentant les personnes âgées
Une incongruité dénoncée par les associations concernées. « Une grave erreur », estiment dans un communiqué, l’AD-PA (directeurs de maisons de retraite) et la Fnapaef (personnes âgées résidant en maisons de retraite et leurs familles), qui s’expriment d’une même voix au sein de l’association Avvec (Association vivre et vieillir ensemble en citoyens). Les deux associations appellent d’ailleurs à la tenue d’une « Conférence nationale pour les personnes âgées fragilisées dès la rentrée ». Le Synerpa (Syndicat des maisons de retraites privées) salue quant à lui la nomination de Madame Valérie Letard, qui « a travaillé sur la loi qui a donné naissance à la CNSA » (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, qui finance l’APA), mais déplore le manque d’ambition affiché par le gouvernement actuel en ce qui concerne les personnes âgées. « L’absence d’un secrétariat d’Etat spécialement dédié aux personnes âgées reste extrêmement troublante pour l’avenir», estime le Synerpa.
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Mardi 26 juin 2007
Un million de Français ont aujourd’hui plus de 85 ans. Leur nombre aura doublé d’ici 2020, dans un peu plus de 10 ans. Malgré les incitations des pouvoirs publics au maintien à domicile, la population ayant besoin d’une place en maison de retraite va inexorablement augmenter. S’achemine-t-on vers une pénurie de places ?
10 000 établissements pour plus de 600 000 résidents
Aujourd’hui le nombre de résidents en maisons de retraite s’élève à 610 000 personnes. Bien que l’âge moyen d’entrée en maison de retraite soit en augmentation permanente – l’âge moyen d’entrée est aujourd’hui de 85 ans environ – le nombre de résidents devrait doubler d’ici 15 ans.
Un secteur public très majoritaire
Les maisons de retraite du secteur public représentent 55% du parc de résidence. Le secteur associatif gère 25% des maisons de retraite. Les 20% restant ressortent du secteur privé, qui est très atomisé. Aux côtés d’une quinzaine de grosses entreprises qui gèrent entre 500 et 4000 places, il existe également 700 maisons de retraite disposant de moins de 40 lits chacune.
Un afflux de demande très prévisible
Alors qu’un million de Français ont aujourd’hui 85 ans ou plus, leur nombre aura doublé d’ici 2020 avec l’arrivée à cet âge des personnes nées lors du ‘baby boom’. Pour faire face à cet afflux, il faudrait porter le nombre de lits disponibles en établissements spécialisés à 680 000 dans les cinq ans. Or l’objectif adopté par le Plan Solidarité Grand âge 2007-2012 prévoit la création de seulement 5000 places supplémentaires par an en EHPAD (Etablissement Hospitalier pour Personnes Agées Dépendantes, nouvelle appellation des ‘maisons de retraite médicalisées’). On est donc loin du compte, malgré la vague démographique très attendue et prévisible de personnes du grand âge.
La pénurie de places en maison de retraite est elle inéluctable ?
Au rythme actuel de progression de la population âgée, et même compte tenu d’un âge toujours plus avancé d’entrée en maison de retraite, le besoin de lits disponibles ne va pas tarder à se faire cruellement sentir. Parce que l’investissement est lourd, les pouvoirs publics ont préféré privilégier la politique du maintien à domicile (au point d’influer sur l’opinion des Français sur les maisons de retraite. Voir à ce sujet nos billets sur les deux dernières vagues d’enquête sur l’image des maisons de retraite : les Français et les maisons de retraite et le désamour des Français pour les maisons de retraite )
Or si ces mesures sont utiles aux personnes de la tranche d’âge allant jusqu’à 75 à 80 ans, qui peuvent ainsi prolonger confortablement leur quotidien à domicile, qu’en est-il de nos aînés du grand âge ? Indiscutablement, une forte proportion de ceux-ci seront tôt ou tard confrontés au besoin d’un séjour, temporaire ou prolongé, en maison de retraite. Sachant qu’il faut deux à trois ans entre la prise de décision administrative et l’ouverture d’une nouvelle maison de retraite, les autorités gouvernementales ont peu de temps pour s’emparer du problème et entreprendre d’y remédier. Sans quoi, la France devra faire face à une pénurie cruelle de places en maison de retraite.
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Lundi 25 juin 2007
Le Magazine de la Santé sur France 5 se penchera ce lundi 25 juin 2006 sur le thème crucial du choix d’une maison de retraite. Comment prend-on la décision de s’installer en maison de retraite ? Sur quels critères effectuer sa sélection ? Comment faire le bon choix ? Autant de sujets abordés lors de l’émission.
Le choix d’une maison de retraite, thème du magazine de la santé – France 5
Le choix d’une maison de retraite n’est pas aisé. Maison médicalisée, résidence hôtelière, foyer logement, unité de soin Alzheimer, il existe tant de dénominations qu’il n’est pas simple de s’y retrouver.
Mieux vaut-il anticiper une installation en maison de retraite lorsque l’on est en bonne santé, ou bien attendre d’être en grande dépendance ? Et lorsque la décision est prise, sur quels critères choisir sa résidence ?
Outre la formule la mieux adaptée, il faut aussi choisir la résidence qui convient le mieux à la personne âgée, en fonction de son état médical et de ses besoins. Les aspects financiers, la localisation géographique, ou encore le type de résidence, sont autant de facteurs de choix supplémentaires.
Le « magazine de la santé » de France 5 tente d’aborder le sujet en suivant la démarche d’une famille, et en interrogeant une responsable des services d’aide sociale.
Bien choisir sa maison de retraite
Parce que bien choisir sa maison de retraite ne peut se faire au hasard, parce que le choix dépend aussi des disponibilités et que les meilleures maisons sont aussi celles où il y a le moins de places libres, faire appel à un organisme de conseil peut s’avérer judicieux. En appelant gratuitement Cap Retraite au Numéro Vert 0800 891 491, vous bénéficierez d’une écoute professionnelle et de conseils avisés. Vous ne nous devez rien, vous ne vous engagez à rien. Vous êtes les seuls gagnants.
Quand regarder l’émission de France 5 ?
« Comment choisir sa maison de retraite ? » – Magazine de la Santé – France 5.
Première diffusion : lundi 25 juin à 13h40 (hertzien et TNT)
Seconde diffusion : lundi 25 juin à 19h00 (câble, satellite et TNT)
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Jeudi 21 juin 2007
Un médicament contre l’hypertension testé sur des souris de laboratoire pourrait ralentir et même stopper l’évolution de la maladie de Parkinson, selon les travaux de chercheurs américains publiés début juin dans la revue britannique «Nature».
100 000 personnes atteintes en France
La maladie de Parkinson est une affection neurologique liée à la destruction progressive des cellules du cerveau produisant de la dopamine, un messager chimique qui intervient dans le contrôle de la motricité. Elle touche 1 à 2% des plus de 65 ans et 3 à 4% des plus de 75 ans. En France, 100.000 personnes en sont atteintes et 10 000 nouveaux cas apparaissent chaque année.
Un nouvel espoir thérapeutique
L’Isradipine, un médicament utilisé pour le traitement de l’hypertension artérielle, testé sur des souris de laboratoire, a contribué à ralentir l’évolution de la maladie de Parkinson, en « rajeunissant » les cellules à dopamine vieillissantes, celles dont la mort cause la maladie.
L’espoir des chercheurs réside en ce que ce médicament protège les neurones dopaminergiques, et donc qu’en le prenant suffisamment tôt, la maladie ne puisse pas se développer, même chez les personnes à risque. Les résultats de cette expérience sur les souris sont jugés si prometteurs que l’équipe de chercheurs projette de conduire très prochainement des essais sur des volontaires humains.
Pas de progrès depuis trente ans
Si l’Isradipine permettait de doubler ou tripler la période efficace de la L-dopa, un traitement de Parkinson dont les effets s’amenuisent avec le temps, ce serait une grande avancée, estiment les scientifiques. En trente ans, il n’y a pas eu de progrès majeur dans le traitement pharmacologique de la maladie de Parkinson. C’est dire la somme d’espoir qui naît de cette découverte de l’action de l’Isradipine ! Espérons que cette fois, les chercheurs tiennent enfin le « bon bout ».
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