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Archive pour mai 2007

Plus de 97% des maisons de retraite appliquent le “Plan Bleu” anti-canicule

Lundi 14 mai 2007

Le ministère de la Santé vient de publier la nouvelle version du plan canicule. Le Plan Canicule 2007 est le quatrième du genre. Adoptés dès 2004 pour éviter que ne se renouvelle une catastrophe sanitaire comme celle que nous avons vécu à l’été 2003, les plans Canicule successifs ont permis de mobiliser tous les acteurs de la prévention. Une étude de l’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) montre d’ailleurs que les Français ont su adapter leur comportement face à la chaleur.

Lancement du Plan Canicule 2007

Le ministère de la Santé vient de lancer la version 2007 du Plan Canicule, reconduisant les mesures les plus efficaces des années précédentes et adoptant de nouvelles dispositions. Entre autres mesures, un accent particulier sera mis sur l’information et la sensibilisation du public. Ainsi l’INPES lancera à l’approche de l’été une vaste campagne radio de solidarité, incitant chaque citoyen à s’enquérir de l’état de santé des personnes fragiles de leur entourage. De plus, le numéro d’information sur la canicule devient un numéro vert gratuit (0800 06 66 66).
Enfin, 18 millions d’euros de crédits exceptionnels ont été réservés pour renforcer, en cas de canicule, les personnels des services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et des maisons de retraite.

La canicule 2006, outre celle de 2003, a été la plus forte depuis 1950
C’est le retour d’expérience de la canicule de 2006 qui a incité le ministère de la Santé à renforcer les mesures du plan Canicule 2007. La canicule de l’été 2006 a en effet été la plus forte enregistrée depuis 1950, si on exclu évidemment la vague de chaleur exceptionnelle de 2003.

Les Français ont appris à s’adapter aux vagues de chaleur
Une enquête réalisée par l’INPES à la fin de l’été 2006 montre que les Français ont notablement changé d’attitude face à la chaleur. Ainsi en 2006, 63% des Français ont modifié leur comportement pour se protéger des vagues de chaleur ; 73% ont pris régulièrement des nouvelles des personnes âgées de leur entourage ou leur sont venues en aide.

Les maisons de retraite appliquent en masse le ‘Plan Bleu’
L’adoption des plans d’urgence par établissement et les nouvelles mesures d’équipements, directives connues sous le nom de «Plan Bleu» pour les maisons de retraite, ont été très largement suivies par les établissements d’accueil de personnes âgées. Ainsi, 97.5% des maisons de retraite et 97% des établissements de santé sont dorénavant équipées en pièces raffraichies.

Les kilos en trop favoriseraient la santé des personnes âgées

Vendredi 11 mai 2007

Serait-ce bientôt la fin de la ‘dictature des régimes’ ? Alors que les médecins et diététiciens ne jurent plus que par l’IMC, ce fameux Indice de Masse Corporelle, une nouvelle étude publiée par le Journal of the American Medical Association remet ce dogme en question. Selon cette étude, un léger embonpoint serait favorable à la santé de nos aînés.

Un léger surpoids serait bénéfique à la santé des personnes âgées

Selon une nouvelle étude menée à l’Université du Texas et publiée dans le JAMA (Journal of the American Medical Association), le surpoids aurait un effet bénéfique sur la santé. L’espérance de vie est plus élevée chez les hommes de plus de 65 ans qui ont un IMC (Indice de Masse Corporelle = poids en kilos divisé par le carré de la taille en mètre) compris entre 25 et 35, ce qui correspond à un niveau situé entre surpoids et premier stade de l’obésité.

Indice de Masse Corporelle et espérance de vie

Ainsi l’espérance de vie des hommes âgés de 65 ans ayant un IMC entre 25 et 35 est de 15 ans. A titre de comparaison, les hommes étant à leur poids idéal (IMC compris entre 18.5 et 25) ou bien en stade avancé d’obésité (IMC supérieur à 35), n’est plus que de 13 ans. L’explication proposée est que l’embonpoint diminue les risques de fracture de la hanche en cas de chute, d’une part, et que cela améliore également la résistance aux pertes de poids qui suivent généralement des maladies telles que pneumonies ou cancers.

Prudence dans les conclusions

La prudence reste toutefois de mise quant aux conclusions. En effet, si les kilos en trop semblent bénéfiques aux personnes âgées, il se pourrait que ces résultats soient issus d’un biais statistique : un effet dit de ‘survivants en santé’. Autrement dit, peut-être que les personnes âgées qui ont survécu avec du surpoids sont celles qui se sont adaptées pour réduire les effets de l’embonpoint ou de l’obésité, par exemple en étant actives. Ou que ce sont celles qui sont moins sensibles aux conséquences négatives du surpoids. De plus, l’indice IMC pourrait ne pas être adapté aux personnes âgées. C’est pourquoi les chercheurs de l’université du Texas s’apprêtent à réaliser une enquête similaire en étudiant le rapport entre tour de taille et longévité.

La dépression, signe avant-coureur de la maladie de Parkinson ?

Jeudi 10 mai 2007

Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson souffrent souvent de dépression et d’anxiété. Selon une récente étude américaine, les signes dépressifs pourraient même précéder le diagnostic de la maladie. Explications.

Découverte d’un lien entre dépression et maladie de Parkinson

Le professeur Miguel Hernan, de la faculté de Santé de l’université de Harvard, a mené une enquête auprès d’environ 7000 personnes, dont 1000 sujets atteints de la maladie de Parkinson. Les résultats de l’enquête, publiés par l’American Academy of Neurology, montrent une corrélation entre la prise d’anti-dépresseurs et le développement ultérieur d’un Parkinson.

La prise d’anti-dépresseurs double le risque de souffrir de Parkinson

La conclusion des chercheurs montre que les personnes qui suivent un traitement anti-dépresseur ont un risque doublé par rapport aux autres personnes de développer la maladie de Parkinson. Loin de conclure au fait que ce soient les anti-dépresseurs qui entraînent la maladie, les scientifiques pensent au contraire que c’est la dépression qui est un signe avant-coureur de Parkinson.

Le programme de Nicolas Sarkozy pour les personnes âgées

Mercredi 9 mai 2007

Le nouveau président va devoir maintenant mettre les idées avancées durant la campagne en application. Concernant les personnes âgées, Nicolas Sarkozy a émis un certain nombre de propositions intéressantes. On notera la proximité existante entre le nouveau président de la République et Xavier Bertrand, qui fut ministre de la Santé du gouvernement Villepin avant de servir, au cours de la campagne, de porte-parole du candidat victorieux.

Aidants familiaux : la création d’un congé rémunéré
La création d’un congé rémunéré permettant aux aidants familiaux de prendre en charge un de leur proche parent dépendant ou en fin de vie, a été évoquée au cours de la campagne. Il s’agirait donc d’aller au-delà du congé de soutien familial, adopté le 20 avril dernier, et qui n’est pas rémunéré.

Création d’un cinquième risque de la Sécurité sociale, le risque ‘Dépendance’

Le nouveau président de la République souhaite ouvrir un cinquième risque, le risque ‘dépendance’, qui serait géré par la Sécurité sociale et les départements.

Un vaste plan de lutte contre Alzheimer

Sur le modèle du ‘plan anti-cancer’ lancé par Jacques Chirac lors de son accession à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy souhaite mobiliser la nation dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer. Cette maladie, reconnue ‘Grande Cause Nationale 2007’ ne dispose de crédits de recherche qu’à hauteur de 200 millions d’euros (contre 1.5 milliards d’euros dédiés à la recherche contre le cancer). Le nouveau président s’est engagé à mettre en place un grand plan de lutte contre Alzheimer.

Présidentielles : on a voté dans les maisons de retraite

Lundi 7 mai 2007

Comme tous les Français, les résidents des maisons de retraite étaient appelés aux urnes hier, dimanche 6 mai 2007, pour élire le futur Président de la République. Malgré les difficultés à se déplacer, ou bien par le biais d’une procuration, les aînés ont tenu à effectuer leur devoir citoyen.

Individuellement, les personnes âgées tiennent à garder leur vote secret…

Les enquêtes menées par la CEVIPOF (Centre de Recherche sur la Vie Politique Française) montrent que, si toutes les générations sont attachées à leurs droits civiques, toutes ne réagissent pas de manière semblable. Par exemple au sujet du principe du vote secret : plus on est âgé, moins on dévoile la teneur de son vote. Les chercheurs du CEVIPOF l’expliquent par le contexte durant lequel la socialisation politique des personnes âgées a eu lieu, à une période de guerre froide et de tensions politiques dures entre droite et gauche. Il est plus facile aux jeunes de dévoiler leurs opinions.

… Mais les instituts de sondage savent faire parler leur génération

Les enquêtes menées avant le premier tour mais également entre le premier et le second tour, dévoilent néanmoins une sociologie nette de l’électorat. Ainsi, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un soutien très fort auprès des plus de 60 ans. L’institut de sondage Ipsos a même enregistré entre les deux tours un écart maximum mesuré à 80% en faveur de Nicolas Sarkozy contre 20% pour sa rivale malheureuse.

La variable ‘âge’ est celle qui explique le mieux le vote d’hier

Ainsi, toujours selon l’analyse d’Ipsos, la variable qui départage le mieux les deux candidats du second tour est celle de l’âge. Plus l’électorat considéré est âgé, plus on vote en faveur de Nicolas Sarkozy. Ce que les analystes des sondages attribuent à une campagne placée sur le terrain des valeurs. Le thème du « traumatisme de Mai 68 », auquel Nicolas Sarkozy a fait appel entre les deux tours, a répondu à une soif d’ordre très présente dans la société française.