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Archive pour mai 2007

7ème Congrès national des maisons de retraite privées

Vendredi 25 mai 2007

Quelques jours après avoir accueilli le Festival International du Cinéma, la Croisette de Cannes accueillera en son Palais des Festivals le 7ème Congrès national des maisons de retraite privées, les 31 mai et 1er juin 2007.

Un congrès organisé par le Synerpa
Le Synerpa (Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées) organise la 7ème édition du Congrès National des maisons de retraites privées, afin d’aborder les questions importantes de la prise en charge de la dépendance et des personnes âgées. Bernard Brochand, député maire de Cannes, Philippe Tabarot, vice-président du Conseil général des Alpes Maritimes en charge des personnes âgées, Gilles Johanet, ancien directeur de la CNAM, participeront aux débats et tables rondes, ainsi que bien d’autres intervenants.

Le financement de la dépendance au cœur des débats
La question de l’avenir du financement de la dépendance sera au cœur des débats. Comment faut-il envisager le futur de la prise en charge des personnes âgées et son financement ? Quelle forme prendra le ‘cinquième risque’ de sécurité sociale, le risque ‘dépendance’, promis par Nicolas Sarkozy au cours de la campagne électorale ? Le rapport sur le financement futur de la dépendance remis au gouvernement précédent par Hélene Gisserot sera-t-il exploité aussi rapidement que possible, et quelles pistes seront-elles retenues ? Autant de points qui seront abordés lors des deux jours de congrès.

Comment améliorer l’image des maisons de retraite ?

Outre la question du financement, quelle place doit-on accorder aux personnes âgées dans la société ? Comment améliorer l’image des maisons de retraite ? Comment faire évoluer les établissements et les services pour satisfaire le public ? Comment mieux prendre en charge les personnes âgées, même les plus dépendantes d’entre-elles ? Tous ces points seront également à l’ordre du jour lors du congrès de Cannes.

Pour tous renseignements :

Contactez le Synerpa au téléphone au: 01 40 47 75 20

Troisième édition de la Journée de solidarité avec les Personnes âgées

Jeudi 24 mai 2007

Le lundi férié de pentecôte est devenu depuis 2004 une journée travaillée – théoriquement- au profit des personnes âgées et handicapées. Mise en cause par les syndicats, la journée de solidarité envers les personnes âgées sera maintenue. Elle permet de dégager deux milliards d’euros annuels.

Une journée de solidarité en réponse aux carences révélées par la Canicule

C’est le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin qui avait instauré en 2004 la première Journée de solidarité envers les Personnes âgées et handicapées. La canicule de l’été 2003 avait causé 15 000 décès et révélé les carences en matière de prise en charge des personnes âgées en France. Il s’agissait donc de développer cette prise en charge et de trouver des moyens de financer cette politique, en supprimant un des jours fériés de l’année.

Deux milliards d’euros par an
La Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) qui gère les fonds recueillis par le travail effectué le lundi de pentecôte estime ceux-ci à deux milliards annuels. 60% sont destinés aux personnes âgées (la CNSA finance en partie l’APA), et 40% aux personnes handicapées.

Maintien de la journée de solidarité envers les personnes âgées

Nombreux sont les griefs faits à cette journée de solidarité à présent travaillée mais non rémunérée. Les syndicats en ont réclamé l’abrogation, mettant notamment en cause l’utilisation des fonds récoltés. Xavier Bertrand, le nouveau ministre du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité, a annoncé que le lundi de pentecôte travaillé ne sera pas remis en cause. Selon le ministre, « la Cour des Comptes a constaté dans un rapport que chaque euro rapporté par cette mesure a été versé pour la dépendance. »

Pas (encore ?) de ministère aux Personnes âgées…

Mardi 22 mai 2007

Les personnes âgées feront elles les frais de l’instauration (volontaire) d’un gouvernement restreint ? Dans sa configuration actuelle, le nouveau gouvernement dirigé par François Fillon ne comporte pas de ministère délégué aux Personnes âgées. Une situation que déplorent les associations des professionnels du secteur.

Personnes âgées : pas autant importante que la jeunesse et les sports ?
Au sein du gouvernement sortant, le ministère de la Santé chapeautait un ministère délégué aux Personnes âgées, sous la houlette de Philippe Bas. Il y fut très actif, notamment au cours des dix huit derniers mois, avec l’instauration du Plan Solidarité Grand âge et tout une flopée d’autres initiatives en faveur de nos aînés. Dans le gouvernement Fillon, les thèmes de la Jeunesse et des Sports échoient au ministre de la Santé, alors que les Personnes âgées ne disposent plus d’un ministère, ni même d’un secrétariat d’état.

Un oubli qui devra être réparé

Il est inconcevable de penser que l’absence d’un responsable de la question des Personnes âgées au sein du gouvernement puisse perdurer. « Le nombre des plus de 85 ans va doubler dans les 10 ans et le Président devra agir pour rattraper 30 ans de retard français dans le secteur », soulignent dans un communiqué, l’AD-PA (directeurs de maisons de retraite) et la Fnapaef (personnes âgées résidant en maisons de retraite et leurs familles), qui s’expriment d’une même voix au sein de l’association Avvec (Association vivre et vieillir ensemble en citoyens). Les deux associations appellent d’ailleurs à la tenue d’une « Conférence nationale pour les personnes âgées fragilisées dès la rentrée ».

Qui donc est en charge les Personnes âgées ?

C’est l’ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui prendra (théoriquement) en charge les personnes âgées et les personnes handicapées au sein du gouvernement. Ministre du « Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité », il aura cependant fort à faire dans les domaines phares sur lesquels il est attendu. C’est pourquoi la nomination d’un secrétaire d’Etat aux Personnes âgées et Personnes handicapées reste très attendue. Il s’agit d’ailleurs selon le Synerpa, qui représente les maisons de retraite privées, du « seul gage pour les Français et les professionnels d’une politique ambitieuse dans ce domaine. » Espérons donc que cet ‘oubli’ malencontreux soit corrigé dès avant l’été.

Les rendez-vous de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie

Mercredi 16 mai 2007

Dans l’attente des 28e journées annuelles de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie, les professionnels et tous ceux qui s’intéressent au Grand Age doivent noter deux autres rendez-vous importants auxquels nous convie la SFGG.

Prévention du vieillissement pathologique
La branche francilienne de la SFGG convie ses adhérents et le public à une journée de congrès sur le thème de la prévention du vieillissement. La journée se déroulera le 24 mai prochain, aux Cordeliers à Paris. 15, rue de l’Ecole de Médecine., 75006 PARIS.

Congrès national sur les unités spécifiques de soins Alzheimer

Dans le cadre de ses Journées thématiques, la SFGG organise les 22 et 23 juin prochain à Paris le 5ème congrès national sur les unités spécifiques de soins Alzheimer. Au programme des conférences : Alzheimer et les complications de la maladie ; Exercice physique et maladie d’Alzheimer en EHPAD ; La prise en charge des personnes âgées atteintes d’Alzheimer. Des ateliers seront également organisés autour des thèmes suivants : la géronto-technologie et les unités de soins Alzheimer ; Les complications sur la famille ; Les modes d’évolution de la maladie ; La dépression et la maladie d’Alzheimer.
Hôtel Méridien Montparnasse – Paris , les 22 et 23 juin 2007.
Renseignements et inscriptions:
Mallorie BAUSSAY
5, rue Saint-Pantaléon BP 61508  31015 Toulouse
Tél: (+33) 5 34 45 64 13
Email: insc-uspalz@europa-organisation.com

Les 28e journées annuelles de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie
Ces journées n’auront lieu qu’en octobre, mais les inscriptions sont d’ores et déjç ouvertes (tarif réduit jusqu’au 31 juillet). Il s’agit d’un rendez-vous désormais attendu, trois jours de conférences, colloques et tables rondes autour des thèmes du Grand Age. 23-25 octobre 2007, Espace Grande Arche, Arche de La Défense – Paris.
Renseignements et inscriptions:
Alliance médicale et scientifique
11 bd. Henri IV 34000 Montpellier
Tél. : 04.67.61.94.14

Faut-il supprimer les maisons de retraite ?

Mardi 15 mai 2007

L’enquête TNS Sofres sur ‘Les Français et le Grand Age’ fait les gros titres de la presse cette semaine. Entre les Français et les maisons de retraite, c’est semble-t-il le désamour. 49% des Français avouent avoir une ‘mauvaise opinion’ des maisons de retraite. Alors, faut-il supprimer cette institution ?

Les Français et les maisons de retraite : un net désamour

Près de la moitié des Français considèrent plutôt négativement les maisons de retraite. Il s’agit d’une nette dégradation de l’image de cette institution, enregistrée par le quatrième baromètre TNS-SOFRES sur ‘Les Français et le Grand Age’. Les Français estiment que les maisons de retraite coûtent cher (96%), n’offrent pas assez de place (86%) et de plus, 32% sont plutôt d’avis qu’on y maltraiterait souvent les personnes âgées.

Malgré des établissements toujours plus accueillants
Pourtant, les maisons de retraite ont énormément évoluées depuis vingt ans, et surtout au cours des toutes dernières années. La loi de 2002 est venue entériner les droits fondamentaux des résidents, de même qu’elle a instauré l’emploi d’outils nouveaux pour permettre l’application de ces droits : le livret d’accueil, le contrat de séjour, la charte des droits et des libertés de la personne, le conseil de la vie sociale, le projet d’établissement et le recours à une personne qualifiée en cas de litige. La climatisation a fait son apparition en masse, les salles à manger sont de plus en plus agréables et 700 millions d’euros ont été débloqués par le gouvernement dans le cadre du Plan Solidarité Grand Age pour la rénovation des établissements d’hébergement des personnes âgées.

Une question de générations ?
Claude Evin, ancien ministre de la Santé et président de la Fédération Hospitalière de France (FHF), commanditaire du baromètre TNS-SOFRES, estime que les médias sont en partie responsables, en parlant quasi-exclusivement négativement des maisons de retraite. Selon Jérome Pellissier, chercheur en gérontologie et auteur de « La guerre des Ages » (Armand Collin), cité par Le Parisien (édition du 13 mai), « il y a un effet de génération ». Les gens de plus de 50 ans, qui ont connu les hospices avec salles collectives d’il y a trente ans se rendent bien compte des progrès réalisés avec, aujourd’hui, des chambres individuelles ou à deux, disposant de salles de bains privatives. Ce sont surtout les 25-49 ans, moins concernés, qui expriment la plus grande aversion pour les maisons de retraite, souvent sans en connaître vraiment la réalité. Quand à la maltraitance, elle est de plus médiatisée alors que, dans les faits, elle est de plus en plus rare dans les maisons de retraite.

Alors, devrait-on supprimer les maisons de retraite ?
Depuis quelques années, les  pouvoirs publics ne jurent plus que par le ‘maintien à domicile’. C’est la solution choisie par les gouvernements successifs et, comme telle, largement préconisée à tous les niveaux. Rien d’étonnant alors que la solution ‘maison de retraite’ apparaisse comme un repoussoir pour une majorité de Français. Puisqu’il en est ainsi, devrait-on supprimer les maisons de retraite ? Cantonner les personnes âgées à leur domicile, quel que soit leur degré d’autonomie, leur pathologie, leur isolement ou l’éloignement de leur famille proche ? A en croire l’opinion des sondés, ce serait logique, puisque selon l’enquête, « 84% des personnes âgées ne souhaitent pas aller en maison de retraite. » Pour le coup, cet avis est d’autant plus paradoxal que « 86% des Français estiment qu’il n’y a pas suffisamment de place en maisons de retraite »…

Ce que les Français redoutent, c’est la détresse du Grand Age
A lire les résultats du baromètre TNS-SOFRES entre les lignes, on décèle les craintes du public envers la vieillesse et ses maux. Les Français redoutent les situations de dépendance, ce qui se traduit par la mauvaise image de l’institution qui en est le pendant obligatoire. Car, rien n’y fera, une personne âgée seule et lourdement dépendante, ne pourra rester autonome à son domicile. Elle devra nécessairement, pour son bien et celui de son entourage, trouver une place en maison de retraite. C’est pourquoi il faut continuer à en développer le niveau de qualité, poursuivre les efforts pour augmenter les places disponibles et tout faire pour donner à nos aînés le meilleur environnement possible.