Archives
Catégories
|
 |
 |
 |
Archive pour février 2007
Mercredi 28 février 2007
Une crème appliquée par un patch sur la peau des patients pourrait-elle s’avérer plus efficace qu’un vaccin contre la maladie d’Alzheimer ? C’est en tout cas ce que semble prouver les résultats des recherches d’une équipe de chercheurs de l’Université de Floride du Sud.
Un vaccin transdermique testé sur les souris
L’équipe du Professeur Jun Tan, de l’Université de Floride du Sud, a prouvé pour la première fois l’efficacité d’une vaccination contre Alzheimer par application d’une substance sur la peau de souris. Le ‘patch’ testé a ainsi permis de faire disparaître des plaques endommagées dans le cerveau des souris. Selon les chercheurs, cette découverte paverait la voie à un moyen de protéger la population à risque contre la maladie d’Alzheimer de manière beaucoup plus simple qu’avec un vaccin traditionnel.
Comment ça marche ?
La maladie d’Alzheimer est liée à l’apparition d’une protéine, l’Amyloïde Bêta, qui en s’agrégeant dans le cerveau des malades forme des plaques endommageant peu à peu les fonctions cérébrales. Le remède expérimenté incite le système immunitaire à reconnaître cette protéine, à s’y attaquer et à la démembrer.
Enfin un traitement d’Alzheimer sans effets secondaires ?
Les essais sur un vaccin injectable testé par la même équipe en 2003 avaient été interrompus lors de la première phase du protocole d’expérimentation clinique sur l’homme, suite à l’apparition d’inflammations cérébrales et au décès d’un pourcentage, faible mais non négligeable, de patients traités.
Cette fois, la solution trouvée ne semble pas s’accompagner d’effets secondaires. Le Professeur Tan a annoncé que des essais cliniques devraient être organisés très prochainement.
Publié dans Alzheimer | 2 commentaires »
Mardi 27 février 2007
Le projet de réforme des tutelles discuté au mois de janvier à l’Assemblée Nationale vient d’être amendé et définitivement entériné par le Sénat, jeudi 22 février 2007.
Une réforme, trois objectifs
Le Garde des Sceaux, Pascal Clément, qui presentait au parlement le texte de la réforme, conjointement avec le ministre délégué aux personnes âgées, M. Philippe Bas, a rappelé les trois objectifs principaux de la nouvelle organisation des tutelles :
1- Recentrer la protection juridique sur les personnes atteintes d’une réelle altération de leurs facultés,
2- Renforcer et mieux définir les droits et la protection de ces personnes,
3- Enfin, professionnaliser les intervenants extérieurs à la famille qui exercent la protection juridique
Plus de 700 000 personnes concernées
La réforme des tutelles rentrera pleinement en application à compter de janvier 2009, le temps nécessaire à chaque acteur de la protection juridique des majeurs vulnérables de s’organiser. La réforme institue une alternative à la mise sous tutelle pour les personnes en difficulté sociale, mettant en place des mesures d’accompagnement social ad hoc plus appropriées. La mise sous tutelle ou sous curatelle ne sera désormais possible que si la personne concernée souffre d’altération de ses facultés, constatée par certificat médical.
La grande nouveauté : le ‘mandat de protection future’
Outre l’encadrement et les contrôles plus fréquents et stricts destinés à éviter les abus éventuels des gérants de tutelle, la grande nouveauté proposée par la réforme est l’institution d’un ‘mandat de protection future’. Il s’agit de permettre à une personne de désigner à l’avance quelqu’un qui sera chargé de veiller à ses intérêts en cas de vulnérabilité, par exemple en cas d’aggravation des symptômes de la maladie d’Alzheimer.
Publié dans Actualité des Personnes âgées, Tutelle et curatelle | Aucun commentaire »
Vendredi 23 février 2007
Les maisons de retraite, ce n’est pas pour les chiens… Mais lorsque les “meilleurs amis de l’homme” font leur apparition en maison de retraite, c’est beaucoup d’affection, un peu de bonheur supplémentaire et… une meilleure santé pour les personnes âgées qui y résident. Explications.
Les vertus thérapeutiques des animaux de compagnie
L’intervention des animaux de compagnie auprès de personnes malades, âgées ou dépendantes, est un phénomène né aux Etats-Unis au début des années 80 et développé outre-atlantique sous le terme de ‘pet therapy’ (thérapie animale). De nombreuses études médicales ont été menées à ce sujet, dont la plus connue datant de 1983 (Katcher-Friedmann) a confirmé que les caresses prodiguées à un animal permettaient de réduire la pression artérielle, prévenir les maladies cardio-vasculaires, le diabète et l’ostéoporose.
En France, l’AFIRAC (Association Française d’Information et de Recherche sur l’Activité Animale) a recensé une soixantaine d’expériences de ce que l’on appelle dans l’hexagone ‘AAA’, Activités Associant l’Animal.
Lorsque les chiens apparaissent en maison de retraite
Les animaux de compagnie ont un rôle tellement bénéfique sur la santé et la psychologie des personnes âgées que les médecins ont préconisé leur introduction dans les maisons de retraite médicalisées. 40 à 50% des établissements acceptent que les résidents séjournent dans la maison de retraite avec leur animal de compagnie. Cette possibilité constitue une véritable amélioration pour le bien-être des résidents. En effet, la présence de chiens et de chats détend l’atmosphère et favorise la communication. C’est pourquoi, les maisons de retraite, dans le souci de créer une ambiance familiale et chaleureuse et de rejeter une image hospitalière et anonyme, acceptent de mieux en mieux la présence de compagnons à poils.
L’association ‘Parole de chien’ vient à la rencontre des résidents
Créée il y a quelques années, l’association ‘Parole de chien’ recrute des couples ‘maître & chien’ volontaires pour intervenir bénévolement, soit en hôpital, soit en maison de retraite. Dans ce dernier cas, les personnes âgées passent ainsi quelques heures de temps en temps, l’espace d’un après-midi, en compagnie des chiens visiteurs. Ceux qui vivent ces moments parlent d’expériences rares, et même parfois de petits miracles. Ainsi, des personnes âgées très renfermées s’ouvrent au monde en présence d’un compagnon à poils. Des malades d’Alzheimer très désorientés sont soudain très présents en compagnie d’un chien. Les témoignages ne manquent pas et, indéniablement, le lien affectif, la communication et la joie simple qu’apportent les animaux sont incontournables dans l’accompagnement des personnes très âgées.
Renseignements :
Association Parole de Chien
33, rue de la Chaussée d’Antin
75 009 Paris
Téléphone : 01.42.85.23.39
E-mail : contact@parole-de-chien.com
Publié dans Maisons de retraite, Santé des Personnes âgées | 6 commentaires »
Mercredi 21 février 2007
Quel rapport peut-il y avoir entre les souris et la maladie de Parkinson ? A priori aucun, et pourtant des expérimentations menées sur des rongeurs donnent beaucoup d’espoir aux malades et à leurs familles. Ce début d’année apporte en effet son lot, sinon de bonnes nouvelles, de nouveaux espoirs thérapeutiques. La recherche effectue de plus en plus de perçées en ce qui concerne l’élaboration de nouveaux traitements de la maladie de Parkinson. Les souris n’y sont pas pour rien…
La marijuana contre Parkinson…
La revue scientifique britannique Nature rapporte que des chercheurs de l’université de Stanford (Californie) ont découvert que des molécules similaires à celles trouvés dans la marijuana ou le haschisch, mais naturellement présentes dans le cerveau, pourraient constituer une nouvelle voie de traitement des troubles moteurs de la maladie de Parkinson.
En effet, selon une étude publiée début février, des souris atteintes d’une forme de maladie de Parkinson et complètement incapables de bouger, ont pu retrouver l’usage de leur membre un quart d’heure après avoir subi une injection de quinpirole et d’un produit expérimental, le URB597.
Le quinpirole mime l’action de la dopamine, tandis que le URB597, développé par le laboratoire américain Kadmuspharma, a pour effet de ralentir la dégradation des cannabinoïdes naturels présents dans l’organisme, dopant ainsi leur concentration dans le cerveau. La marijuana contient des cannabinoïdes, dont il existe des équivalents naturels dans le cerveau («endocannabinoïdes»).
Cette étude indique donc qu’il existe un potentiel pour un nouveau traitement de la maladie de Parkinson, selon le Dr Robert Malenka, qui en l’auteur, bien qu’il admette tout de même être encore un peu loin des essais sur l’humain.
… Et la médecine chinoise également !
La médecine chinoise traditionnelle serait-elle efficace contre la maladie de Parkinson ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, il semblerait bien en effet que l’acupuncture ait un effet thérapeutique sur les symptômes de la maladie.
Le professeur Sabina Lim, de l’Université de Séoul (Corée du Sud), a inoculé à des souris une toxine (la MTPT) qui détruit dans le cerveau les neurones fabriquant la dopamine. Or la maladie de Parkinson se caractérise précisément par un déficit en dopamine. Après une semaine de traitement, le groupe témoin de souris accusait un taux de dopamine réduit de 50%, tandis que les animaux ayant subi un traitement d’acupuncture ont conservé 80% de leur dopamine.
Un neurologue du Massachusetts General Hospital de Boston, le docteur Iris Chen, confirme dans un numéro récent du journal Science que l’acupuncture peut effectivement augmenter la quantité de dopamine dans le cerveau lorsqu’elle est trop faible.
Des tests devraient bientôt être étendus aux êtres humains par l’équipe de chercheurs coréens : peut-être un sérieux espoir pour les malades de Parkinson !…
Publié dans Parkinson | Aucun commentaire »
Mardi 20 février 2007
Il fallait y penser, mais un jeune créateur l’a fait : concevoir une ligne de vêtements spécifiques adaptés aux besoins des personnes âgées. De quoi s’agit-il donc ? Quelques explications :
Les personnes âgées ne trouvent pas de quoi s’habiller
Au départ, l’idée vient d’un constat simple : les vêtements que l’on trouve en magasin ne conviennent pas aux personnes âgées, qui ont du mal à accomplir les gestes quotidiens. Il n’existe pas de vêtements spécifiquement conçus pour les personnes âgées et les habits qui leurs sont vendus sont réalisés de la même manière que ceux destinés aux plus jeunes.
Un jeune créateur à l’écoute des personnes âgées
C’est à partir de ce constat, élaboré à l’occasion d’une discussion avec sa grand-mère, qu’un jeune styliste de Biarritz, Frédéric Gouy, a eu envie de monter un projet de création d’entreprise basé autour de cette idée. Passionné de couture, le jeune homme imagine des vêtements adaptés au troisième âge et se lance parallèlement dans les aspects organisationnels de la création d’entreprise. Ses efforts sont couronnés de succès, puisqu’il est lauréat du concours ‘Créons Ensemble’, puis du concours ‘Initiatives Jeunes’.
Répondre à une demande de plus en plus pressante
Le nombre des personnes âgées vivant en France augmente chaque année, à mesure que l’espérance de vie s’allonge. Alors que les ‘baby boomers’ vont devenir les ‘papy boomers’, il reste multitude d’initiatives à lancer pour répondre à la demande spécifique de ce secteur de la population.
Renseignements auprès de l’Agence Pour la Création d’entreprise (APCE)
APCE
14 rue Delambre 75682 Paris Cedex 14
Téléphone : 01 42 18 58 58
E-mail : info@apce.com
Publié dans Actualité des Personnes âgées | 2 commentaires »
|