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Archive pour janvier 2007
Mercredi 31 janvier 2007
Le ministre délégué aux personnes âgées, M. Philippe Bas, a profité du colloque « Bien Vieillir » organisé au ministère le mercredi 24 janvier 2007 pour présenter les ambitions du nouveau plan d’action en faveur des personnes âgées.
168 millions d’euros sur trois ans consacrés au plan « Bien Vieillir »
Le plan « Bien Vieillir », réactivé en 2005 après une période de mise entre parenthèses, se composait essentiellement en 2005 et 2006 de plans de financement de projets locaux de prévention du vieillissement.
Sous l’impulsion du ministre, le plan se dote à présent d’une envergure nationale et s’inscrit dans une perspective pluriannuelle. Doté d’un budget de 168 millions d’euros sur trois ans – de 2007 à 2009 – le plan national « Bien Vieillir » s’articule autour de trois objectifs principaux :
1- Aider les jeunes retraités à demeurer actifs le plus longtemps possible. Un « passeport pour une retraite active » sera bientôt diffusé, comportant toutes les informations utiles (activités bénévoles, services à la personnes, conseils nutritionnels…) ;
2- Eviter la dislocation du lien social pour les seniors qui, après leur sortie de la vie active, risquent de souffrir de solitude ;
3- Anticiper le diagnostic des pathologies liées à l’âge.
Améliorer la qualité de vie des personnes âgées
Le ministre délégué aux personnes âgées, M. Philippe Bas, a pour ambition de permettre aux jeunes retraités de vieillir dans les meilleures conditions possibles. « Confronté au défi de la longévité », a-t-il déclaré lors du colloque du 24 janvier, « notre pays doit donner à toutes celles et tous ceux qui sont à la retraite les moyens d’un vieillissement réussi. » Le ministre a de plus affirmé : « c’est tout l’enjeu du plan ‘Bien Vieillir’.»
« La dépendance n’est pas une fatalité »
L’ambitieux programme mis en place vise à dépister au plus tôt les signes de vieillissement. C’est dans ce but que le plan ‘Bien Vieillir’ prévoit la mise en place d’une consultation médicale préventive systématique pour tous les nouveaux jeunes retraités. Il s’agit en effet de dépister au plus tôt les signes de vieillissement – tels que la baisse de la vue ou la diminution de l’audition – afin de retarder leur évolution, mieux les compenser et les rendre moins invalidants.
Une consultation de prévention bucco-dentaire, gratuite, est également expérimentée cette année pour les plus de 60 ans. L’ensemble de ces mesures visent à améliorer la condition de vie des personnes âgées. « La dépendance n’est pas une fatalité », a tenu à souligner le ministre, précisant qu’en France 70% des hommes âgés de plus de 90 ans demeuraient autonomes.
« Rajouter de la vie aux années ! »
La population des personnes de plus de 85 ans compte aujourd’hui un million de personnes, mais on estime qu’ils seront deux millions dans dix ans. Les maintenir en bonne santé et éviter au maximum les situations invalidantes constitue donc un enjeu majeur pour les pouvoirs publics, un enjeu économique tout autant que social et humanitaire. Le ministre, très en verve lors du colloque ‘Bien vieillir’, a fort élégamment su exprimer cette ambition : « Après avoir ajouté des années à la vie, il faut maintenant rajouter de la vie aux années ! »
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Mardi 30 janvier 2007
La Circulaire du 8 décembre 2006 relative à la mise en oeuvre des conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les établissements de santé vient de paraître au Journal Officiel (JO du 19/01/2007).
Maisons de retraite : à partir du 1er février, plus de tabac dans les espaces communs
La loi entrant en vigueur au 1er février interdit de fumer dans les lieux publics. Les résidents fumeurs des maisons de retraite seront toutefois autorisés à fumer dans leurs chambres, considérées par le législateur comme des espaces privés.
Interdiction formelle de fumer au lit
La circulaire contraint les directeurs de maisons de retraite à inclure l’ « interdiction formelle » de fumer dans les lits dans le règlement intérieur de l’établissement qu’ils dirigent, ceci afin de prévenir les risques d’incendie.
Quid des chambres multiples ?
Les maisons de retraite sont conviées à regrouper les résidents fumeurs dans des chambres communes. Sans quoi, si dans la même chambre «un des occupants s’opposait à la consommation de tabac, aucune autorisation ne pourrait être accordée à l’autre occupant.»
Souplesse dans l’application de la loi
La circulaire, signée par le ministre de la Santé, M. Xavier Bertrand, prévoit néanmoins une certaine souplesse dans l’application de la loi à ceux de nos aînés pour qui un sevrage brutal du tabac pourrait être plus néfaste que la nicotine. Ainsi est-il précisé qu’«à titre exceptionnel, et au regard des pathologies prises en charge, l’application de l’interdiction de fumer pourra être progressive.»
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Jeudi 25 janvier 2007
La maladie de Parkinson ne figure pas (‘pas encore’ devrait-on écrire ?) au «tableau officiel» de l’INRS (l’«Institut National de Recherche et Sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles »).
Les facteurs causant l’apparition de cette maladie neurodégénérative sont mal connus, les causes peuvent être multiples et malgré l’importance des efforts de recherche, les connaissances restent balbutiantes. Comment peut-on alors envisager de reconnaître la maladie de Parkinson comme une maladie professionnelle ?
L’exposition aux pesticides : un facteur de risque très bien identifié !
«Les pesticides ont des effets neurologiques reconnus», expose M. Dupupet, médecin conseiller technique national de la MSA (Mutualité Sociale Agricole), qui précise, citant les conclusions d’une analyse compilée de dix-neuf études de la maladie : «le risque de développer la maladie de Parkinson est multiplié par 1.9 chez les agriculteurs et chez les personnes exposées aux pesticides.»
Selon une autre étude, menée pendant plusieurs années par les chercheurs de l’école de médecine de l’université américaine de Harvard, l’exposition aux pesticides multiplie le risque de développer un Parkinson par 1.7.
Jurisprudence : un tribunal reconnaît l’origine professionnelle de la maladie
Le Tribunal des Affaires de sécurité sociale de Bourges, saisi par un ancien ouvrier agricole malade de Parkinson depuis 1997, a reconnu récemment (au mois d’octobre 2006) le caractère de ‘maladie professionnelle’ de la maladie de Parkinson. Le plaignant a dû faire la preuve du lien de cause à effet entre l’apparition de sa maladie et l’exposition subie aux pesticides. Le Tribunal, en reconnaissant la validité de cet argument, a donc posé les jalons d’une nouvelle jurisprudence.
D’ores et déjà : prudence dans l’utilisation de pesticides
Même si pour l’heure la maladie de Parkinson n’a pas été incluse dans le tableau des maladies professionnelles, les employeurs du secteur agricole ne pourront arguer de leur ignorance des dangers, même supposés, de l’utilisation de pesticides. D’ores et déjà, donc, la prudence est de mise.
Des recherches complémentaires entreprises en 2007
Une étude menée conjointement par l’Inserm, la MSA et l’InVS (l’Institut de Veille Sanitaire) a démarré ce mois de janvier 2007. Sous la direction du Professeur Alexis Elbaz, la nouvelle étude portera dans un premier temps sur une analyse de cas témoins menée dans quatre départements : la Gironde, la Charente-Maritime, la Mayenne et la Haute-Vienne. Les chercheurs tenteront en premier lieu d’identifier s’il existe un lien particulier entre la maladie de Parkinson et le type d’activité agricole.
Puis, dans un second temps, une vaste étude épidémiologique sera menée sur tout le territoire, afin d’identifier la fréquence de l’apparition d’un Parkinson en fonction des catégories professionnelles.
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Mercredi 24 janvier 2007
Cinquante après sa création, le minimum vieillesse prend sa retraite… A compter du 1er janvier 2007, il est remplacé par l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Le décret d’application a été promulgué le 13 janvier 2007, faisant suite à l’ordonnance N° 2004-605 du 24 juin 2004. Cette allocation unique vient se substituer à l’ensemble des prestations de solidarité sociale en vigueur jusqu’à présent.
La réforme du minimum vieillesse : une simplification nécessaire
Contrairement aux idées reçues, le minimum vieillesse n’était pas une allocation unique mais le nom générique donné à un ensemble de prestations (allocation aux vieux travailleurs salariés, allocation spéciale vieillesse, secours viager, allocation supplémentaire, allocation aux mères de familles d’au moins cinq enfants, etc.) auxquelles pouvaient prétendre les personnes âgées ne disposant d’aucun droits ou de droits insuffisants.
Pour simplifier ce maquis hétéroclite, la nouvelle allocation de solidarité s’inspire du modèle du Revenu Minimum d’Insertion (le RMI) et proposera une allocation unique. Le montant de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA) sera égal à la différence entre le total des ressources de la personne âgée et le montant du minimum garanti, fixé à 636 euros pour une personne seule au 1er janvier 2007.
Que se passe-t-il pour les anciens bénéficiaires du minimum vieillesse ?
Les personnes bénéficiant d’une ou plusieurs des prestations de solidarité qui constituaient le minimum vieillesse pourront choisir, soit de continuer à les percevoir de manière inchangée, soit de bénéficier de l’ASPA comme les nouveaux allocataires.
Qui sont les principaux bénéficiaires de la solidarité aux personnes âgées ?
La moyenne d’âge des bénéficiaires est élevée : 80 ans en moyenne. Il s’agit essentiellement de femmes (près de 70%), veuves, célibataires ou divorcées. En effet, les hommes, dont la période d’activité est plus longue et régulière, disposent d’une retraite plus importante que celle des femmes. Lorsque leur mari décède, nombre de veuves doivent se contenter de la pension de réversion, c’est-à-dire la moitié de la retraite que touchait leur époux. Cette ressource est souvent insuffisante et les conduit à demander à bénéficier du minimum vieillesse. On estime à 600 000 personnes le nombre de bénéficiaires de la solidarité envers les personnes âgées.
Les conditions d’attribution de l’ASPA
Pour pouvoir bénéficier de l’ASPA, il faut réunir les conditions suivantes :
- Etre âgé de 65 ans au moins, ou bien de 60 ans en cas d’inaptitude reconnue au travail ;
- Etre de nationalité française ou disposer d’un titre de séjour attestant la régularité du séjour en France ;
- Résider en France ou dans un état de l’U.E. ;
- Avoir des ressources mensuelles inférieures à 636 euros pour une personne seule, inférieures à 1114 euros pour un couple.
L’ASPA est versée sur demande du bénéficiaire. Il convient de demander un dossier au CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) le plus proche de votre domicile.
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Mardi 23 janvier 2007
Y aura-t-il encore ne serait-ce qu’un ‘poilu’, un vétéran de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre prochain, lors des célébrations de l’armistice qui se tiennent chaque année sous l’Arc de Triomphe ? Rien n’est moins sûr, après la disparition mardi 16 janvier de René Riffaud, à l’âge vénérable de 108 ans. Il ne reste plus que trois vétérans de la Grande Guerre, tous centenaires.
Un ‘poilu’ en maison de retraite
René Riffaud avait été le seul ancien combattant de la Première Guerre mondiale présent lors de la dernière cérémonie du 11 novembre, sous l’Arc de Triomphe. Né en décembre 1898 et mobilisé en 1917, René Riffaud avait été gazé dans l’Est de la France, puis réformé en 1919. Après la guerre, il avait créé une entreprise de réparation de moteurs électrique à Colombes (Hauts-de-Seine), qu’il dirigea jusqu’à sa retraite en 1973. René Riffaud était veuf depuis 1979, son fils unique, décédé en 2004, lui a donné trois petites-filles, sept arrière-petits-enfants et une arrière arrière-petite-fille. Jusqu’à son hospitalisation récente, due à la dégradation de son état de santé, René Riffaud vivait ‘bon pied bon œil’ dans une maison de retraite de l’Eure, où il résidait paisiblement.
Un ‘bon petit soldat’ sous l’Arc de Triomphe
Il ne restait que cinq ‘poilus’ français à la veille des cérémonies du 11 novembre 2006, après que leur doyen, Maurice Floquet, était décédé soudainement. C’est la raison pour laquelle René Riffaud, qui n’avait pas demandé sa carte d’ancien combattant avant 2006, a participé aux cérémonies de l’Arc de Triomphe. «M. Chirac m’a demandé de venir. En bon petit soldat, j’ai obéi», explique-t-il alors à la presse.
Il ne reste plus que trois anciens combattants français de la ‘Der des der’
Les trois derniers vétérans français de la Première guerre mondiale sont : Jean Grelaud, 108 ans, Lazare Ponticelli, 109 ans et Louis de Cazenave, également âgé de 109 ans et nouveau doyen des poilus. Nous leur souhaitons longue vie et bonne santé, et espérons qu’ils pourront encore longtemps nous faire partager leur vécu. Néanmoins, inexorablement, une page de l’Histoire se tourne avec l’extinction progressive de tous ses protagonistes. Il n’est malheureusement pas loin le temps où plus aucun ‘poilu’ ne pourra témoigner de son expérience à l’occasion des cérémonies commémoratives du 11-novembre sous l’Arc de Triomphe.
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